Nous sommes le  
LeFaso.net, l'actualité Burkinabé sur le net
Proverbe du Jour : « Il faut accepter les déceptions passagères, mais conserver l’espoir pour l’éternité. Martin Luther King » 

Investir en bourse : Une source parallèle de revenus

Accueil > Actualités > Economie • • lundi 9 avril 2018 à 17h47min
Investir en bourse : Une source parallèle de revenus

« Comment rentabiliser son épargne en investissant en bourse » ? C’est sous ce thème que le Centre africain d’intelligence internationale (CA2i) a organisé ce samedi 7 avril 2018 à Ouagadougou, un séminaire de formation sur l’investissement en bourse.

Initiation à l’investissement en bourse, comment investir en bourse et comment gérer les risques de cet investissement ? C’est en somme les modules qui ont été dispensés aux participants à cette séance de formation initiée par le Centre africain d’intelligence internationale (CA2i). La bourse peut se définir comme un lieu qui permet aux entreprises et aux Etats de lever des financements pour leurs activités auprès du grand public et d’investisseurs précis. Donc un moyen de faire fructifier son épargne. Selon le formateur Brice Kouao, fondateur de l’Ecole de la bourse en Côte d’Ivoire, depuis des années l’on travaille, on gagne de l’argent mais on ne s’en sort pas, on n’arrive pas à épargner et s’épanouir.

Le salaire non élastique

Le formateur Brice Kouao en pleine explication

Cela a une explication. A son entendement, le salaire en lui-même comporte beaucoup de limites à savoir sa garantie, la subordination au temps et sa fixité. Malgré le taux d’inflation le salaire est fixe. Si fait qu’un salaire stable est inefficace dans un environnement à dépenses croissantes. Que faire si ce n’est se tourner vers d’autres sources de revenus. Mais pour investir il faut à en croire l’orateur du jour respecter trois règles : investir dans ce qu’on connait, investir sur ce sur quoi on exerce un contrôle et investir sur des activités qui génèrent un revenu et qui ont un cadre légal pour pouvoir se défendre en cas de besoin.

C’est là qu’intervient l’achat et la vente d’actions (titre de copropriété) ou des obligations (titre de créance). Ces achats ou ventes se font dans le marché primaire lorsque les titres sont émis par l’entreprise qui en fixe le montant. Ou encore sur le marché secondaire qu’est la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) dans l’espace UEMOA (Union économique et monétaire Ouest africaine). Mais pour accéder à ce marché il faut forcement passer par une société d’intermédiation afin de faire les placements selon ses moyens.

Savoir risquer

Une vue des participants

Est-ce aussi facile que cela ? « Il faut que les épargnants de l’UEMOA sachent que la notion d’investissement, le concept même comporte des risques. Il y a un risque dans toutes les formes d’investissements (immobilier, entreprenariat). La question c’est plutôt comment gérer le risque ? » a souligné le coach Kouao. Le risque zéro n’existant pas, « ceux qui ne veulent pas de risque n’auront pas de profit ». Il a donc souhaité que tout un chacun se pose les bonnes questions. « Qu’est-ce que je veux ? Est-ce que je veux avoir 3,5% de taux d’intérêt bancaire annuel toute ma vie ? Ou bien je veux avoir 20 ou 40% ? ». « 3,5% c’est bon mais cela ne change pas la vie de quelqu’un », a-t-il conclu.

Une photo de famille pour la postérité

Participant à cette formation, Oumarou Sanou, informaticien de son état, n’avait aucune notion en rapport avec la question boursière. Il a pu comprendre que la bourse est un marché de capitaux qui permet aux entreprises et aux Etats de mobiliser de l’épargne pour financer leurs actions de développement. Sceptique au départ, il dispose du nécessaire maintenant pour investir. « Très réticent avant cette formation, je puis affirmer que je suis prêt à investir en bourse car je sais à quels acteurs m’adresser, quels produits boursiers acheter et quels critères utiliser pour ces achats », a-t-il laissé entendre.

Après cette session le Centre africain d’intelligence internationale (CA2i) donne rendez-vous au mois d’aout 2018 pour un autre séminaire sur comment fructifier son épargne en bourse.

Marcus Kouaman
Lefaso.net

Portfolio

Vos commentaires

  • Le 10 avril à 09:36, par Hebie En réponse à : Investir en bourse : Une source parallèle de revenus

    Je me rends compte en lisant cet article que la bourse est bien mais nous n’avons pas assez informations sur comment, quand, et combien il faut investire, aussi il faut aller vers quels organisations ? Par exemple pour quelqu’un qui est au burkina

    Répondre à ce message

    • Le 10 avril à 11:50, par Un boursicoteur En réponse à : Investir en bourse : Une source parallèle de revenus

      La bourse est un formidable outil de valorisation de l’épargne.
      Je voudrais humblement répondre à votre post en disant ceci :
      1°) Pourquoi investir en bourse ?
      - c’est pour réaliser un objectif dans un délai tel que l’argent épargné durant cette période ne pourrait satisfaire au bouclage du budget.
      exemple : je peux épargner 10 000f par mois et souhaite construire dans 10 ans une maison dont la valeur pourrait être de 8 000 000.
      Dans ce cas un bon plan d’investissement en bourse permettrait d’atteindre son objectif.
      2°) comment investir à la BRVM ?
      - ouvrir son compte dans l’une des Sociétés d’intermédiation de l’espace UEMOA. Au BF ils s’en trouvent 02 ; la SBIF et CORIS-BOURSE. Un conseiller se chargera de vous.
      3°) Quand investir et avec combien ?
      A partir du moment ou vous disposé d’un revenu, vous pouvez investir à la BRVM.
      A la clôture de la séance d’hier, l’action la plus basse est à 18 f cfa et l’action la plus élevé est à 197 910 f cfa. Vous constater qu’avec une épargne possible de 50 f/jour on peut devenir investisseur boursier.
      Un conseil que tout investisseur se fait le devoir de respecter est «  On investi en bourse de l’argent qu’on est prêt à perdre »
      . Non pas pour dire que l’argent investi sera perdu mais pour dire que c’est de l’argent dont on apas besoin tout de suite que l’on investi en bourse car c’est dans la durée qu’on apprécie l’investissement en bourse.

      Répondre à ce message

    • Le 10 avril à 14:33, par Trader Kongosseur En réponse à : Investir en bourse : Une source parallèle de revenus

      @ Hebié fait attention aux conseils du Boursicoteur.
      La bourse c’est comme le PMUB, non seulement il faut bien connaitre les chevaux mais aussi avoir une bonne grâce divine.

      Donc, si c’est pour construire ta maison fait gaff à investir dans des valeurs spéculatives sinon tu vas rester plus longtemps que prévu dans cours commune de Ladji là.

      Par contre si tu prévois un 20 000 f pour mougoupan une bonne petite et que maman à gater le deal, alors cours vite investir tes 20 000 en bourse parce que là, avec une bonne vision et un peu de chance tu pourras planifier 2 ou 3 autres mougoupan à moyen terme. Et si ce n’est pas le cas, Maman est toujours là pour atténuer les flammes.

      Rires...... Mais sérieux fait attention à la bourse.

      Répondre à ce message

  • Le 25 avril à 23:59, par CA2I En réponse à : Investir en bourse : Une source parallèle de revenus

    Pour toutes informations concernant ce séminaire dont la prochaine session se tiendra en juillet 2018, merci de nous contacter au :
    72594007
    76678760

    Répondre à ce message

  • Le 16 novembre à 11:15, par TOE BOUNAMASSI En réponse à : Investir en bourse : Une source parallèle de revenus

    Quelles sont les conditions de participation à votre formation ?

    Répondre à ce message

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?
Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

 Articles de la même rubrique
Ouagadougou : L’UEMOA rencontre ses partenaires techniques et financiers
Financement de l’agriculture familiale au Burkina : L’ONG SOS Faim prône l’inclusion financière agricole
Accès à l’eau potable au Burkina : Un coup de pouce venu de la Belgique
Projet d’urgence pour les dépenses récurrentes (PUFDR) : La Banque mondiale apporte plus de 57 milliards de francs CFA au Burkina
Ministère de l’Economie : Le bilan de 2018 passé à la loupe
Coris Bank international : « La Banque autrement » lance Coris Money, un nouveau porte-monnaie électronique
Commerce hors-UEMOA : Des opérateurs économiques sensibilisés sur les procédures règlementaires
Commercialisation du sésame : Comment tirer le meilleur profit de la filière ?
Salon de l’élevage du Burkina (SABEL) : Un cadre pour promouvoir la compétitivité du secteur
Projet de recensement fiscal : Les agents recenseurs ne sont pas d’accord avec la rémunération fixée
Dialogue Etat/secteur privé : Un cadre d’échange pour booster l’industrie et l’artisanat au Burkina Faso
Journées commerciales des produits bio-équitables : Les acteurs satisfaits de la première édition
  Newsletter

Chaque matin, recevez gratuitement toute l'actualité du jour par mail. Inscrivez-vous à la newsletter


LeFaso.net
LeFaso.net © 2003-2018 LeFaso.net ne saurait être tenu responsable des contenus "articles" provenant des sites externes partenaires.
Droits de reproduction et de diffusion réservés