La guerre des tracts sous la révolution entre 1986 et 1987 : une des prémices du 15 octobre 1987 au Burkina Faso

LEFASO.NET | Anselme Marcel Kammanl • jeudi 12 octobre 2017 à 07h00min

L’écriture et la ventilation des tracts ont joué un rôle important dans l’exacerbation de la crise politique sous la révolution. L’usage des tracts signés ou non n’était pas une nouveauté dans la faune politique burkinabè ; elle n’était donc pas spécifiquement conjoncturelle à la révolution. Cependant, jamais, selon les témoignages recueillis et les recherches menées, on avait été aussi loin dans l’ignominie.

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La guerre des tracts sous la révolution entre 1986 et 1987 : une des prémices du 15 octobre 1987 au Burkina Faso

A partir de l’année 1986 jusqu’au dénouement tragique du 15 octobre 1987, date marquant la chute du Conseil national de la révolution (CNR) et l’assassinat de Thomas Sankara, les tracts ont été utilisés comme un moyen de résistance et d’attaque dans les luttes de prééminence qui opposaient les différentes factions communistes dans l’univers politique burkinabè.

Les tracts dans la crise au sein du CNR : entre anathématisation et règlements de compte politiques

Les règlements de compte par l’usage récurrent des tracts a commencé dès 1986 dans le contexte de la confrontation entre l’Union de lutte communiste-Reconstruite (ULC-R) et l’Union des communistes burkinabè (UCB) à l’université de Ouagadougou pour le contrôle des structures révolutionnaires. En effet, Pierre Ouédraogo, secrétaire général national des Comités de défense de la révolution (CDR) et secrétaire général de l’UCB avait dissout, pour des raisons d’insubordination, le bureau CDR contrôlé en son temps par les militants de l’ULC-R. Pour ces derniers, cette dissolution était une injustice flagrante qui disconvenait aux règles de fonctionnement révolutionnaire des structures populaires. Laminés un peu partout sur le campus, les étudiants « ULC-Ristes » adoptèrent comme stratégie de contre-attaque la ventilation des tracts où ils dénonçaient la « bureaucratisation et la personnalisation du pouvoir », la « négation des principes organisationnels ».

Pierre Ouédraogo, n’étant pas d’accord avec cette forme de contestation, lança des militaires à la recherche des responsables de ces tracts. Ceux-ci sont obligés de se terrer pour échapper aux arrestations et aux représailles.

Après cette première initiative d’introduction des tracts dans les rixes politiques entre les différentes organisations de la gauche burkinabè, le phénomène s’était amplifié au fur et à mesure de l’aggravation de la crise au sommet de l’Etat.

L’année 1987, l’âge d’or des tracts orduriers : l’art de créer la désunion des révolutionnaires et la zizanie politique

L’année 1987 est particulièrement une période de débauche de tracts, singulièrement orduriers ; ce qui a pourri davantage le climat politique au point de faire partie des causes qui ont provoqué les événements du 15-octobre 1987.

Le 17 mai 1987, un tract intitulé « Lettre ouverte à l’empereur Sankara » secouait le monde politique révolutionnaire. Selon la rumeur, il avait été écrit par le bureau national des élèves. En début juin, un autre, titré « Lettre ouverte n°02 à l’empereur Sankara » relatait que les élèves avaient massivement boycotté le meeting organisé par le Secrétariat général national des comités de défense de la révolution (SGN-CDR) pour commémorer les journées anti-impérialistes du 17 mai. Au président du CNR, le tract disait ceci : « Tu n’hésites pas à faire fermer nos établissements en pleine année et à renvoyer systématiquement les élèves sous prétexte que les établissements ne sont pas en règle. A cette répression barbare et sauvage, à cette dictature honteuse, aux agissements de tes CDR hors-la-loi, nous opposerons une lutte féroce et ce jusqu’à la victoire finale. Camarades, mobilisons-nous pour combattre avec la dernière énergie ce régime dictatorial en quête de gloire facile sur le dos du peuple et dont la simple évocation rappelle le désordre, la misère de nos parents, la dictature, la répression, le culte de la personnalité » ( ASO, GEDA, AESO, bureaux CDR, juin 1987, Lettre ouverte n°02 à l’empereur du Faso, Thomas Sankara).

La multiplication des tracts orduriers : une préfiguration du 15 octobre 1987

La guerre prit de l’entrain à la veille du 15-octobre, précisément en début octobre. Encore plus orduriers, haineux et extrémistes, les tracts inondèrent toute la ville.
Un tract signé « Les Démocrates unis » et titré « Thomas Sankara : un déséquilibré mental qui mène le pays à la ruine totale ! » livrait cette teneur : « Tout le monde sait qu’aujourd’hui, Thomas Sankara est devenu le dirigeant le plus impopulaire depuis 1960. Il est en passe de mâter complètement tous les foyers où des débats peuvent se mener : bâillonnement des syndicats, bâillonnement de ses propres CDR. Ce qui est moins connu et qui explique tous ces comportements, c’est que Thomas Sankara est mentalement déséquilibré ! En effet, deux médecins français de son entourage ont trahi ce secret en affirmant que Thomas Sankara souffre de paranoïa. Thomas Sankara est persuadé qu’il est un rédempteur prédestiné pour toute l’Afrique. […]
Sankara est mentalement déréglé, déséquilibré, cela explique pourquoi, au niveau de la politique intérieure et extérieure, c’est l’incohérence totale, l’échec de plus en plus dramatique à tous les niveaux.
Chers citoyens, nous sommes gouvernés par un individu déjà avancé dans la folie. Que chacun observe bien ses actes, sa démarche, son regard. D’autres paranoïaques tels Hitler, N’guéma, Bokassa sont tous passés par là. Mon Dieu, débarrassez-nous du fou qui nous gouverne ! Mais un proverbe dit : aide-toi et le ciel t’aidera. Il est donc grand temps que les citoyens de ce pays s’aident eux-mêmes »
(Tract cité par Ludo Martens, 1989, « Sankara, Compaoré et la révolution », Paris, EPO International, page 54).

Les mêmes « démocrates unis » sont les auteurs d’un autre tract obscène qui s’en prend à Blaise Compaoré : « Il est atteint de schizophrénie latente mais patente qui se caractérise par :
- des pulsions sexuelles névrotiques(ce pourquoi le vil rabatteur Palm Jean-Pierre est chargé)
- l’impulsion de l’inconscient en des fantasmes dans la conscience du sujet le pousse à chercher à vivre sa vie onirique, détachée des réalités extérieures, ce qui explique pourquoi il se croit capable de coucher avec toutes les belles femmes du Burkina et de Côte d’Ivoire où il est reçu par son beau-père Houphouet
- l’autisme qui est une forme de repliement sur soi-même avec la désinsertion du monde réel ; le malade se retranche dans sa tour d’ivoire (où il s’est aménagé un bar américain, où seul des illustres intimes sont admis) l’alcool aidant à sublimer les réalités du pouvoir. »
(Tract cité par Bruno Jaffré, 1989, « Burkina Faso, les années Sankara : de la révolution à la rectification », Paris, L’Harmattan, pages 252 et 253).

Un tract ethniciste et ethnocentriste dans le lot

Au nombre des tracts qui circulaient dans cette période et qui visaient à semer la division entre Thomas Sankara et Blaise Compaoré, il y avait un qui péchait surtout par son ethnicisme et son ethnocentrisme. En effet, ce tract était signé par « un regroupement de Moose militant pour l’hégémonie sans partage de cette ethnie majoritaire au Burkina. » Il stipulait que plus jamais les Moose ne verseraient leur sang au profit d’un étranger, allusion faite à Thomas Sankara à cause de son origine peule. « On y invitait tous les Moose à s’unir pour bouter hors des limites du pouvoir l’ennemi commun étranger » (Valère D. Somé, 1990, « Thomas Sankara, l’espoir assassiné », Paris, L’Harmattan, page 30).

D’autres tracts accusaient le capitaine Henri Zongo et le commandant Jean-Baptiste Lengani de détournements de fonds et d’enrichissement illicite. Le premier est surtout soupçonné de profiter de son statut de ministre de la promotion économique pour s’adonner au trafic de l’or (Sennen Andriamirado, 1989, p.74). Aucun responsable n’est épargné par cette furie des scribouillards de l’ombre. « Les arrestations arbitraires, les atteintes aux libertés, le bâillonnement des syndicats par les bureaux imposés par le SGN-CDR où Pierre Ouédraogo, chargé des basses besognes de Blaise dont il supervise les crimes » sont également dénoncés par un des tracts en circulation (Bruno Jaffré, 1989, p. 253).

Comme il nous est loisible de constater, ces tracts de par l’abjection qu’ils distillaient compromettaient de facto le retour de la confiance au niveau des révolutionnaires. Ils signifiaient clairement l’existence de deux camps antinomiques décidés à se régler les comptes.

La rhétorique ordurière, fanatique et sectaire que les auteurs de ces tracts utilisaient montre à souhait que le ver de la désunion était définitivement entré dans le fruit et le rongeait sans retour. Courageusement anonymes, ces textes avaient semé totalement la confusion et la zizanie dans les rangs des révolutionnaires. Il va sans dire que la question de l’identité des auteurs de ces tracts se posait avec acuité, d’où des accusations mutuelles entre les ténors de la révolution.

Qui étaient les auteurs de ces tracts ?

Lorsqu’on se réfère à la littérature sur ces écrits incendiaires, l’on remarque que les sources qui les avaient écrits et ventilés étaient intérieures et extérieures. Les sources intérieures étaient les hommes et les organisations politiques burkinabè qui se déchiraient pour la monopolisation du processus révolutionnaire.
Selon Valère Somé, les dirigeants du Groupe communiste burkinabè(GCB) s’étaient consacrés tout au long de la crise dans la confection des tracts en vue d’opposer Thomas Sankara et Blaise Compaoré. Il cite même Jean-Pierre Palm comme étant l’un des principaux diffuseurs de ces papiers qui ont semé tant la suspicion au sein des révolutionnaires (Valère D. Somé, 1990, p. 14).

La même pierre est lancée également aux purs et durs de l’UCB lorsque l’on parcourt des passages de « Burkina Faso, les années Sankara : de la révolution à la rectification » de Bruno Jaffré. « Certains Ouagalais, y écrit ce dernier, m’ont par exemple affirmé reconnaitre chez certains d’entre eux [tracts] le style de l’UCB » (Bruno Jaffré, 1989, p. 252).

En considérant la logique de l’anathématisation et de l’exclusivisme dans laquelle s’était inscrite la politique des érudits de l’UCB, l’on peut admettre leur responsabilité dans la production des tracts en vue de fragiliser Thomas Sankara qui ne partageait pas leur vision dichotomique du monde de la révolution. Il est fort probable aussi que ceux qui étaient attaqués par ce groupe ne se comportaient pas comme l’agneau qui se laisse conduire à l’abattoir.

Les auteurs de ces tracts se trouvaient également dans les rangs de tous ceux sur qui le couperet du pouvoir révolutionnaire était tombé. Dans ce lot, il y avait les politiciens de la droite, les gens du Parti communiste révolutionnaire voltaïque (PCRV) et du Parti africain de l’indépendance (PAI), disons tous ceux qui avaient subi la répression révolutionnaire. Comme le dit encore Bruno Jaffré (1989, p. 252), « il est probable que certains éléments hostiles à la révolution s’en soient à cette époque donné à cœur joie pour jeter de l’huile sur le feu dans une situation déjà très conflictuelle. »

La source franco-africaine : la françafrique à l’affût…

En ce qui concerne les sources extérieures de la provenance de ces tracts, François-Xavier Vershave soutient que le président ivoirien, Félix Houphouet Boigny, avait débloqué une somme considérable pour financer une guerre de tracts au Burkina Faso afin de fracturer le monde politique burkinabè et causer le Waterloo de la révolution qui sur bien des aspects ne servait guère les intérêts du pouvoir ivoirien (François-Xavier Vershave, 1998, « La françafrique : le plus long scandale de la République », Paris, Stock, p.p. 183-184).

Dans son livre intitulé « Liberté confisquée : le complot franco-africain », à la page 248, Bernard Doza après avoir recueilli un témoignage direct du secrétaire général de la présidence ivoirienne écrit : « Houphouet débloque des fonds énormes – le secrétaire général de la présidence parle de 5 milliards de francs CFA – pour développer une guerre de tracts tous azimuts qui déchirera le Burkina au cours du mois de juin 1987. Tout en dénonçant la déviation militaro-fasciste du régime Sankara, les tracts tentent de créer de la division entre les quatre chefs de la révolution. »

L’on sait effectivement que les autorités ivoiriennes n’aimaient pas du tout cette révolution, surtout son leader charismatique qui ne se gênait pas du tout de voler dans leurs plumes sur des questions liées à la géopolitique, à la coopération Nord-Sud et à l’impérialisme. Il faut souligner aussi que la fascination que Thomas Sankara exerçait sur la jeunesse ivoirienne suscitait le courroux du pouvoir ivoirien qui craignait pour sa survie.

Et lorsqu’on pousse dans ces perspectives d’analyse, l’on constate que l’Hexagone qui était très liée au président ivoirien de l’époque, a pu être concernée par les stratégies ourdies à l’extérieur afin de nuire à la révolution burkinabè. Thomas Sankara ne manquait d’ailleurs pas dans la phraséologie révolutionnaire de tirer à boulets rouges sur la françafrique et l’impérialisme français dont le président ivoirien était l’un des symboles forts en Afrique.

En conclusion, il faut se rendre à l’évidence que les règlements de compte avaient abouti à un minage profond du champ politique au Burkina Faso. Conjugués à l’ingéniosité sordide et machiavélique des scribes et des diffuseurs des tracts, l’on avait assisté à une exacerbation des oppositions politiques dont les conséquences néfastes pour la révolution et son leader sont celles que l’on connaît de nos jours.

K. Marcel Marie Anselme LALSAGA(KAMMANL)
Journaliste & chercheur
Lefaso.net

Source : K. Marcel Marie Anselme LALSAGA, « Pouvoir populaire et crise politique sous la révolution au Burkina Faso : rôle et responsabilité des structures populaires révolutionnaires », mémoire de DEA en histoire politique et sociale.

Lire aussi : K. Marcel Marie Anselme LALSAGA, 2012, « Pouvoir et société sous la révolution au Burkina Faso : le rôle des structures populaires dans la gouvernance révolutionnaires de 1983 à 1987 », Sarrebruck, Editions Universitaires Européennes, 404 pages, ISBN : 978-613-1-56221-1

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Vos commentaires

  • Le 12 octobre à 05:04, par Le revenant
    En réponse à : La guerre des tracts sous la révolution entre 1986 et 1987 : une des prémices du 15 octobre 1987

    Le mal qui ronge notre pays c’est le manque de patriotisme de ses intellectuelles renforcé par leurs ambitions égoïstes. nous avons tous assisté après l’assassinat de Thomas Sankara comment ils se sont enrichi et créer leur paradis dans notre pauvre pays. cette méchanceté des intellectuelles retourne toujours contre eux-même ils finissent par découvrir le désastre qu’ils ont créé et ils choisissent de vivre hors de leur patrie avec leur progéniture voire changer de nationalité parce que leur pays ne leur offre pas la garantie sécuritaire pour leur vie. TS est mort comme ils l’ont souhaité mais ces méchantsi n’ ont pas encore trouvé leur tranquillité.
    il y a d’ autres découvertes à venir pour comprendre l’assassinat de SANKARA

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  • Le 12 octobre à 07:39, par leregard
    En réponse à : La guerre des tracts sous la révolution entre 1986 et 1987 : une des prémices du 15 octobre 1987

    Bonjour Mr LALSAGA,.
    Merci pour ce travail. Il me semble qu’il serait aussi de revisiter les déclarations faites au lendemain de l’assassinat de SANKARA par la classe politique. J’ai été surpris de voir au stade et prie de voir certains des plus virulents descendre des gradins pour déposer une enveloppe dans le box lors du lancement des travail de la construction du Mémorial pour SANKARA. Ces personnes devraient avoir honte de leurs propos et demander pardon !!

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  • Le 12 octobre à 10:07, par LANCE ROUGE
    En réponse à : La guerre des tracts sous la révolution entre 1986 et 1987 : une des prémices du 15 octobre 1987

    La révolution burkinabé était sectaire seuls les plus démunis étaient pouvaient vivre tranquillement gens ont été licenciés parce qu’ils étaient riches donc contre-révolutionnaires .Les CDR ont tué des gens parce qu ils devraient apprendre comment tuer.les syndicats étaient ballonnés et même embastillés. combien de familles ont été disloquées à cause de la paranoïa de certains révolutionnaires ? la lecture de l’article me rappelle certaines choses.De toute façon l arrêt de cette révolution n’a pas tué plus de burkinabé que ce que la révolution elle même a tué. La révolution n’ était pas aimée des burkinabé .C est Sankara que le peuple aimait parce que c’est un héros de guerre .un bon soldat. un travailleur.. La politique est tout autre. il faut concilier le malade d’Appolo qui n’aime pas la lumière et le paludéen qui veut le soleil. certains tracts ont été distribués à la cité an 3 en présence de Sankara en Octobre 83.

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    • Le 12 octobre à 10:36, par LANCE ROUGE
      En réponse à : La guerre des tracts sous la révolution entre 1986 et 1987 : une des prémices du 15 octobre 1987

      certains tracts ont été distribués à la cité an 3 en présence de Sankara en Octobre 1987.

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    • Le 12 octobre à 11:40, par SOME
      En réponse à : La guerre des tracts sous la révolution entre 1986 et 1987 : une des prémices du 15 octobre 1987

      Voila ceux qui s’ingenient a reviser l’histoire du pays sans pouvoir donner la moindre preuve, le moindre element qui soutienne ses affirmations. La periode est favorable et chacun se voit deja revenir au pouvoir pour se venger comme il le faisait avant. Les morts ont toujours bon dos !
      SOME

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      • Le 12 octobre à 14:37, par LANCE ROUGE
        En réponse à : La guerre des tracts sous la révolution entre 1986 et 1987 : une des prémices du 15 octobre 1987

        MR SOME l histoire de la révolution ,chacun la vécue à sa manière. savez que des CDR ont tiré sur une Peugeot bâchée qui transportait des commerçants sur le barrage de Tanghin ? avez vous été blessé ou un proche a t il été blésé ?savez vous que des enfants ont quitté l école car leurs parents ont été abusivement licenciés ? Moi j ’en connais .Nous vivons sous le même soleil mais nous ne recevons pas les rayons solaires de la même façon. Sankara est un héros .mais la révolution a été un échec social.La situation d’incivisme que nous vivons aujourd’hui hui vient de ces CDR attardés que Sankara traitait de brouette.

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        • Le 12 octobre à 15:52, par SOME
          En réponse à : La guerre des tracts sous la révolution entre 1986 et 1987 : une des prémices du 15 octobre 1987

          Oui, effectivement chacun a vecu la revolution à sa maniere : tout depend donc de cette maniere et pourquoi il a decidé de la vivre de cette maniere. Bref...Effectivement "Nous vivons sous le même soleil mais nous ne recevons pas les rayons solaires de la même façon"

          Non je ne suis pas au courant de cette histoire sur le barrage de Tanghin. Je ne sais pas de quoi tu parles. Je ne verserai pas dans une comptabilité macabre des souffrances des uns et des autres, non que j’en ai peur, mais j’ai une autre philosophie.
          Quant aux CDR il est de coutume que l’on les invoque pour montrer le mauvais de la revolution, etc. On oublie qui dirigeait ces CDR, les debatas au sein des CDR, etc. Je n’aborde meme pas les critiques de Sankara, les assises des CDR etc. et d’ailleurs pourquoi Pierre Ouedraogo a été relevé de ses fonctions de responsable national des CDR ?
          SOME

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        • Le 12 octobre à 16:34, par Zangoté
          En réponse à : La guerre des tracts sous la révolution entre 1986 et 1987 : une des prémices du 15 octobre 1987

          LANCE ROUGE, à ce rythme tu risques de jeter le bébé avec l’eau du bain. Aucune oeuvre humaine n’est parfaite. Il faut seulement voir le verre à moitié plein et non à moitié vide. Certes il y a eu des exactions pendant cette période Révolutionnaire. Je me rappelle par exemple que mon maître d’école qui était un CDR dispensait ses cours avec sa Kalachnikov sur son bureau ; au nom de la lutte contre la divagation des animaux, tout ruminant qui traversait la cour de l’école était systématiquement abattu et son propriétaire qui était recherché et trouvé devait s’acquitter du prix de la balle avant enlèvement de son animal. Bref, moi je retiens de cette période révolutionnaire la bonne volonté des uns et des autres qui a permis de changer les mentalités, et c’est cela l’essentiel. Ce n’est quand même pas pendant que les autres pays nous envient que vous allez verser le visage de la révolution par terre. Faites votre introspection et vous verrez que tout n’était pas négatif comme vous voulez nous le faire croire.

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  • Le 12 octobre à 10:15, par L’Afro-optimiste
    En réponse à : La guerre des tracts sous la révolution entre 1986 et 1987 : une des prémices du 15 octobre 1987

    Ils ont cru pouvoir l’éliminer pourtant il ne fait qu’illuminer
    THOMAS NOËL ISIDORE SANKARA tu resteras un grand homme aux yeux de l’HUMANITE car ces petits qui t’on assassiné n’arrivent même pas à ta cheville.

    Honneur et gloire au peuple:LA PATRIE OU LA MORT NOUS VAINCRONS
    PEACE

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  • Le 12 octobre à 11:12, par SOME
    En réponse à : La guerre des tracts sous la révolution entre 1986 et 1987 : une des prémices du 15 octobre 1987

    Merci M Lalsaga pour ce travail de mémoire : ceci est tres important pour permettre a ceux qui ont voulu lrevisionné l’histoire du Burkina et plus particulierement la periode revolutionnaire

    Le tract par nature le plus souvent vise a nuire. Oui il y a eu un personnage qui a joué le plus mauvais role dans toute cette histoire et dont curieusement on ne parle jamais : Pierre Ouedraogo, le responsable des CDR. Et toujours comme par hasard il est le seul rescapé de toute cette tuerie…. Et pourtant c’était le 3e personnage important du CNR. Watamu lamien clement ouedraogo du GCB, etc n’ont pas eu cette chance...

    Sankara a commis l’erreur fatale de demander a blaise de créer l’ucb : alors s’y refugierent tous ces parvenus qui ne cherchaient que la moindre occasion pour ecraser la revolution car leur premier but était de venir bouffer et de se faire les peres fondateurs de la nation comme c’était le titre dans les années 70 des peres fondateurs tels Mobutu, eyadema, houphouet, etc. On a bien vu la direction que Pierre ouedraogo a voulu donner aux CDR comme structure de mobilisation des masses pour chanter et louer les dirigeants. Thomas sankara y a mis fin immediatement dans la semaine meme que fut lancé ce mot d’ordre aupres des CDR.

    « …« Tu n’hésites pas à faire fermer nos établissements en pleine année et à renvoyer systématiquement les élèves sous prétexte que les établissements ne sont pas en règle. A cette répression barbare et sauvage, à cette dictature honteuse, aux agissements de tes CDR hors-la-loi, nous opposerons une lutte féroce et ce jusqu’à la victoire finale. Camarades, mobilisons-nous pour combattre avec la dernière énergie ce régime dictatorial en quête de gloire facile sur le dos du peuple et dont la simple évocation rappelle le désordre, la misère de nos parents, la dictature, la répression, le culte de la personnalité » ( ASO, GEDA, AESO, bureaux CDR, juin 1987, Lettre ouverte n°02 à l’empereur du Faso, Thomas Sankara). »
    Ceux qui ont ecrit ca, ils se connaissent et beaucoup sont encore vivants aujourdh’ui !

    « …la « bureaucratisation et la personnalisation du pouvoir », la « négation des principes organisationnels ».  » » n’est ce pas cette meme accusation qui a été donnée pour justifier l’assassinat de sankara ?

    On connait tres bien qui etaient les auteurs de ces tracts, et qui sont encore vivants aujourd’hui et se font des sankaristes zelés : aujourd’hui chacun se veut sankariste quand on a été de ceux la meme qui ont ont porté le coup a thomas sankara. On se connait tous ici au pays. Voyons qui etaient ces dirigeants et ou ils sont aujourdh’ui

    « … un regroupement de Moose militant pour l’hégémonie sans partage de cette ethnie majoritaire au Burkina. » Il stipulait que plus jamais les Moose ne verseraient leur sang au profit d’un étranger, allusion faite à Thomas Sankara à cause de son origine peule. « On y invitait tous les Moose à s’unir pour bouter hors des limites du pouvoir l’ennemi commun étranger » »
    Tiens cela ne vous rappelle rien, un certain discours ? Et puis qu’avait dit notre cher Moro naba a Blaise de laisser diriger par un silmi moaga qui n’est meme pas un vrai mossi du plateau central. Et puis voyez plus tard comment blaise a dirigé quand il a pris le pouvoir : qui pouvait commanditer ces tracts ?

    Certains ont voulu accuser la PCRV qui avait bon dos, mais nous savons tres bien que cela n’était point le cas. Les specialistes des tracts de cette nature se connaissent et on les connait les dirigeants de l’ucb, gcb. Qui etaient ils et que sont-ils devenus.
    SOME

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  • Le 12 octobre à 11:34, par VIOS
    En réponse à : La guerre des tracts sous la révolution entre 1986 et 1987 : une des prémices du 15 octobre 1987 au Burkina Faso

    Publication enrichissante. Félicitations et bonne suite. Multipliez ces sorties sur notre passé afin que nous soyons mieux éclairé pour l’avenir. C’est en cela que nous serons réellement un pays de culture sinon pour l’instant c’est le folklore (non péjoratif) qui a le vent en poupe.

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  • Le 12 octobre à 11:50, par Bintoa
    En réponse à : La guerre des tracts sous la révolution entre 1986 et 1987 : une des prémices du 15 octobre 1987 au Burkina Faso

    Ils ont réussi à l éliminer mais qu ont ils fait de mieux sinon s enrichir et mener le pays à la ruine ? Après eux le déluge dont on se plaint à longueur du jour. J espère que tous ceux qui ont quitté ce monde ont eu leur jugement Divin. Au moins que cela nous serve de leçon !

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  • Le 12 octobre à 12:06, par faber
    En réponse à : La guerre des tracts sous la révolution entre 1986 et 1987 : une des prémices du 15 octobre 1987

    Merci monsieur pour ce travail de recherche tout aussi minustieux qu’instructeur.
    J’ai toujours dit que que le malheur des pays africains et en particulier le notre c’est la malhonnête et la méchanceté de sa classe intellectuelle. Ceux qui hier ont bénéficié des largesses de l’Etat pour leurs études sont aujourd’hui les bourreaux de leurs peuples. L’intelligence, le savoir acquis au lieu d’être utilisée pour éclairer, guider et construire la nation Burkinabé, est de nos jours utilisée pour voler, piller, tuer le peuple qui nous a vu tous vu naitre.
    Chacun se dit : l’essentiel est d’être riche, peu importe les moyens et la manière.
    Après avoir piller le pays, on installe sa progéniture en occident à l’abri du soleil,de la poussière et la faim, elle est inscrite dans les meilleurs écoles et bénéficie des meilleurs soins sanitaires. On s’offre des vacances d’orées sur les belles plages. Après tout cela, on revient jouer au leader soucieux du bien être social du bas peuple.
    Disons, en fuyant sa terre natale pour l’Europe pour des soins sanitaires, des études ou des escapades touristiques, il faut avoir à l’esprit que l’occident actuel est le fruit du travail des occidentaux et surtout de sa classe intellectuelle, Oui ! ceux avec qui vous vous vantez d’avoir fait les mêmes classe ont accomplis ou accomplissent leur mission historique, vous par contre intellectuels burkinabé et africains, vous avez choisi de trahir la votre, pire de vous nourrir du sang de vos compatriotes. C’est cela le véritable malheur de l’Afrique !!!!!

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    • Le 12 octobre à 14:04, par Nirlè
      En réponse à : La guerre des tracts sous la révolution entre 1986 et 1987 : une des prémices du 15 octobre 1987

      Salut Faber.
      J’ai cru être l’auteur des lignes que je viens de lire, tellement, elles disent, mot pour mot, ma lecture du comportement de la classe dite intellectuelle de ce pays. c’est vraiment triste, réalité triste.
      Merci pour l’analyse !

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    • Le 12 octobre à 16:05, par indiga
      En réponse à : La guerre des tracts sous la révolution entre 1986 et 1987 : une des prémices du 15 octobre 1987

      Faber, merci pour votre pertinente analyse de la situation désastreuse de nos soit disant "intellectuelles". Voila qui traduit de façon claire l’échec d’un système éducatif colporté dépourvu de toute valeur de leadership :

      - Un système éducatif qui apprend à l’élève comment obtenir une bonne note en classe et devenir médiocre sur le terrain,
      - Un système éducatif qui ne comporte sur aucun de ces aspects les principes basiques du leadership,
      - Un système éducatif qui n’intègre aucun aspects nos valeurs culturelles,
      - Pire, un système éducatif conçu pour nous éloigner d’avantages du développement.

      Nous avons malheureusement tous assisté ce déplorable système éducatif détruire de façon lente et sûre la structure et la texture de nos systèmes de gouvernance qui sont devenus des systèmes de gouvernance battis sur la corruption, la médiocrité, la malhonnêteté et l’impunité.

      Il est grand temps que nous puissions parvenir à un système éducatif qui a pour fondement le leadership ce n’est qu’à ce prix que nous pouvons espérer amorcer le chemin du développement durable en Afrique.

      Meilleures salutations

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  • Le 12 octobre à 12:45, par Podio
    En réponse à : La guerre des tracts sous la révolution entre 1986 et 1987 : une des prémices du 15 octobre 1987 au Burkina Faso

    Merci Mr LALSAGA
    On remarque cependant que c’est les discours du soi disant "malade mental" qui sont les repères de la jeunesse aujourd’hui. Les faits têtus ! Comme l’a si bien illustré l’AfroOptimiste "Ils ont cru pouvoir l’éliminer pourtant il ne fait qu’illuminer " La vérité triomphe toujours ! Beaucoup de personnalités qui ont marqué positivement la période PostSankara (et surtout la Transition !) étaient de fidèles ou admirateurs de Feu le Père de la Révolution. Ce qui montre quand même que l’homme n’était pas un démons ! L’histoire foisonne des faits qui démontrent encore que l’Homme (sans être parfait à tout point de vue) n’était pas celui que certains politiciens (aventuriers ) voulaient nous peindre. Les qualificatifs sur l’homme utilisés dans les tentatives d’explication de son élimination physique étaient plus le fait de de gagner la confiance du peuple. Comme pour dire "votre Sankara là il n’était pas bon, il était contre vos intérêts ! et patati patata ! Que neni ! Qu’a-ton offert aux Burkinabè durant les 27 ans qui ont suivi ? Quelque soit la profondeur de la nuit (qui représente ici la « malhonnêteté », la méchanceté, l’égoïsme la fourberie, le complot etc) je jour finit par se lever.
    Au regard du déroulement des évènements, nous la laissons avec leur conscience

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  • Le 12 octobre à 16:20, par RAWA
    En réponse à : La guerre des tracts sous la révolution entre 1986 et 1987 : une des prémices du 15 octobre 1987

    Ces tracts ethnicistes émanait sans doute des services français qui avaient décidé de semer le désordre au Faso. En effet, les français aiment utiliser l’ethnicisme pour destabiliser leurs anciennes colonies s’ils sentent leurs intérêts ménacés. Après les conflits, vous retrouvez toujours un de leurs valets locaux aux commandes des pays.

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  • Le 12 octobre à 16:21, par sheiky
    En réponse à : La guerre des tracts sous la révolution entre 1986 et 1987 : une des prémices du 15 octobre 1987 au Burkina Faso

    Belle contribution. Feu Salif Diallo disait que ce sera aux historiens d’essayer d’éclairer l’opinion sur la révolution et sa fin tragique. Il savait de quoi il parlait. Malgré tout ce qu’on peut dire, les gens doivent avoir l’honnêteté de ne pas faire de Sankara un démon. Les personnes averties savent qui étaient à la base des basses besognes et des dérives de la révolution. J’ai juste un commentaire à faire. L’humanité, le charisme et la nature de Sankara se vérifient clairement en la personne de Blaise qui a suivi son sillon depuis qu’ils se sont connus. Sankara avait essayé de canaliser sa fougue et son intelligence et il l’avait bien suivi pendant un moment. Cela depuis l’OMR, le CNEC, le CNR et j’en passe. Le CNEC qu’il a créé de ses mains comme meilleure unité militaire du pays a été utilisé par son ami pendant 31 ans à son profit. L’organisation et le niveau de formation du CNEC dénote déjà de la qualité de son créateur. Mais malheureusement la nature est ce qu’elle est et les "réactionnaires" et les manipulateurs ont rapidement pu maîtriser le psychique du beau Blaise et on connait la suite parcque sa nature profonde est revenue. Quand on dit que ce sont les pauvres qui étaient tranquilles sous la révolution, je suis parfaitement à l’aise même moi j’avais des parents qui étaient de la bourgeoisie. Ecoutez le 1er discours de Sankara aux Nations Unis et c’est normal qu’un pays pauvre essaie de trouver sa voie plutôt que de se baser sur l’occident et entretenir une faible minorité de bourgeois.
    les personnes qui n’ont pas une culture progressiste et fortement patriotique ne peuvent pas saisir le fait que pour sortir un tant soit peu d’une extrême pauvreté, il y a une génération au moins à sacrifier et il faut un savant dosage de dictature, de vision, de courage, de charisme et de patriotisme. Re-liser l’histoire des grandes puissances. Les politiciens ont eu la mauvaise intelligence de caricaturer les sacrifices nécessaires demandés au peuple, en souffrances inutiles et en dictature personnalisée. La suite, on la connait. 04 ans de sacrifices effacés en quelques secondes et il fallait rattraper le temps perdu sans champagne, caviars, Mercedes et j’en passe. Trente années après, je demanderai aux gens d’imaginer ce que serait notre pays si les révolutionnaires étaient restés soudés et le peuple engagé à leur côtés...

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  • Le 12 octobre à 16:38, par BROO
    En réponse à : La guerre des tracts sous la révolution entre 1986 et 1987 : une des prémices du 15 octobre 1987 au Burkina Faso

    "les scribouillards de l’ombre" . cette pratique n’a pas disparu de nos jours. ces scribouillards de l’ombre ont subi des mutations à la faveur des TIC. La presse en ligne est devenue aujourd’hui leur bastion. ce sont en générale des gens minables qui aiment dénigrer les autres. ils s’en prennent aux honnêtes citoyens innocents, profitent leurs verser de la boue sans raison et sans fondement. La méchanceté est leur caractéristique principale ils souffrent en générale d’infériorité, se sentant obligés de salir toute personne pouvant potentiellement paraitre plus brillant à leur yeux. eux n’ont aucun talent, mais eux ils assassinent le talent, tue les personnes charismatiques. c’est un des gros maux qui tuent l’Afrique et retardent sont essor.

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  • Le 12 octobre à 16:47, par Sommaire
    En réponse à : La guerre des tracts sous la révolution entre 1986 et 1987 : une des prémices du 15 octobre 1987 au Burkina Faso

    “En réalité” il y avait deux groupes qui luttaient et un a gagné. dans toute guerre il y a des vainqueurs et des perdants. La vérité, la vraie semble toujours cachée. qui sont ces communistes qui pensaient que l’Afrique devait devenir communiste, marxiste pour se developper.

    La vie continue et il faudra travailler beaucoup pour les générations futures.

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  • Le 12 octobre à 20:41, par zimm
    En réponse à : La guerre des tracts sous la révolution entre 1986 et 1987 : une des prémices du 15 octobre 1987 au Burkina Faso

    Le nom des frères Palm revient régulièrement et relié aux évènements du 15 octobre 87.
    Est-ce que l’un deux frère peut-il nous donner sa version des faits ?
    ou bien quelqu’un d’autre peut-il le faire ?

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