‘’ Il y a un conflit réel entre le préfet et le maire. Si on mise sur la décentralisation, il n’y a pas de raison qu’on ait un préfet et un gouverneur’’, scrute Nathanaël Ouédraogo de l’UPC

LEFASO.NET | Par Oumar OUEDRAOGO • mercredi 10 mai 2017 à 21h02min

3ème adjoint au maire de la commune de Ouagadougou, Nathanaël Ouédraogo est le Secrétaire national chargé des questions électorales de l’Union pour le progrès et le changement (UPC). En prélude à l’ouverture officielle de la campagne pour le compte des municipales partielles et complémentaires, et dans l’optique de prendre le pool des états-majors des partis politiques et regroupement d’indépendants en lice, le directeur de campagne présidentielle de Zéphirin Diabré a bien voulu s’exprimer sur les préparatifs au sein de son parti. Mieux, Nathanaël Ouédraogo donne ici, sa perception du processus même de décentralisation intégrale au Burkina. Entretien !

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‘’ Il y a un conflit réel entre le préfet et le maire. Si on mise sur la décentralisation, il n’y a pas de raison qu’on ait un préfet et un gouverneur’’, scrute Nathanaël Ouédraogo de l’UPC

Lefaso.net : A quatre jours de l’ouverture de la campagne électorale, quel est l’état des préparatifs au sein de votre parti, l’UPC ?

Nathanaël Ouédraogo : Effectivement, nous sommes à quelques jours de l’ouverture de la campagne électorale, et comme dans tout bon parti, nous avons mis en place un système permettant à l’UPC, au soir de ces élections, de pouvoir avoir le maximum de conseillers municipaux. Il s’agit notamment de ce que nous avons déjà fait, à savoir choisir des militants capables d’arracher des suffrages dans les localités concernées. Vous savez que souvent, dans beaucoup de partis, ce choix même donne toujours lieu à des tensions.

Mais, l’UPC est toujours parvenue à mener ce processus de manière non seulement apaisée, mais aussi transparente. C’est ce qui fait que le choix des candidats de l’UPC, quelle que soit l’élection, s’est toujours passé dans le calme ; parce que notre parti a des textes, qui sont chaque fois respectés par des militants vraiment convaincus, qui savent que la démocratie n’est pas la guerre ; bien au contraire, ce sont des programmes à travers lesquels nous voulons convaincre les populations en leur montrant l’intérêt à nous voter pour que nous puissions les mettre en pratique. Donc, ce casting a été très bien fait et nous avons aujourd’hui des camarades qui sont prêts à se lancer dans la campagne électorale.

Lefaos.net : 19 circonscriptions électorales sont concernées, l’UPC prend-elle part à cette compétition dans toutes ces localités ?

Nathanaël Ouédraogo : L’UPC va compétir dans 17 communes sur les 19.

Lefaso.net : Trois de ces communes ont échappé aux élections générales du 22 mai 2016 pour des raisons de crises. Qu’est-ce que votre parti entreprend en ce moment pour décrisper la situation et donner une chance cet ultime acte ?

Nathanaël Ouédraogo : L’UPC a fait deux choses. La première a consisté dans le choix des hommes qui vont aller à la conquête des suffrages dans ces communes. Vous savez, quand vous choisissez des gens qui sont des patriotes, qui comprennent le sens de l’intérêt général, il n’y a pas de problème ; c’est sûr qu’à l’interne, il y aura la paix et ces gens vont transposer la paix à l’extérieur, non seulement lors de la campagne, mais aussi durant tout le processus en apportant toujours des revendications ou des positions très modérées et très compréhensives.

La deuxième chose est que nous avons saisi les tribunaux, quand il s’est agi de savoir si les mêmes personnes qui avaient été à l’origine des troubles pouvaient participer. Le tribunal a jugé qu’elles pouvaient participer, au nom même de la paix, et comme, justement, nous sommes un parti qui aime la paix, nous avons accepté. C’est un challenge, que les juridictions et les autorités ont pris, en disant que cela va amener la paix et nous y croyons, nous y allons et on travaille à ce que la paix règne dans ces communes afin qu’elles puissent se développer.

Donc, nous avons introduit nos requêtes devant les tribunaux, nous avons accepté le verdict et nous avons demandé à nos militants d’accepter ; puisque c’est au nom de la paix que ces juridictions et ces autorités ont décidé que tout le prenne part aux élections. Et comme à l’accoutumée, l’UPC a toujours su montrer la voie à suivre : le fait d’ester en justice, montre que dans une République, dans une démocratie, lorsqu’il y a un différend, quelle que soit la nature, c’est au juge de trancher. Et une fois les juges ont tranché, on doit accepter. Même si ce n’est pas à votre faveur. Et l’UPC l’a toujours fait, systématiquement.

Pour que ce ne soit pas comme ce que nous voyons dans beaucoup de pays, des guerres issues d’élections, c’est que les gens sachent que pour revendiquer, il n’y a qu’une seule voie : la justice. Et c’est ce que nous faisons ; l’UPC et son président, Zéphirin Diabré, ont toujours montré la voie et je suis content de voir qu’hier (8 mai, ndlr), l’ambassadeur des Etats-Unis s’est déplacé et a reconnu au chef de file de l’opposition d’être un maillon important dans la construction de la démocratie au Burkina ces dernières années. Cela montre que l’action de notre président mène à la tête du CFOP-BF et à la tête de l’UPC est vue et considérée comme un apport important pour la démocratie et pour la construction de notre cher pays.

On est même allé jusqu’à le nommer « Yam puukri » (littéralement, l’éveil des consciences). C’est pour tout cela nous voulons et œuvrons, une fois encore, pour que ces élections soient apaisées. S’il y a élections aujourd’hui, qui vont coûter plus d’un milliard et 200 millions, c’est parce qu’il y a eu des tensions et violences. Nous ne voulons plus de cela. C’est pourquoi également, nous appelons effectivement les populations, que ce soit pendant la campagne, le jour du scrutin ou après le scrutin, à toujours faire référence aux juridictions compétentes pour trancher les différends issus du processus.

Lefaso.net : Votre parti appelle à la préservation de l’intérêt général, mais il se trouve qu’une compétition met aux prises plusieurs parties (des adversaires). Avez-vous initié des cadres informels de concertations avec les autres conquérants dans cet esprit ?

Nathanaël Ouédraogo  : Oui, il y a eu des rencontres qui ont été initiées par les partis politiques, surtout dans les communes où les conseillers avaient été élus, mais où l’on n’a pas pu mettre en place l’exécutif local. Il y a eu des rencontres entre les partis, qui ont même pris certaines décisions allant dans le sens d’un dénouement. Mais, parfois, ce sont les acteurs, les conseillers, qui ont refusé d’appliquer ce que les partis ont convenu d’un commun accord.

C’est dire donc que le dialogue existe. Mais parfois, comme je l’ai dit, le choix de départ, le choix des candidats des partis pose souvent problème. J’espère donc que ces partis ont pris la tâche à bras-le-corps pour écarter ces gens-là des listes pour permettre que de nouvelles personnes puissent être élues et apporter la paix dans la construction nationale et la démocratie.

Lefaso.net : Pour être plus précis, depuis l’annonce de ces élections partielles, les différents partis se sont-ils rencontrés dans les circonscriptions concernées pour échanger sur la nécessité de travailler à sauver l’essentiel ?

Nathanaël Ouédraogo : ça, je peux vous dire qu’on ne l’a pas fait ; parce que, justement, il n’y a pas de cadre de concertations (comme ce qu’on voit dans un pays comme le Niger, où il y a un cadre de concertations de tous les partis politiques autour du Premier ministre ; ce ne sont pas seulement les cadres de concertations de l’opposition d’une part et, d’autre part celui de la majorité). Il faut créer ce cadre-là pour l’ensemble des acteurs politiques et ériger des règles de fonctionnement très claires. Mais, tant que ce cadre n’existe pas, il est toujours difficile de rassembler l’ensemble des acteurs politiques. On va assister à des concertations au niveau du CFOP-BF, des attentes préalables par rapport à l’issue des élections et certainement au niveau de la majorité aussi. Mais, effectivement, il aurait été bon qu’il y ait un cadre de regroupement de l’ensemble des acteurs politiques. Ce qui n’existe pas pour le moment.

Lefaso.net : Certains observateurs notent une certaine morosité pour ces élections partielles, est-ce votre constat ?

Nathanaël Ouédraogo : Oui, il faut savoir que ça (élections) coûte énormément d’argent aux partis. On parle seulement de l’Etat, mais on oublie que les acteurs politiques mettent énormément d’argent. Depuis l’annonce de la reprise, les réunions à tenir, la constitution des dossiers, etc., tout cela demande de l’argent, avant même la campagne. Surtout que cette fois-ci, l’Etat dit qu’il n’a pas d’argent pour donner aux partis en lice. Les acteurs viennent aussi de sortir de trois élections (scrutin couplé du 29 novembre 2015 et les municipales du 22 mai 2016). Ils ont déjà mis les moyens dans ces joutes électorales et se trouvent dans une situation difficile, alors qu’il faut faire des affiches, faire du marketing, etc.

Lefaso.net : Ne craignez-vous pas que cette situation (pas de financements pour les partis en lice) biaise le jeu démocratique, quand on sait que ce sont en général le parti au pouvoir et ses alliés qui disposent de moyens … ?

Nathanaël Ouédraogo : Bien sûr ! Vous conviendrez avec moi que ce ne sont pas les gens qui sont au pouvoir qui ont plus de moyens, souvent ce n’est pas ça, ils ont plutôt les moyens de l’Etat et ce sont ces moyens-là qu’ils utilisent et c’est cela qui est terrible. Ils n’ont pas les moyens (comme tout le monde), mais eux, ils disposent des moyens de l’Etat, qu’ils pensent être les leurs, qu’ils vont les mettre en branle et effectivement, il y aura un déséquilibre dans le jeu démocratique. Surtout que la loi électorale n’est jamais appliquée, sinon, normalement l’utilisation des moyens de l’Etat doit être sanctionnée par les tribunaux.

Lefaso.net : On sait aussi que la campagne est un moment de conscientisation et une loi réglemente sa pratique, prévoyez-vous un dispositif pour contrôler tout cela également ?

Nathanaël Ouédraogo : Ah oui ! A l’UPC, on a mis en place un dispositif (comme toujours) pour aller devant les tribunaux, à chaque fois que de besoin. Cela a également valeur pédagogique ; ce n’est pas forcement (et toujours) le résultat qui compte, mais le fait qu’on en parle, ça éveille la conscience des gens, ça les instruits sur les pratiques et les tribunaux jouent aussi leur crédibilité en tranchant. Quand une décision est rendue, nous nous réservons de la commenter, mais le citoyen lambda arrive à se faire une idée s’il y a justice ou pas. Nous laissons à chacun son rôle et notre rôle est qu’à chaque fois qu’il y aura des travers, un manquement à la loi, nous allons le porter devant les tribunaux, à eux aussi de faire leur travail et au peuple de reconnaître si le droit a été dit ou non (puisque le jugement est rendu en son nom).

Lefaso.net : C’est une campagne de proximité certes, mais comment l’UPC compte-t-elle faire le maillage du terrain ?

Nathanaël Ouédraogo : Vous savez, un général ne dit jamais sa stratégie avant la bataille…

Lefaso.net : N’empêche que vous pouvez dévoiler l’ossature de l’organisation !

Nathanaël Ouédraogo : Même l’ossature ; il y a la stratégie et la tactique. La stratégie consiste à donner l’ossature et si on vous casse votre ossature…, imaginez un être humain qui a la colonne vertébrale cassée, il ne tient plus débout ! Donc, ce que je peux dire, c’est que nous avons, dans cette campagne qui est de proximité, privilégié l’approche auprès de l’électeur. Et d’ailleurs, je me rappelle en 2012, c’est l’UPC qui a commencé à dire ‘’campagne de proximité’’, parce qu’à l’époque, le parti au pouvoir était dans les grands meetings, à des coûts de millions. Mais, ils se sont rendu compte que la campagne de proximité était plus efficace.

Imaginez à l’époque si on l’avait dit et qu’on nous avait copié, on ne serait pas là avec nos députés et nos conseillers. Je peux vous dire donc que nous allons vers l’électeur, pour nous faire comprendre que c’est dans son intérêt qu’il choisisse l’UPC, à cause de son programme, à cause des hommes qui vont animer ce programme. Chaque élection est toujours une occasion de rencontres entre les populations et l’élu.

Lefaso.net : Parlons du cas spécifique de l’arrondissement N°4 de Ouagadougou, un sujet récurent…. On repart avec la même dynamique…, pensez-vous, en toute sincérité, qu’on pourra enfin doter cet arrondissement d’un organe dirigeant issu des urnes ?

Nathanaël Ouédraogo : Je l’espère vivement ! Il y a des signaux qui peuvent nous indiquer que nous sommes sûrs des probabilités, que ça se passe bien ou que ça se passe mal. N’oubliez pas que depuis 2012, c’est la quatrième élection que cet arrondissement va faire. Cela montre que jusqu’à présent, le processus tel que fait, et les acteurs tels qu’ils le composent, ont du mal justement à sortir l’arrondissement de ces difficultés. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, je suis de cet avis. Mais, je pense que l’UPC, à Ouagadougou, a une fois encore montré la voie en disant que ce serait bien de choisir le maire à l’avance, pour que la population vote justement pour quelqu’un et son programme.

C’est ce que nous avons fait pour la mairie de Ouagadougou. Donc, c’est parce que nous pensons que c’est la meilleure voie d’éviter tous ces problèmes et tous ces blocages. Je crois qu’il y a justement des textes qui sont en révision concernant le code électoral et la gestion des collectivités territoriales. Je pense que cet aspect est en train d’être pris en compte.

Lefaso.net : On fait le constat général que, le processus de décentralisation souffre aussi d’un manque de moyens sur le terrain…. Ce système de gouvernance (décentralisation intégrale) convient-elle vraiment au Burkina ?

Nathanaël Ouédraogo : Je pense qu’il y a eu une erreur fondamentale au moment de la création des collectivités territoriales. Dans notre tête, quand on parle de décentralisation, on voit une autonomie ou une indépendance. Ce qui n’est pas le cas. Les gens n’ont pas compris qu’en fait, aujourd’hui, les maires dépendent du ministère de la décentralisation. Tout comme le préfet, le haut-commissaire, le gouverneur. Mais, les gens pensent que le maire est indépendant. Non, le maire n’est pas indépendant, il est sous tutelle de l’administration centrale.

Sinon, on ne parlerait pas de décentralisation. Il y a eu donc cette confusion au départ et les gens ont cru que lorsqu’on dit décentraliser, ça implique que le maire est autonome. Ce n’est pas cela. On a un qui est nommé par l’Etat (le préfet) et l’autre, ce sont les populations qui le choisissent (le maire). Mais tous sont toujours rattachés au même ministère de tutelle. Cela est important que les populations le sachent. Même les acteurs (il y a aujourd’hui des conseillers qui ne comprennent pas quel est leur rôle, il y a des maires qui n’en savent pas, qui se croient indépendants du pouvoir central, qui croient pouvoir exécuter des programmes indépendants du pouvoir central). L’éducation veut que nous fassions la part des choses.

Si nous voulons par exemple qu’il y ait non seulement décentralisation, mais également une autonomie des collectivités territoriales, c’est une autre loi qu’il faut prendre, ce n’est pas celle-là. Celle-là concerne une décentralisation. Quand on a créé les préfectures, c’était pour une déconcentration, pour qu’au niveau local, il y ait quelqu’un qui continue à représenter l’Etat : le préfet est nommé par les gouvernants et le maire est ‘’nommé’’ par les gouvernés. C’est la différence notable entre la décentralisation et la déconcentration. Sinon, tous deux répondent et dépendent de l’Etat central. C’est un choix de société et le peuple burkinabè doit se demander s’il a besoin du parfait couplage décentralisation-déconcentration.

Je vais vous dire encore que dans les grandes villes, ça ne se sent pas, mais dans les autres localités, il y a un conflit réel entre le préfet et le maire. Chacun se revendique être au-dessus de l’autre. Nous pensons qu’il faut rendre indépendantes nos collectivités territoriales... Sinon, ça n’a pas de sens, c’est un doublon qui ne sert à rien. J’aurais aimé qu’on enlève aujourd’hui les préfets et que le représentant de l’Etat soit le maire, désigné par les populations. Que le maire soit le seul maître à bord, pour rendre compte au haut-commissaire.

Mieux, j’aurais pensé même qu’on enlève les gouverneurs, puisqu’on a des présidents de conseils régionaux (PCR), il n’y a pas de raison encore qu’on ait un gouverneur, si on a un président de région. Voyez-vous qu’à ce niveau également, ça crée un doublon qui, financièrement, coûte de l’argent (puisque le gouverneur est-là, avec ce qu’il faut et le PCR aussi est-là, avec ses moyens etc.). Si ces deux étaient fusionnés, il n’aurait pas de cacophonie. Je comprends aujourd’hui qu’il y ait un haut-commissaire, parce que pour le moment on n’a pas de structure élective au plan provincial. J’ai l’impression que même l’Etat ne comprend pas…, sinon pourquoi nommer un préfet alors qu’il y a déjà quelqu’un qui est-là, désigné par la population et qui représente l’Etat ? Même si le maire est désigné par les populations, il est l’autorité décentralisée de l’Etat.

Donc, il y a besoin d’éclaircissements pour que, l’Etat comprenant, le peuple comprenant, les gouvernants et les gouvernés puissent, ensemble, dire où est-ce qu’on va. Si on mise sur la décentralisation, il n’y a pas de raison qu’on ait un préfet et un gouverneur (il y a un PCR qui est élu par des conseillers régionaux, qui fonctionne et qui exécute les mêmes projets que l’Etat).

Lefaso.net : Quelles peuvent être les conséquences, si toutefois ces reprises venaient à piétiner (les vieux démons refont surface après le scrutin) ?

Nathanaël Ouédraogo : Je ne pense pas que ça va piétiner. Il y a des facteurs qui font qu’on peut penser cela et déjà, quand on regarde les listes qui ont été déposées, ce n’est jamais à cent pour cent les mêmes acteurs. Je suis sûr que les acteurs candidats vont changer. Le deuxième élément est que je suis sûr que les élus vont changer, chaque camp ne va pas se retrouver avec les mêmes élus (même si on présentait les mêmes listes). C’est dans ce sens que je pense que la campagne peut se faire de façon apaisée. A l’issue de ces élections, j’espère de tout cœur que les problèmes qui nous ont conduits seront définitivement derrière nous.

Lefaso.net : Pour terminer ?

Nathanaël Ouédraogo : J’invite les populations à la pondération et à réfléchir sur leur avenir.

Entretien réalisé par Oumar L. OUEDRAOGO
Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 11 mai à 01:43, par Deb
    En réponse à : ‘’ Il y a un conflit réel entre le préfet et le maire. Si on mise sur la décentralisation, il n’y a pas de raison qu’on ait un préfet et un gouverneur’’, scrute Nathanaël Ouédraogo de l’UPC

    Cher monsieur je pense plutôt que c’est vous qui nous devez des éclaircissements sur l’usage des termes « autonomie » et « indépendance ». Contrairement à ce que vous pensez, la décentralisation ne postule en rien l’indépendance d’aucune collectivité. L’autonomie est ici la règle et elle existe évidemment. Jugez-en vous même : les conseils de collectivités sont élus au sein des collectivités, l’élaboration et la gestion budgétaire incombent, en leurs aspects essentiels, aux collectivités elles-mêmes ; et celles-ci détiennent de part la loi des prérogatives telles que l’exercice de la tutelle ne saurait être un obstacle au processus de décentralisation qui, du reste, fonctionne suivant les principes de progressivité et de subsidiarité.
    Au sujet des représentants de l’Etat dont vous discutez la pertinence dans les régions et départements, j’ai juste une inquiétude : pensez-vous que dans un pays où l’éducation politique est d’un niveau primitif, où l’on n’hésite pas à tuer pour un poste de maire, dans un pays où le temps des joutes politiques rappelle simplement les uns et les autres leurs origines familiales, l’Etat doit courir le risque de confier l’administration du territoire à ces politiciens-là ? Je pense que si l’on avait connaissance des conflits gérés au quotidien au sein de nos préfectures, haut-commissariats et gouvernorats, on se raviserait sur certains sujets.

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    • Le 11 mai à 10:13, par Kôrô Yamyélé
      En réponse à : ‘’ Il y a un conflit réel entre le préfet et le maire. Si on mise sur la décentralisation, il n’y a pas de raison qu’on ait un préfet et un gouverneur’’, scrute Nathanaël Ouédraogo de l’UPC

      - Mon ami, toi tu es un vieil administrateur indécrottable qui refuse l’administration de développement que commande la décentration, mais qui raffole de l’administration de commandement qui faisait usage du fouet il n’y a pas si longtemps au point que si le chef de village donne un papier à un paysan en lui disant que ’’Le Commandat te dit de venir demain’’, le pauvre ne dort plus la nuit. Vous avez traumatisé et exploité toute une génération de pauvres paysans de par le passé. Certains d’entre vous en voie d’extinction (heureusement) et vos devanciers brûlerons en enfer pour tous ces forfaits. Certains d’entre vous anciens commandants (même secrétaires administratifs) ont retiré de force les belles femmes des paysans qui vous craignaient comme la peste à cause des gardes (ou gardiforogo) qui les bastonnaient.

      J’ai vu l’expérience avec mon oncle il y a très longtemps ! Le pauvre n’a pas dormit toute la nuit à propos de la convocation qui lui a été remise, et à chaque instant il venait demander à sa vieille mère (ma grand-mère) que : ’’Qu’est-ce que j’ai fais ? Je ne me rappelle pas avoir fait un mal quelconque et j’ai payé tous mes impôts ! A moins que quelqu’un ait menti sur moi ?!’’, et le pauvre a passé toute la nuit à touner dans la cour et toute la maille était assise attendant. Et ma grand-mère qui se contentait de dire : ’’Hummmmm !...Dieu est grand. Il faut lui faire confiance mon fils’’. Le lendemain, dans son plus beau boubou qui était gardé au fonds de la cantine, en poche seulement 400 fcfa (ce qui était beaucoup en son temps), juché sur son vélo-homme de marque Peugeot avec la tête d’un lion sur le bout du garde-bout avant, le voila parti après avoir dit aurevoir à toute la famille y comprise la sienne. C’était un spectacle émouvant : tous groupés, nous le regardions partir, enveloppés dans un silence lourd, nous demandant intérieurement s’il va revenir, jusqu’à ce que les buissions aentours happent entièrement sa silhouette.

      Deb tu vois ? Tout ceci était dû à la terreur de ces admministrateurs inconscients qui brutalisaient les populations sans chercher à comprendre leurs problèmes ! Tu en faisais certainement partie. Heureusement que ce même jour, le soir, mon oncle est revenu nous annoncer qu’en fait, en prévison de la campagne de vaccination contre la méningite dans la zone, il a été désigné comme personne de contact pour sensibiliser les populations de toute la zone eu égard au respect et à la considération que les gens avaient pour lui. Et donc qu’ils l’écouteraient mieux. Mais le pauvre a passé d’abord toute une nuit blanche à cause d’une Administration traumatisante.

      Donc il faut balayer les Gouverneurs (toujours en mission et innaccessibles) et les prefets (toujours enfermés dans leurs maisons et faisant attendre les gens). Et comme aujourd’hui, il y a trop de pauvreté, ils n’ont pas l’argent et ne peuvent pas violenter les gens pour extorquer comme avant, celui qui gagne un bon yougou-yougou lors d’un passage à Ouaga, le lave et le repasse pour crâner devant les paysans !

      Par Kôrô Yamyélé

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  • Le 11 mai à 07:13, par Bala Wenceslas SANOU
    En réponse à : ‘’ Il y a un conflit réel entre le préfet et le maire. Si on mise sur la décentralisation, il n’y a pas de raison qu’on ait un préfet et un gouverneur’’, scrute Nathanaël Ouédraogo de l’UPC

    Des conflits liés aux doublons "Maire/Préfet", "Président du CR/Gouverneur".
    Ce sujet revient et mérite qu’on s’y penche, je l’espère dans le processus (en cours) de la formulation de nouveaux référentiels de la décentralisation au Burkina Faso. Plusieurs options méritent d’être discutées à fonds dans ce contexte de redéfinition d’une vision de la politique de décentralisation pertinente pour le Burkina. Le SP/CONAD et les "experts" impliqués doivent trouver des voies et moyens de s’ouvrir plus aux citoyens à travers un mécanisme de concertation et de dialogue citoyen à l’exemple du processus utilisé pour l’élaboration entre 2004 et 2007 de la politique nationale de sécurisation foncière en milieu rural (PNSFMR) et jusqu’en 2009 pour l’adoption de la loi 034-2009 (loi sur le foncier rural).
    Pour revenir aux options soulevées dans l’article, un constat est qu’on a consacré deux types de collectivités territoriales au Burkina : la commune (rurale ou urbaine) et la région. Le doublon "Maire/Préfet" résulte de la superposition des territoires des collectivités de base (les communes) avec ceux de circonscriptions administratives (les départements). Il en est de même du doublon "Président du CR/Gouverneur" avec le territoire de la région correspondant à celui d’un type de collectivité territoriale et d’une circonscription administrative.
    Et comme dans nos mentalités de "prédateurs des biens publics" le privilège de la fonction prime sur le devoir du service, l’on comprend qu’on ne veuille pas avoir "deux capitaines à la tête d’un même type de bateau". Les doublons sont vécus en conflits par ceux qui sont préoccupés par se présenter comme seul "maîtres à bord que par ceux qui ont le souci de se compléter pour rendre un service public aux populations de leurs localités.
    L’arbitrage ou la résolution des conflits entre prédateurs au niveau communal/départemental ou régional est est vu en terme d’enlever un des deux larrons. Je reste dans mon analyse sur le niveau de base : commune/département. En fait, il ne s’agit pas de supprimer la fonction de Préfet (à mon avis) mais de redéployer les Préfets au niveau de la province auprès du Haut-Commissaire. A partir de cette position provinciale, ils auront la mission d’assurer avec et au nom du Haut-Commissaire des missions d’assistance technique aux communes et de tutelle administrative.
    Pour la région, je suis d’abord pour une réorganisation qui en réduirait le nombre à huit (08) tout au plus. Il s’agirait de réussir une réorganisation administrative avec une vision d’en faire des entités de développement plus viables qui compléteraient/fédéreraient les communes. Le Gouverneur représentant les services techniques déconcentrés au niveau régional composerait avec les Présidents de Conseils Régionaux pour l’assistance technique et la tutelle administrative.
    L’enjeu de ces pistes de réforme est d’abord celui des mentalités : dans le contexte de la décentralisation ce qui prime (devrait primer dans les pratiques quotidiennes) c’est le servir des populations par les élus locaux (municipaux ou régionaux) et non les velléités de prédateurs d’être seuls maîtres à bord pour perpétuer les tares d’une administration publique désuète de commandants bouffons.
    On est élu local (municipal ou régional) pourquoi ? Pour servir ou pour se servir sur le dos des citoyens ?

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  • Le 11 mai à 07:19, par Bala Wenceslas SANOU
    En réponse à : ‘’ Il y a un conflit réel entre le préfet et le maire. Si on mise sur la décentralisation, il n’y a pas de raison qu’on ait un préfet et un gouverneur’’, scrute Nathanaël Ouédraogo de l’UPC

    Il est temps, grand temps pour nous de faire de la décentralisation une réforme tourner vers le développement économique et social des communes et des régions. Pour cela, sortons des mentalités de "c’est moi le chef comme maire ou comme préfet". Le Burkina cherche des élus locaux armés d’une moralité pour une bonne gouvernance locale. Le Burkina a besoin d’administrateurs civils au service du développement local en appui-conseil aux conseils municipaux (ou régionaux).

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  • Le 11 mai à 08:48, par Vérité fait mal
    En réponse à : ‘’ Il y a un conflit réel entre le préfet et le maire. Si on mise sur la décentralisation, il n’y a pas de raison qu’on ait un préfet et un gouverneur’’, scrute Nathanaël Ouédraogo de l’UPC

    Que monsieur Nathanaël OUEDRAOGO prenne conscience avec ce qu’il est advenu au gouvernement malien qui avait fait cette même mauvaise lecture de l’inopportunité des Préfets. La fonction préfectorale existe bien avant les haut commissariats et gouvernorats. En France elle est constitutionnalisée. Seulement quelques mois après sa suppression au Mali le gouvernement a fait rétropédalage et a même amélioré les conditions de travail des préfets.
    Vous l’avez dit : " Même les acteurs (il y a aujourd’hui des conseillers qui ne comprennent pas quel est leur rôle, il y a des maires qui n’en savent pas, qui se croient indépendants du pouvoir central, qui croient pouvoir exécuter des programmes indépendants du pouvoir central). L’éducation veut que nous fassions la part des choses ".
    Beaucoup de maires ne comprennent pas leurs attributions et c’est dans cette situation à la limite d’insouciance chez certains que vous optez de donnez blanc seing aux maires de REPRÉSENTER l’Etat.
    D’abord les limites du département ne sont pas les mêmes que les limites de la commune. un département peut comporter une ou plusieurs communes. Ensuite pour être nommer préfet il faut être Administrateur Civil ou Secrétaire Administratif et subsidiairement quelques personnels des FDS. Cela suppose un certains niveau de responsabilité, d’aptitude à administrer et à demeurer redevable. le Préfet a au minimum eu deux (02) années de formation sur la fonction de représentation de l’Etat, la légalité administrative, les types de régime, la gouvernance..etc.
    Le Préfet intervient dans la supervision de l’organisation des élections, il procède à la mise en place des organes dirigeants des conseils municipaux, il convoque les conseillers municipaux pour leur première session, participe aux missions d’appui conseils de l’organe de tutelle et c’est l’entité neutre par essence qui incarne l’identité de l’Etat.
    Le maire reste politique et redevable à son parti. cela se perçoit même au sommet avec le million des députés qui avait pour justificatif : " pour rendre compte à sa base". le député a un mandat national une fois élu, donc pas de base. Si le PAN fait cette confusion ne demandez pas à un maire de ne pas politiser l’administration et de ne pas rendre compte à son parti alors qu’il est censé être neutre.
    je ne suis pas préfet mais je crois pas que le maire peut représenter valablement l’Etat.

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  • Le 11 mai à 09:12, par lost
    En réponse à : ‘’ Il y a un conflit réel entre le préfet et le maire. Si on mise sur la décentralisation, il n’y a pas de raison qu’on ait un préfet et un gouverneur’’, scrute Nathanaël Ouédraogo de l’UPC

    interview intéressant. Il faut aussi dire qu’il aurait fallu que la constitution impose un minimum d’instruction BEPC par exemple pour être maire ou le niveau de compétences qu’on les préfets et que les Présidents du Conseil Régional (PCR) puisse avoir le niveau de compétence d’un gouverneur. Là, chaque parti désignera son maire, son Président du Conseil Régional avant les élections locales pour que au finish le parti élu puisque diriger la mairie ou la région sans problème. Le gouvernement pourrait prendre cela en compte cette problématique de maire VS préfet et Gouverneur VS PCR pour une utilisation efficiente des ressources financières et une réalisation des projets de développement. Ce sont des propositions sur lesquelles il serait bon de se pencher.

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  • Le 11 mai à 10:08, par le panafricain
    En réponse à : ‘’ Il y a un conflit réel entre le préfet et le maire. Si on mise sur la décentralisation, il n’y a pas de raison qu’on ait un préfet et un gouverneur’’, scrute Nathanaël Ouédraogo de l’UPC

    Écoutez l’état ne peut pas et ne doit pas laisser mains libres aux élus locaux ,car ces élus locaux peuvent devenir très dangereux pour les populations locales

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  • Le 11 mai à 10:42, par IB
    En réponse à : ‘’ Il y a un conflit réel entre le préfet et le maire. Si on mise sur la décentralisation, il n’y a pas de raison qu’on ait un préfet et un gouverneur’’, scrute Nathanaël Ouédraogo de l’UPC

    voila quelqu’un qui n’a pas compris grand chose dans la décentralisation. Il fait une confusion grave entre déconcentration et décentralisation. Le maire est autonome. il n’a pas de supérieur hiérarchique en dehors du conseil municipal, il n’appartient pas à un ministère, par conséquent il n’a pas à rendre compte à un haut-commissaire ni à un ministre. il rend compte au conseil municipal et à la population. Ne pas comprendre ce b-a-ba de la décentralisation est déjà un péché pour un homme politique de sa trempe, qui voulait même devenir maire.

    Je comprends maintenant pourquoi l’UPC prévoyait dans son programme d’élire les gouverneurs. En ce moment, nous serons dans un Etat fédéral. On ne peut pas cela dans le cadre de l’Etat unitaire. Il faut donc changer de constitution et instaurer un Etat fédéral pour ce faire. En ce moment, on n’aura plus besoin de préfet ni de gouverneurs.

    Il faut vite un recyclage pour nos hommes politiques, cette classe politique veillissante

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  • Le 11 mai à 11:16, par LE 29 AVRIL
    En réponse à : ‘’ Il y a un conflit réel entre le préfet et le maire. Si on mise sur la décentralisation, il n’y a pas de raison qu’on ait un préfet et un gouverneur’’, scrute Nathanaël Ouédraogo de l’UPC

    Félicitations à Monsieur OUEDRAOGO Nathanäel. C’est un Monsieur humble et très sympa que je respecte beaucoup. Bon vent à l’UPC pour les élections à venir. L’UPC, le parti du vrai changement au Burkina Faso !

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  • Le 11 mai à 14:20, par KAM
    En réponse à : ‘’ Il y a un conflit réel entre le préfet et le maire. Si on mise sur la décentralisation, il n’y a pas de raison qu’on ait un préfet et un gouverneur’’, scrute Nathanaël Ouédraogo de l’UPC

    J’ai pris bien soin de lire cet entretien mais j’avoue que je ne reconnais pas ce monsieur . Le bon sens voudrait que quand un journaliste nous piège ou même dans la vie quand on est piégé, il est toujours mieux de dire "je préfère ne pas me prononcer surtout la veille de l’ouverture des campagnes électorales " ou dire simplement je préfère ne pas m’aventurer sur un terrain que je ne maîtrise pas. Vous déplorez vous même le fait que beaucoup d’élus ignorent leur rôle et vous prétendez que ceux-ci représentent l’état ? Nous ne sommes pas à l’âge de la pierre taillée. Le maire et le préfet ne joue pas le même rôle même s’ils interviennent sur le même territoire et il n’y a pas de hiérarchie entre ces deux autorités. C’est parce que vous éduquez mal vos maires que certains croient qu’ils sont au dessus des préfets bien sûr avec la complicité du gouvernement qui, lui-même, dévalorise la fonction du CCA. Burkina Faso a commencé la décentralisation avant certains pays de la sous région bien que ces derniers sont revenus dépasser notre pays mais dans ces pays, vérifiez voir s’ils ont supprimé les CCA.
    En vous croire, le maire de Ouagadougou dirigera le Faso puisqu’on y trouve le PF et les Ministre que les CCA représentent à la base.
    Pour terminer, je vous rappelle que le principe de l’autonomie de fonction et de gestion ne signifie pas l’indépendance car le territoire du maire n’est pas indépendant du territoire du Burkina.
    Très cordialement !

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  • Le 11 mai à 14:42, par Mafoi
    En réponse à : ‘’ Il y a un conflit réel entre le préfet et le maire. Si on mise sur la décentralisation, il n’y a pas de raison qu’on ait un préfet et un gouverneur’’, scrute Nathanaël Ouédraogo de l’UPC

    Je préfère la suppression des hauts commissaires et des gouverneurs car ces 2 entités ne servent vraiment à rien,juste des faroteurs.Quant aux préfets,ils pouvaient avoir un rôle indispensable dans la bonne marche de la décentralisation à condition de prendre des hommes/femmes compétents

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  • Le 11 mai à 15:50, par IB
    En réponse à : ‘’ Il y a un conflit réel entre le préfet et le maire. Si on mise sur la décentralisation, il n’y a pas de raison qu’on ait un préfet et un gouverneur’’, scrute Nathanaël Ouédraogo de l’UPC

    Si on supprime les préfets, en moins de trois la moitié des maires vont fuir laisser leurs communes. Il faut être un politicien irresponsable pour avoir ce raisonnement. ça veut dire qu’il n’a pas encore conscience de l’état actuel de notre nation, qui est en pointillé. Nathanaël, je t’aime bien, mais il faut t’informer prochainement sur l’état de notre nation avant de faire des sorties hasardeuses.

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