Décès de Salifou Diallo : La fin d’une gouvernance dirigiste à l’Assemblée nationale ?

LEFASO.NET | Moussa DIALLO • samedi 19 août 2017 à 21h56min

19 aout 2017, Salifou Diallo, l’un des plus grands ‘’politiciens’’ du Burkina a tiré sa révérence. Trois décennies durant, il a entretenu chez bien de Burkinabè le mythe de la grandeur et de la toute-puissance politiques. L’homme était à la fois adulé et craint. Elu président de l’Assemblée nationale, le 30 décembre 2015, Salifou Diallo n’aura dirigé le parlement de la 7e législature que pendant 19 mois et 20 jours. Mais, il a eu le temps d’imprimer sa marque. Applaudis par certains pour sa gouvernance (il a toujours obtenu le consensus lors de la formation du bureau du parlement), il était qualifié par ses détracteurs d’« homme fort aux commandes » d’une institution qui n’en a pas besoin.

Décès de Salifou Diallo : La fin d’une gouvernance dirigiste à l’Assemblée nationale ?

Dr Salifou Diallo occupait le perchoir de l’Assemblée nationale depuis le 30 décembre 2015. Il savait détendre l’atmosphère, en taquinant ses parents à plaisanterie lorsqu’il présidait les séances plénières. Il savait aussi être très sérieux et même s’ériger en ‘’père fouettard’’. Si fait que l’hémicycle était quelquefois redouté par certains membres du gouvernement. Et venir répondre à une question orale n’était plus une simple formalité. Les chiffres sont parfois contestés par le président du parlement, les ministres sermonnés. Des déclarations qui semblaient très souvent contrarier l’Exécutif. Ce qui laissait penser à une mésentente au sommet de l’Etat. Mais, Salifou Diallo savait aussi apprécier, et même défendre l’exécutif lorsqu’il estimait que les actions réalisées ou engagées étaient en phase avec les aspirations du peuple.

Et là, il essuyait des critiques de l’opposition pour qui il outrepassait ses prérogatives. « Notre président a tendance à se substituer à l’exécutif, il se permet de défendre le programme présidentiel, chose qui n’est pas sérieux de sa part », se plaignait l’ancien président du groupe parlementaire UPC au cours d’une conférence de presse. Et Alitou Ido allait plus loin dans ses critiques en soutenant que l’Assemblée nationale est mal gérée et « l’homme fort aux commandes » du navire Assemblée nationale était trop craint par ses collaborateurs. « Une fois l’homme fort absent, alors toute l’institution est relaxe et est très à l’aise », confiait-il.

L’opposition politique également en recevait pour ses grades sur certaines questions. Mais, parfois elle avait le soutien du président du parlement qui ne manquait pas d’apprécier certaines critiques fondées les qualifiant de patriotes. D’une manière générale, l’Assemblée nationale avait cessé d’être cette caisse de résonnance ou cette salle d’enregistrement pour l’exécutif. Pour les détracteurs, l’Assemblée nationale était devenu le « territoire incontesté » de Salifou Diallo qui confondait à souhait ses fonctions de président du MPP (Mouvement du peuple pour le progrès, parti au pouvoir, ndlr) et de président de l’Assemblée nationale. « Bonnes gens, écoutez-le du haut de sa tribune, sermonner et l’exécutif qu’il a lui-même participé à recruter, et les parlementaires avec des commentaires par endroits désobligeants », regrettait l’ancien président du groupe UPC.

Qui pour succéder à Salifou Diallo ?

Tout cela relève désormais du passé. Après trois décennies de mainmise sur la vie politique du Burkina, « Gorba » s’est éteint à Paris, ce 19 aout 2017. Et sa disparition ouvre une période d’incertitudes. Qui pour succéder à Salifou Diallo qui a avait une méthode de gouvernance certes critiquable, mais efficace ?

Selon le règlement de l’institution, son remplaçant devra être élu dans les quinze jours qui suivent la vacance du poste de Président de l’Assemblée nationale. La résolution N°001-2016/AN, portant règlement de l’Assemblée nationale du Burkina Faso, indique en son article 17, alinéa 3 que : « En cas de vacance de la Présidence de l’Assemblée nationale par application des articles 91, 92 ou 93 de la Constitution, l’Assemblée nationale élit un nouveau président dans les quinze jours qui suivent la vacance si elle est en session. Dans le cas contraire, elle se réunit de plein droit ».

En effet, l’article 91 de la Constitution du Burkina Faso stipule que : « Le Président de l’Assemblée nationale est élu pour la durée de la législature à la majorité absolue (plus de la moitié des voix, ndlr) au premier tour, à la majorité simple au second tour ».
Le 1er vice-président, Bénéwendé Sankara, qui assure l’intérim a convoqué les députés à l’hémicycle ce 20 aout à 16 heures. Pour préparer les obsèques de l’illustre disparu ou pour préparer la succession ? Les regards sont déjà tournés vers Gounghin (quartier qui abrite le Parlement).

Qui prendra la relève au perchoir de l’hémicycle ? On imagine difficilement le MPP céder cette place, qui est aussi celui du dauphin constitutionnel du chef de l’Etat à quelqu’un qui n’est pas dans le cœur du système. Si Alassane Sakandé, président du groupe parlementaire MPP est en pôle position naturelle, sa cooptation ne sera certainement pas automatique. Des poids lourds du système MPP, actuellement hors de l’hémicycle comme Clément Sawadogo (Ministre de la Fonction publique) ou Lassané Savadogo (Directeur général de la Caisse nationale de sécurité sociale) pourraient revenir à l’Assemblée nationale pour garder le temple.

Mais c’est sûr, les joueurs du MPP vont devoir rebattre les cartes et redistribuer les rôles. Le système RSS (Roch, Salif et Simon) a perdu un « S ». Comme Socle du système originel originel qui a fonctionné jusqu’ici ?

Moussa DIALLO
Lefaso.net

P.-S.

Nous vous proposons l’une des sorties médiatiques de Salif Diallo, président de l’Assemblée nationale et président du MPP, à propos de la loi que venait de voter le parlement sur le partenariat public-privé (PPP)

Vos commentaires

  • Le 19 août 2017 à 23:08, par Sidpasata-Veritas En réponse à : Décès de Salifou Diallo : La fin d’une gouvernance dirigiste ?

    Je pense que cet homme n’a pas fait que du bien à son pays. Mais son sort ne nous appartient plus, il est désormais entre les mains de Dieu. Que Dieu lui pardonne tout et lui accorde la paix et le repos éternel.

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  • Le 19 août 2017 à 23:12, par ah oui En réponse à : Décès de Salifou Diallo : La fin d’une gouvernance dirigiste ?

    salif est un grand. dites ce que vous voulez mais c’est un mentor pour beaucoup de jeune

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  • Le 20 août 2017 à 02:20, par Eric de KOURIA En réponse à : Décès de Salifou Diallo : La fin d’une gouvernance dirigiste ?

    La disparition de Salif DIALLO, douloureuse soit elle-pour sa famille et ses amis politiques, donne une chance inespérée au président Roch Marc Christian KABORÉ de reformer pacifiquement nos institutions, de faire le grand nettoyage autour de lui et de se consacrer sans « politique politicienne » aux problèmes de tous les Burkinabè. Gorba n´a jamais fait l´unanimité. Il a su nourrir de la controverse quand cela servait ses intérêts. Un pilier du trio vient de tomber. Les cartes doivent être redistribuées. Le système de gouvernance doit être revu et corrigé. Le président en est-il conscient !? Les Hommes changent au contact du pouvoir. Ils sont des centaines sinon des milliers, ces politiques maintenant orphelins, qui devaient leurs carrières à la seule volonté de Gorba. Et c´est dans la redistribution des cartes que le MPP risque d´imploser. Les inconditionnels de Gorba risquent maintenant de faire les frais de la colère latente mais visible du peuple, mais aussi de l´entourage de l´humaniste "président Rock". Lequel entourage perdait souvent patience face aux humeurs de Gorba. Hélas, dommage, Gorba s´en allé avec ses secrets. J´aurais aimé lire ses mémoires un jour. Le jardin secret du président Blaise Compaoré vient de se volatiliser. Paix à son âme ! Combattant, puis-tu transmettre nos salutations militantes aux autres camarades en l´occurrence :
    Capitaine Thomas Sankara,
    Capitaine Henry Zongo,
    Commandant Jean Baptiste Lingani
    Colonel Michel Kouama
    Ouattamou Lamien
    Clément Oumarou Ouédraogo
    Guillaume Sessouma
    Dabo Boukaty

    Et bien d´autres encore, car le désert politique Burkinabè est bien plus immense.
    Repose en paix !

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    • Le 20 août 2017 à 06:51, par Gangobloh En réponse à : Décès de Salifou Diallo : La fin d’une gouvernance dirigiste ?

      Si le MPP implose après le décès de Sslif Diallo, c’est tout le pays qui s’impose et ce serait dommage. Il sera difficile de remplacer facilement un homme de la carrure de Salif Diallo, mais avec un peu d’intelligence , de sagesse et de patriotisme le MPP devrait tirer son épingle du jeu et partant tout le pays . Que Dieu nous éloigne du chemin de la vengeance et paix à l’âme du disparu.

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  • Le 20 août 2017 à 06:06, par le flouzophe En réponse à : Décès de Salifou Diallo : La fin d’une gouvernance dirigiste ?

    Très bel article. Félicitation M Diallo, c’est ce qu’on appelle du journalisme. Paix à l’ame du disparu. Vive le Burkina qui survivra à tous ces malheurs circonstanciels.

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  • Le 20 août 2017 à 06:38, par Achille De TAPSOBA En réponse à : Décès de Salifou Diallo : La fin d’une gouvernance dirigiste à l’Assemblée nationale ?

    Nous nous inclinons devant la mémoire de Mr Salifou Diallo, PAN. Nous ne pouvons pas rester insensible à ce départ douloureux. Nous sommes tous des humains nous sommes dans l’obligation de compatir à la l’immense douleur de la Grande Famille Diallo car chacun de nous retournera poussière un jour dans le royaume du SEIGNEUR.Malgré l’adversité politique(divergence politique), il a été un frère et un burkinabé patriote qui a dit non à la révision de l’A37 par les irréductibles du cdp. Il a servi notre chère nation en tant que PAN. Merci Mr Salifou.
    Que Mr Salifou Diallo se repose en paix. Amen. Courage à sa femme, ses enfants,ses parents et ses proches. Nous nous soumettons à la Volonté du SEIGNEUR. Soyez forts et soyez bénis Famille Diallo.

    Achille De TAPSOBA.le Bobolais

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  • Le 20 août 2017 à 09:34, par Okpayielo En réponse à : Décès de Salifou Diallo : La fin d’une gouvernance dirigiste à l’Assemblée nationale ?

    Bonjour mes chers amis Internautes et merci pour vos reactions si interessantes (Internautes 1 à 4 sous mes yeux).

    Mes condoléances en humble humain et croyant de par nos ancêtres (et non en vile homme politique de quelque obédience que ce soit !) à la famille biologique de Salifou Diallo. Nul ne peut être content de la mort d’autrui. Mes condoléances également à ceux qui ont cru en cet homme.

    Cependant évitons la langue de bois sans conviction du genre "Paix à son âme, etc." mais disons plutôt : que Dieu parle et agisse sur nous tous !

    Il est vrai, pour ce qui l’ont connu réellement (laissons de côté la horde de sangsues et autres dealers de ce pays, ce n’est pas Mohamed Bazoum au Niger, malgré sa langue de bois acquise ou au Burkina le juge Diallo, ou encore Amadou Traoré ex-président du RCK, ou Issouf Sangaré « Karl Max » -j’espère qu’ils se souviennent encore de la villa 140 de Gueule-Tapée à Dakar- qui pourront me contredire), que ce fut un homme de grande envergure politiquement parlant uniquement. En effet ce type d’homme est exceptionnel.
    Il est aussi vrai que, à partir de sa discorde apparente avec Blaise Compaoré, il a opéré un retournement de veste tous azimuts (fidèle à sa nature de traître congénital en bon Yadéga) et dans sa logique tacticienne, il a essayé d’échapper à la justice des hommes (divers dossiers de crimes de sang et de crimes économiques) d’où son engagement constant et soutenu (dont tout le monde parle aujourd’hui) pour arriver au perchoir du pouvoir. Apparemment il ne rendra plus compte sauf à Dieu.
    Il n’a jamais été réellement pour le peuple. En quoi s’est-il sacrifié ? Seul à ce jour Thomas Sankara a pu consciemment (sur idéologie) et volontairement se sacrifier ! Rappelons-nous que ce fut cet homme-là qui osa présenter à la radio comme à la télé notre Héros National Thomas Sankara, inoubliable dans le monde entier, comme un dictateur ayant même détourné des milliards de fonds publics ! Je suis maintenant convaincu que les dossiers de crimes dans lesquels il a été impliqué auront un dénouement judiciaire maintenant (encore une fois la question de l’honnêteté de nos juges est d’actualité) et le "plus rien ne sera comme avant" ayant entrainé la chute de Compaoré pourra enfin s’accomplir PAR ET POUR NOTRE JEUNESSE.
    Que Dieu nous débarrasse également du cube Maggie de tout temps qu’est Halidou Ouédraogo et Burkina Faso pourra tourner définitivement la page de plus de 40 ans de traitrise et d’apatridie de ces individus si assoiffés de pouvoir pour le pouvoir et de notoriété de pantins publics !
    Enfin, chers Internautes, veuillez noter que l’âge réel de Salifou Diallo ainsi que son CV publié sur le site de l’Assemblée Nationale sont faux (que cette institution corrige rapidement cela !). Je le soupçonne d’avoir produit à un moment donné de sa vie un bulletin de naissance sur dispense d’âge (pour l’ensemble de sa génération, c’était une pratique courante d’où les problèmes récurrents de traitement de dossiers à la Fonction Publique à la mise normale à la retraite pour la plupart d’entre eux). Son cursus universitaire est faux. Il fut des étudiants de l’UO exclus pour faits de grève en 77-78 sous Aboubacar Sangoulé Lamizana avec pour Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité Yorian Gabriel Somé (dont certains ont été enrôlés de force dans l’armée et consignés au camp militaire de Bobo-Dioulasso). Il a réussi à s’expatrier au Sénégal avec l’aide du même cube Maggie Halidou Ouédraogo et son PCRV en passant par le Mali pour rentrer en juin 1985 (et non en 1986) passer ensuite le concours de l’ENAM option diplomatie (c’est le fameux candidat ayant obtenu 18/20 en test d’idéologie !).
    Que vive le Burkina Faso d’est en ouest, du nord au sud !

    La Patrie ou la mort, Nous vaincrons !

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    • Le 20 août 2017 à 20:29, par mytibketa En réponse à : Décès de Salifou Diallo : La fin d’une gouvernance dirigiste à l’Assemblée nationale ?

      Pour le moment toute la nation entière pleure un homme qui aura marqué de son empreinte l’histoire proche de notre pays.La bonne éducation suggère et ceci est propre à toute les races sauf peut être la votre, que l’on accorde un moment de silence peu être pas à l’homme mais au mort qui est le passage obligé de tous. Tous ceux qui ont approché l’homme savent ce qu’il est.Ce qu’on demande aujourd’hui c’est les valeurs humaines les apports que beaucoup peuvent intérioriser pour eux et pour la communauté.Cette monodiatribe je suis certains qu’en son temps vous n’auriez pas oser le faire par peur d’un débat contradictoire, ce qui est une forme de lâcheté.Aussi restez égal à vous même et lorsque des hommes et pas des moindres et qui ont le quitus du peuple ou de leur peuple montrent le chemin de la dignité devant le mort veuillez emprunter le sentier du silence.

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      • Le 21 août 2017 à 07:46, par Okpayielo En réponse à : Décès de Salifou Diallo : La fin d’une gouvernance dirigiste à l’Assemblée nationale ?

        M/Mme Mytibketa, merci toutefois pour votre réponse à mon écrit.
        A l’évidence vous ne lisez pas régulièrement Lefasonet où depuis 2 ans j’essaye à ma facon dans plusieurs écrits (écrits où j’ai souvent surnommé le défunt "Salif Diable Diallo sans vouloir posséder le monopole de la vérité, donc invite implicite au débat) d’attirer l’attention du peuple sur un certain habillage propre à nos politiciens, habillage que j’ai découvert avec horreur dès le 15 octobre 1987.
        Cependant je suis d’accord avec vous, sa disparition ne me réjouis point même si je me suis toujours opposé à ses vues politiques et à son idéologie. Nul ne peut se réjouir de la disparition d’autrui.
        Veuillez également relire mon écrit ci-dessus, faites un petit effort d’intelligence avant de parler de bonne éducation.

        La Patrie ou la mort, nous vaincrons !

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    • Le 20 août 2017 à 22:35, par Wakat En réponse à : Décès de Salifou Diallo : La fin d’une gouvernance dirigiste à l’Assemblée nationale ?

      On n’a jamais entendu que Salif Diallo a passé le concours de l’ENAM option Diplomatie, l’a réussi et a suivi une formation en diplomatie et exercé quelque part en tant que conseiller des affaires étrangères. C’est un concours à effectif réduit ou tous ceux qui ont suivai la formation se connaissent. Ne parlez pas de choses que vous ne connaissez pas. S’il a passé le concours et ne l’a pas réussi, est-ce pertinent d’en parler ici d’autant plus que vous insinuer qu’il l’a réussi avec brio.

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      • Le 21 août 2017 à 07:04, par Okpayielo En réponse à : Décès de Salifou Diallo : La fin d’une gouvernance dirigiste à l’Assemblée nationale ?

        Bonjour mes chers amis Internautes et merci derechef pour vos réactions à mon message précédent.

        A M/Mme Wakat, je répète ceci : Salifou Diallo a passé le concours de l’ENAM option diplomatie et l’a réussi. Il a entamé le processus de formation en question mais ne l’a pas terminé (formation interrompue en 2ème année), certainement pour ses activités politiques intenses du moment l’ayant même conduit à être nommé conseiller à la présidence de Compaoré sans portefeuille sur le décès (par assassinat) de Thomas Sankara.
        Voilà, veuillez consulter la liste des candidats recus à ce concours en 1986 et surpassez un peu vos convictions pour aller sur les faits simplement et non sur l’habillage dont sont fans les politiciens Burkinabe.
        Encore une fois, que l’AN corrige le CV du défunt sur son site officiel, pour le principe de transparence uniquement !

        La Patrie ou la mort, nous vaincrons !

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        • Le 21 août 2017 à 15:47, par Wakat En réponse à : Décès de Salifou Diallo : La fin d’une gouvernance dirigiste à l’Assemblée nationale ?

          Je vous le concède en espérant que ceux qui ont réussis à ce concours en même temps que lui le confirme. C’est possible, ainsi que les 18/20. Je connais des CDR ou CR que nous avons connus sur le campus qui n’ont même pas composé une des deux épreuves de certains concours et qui se sont retrouvés sur la liste des admis au temps du Front populaire. Pourtant, dans les mêmes concours il était indiqué que toute note inférieure à 7/20 est éliminatoire.

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    • Le 21 août 2017 à 01:45, par Eric de KOURIA En réponse à : Décès de Salifou Diallo : La fin d’une gouvernance dirigiste à l’Assemblée nationale ?

      Félicitations à vous ! Merci pour ce beau témoignage. Vous savez tous ceux qui sont nés après la révolution, et qui vouent une vénération aveugle pour cet homme ne le connaissent nullement. Il est incontestable, c´est un homme de convictions, mais aussi un homme de traitrise. En effet je me souviens de l´organisation des 20 années de l´assassinat de Thomas SANKARA que nous avions voulu célébrer avec la caravane Thomas SANKARA. C´est le même Salif DIALLO qui avait organisé la contre manifestation, le même qui traitait Thomas SANKARA de tous les noms. Enfin, oublions tout cela car il n´est plus de ce monde. Seuls les charognards tournent autour des cadavres. Mais eux pourtant pendant plus 25 ans ont vilipendé Thomas SANKARA. Nous vrais SANKARISTES, sommes des Hommes et de Femmes de pardon. Nous n´avons pas oublié, nous avons seulement pardonné. Seulement, nous n´allons pas laisser ces « milliardaires » réécrire l´histoire que nous connaissons. Nous ne leur ferons pas ce cadeau. Vous savez celui qui trahit une fois peut encore trahir deux fois, ainsi de suite, et cela devient une habitude. Ils (tous ceux qui sont restés avec Blaise Compaoré) se sont mis d´accord pour tuer Thomas SANKARA, car ce dernier les empêchait de bouffer. Hé bien, ils ont bien bouffé et se sont trahis entre eux.
      Mon cher Okpayielo , merci pour votre témoignage, nous avons des choses à nous raconter. J´ai connu Salif DIALLO sur une « mobylette Puchoma ». J´étais encore sur les bancs du Lycée. Nous aimions les écouter. Nous leur avons fait une confiance aveugle. Tous les activistes de la révolution nous les avons côtoyés…jusqu´au clash du 15 octobre 1987. En octobre 1987, lors de la célébration du quatrième anniversaire du DOP, « Discours d´Orientation Politique » j´étais à Tenkodogo. J´ai encore des témoins oculaires en vie qui pourraient l´attester. À l´époque il y avait du plomb dans l´air. Jonas SOMÉ avait eu le culot de contredire publiquement le président du Faso. Ceux à qui cela pouvait profiter, ont fait tout afin que les problèmes internes du CNR, soient exposés au public, alimentant ainsi les complots. Ainsi survint le 15 octobre. De là, il y a eu les deux camps. Ceux qui étaient dans le système, et ceux qui ne l´étaient pas.
      Salif DIALLO !? J´ai aimé l´homme jusqu´en octobre 1987. Depuis 1986 je ne l´ai plus revu, si ce n´est á la télé ou dans les journaux. Le Burkina a perdu un de ses fils. Sa famille a perdu un être cher, et ses courtisans ont perdu un sauveur. L´histoire récente du Burkina a perdu un de ses piliers fondamentaux. Nous sommes des humains, donc appelés á mourir un jour. Beaucoup ont gouverné au Burkina, comme s´ils n´auraient jamais un jour des comptes à rendre. Ils ont amassé et continuent d´amasser des milliards ! Ils ont construit des fortunes faramineuses. Erreur, aux hommes, vous pourrez toujours refuser de rendre compte, mais à Dieu personne n´échappera. Que Dieu le reçoive comme il se doit et comme bon lui semble dans son royaume.
      La Patrie ou la Mort, Nous Vaincrons !

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    • Le 21 août 2017 à 17:29, par kzl En réponse à : Décès de Salifou Diallo : La fin d’une gouvernance dirigiste à l’Assemblée nationale ?

      Internaute Okpayielo, tu as peut-être raison sur certains points au sujet de la vie de l’homme mais franchement le moment ne sied pas ; soufres donc que certains te traitent de mal éduqué. Sa vie peut avoir des zones sombres comme tout politicien mais qu’à cela ne tienne, personne de bonne foi ne peut lui contester des mérites comme celui d’un courageux, d’un combattant, d’un patriote qui a contribué à sa manière au développement du pays. Je me demande comment pourrais-tu convaincre au monde paysan du Burkina que SD n’a pas contribué à révolutionner le secteur agricole ?

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  • Le 20 août 2017 à 12:06, par Alexio En réponse à : Décès de Salifou Diallo : La fin d’une gouvernance dirigiste à l’Assemblée nationale ?

    Chers burkinabe, cessez de faire des proces politico-judiciaires dans les reseaux sosiaux concernant le defunt Salif Diallo. Respectons nos morts. L heure actuelle n est pas opportun pour brosser un passe politique du defunt qui n est pas encore enterrer sur le sol du Burkina Faso. Entendez vos proces d intention apre que tout soit rentrer en ordre. Chacun son tour chez le coiffeur.

    La politique n est pas un jardin d enfant. Lhistoire politique de notre pays est a evoluer avec ses hommes et femmes.

    Tous les politiciens veulent un Burkina prospere, malgre leurs defaillances qui d ailleurs sont liees aux lois du marche international. Il est grand temps que nous nous donnions la main dans la main combattre nos insuffusances sosiales, politiques et economiques, pour un Burkina Faso meilleur pour tous. Sans discrimations d aucune liees a la couleur politique des uns et des autres. Car les hommes politiques passent et le Burkina Faso restera.

    Paix a son ame, notre President de l Assemblee Nationale.
    Merci pour le travail abattu par la petite pierre que vous avez apporter pour la Construction de notre chere patrie.

    Que la terre vous soit legere.

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  • Le 20 août 2017 à 14:20, par Zeus En réponse à : Décès de Salifou Diallo : La fin d’une gouvernance dirigiste à l’Assemblée nationale ?

    Vous n’y êtes pas, bonnes gens ! Votre plume vous indique la direction du vent et vous refusez :"les regards sont tournés vers Gounghin" ! Évidemment que Simon va prendre le perchoir !!!! Une occasion pour lui de quitter le gouvernement en meme temps sans perdre de plumes ! La vraie question c’est qui remplacera Salif pour les questions de l’ombre ?
    Une chose est aussi sûre : la réconciliation va maintenant commencer au Faso.
    Paix à son âme.

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  • Le 20 août 2017 à 23:13, par Wakat En réponse à : Décès de Salifou Diallo : La fin d’une gouvernance dirigiste à l’Assemblée nationale ?

    @Zeus, Simon ne peut pas prendre le perchoir car il n’a pas été élu député. Je crois qu’il ne sest même pas présenté sur la liste. c’est la preuve que le MPP s’est préparé à conquérir par tous les moyens le pouvoir et pas à le gérer. Gouverner c’est prévoir et tout indique que ces grands malades se croient immortels et ne prévoient rien. Le départ de Salif Diallo doit nous amener à réfléchir sur notre condition humaine. car nous sommes tous des mortels grands ou petits.

    Si vous vous amusez à mettre Sakandé sur le perchoir, vous allez avoir la jeunesse sur le dos car celle -ci en a gros sur le coeur contre cet "étudiant gâteau" qui a marchander les luttes estudiantines pour ramer contre les intérêts des étudiants et se hisser au sommet. Sakandé = prototype du contraire de la méritocratie

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  • Le 21 août 2017 à 12:15, par yankee En réponse à : Décès de Salifou Diallo : La fin d’une gouvernance dirigiste à l’Assemblée nationale ?

    Il a déjà rencontré Sankara Thomas, Dabo Boukari et biens d’autres camarades qu’il avait perdus de vue depuis belle lurette. C’était cool. Prenons exemple.
    C’est dire que nous nous retrouverons tous un jour sur les prairies célestes.

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  • Le 21 août 2017 à 21:13, par ngoonga En réponse à : Décès de Salifou Diallo : La fin d’une gouvernance dirigiste à l’Assemblée nationale ?

    RMCK va faire sortir son armement lourd pour combler le vide que SD va laisser. Au titre des personnes Kader Cissé, Salif Tiemtoré, Simon, Clément Sawadogo, ..........
    Les jours ns diront plus car ils sont d’une intelligence imprescriptible.
    Vive le Burkina

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  • Le 25 août 2017 à 16:54, par Loana En réponse à : Décès de Salifou Diallo : La fin d’une gouvernance dirigiste à l’Assemblée nationale ?

    Paix à ton âme.
    Membres de la famille du défunt rendez grâce à Dieu, car contrairement à beaucoup qui prédisait une mauvaise à Salifou DIALLO. Pour ma part, il est bien mort sans grande souffrance dans la paix et l’amour de Dieu.

    Parents et amis de Salifou, Salifou est un beni de Dieu. Rejouissez-vous et rendez grace à DIEU LE TOUT PUISSANT QUI ECRIT DROIT SUR DES LIGNES COURBES.

    BENI SOIT DIEU
    PAIX A SALIFOU DIALLO

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