Ministère de l’Urbanisme et de l’Habitat : Dieudonné Bonanet en campagne de séduction sur le site des cités de Bassinko

LEFASO.NET | Par Tambi Serge Pacôme Zongo • mardi 22 mai 2018 à 12h09min

Le ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat, Maurice Dieudonné Bonanet, à la tête d’une forte délégation, a effectué une visite terrain sur le site des cités de Bassinko (à quelques encablures de Ouagadougou). C’était ce lundi 21 mai 2018.

Ministère de l’Urbanisme et de l’Habitat : Dieudonné Bonanet en campagne de séduction sur le site des cités de Bassinko

Offrir un minimum de cadre de vie décent et agréable aux populations burkinabè. Tel est l’objectif recherché à travers le projet des cités de Bassinko. C’est donc animé de cet esprit que le ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat, Maurice Dieudonné Bonanet, conduisant une forte délégation de son ministère et d’autres collaborateurs a, tantôt à pied, tantôt à bord du car mis à disposition pour la visite, rencontré quelques promoteurs immobiliers, les ingénieurs des travaux et visité les différentes infrastructures.

Ainsi, il a pu tour à tour s’imprégner du niveau de réalisation des travaux d’assainissement pluvial du site du projet indien, des travaux de voies bitumées et en terre. En effet, à écouter Hubert Bamouni, ingénieur en génie civil chargé du projet, les deux projets en cours d’exécution s’élèvent à plus de deux milliards de F CFA. La consistance des travaux indique 1, 57 Km de voies à bitumer et 18 Km de voies à aménager en terre.

Quant aux collecteurs à réaliser (caniveaux), ils sont estimés à 14 Km. Les attributaires des travaux sont les entreprises ECHA pour le site du projet indien et le groupement SEBWA/ EBOMAF en ce qui concerne les travaux d’aménagement de voies bitumées et de voies en terre sur le site de Bassinko. Le 10 novembre 2017 et le 5 décembre 2017 sont les dates de démarrage des différents travaux, avec un délai d’exécution de cinq mois. M. Bamouni impute le retard des travaux à la difficulté de collaborer avec les riverains.

La courte escale observée sur le site qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive (le site du projet indien), a permis au ministre Bonanet de faire le point de la situation actuelle. « Quand il y a eu l’occupation illégale, nous avons souhaité que les travaux s’arrêtent. Dieu merci, nous avons trouvé un autre site pour la coopérative (allusion faite à la Coopérative burkinabè de l’habitat, CBH) et bientôt nous allons pouvoir disposer de ce site pour la construction des logements collectifs », a-t-il noté. Ce faisant, le périple effectué a conduit la délégation sur le nouveau site affecté à la coopérative. Là-bas attendait Tiépha Somé, président de ladite coopérative.

À l’écouter, la hache de guerre semble définitivement enterrée entre la coopérative et les premiers responsables du ministère de l’Urbanisme et de l’Habitat. « C’est notre nouveau site constitué de 51 parcelles. Tout a été engagé dans la construction. Actuellement, nous avons dépassé le niveau de chaînage et d’autres logements sont en train d’être réalisés », a-t-il indiqué. Interrogé sur la précédente polémique, il lance : « Le ministre a dit que c’était une mauvaise parenthèse qui s’est refermée définitivement. Je pense qu’on ne s’était pas entendu au départ… Dieu merci, nous nous sommes entendus et voilà qu’ensemble nous nous retrouvons sur le nouveau site ».

Cette randonnée du ministre l’a aussi conduit sur les sites attribués aux promoteurs immobiliers pour la construction de 900 logements. L’un des promoteurs, GELPAZ Immo, représenté par le coordonnateur de projet, Emmanuel Tapsoba, a fait l’état des lieux pour ce qui est de sa structure : « Nous avons été attributaire de 300 logements dont 200 de type social et 100 logements économiques sur le site de Bassinko », a-t-il dit. Le type de logement offert est soit de type F3 semi-fini (deux chambres-salon, douche interne, cuisine interne) soit de type F4 semi-fini (trois chambres-salon et les mêmes commodités). L’expression « semi-fini » renvoie à la latitude qui est offerte aux futurs propriétaires de terminer le décor intérieur de l’habitation.

En plus des types de construction F3 et F4 semi-fini, l’on retrouve sur le site de Bassinko les logements de type F3 économiques extensibles semi-finis, les logements F4 économiques, les logements F2 sociaux extensibles, les logements F2 économiques extensibles et bien d’autres types de standing. Les coûts, eux, sont compris entre 6 900 000 F CFA et 7 500 000 FCFA pour les logements sociaux et jusqu’à 16 000 000 F CFA et plus pour les autres standings. A noter que le paiement peut se faire sur la durée (10 à 15 ans).

Le ministre, qui dit être venu constater de près « la qualité de ce qui est en train d’être réalisé sur le terrain », a reconnu du même coup ne pas assez communiquer, avant de solliciter, au regard de la « désinformation autour du projet de Bassinko », l’accompagnement de tous.

Sa volonté, « accélérer le programme 40 000 logements avec le système de plaques préfabriquées ». Ce système aurait la capacité de mettre sur pied 200 logements par mois. De son appréciation globale des infrastructures visitées, il estime qu’il y a une rupture par rapport à la construction des maisons. De facto, toutes les maisons dans le cadre de ce programme seront, de ses dires, sous contrôle. Il en veut pour preuves les structures qui veillent à la bonne exécution des logements (les bureaux d’études, la direction générale de l’architecture…). Et ce, « pour éviter les critiques faites par rapport aux logements construits dans le passé », a-t-il poursuivi.

Dès demain (mardi 22 mai 2018), a-t-il par ailleurs affirmé, au terme de la visite, les personnes auparavant inscrites pourront procéder à la souscription. Il est alors indiqué pour la circonstance trois sites à savoir le siège du CGECI (Centre de gestion des cités) à la cité An III, le stade municipal et l’espace culturel Jean-Pierre-Guingané (à Cissin). Il a, pour terminer, réitéré son appel à tous les inscrits de la première phase à venir récupérer leur fiche de souscription pour que les premières attributions puissent se faire.

Tambi Serge Pacôme Zongo
Lefaso.net

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