Santé (deuxième partie) : Comment prévenir l’AVC

jeudi 21 septembre 2017 à 17h30min

En rappel, la première partie de notre sujet sur l’AVC portait sur sa description (spécificités de la maladie, symptômes…) L’Accident Vasculaire Cérébral (AVC) ou attaque cérébrale, est une défaillance de la circulation du sang qui affecte une région plus ou moins importante du cerveau. Il survient à la suite de l’obstruction ou de la rupture d’un vaisseau sanguin et provoque la mort des cellules nerveuses, qui sont privées d’oxygène et des éléments nutritifs essentiels à leurs fonctions. À la suite d’un AVC, certaines personnes auront de la difficulté à parler ou à écrire (aphasie) et des problèmes de mémoire. Elles pourront aussi être atteintes d’une paralysie plus ou moins importante du corps.

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Santé (deuxième partie) : Comment prévenir l’AVC

Conseils d’usage

Pour éviter l’AVC, il faut d’abord adopter de saines habitudes de vie :

- pratique de l’exercice physique,
- consommation modérée d’alcool
- ne pas fumer
- faire de bons choix alimentaires : l’alimentation influe sur plusieurs facteurs de risque d’AVC.

Des chercheurs ont passé en revue 375 études parues entre 1979 et 2004 afin de cerner le type d’alimentation qui contribue le mieux à prévenir les AVC. Selon leurs analyses, une alimentation pauvre en sel (moins de 1 150 mg par jour) et riche en potassium (banane, aubergine, haricots verts…) et en magnésium (pain de singe, lait en poudre écrémé, gingembre moulu…) abaisse la tension artérielle et de ce fait, contribue à prévenir les AVC.

Une alimentation riche en fruits et en légumes fournit généralement des quantités adéquates de potassium. Les céréales entières, les noix, les graines, les légumineuses et les légumes à feuilles vert foncé sont de bonnes sources de potassium. Les études montrent que les personnes qui consomment environ 10 portions de fruits et de légumes par jour, qui privilégient les céréales à grains entiers et qui mangent de 1 à 2 portions de poisson gras par semaine courent moins le risque de souffrir d’un AVC.

- Apprendre à mieux affronter le stress ;
- Changer de méthode contraceptive si c’est nécessaire. Les femmes de plus de 35 ans qui prennent une pilule contraceptive et qui sont considérées comme à risque (parce qu’elles fument ou parce qu’elles ont une tension artérielle élevée…) devraient opter pour une autre méthode contraceptive, comme un dispositif intra-utérin ou une pilule qui ne contient que de la progestérone.

- Se soumettre à des examens et à des traitements médicaux
- Consulter son médecin à la fréquence recommandée par celui-ci.
- Surveiller régulièrement sa tension artérielle et, si on souffre d’hypertension, la traiter même si elle est asymptomatique. Il s’agit du facteur de risque le plus important à contrôler.
- Procéder régulièrement à un bilan des lipides sanguins. Prendre les mesures nécessaires pour corriger les anomalies.
- Vérifier ou faire vérifier régulièrement sa glycémie dans le but de prévenir le diabète.

De plus, bien contrôler sa glycémie si on est diabétique.
- Consulter son médecin sans tarder en cas de rythme cardiaque anormalement rapide ou irrégulier
- Traiter une maladie cardiaque.

Mesures pour prévenir les récidives

Le premier objectif est de minimiser les dommages au cerveau en rétablissant la circulation sanguine en cas d’accident ischémique ou en réduisant l’épanchement de sang en cas d’accident hémorragique. Si l’AVC est grave, la personne demeurera en observation à l’hôpital durant quelques jours. Une période de réadaptation, à domicile ou dans un centre spécialisé est parfois nécessaire. Il faut de plus, rechercher et traiter la cause de l’AVC (par exemple, en corrigeant une tension artérielle trop élevée ou une arythmie cardiaque).

Réadaptation

La réadaptation vise notamment à entraîner les cellules nerveuses d’une partie non atteinte du cerveau, à remplir des fonctions qui étaient remplies avant l’AVC par d’autres cellules nerveuses. Selon les besoins, les services de divers thérapeutes sont requis : une infirmière, un diététicien, un physiothérapeute, un orthophoniste, un ergothérapeute, un psychologue, un psychiatre…

L’hypertension, ennemi numéro 1

L’hypertension artérielle est un facteur de risque majeur de l’AVC. Comme elle n’occasionne pas de symptôme, il est souvent difficile de motiver les patients à suivre leur traitement. L’hypertension artérielle produit à la longue une usure et un vieillissement prématuré des vaisseaux sanguins. Or, tant qu’ils ne sont pas rompus ou obstrués quasi complètement, il n’y a pas de symptôme.

Les AVC ne sont pas causés par une hausse soudaine de la tension artérielle ou alors extrêmement rarement. Ainsi, si votre tension artérielle est habituellement normale et que subitement, elle devient élevée ou même très élevée en raison d’un stress, il n’y aura habituellement pas de conséquence. Toutefois, si votre tension est haute de façon chronique, même modérément, c’est beaucoup plus préoccupant à long terme.

NB : Ne vous limitez pas à la lecture, consultez toujours un médecin lorsque vous avez des signes d’AVC. Le 29 Octobre aura lieu la journée mondiale des AVC.

Haoua Touré
Lefaso.net

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