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Filière sésame : les acteurs veulent mieux positionner le Burkina sur le marché international

Accueil > Actualités > Société • LEFASO.NET | Haoua Touré • vendredi 13 juillet 2018 à 19h26min
Filière sésame : les acteurs veulent mieux positionner le Burkina sur le marché international

Le projet SESAME (SESAme Marketing and Export) est un projet financé par le Département américain de l’agriculture (USDA) et mis en œuvre par Lutheran World Relief, en collaboration avec Afrique Verte, Nitidae et CNFA. Ce consortium, en partenariat avec Le programme STARS, financé par la Fondation Mastercard et mis en œuvre par ICCO Cooperation et ICCO Terrafina Microfinance, a organisé un atelier-forum sur un pré-marketing du sésame pour la campagne de commercialisation 2018-2019. C’était le vendredi 6 juillet 2018, à Bobo Dioulasso.

Deuxième produit d’exportation du Burkina après le coton, le sésame a généré, entre 2010 et 2016, plus de 350 milliards de dollars. Ce succès de commercialisation a élevé le Burkina au rang de 4e producteur mondial de sésame. Mais pour garder le cap, cette filière nécessite une meilleure structuration pour s’imposer sur le marché. En effet, produire sans connaître les besoins du marché en termes de variétés (car il existe plusieurs variétés de sésame) peut s’avérer un handicap pour le producteur. Cependant, si le producteur a une idée des besoins en sésame blanc, noir, etc. cela devient une « garantie » de commercialisation de son produit avec un acheteur connu d’avance avec pour philosophie « produire en fonction du marché ».

Boubacar Sow

C’est dans cette optique que cet atelier forum de pré-marketing du sésame pour la campagne de commercialisation 2018-2019 a été initié. L’objectif étant de permettre des échanges directs entre producteurs et acheteurs. À l’occasion, les acheteurs ont exprimé aux producteurs leurs besoins en termes de variétés. Ces variétés, les producteurs se sont engagés à les prendre en compte dans leurs productions. Il en est de même pour les transactions.

Sur ce point, les différents partenaires ont formulé leurs attentes pour que les transactions soient matérialisées par des contrats. Selon Boubacar Sow, directeur du Projet SESAME, il s’agit, pour les acteurs de développement, de concert avec les services de l’Etat, d’accompagner le respect de ces contrats suivant les conditions de normes attendues par les acheteurs et dans les conditions de vente négociées par les producteurs.

Dans cette dynamique, monsieur Sow a exhorté les producteurs à intégrer les coopératives. « Ce que nous voulons promouvoir pour faciliter les transactions, c’est qu’au lieu qu’elles soient faites individuellement, que ce soit plutôt les coopératives qui soient mises en place pour une mise en marché collective de la production », a expliqué Boubakar Sow.
Puis de poursuivre : « Du coup, l’acheteur va gagner en temps car il sait qu’en se déplaçant vers une zone, il va trouver une certaine quantité et cela équilibre les relations commerciales pour soutenir le développement de l’exportation du sésame burkinabé ».

Bernard Beba

Pour Bernard Beba, le représentant du gouverneur de la région des Hauts-Bassins, la filière sésame est une filière très importante à promouvoir vu qu’elle a généré 350 milliards de 2010-2016, en termes de revenus. Le présent atelier a permis aux acheteurs et producteurs de se fixer des objectifs communs et de nouer des contrats réalistes qui peuvent être exécutés sans problème. [ Cliquez ici pour lire l’intégralité ]

Haoua Touré
Lefaso.net

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Messages

  • Le ministère de l’agriculture devrait s’impliquer davantage dans le développement de cette culture qui peut s’étendre même dans la zone sahélienne en raison de son cycle court et de ses moindres exigences en matière d’insecticides, contribuant ainsi à une moindre dégradation de l’environnement. La culture du coton devrait pouvoir constituer une alternative à la culture du coton. Mais la filière demande à être mieux encadrer et soutenu par les ministères en charge de l’agriculture, du commerce et de l’industrie.

  • Sur le site du ministère du commerce, les données indiquées sont en total contradiction avec les vôtres. Qui dit vrai ?

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