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Burkina Faso : La Coalition Ditanyè et le CGD parlent des défis post-insurrectionnels

Accueil > Actualités > DOSSIERS > Insurrection populaire • • vendredi 8 décembre 2017 à 18h48min
Burkina Faso : La Coalition Ditanyè et le CGD parlent des défis post-insurrectionnels

Dans leur dynamique veille citoyenne en vue de maintenir l’élan démocratique suscité par l’insurrection populaire de finoctobre 2014 et de la résistance au putsch deseptembre 2015, la Coalition Ditanyè et le Centre pour la gouvernance démocratique (CGD) tiennent, les 8et 9 décembre 2017 à Ouagadougou, un forum national sur les « nombreux défis démocratiques et de progrès social après l’insurrection des 30 et 31 octobre 2014 et de la résistance au putsch ».Ce cadre de réflexion, dont l’ouverture a eu dans la matinée de ce vendredi, 8 décembre 2017 au Centre Cardinal Paul Zoungranaa pour invité d’honneur, le président de la transition, Michel Kafando.

« Aujourd’hui, tous les observateurs avertis de la scène politique s’accordent à reconnaître des actes et attitudes de remise en cause graduelle des acquis de l’insurrection populaire, de la Transition et de la résistance au putsch. De façon globale, la gouvernance du pays est de plus en plus décriée, car elle est en déphasage avec les attentes des populations qui aspirent à une gouvernance vertueuse, à la justice, à la sécurité, au bien-être », situent les organisateurs du forum, deuxième du genre.

Par ce cadre de réflexion, ces organisations de la société civile entendent sensibiliser l’opinion publique burkinabè sur les défis post-insurrectionnels pour une gouvernance centrée sur les aspirations du peuple. Pendant deux jours, les participants, venus de l’ensemble du territoire, auront droit à des échanges sur plusieurs thèmes (Justice burkinabè face aux aspirations du peuple, tentative de restauration des forces déchues par l’insurrection populaire, défis sécuritaires, dynamique et défis de la société civile, analyses des systèmes partisans du Burkina Faso, témoignage sur la vie et le combat de Norbert Zongo, etc.) développés par des spécialistes et leaders de la société civile (voir au bas de l’article).

L’invité d’honneur, le président de la transition, Michel Kafando, actuel envoyé spécial de l’ONU au Burundi, représenté à la cérémonie par Fatoumata Souratié, s’est d’abord incliné face à la mémoire des martyrs de ces moments de l’histoire du pays. Il a ensuite salué l’appropriation de cette préoccupation (regards post-insurrectionnels)par la jeunesse, « l’avenir ». Ce qui témoigne de la maturité de la jeunesse burkinabè, conclut-il.

Pour le porte-parole de la Coalition Ditanyè, Me Guy Hervé Kam, « lorsque, les 30 et 31 octobre 2014, le peuple burkinabè, dans sa composante majoritairement jeune, est descendu dans les rues, a bravé les forces de l’ordre, les balles, au prix du sang, pour mettre fin à 27 ans du régime Compaoré, il était porteur d’un message. Aujourd’hui, l’insurrection est passée, mais les défis qui ont conduit à celle-ci, les espoirs qui ont conduit les populations dans la rue demeurent ».

De l’avis de Me Kam, ces défis ne sont pas ‘’nombreux’’, il s’agit simplement de faire en sorte que « plus rien ne soit comme avant ». En clair, marquer une rupture. C’est un slogan, qui peut être un discours, aussi un programme, souligne-t-il. « Une rupture dans la gouvernance, une rupture dans le comportement des dirigeants, une rupture dans le système éducatif, une rupture dans le système de santé, une rupture dans notre manière d’être. En somme, une rupture qui nous amène à prendre en mains, nous-mêmes, notre destin et à être nous-mêmes les artisans de notre bonheur de demain », a-t-il insisté.

Pour le directeur exécutif du CGD, Dr Thomas Ouédraogo, par cette initiative, il s’agit de porter la réflexion sur un sujet qui engage tout le monde ; gouvernants comme gouvernés. « Il y a un moment pour être dans la rue, mais il y a également un moment pour voir ce qu’on y gagne ; parce qu’on ne s’insurge pas pour rien, on s’insurge pour gagner », a mis en exergue Dr Ouédraogo pour qui, il s’agit donc de faire en sorte à regarder l’avenir avec beaucoup plus d’optimiste.

O.L.
Lefaso.net

Thèmes et communicateurs :

IV.1. Jour 1 du forum : vendredi 8 décembre
 Panel 1 : Thèmes et conférenciers
 « Justice burkinabè face aux aspirations du peuple » (Me Guy Hervé KAM)
 « Tentative de restauration des forces déchues par l’insurrection populaire » (Dr Abdoulaye BARRO)
 Panel 2 : Thèmes et conférenciers
 « défis sécuritaires » (Col August Denise BARRY)
 « Défis socio-économiques » ( Dr Fred Nikiema)
 Héritage institutionnelle de la transition politique en 2015 : état d’avancement des actes clés. (Moyenga David, doctorant)

IV.2. Jour 2 du forum : Samedi 09 décembre

 Rappel (synthèse) des activités du jour 1 (organisateurs)

 Panel 3 : Thèmes et conférenciers
 « Dynamique et défis de la société civile » (Pr Augustin LOADA)

 « Quelle Gouvernance pour le Développement du Burkina post-insurrectionnel ? » (Dr Thomas OUEDRAOGO)
 Panel 4 : Thèmes et Conférenciers :
 « Défis du renouvellement positif et qualitatif de la classe politique » (Ollo Pépin HIEN, sociologue-politiste)

 Analyse des systèmes partisans au Burkina Faso (Karim Abdoul SANGO, juriste)

 Panel 5 : Thèmes et conférenciers (soirée hommage à Norbert Zongo)
 « Témoignage sur la vie, le combat de Norbert Zongo » (Dr BéteoNébié)
 « Témoignage des héritiers de Norbert Zongo » (Ladji BAMA )
 « Témoignage d’anciens élèves et étudiant à l’assassinat de Norbert » (Victoire KIMA)
 Témoigange de Germain BitouNAMA, Etienne TRAORE deTimpous, et du fils à Norbert ZONGO,

Lefaso.net

Messages

  • Ah oui hein ! Donc c’est parce que la situation est comme çà, que BARRY Tahirou se retrouve encore là-bas pour continuer à contester quoi ? N’ a-t-il pas intérêt à rester tranquille lui pour réfléchir un peu plus calmement à sa situation ? Pas certain en tout cas, que ce soit vraiment sage de sa part, de continuer ainsi à foncer tête baissée.

    • Ceux qui pendant 27 ans n’ont jamais été présents dans le Collectif des Partis Politiques et des Mouvements de Masse contre l’impunité se retrouvent aujourd’hui à réclamer la paternité de la lutte pour les attentes du peuple. Ah, Dieu ! J’ai horreur des politiciens. J’encourage la société civile mais la vigilance à ne pas s’attacher aux pieds les pêcheurs en eau trouble.

    • Qu’il écrive des livres pour nous donner sa proposition de gouvernance au lieu de s’afficher en profiteur et de gêner la société civile. Ce sont ces gens qui ont abandonné la dame SEREME face aux balles du RSP. Quand après le départ de Blaise Compaoré, nous avons exiger le démantèlement du RSP, Que disait Zeph ? Que disait Tahirou et Que disait Roch ? Cherchez leurs interventions, ils disaient tous la même chose. Preuve s’il en faut qu’ils n’avaient pas compris l’insurrection et qu’ils n’ont pas encore compris. Alors, si la société civile veut se faire respecter et ne pas se discréditer il doit éviter de s’encombrer des faux-types à moins que ce ne soit pour le décors et dans ce cas Michel Kafando ou son représentant, c’est génial et c’est suffisant.

  • C’est ce qu’on attend de tout burkinabé pris individuellement et collectivement. D’autres OSC passent le temps à raconter leurs vies sans apporter quelque chose de concret.

  • Héhé !!!! Balai Citoyen édenté, contraint de se fondre dans des Coalitions bizarres pour ...survivre. Article 37 est fini wohh !!! Les voilà dans leur vrai !

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