Journée de la Femme : « Une fête des profanes » selon des Bobolais

LEFASO.NET | Par Romuald Dofini • mercredi 8 mars 2017 à 17h02min

Ce 08 mars 2017 est célébrée la journée internationale de la Femme. Cette année au Burkina Faso, elle est célébrée sous le thème : « La valeur morale de la personne humaine : responsabilité des communautés dans la lutte contre l’exclusion sociale des femmes ». Un thème qui est d’actualité au pays des Hommes intègres. A cet effet, plusieurs activités sont au programme afin de magnifier la femme et aussi pour que cette fête soit belle. Pour cette 160e commémoration, qu’est-ce que les hommes prévoient pour leur(s) femme(s) ? La réponse de quelques citoyens bobolais.

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Journée de la Femme : « Une fête des profanes » selon des Bobolais

Pour Boukary Ouédraogo, la journée du 08 mars est une très bonne journée. Une occasion qui est donnée aux hommes de célébrer la femme tout en restant à ses cotés. « C’est une très bonne journée pour les femmes et pour les hommes aussi, et je me dis qu’on doit respecter les femmes, on doit rester à côté d’elles et faire tout ce qu’elles veulent pour cette journée », a-t-il laissé entendre avant d’ajouter que pour cette 160e commémoration, il compte prier beaucoup pour sa femme qui a « un problème de santé » afin qu’elle recouvre la santé « et le reste viendra ».

A côté, il y a Monsieur Dembélé James qui partage ce même avis. Selon lui, il n’y a pas de jour propice pour célébrer la femme. « Tous les jours sont indiqués pour le faire » a-t-il dit. Cependant, la meilleure façon pour lui de le faire, c’est de rester aux soins de la femme pour cette journée, lui offrir un cadeau, le temps de la remercier pour les moments passés ensemble. A l’en croire, la fête du 08 mars est la fête de la célébration de la femme qui est le symbole du foyer et qui marque également l’émancipation de la femme. Et pour lui, cette date doit rappeler à la femme que son rôle a changé, que son rôle ce n’est plus de rester à la maison s’occuper seulement du foyer, certes qui est une bonne chose.

« C’est un grand jour pour lequel j’ai du respect. J’aimerai voir plus que des femmes au foyer, des femmes qui travaillent et qui aident beaucoup leur mari à participer aux dépenses quotidiennes de leur foyer », a dit ce dernier. « Pour ma femme, j’ai l’habitude de lui acheter le pagne du 08-Mars ; mais cette année, il y a une quinzaine de pagnes, donc c’est un peu compliqué. J’ai prévu de l’amener au restaurant, de causer avec elle, lui dire de se battre et de croire en elle, car elle peut faire comme moi ou mieux que moi ; je vais surtout l’encourager dans son combat » a-t-il poursuivi. [ Cliquez ici pour lire l’intégralité ]

Romuald Dofini
Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 8 mars à 18:22, par Honron
    En réponse à : Journée de la Femme : « Une fête des profanes » selon des Bobolais

    Les Burkinabé sont très très fort. Il s’agit d’une journée internationale des droits de la femme. Les Burkinabés ont enlevés "des droits" et ont gardé journée internationale de la femme. Là on parle de la femme et on met de coté ses droits.
    Sacré Burkinabé !

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  • Le 8 mars à 20:39, par Uncitoyen
    En réponse à : Journée de la Femme : « Une fête des profanes » selon des Bobolais

    les bobolais et les ouagalais n’ont pas les mêmes problèmes. Des pays ont accordé des droits aux femmes sans trop de tapages comme au Burkina Faso.

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  • Le 8 mars à 21:09, par Cheikh
    En réponse à : Journée de la Femme : « Une fête des profanes » selon des Bobolais

    En tant que symbole fort dans la lutte des femmes pour acquérir plus de droits, au lieu d’en saisir l’occasion d’une meilleure exploitation, on peut dire qu’ici la compréhension de cette journée a été plutôt déviée dans son interprétation. En effet, dès l’approche du 08 mars, l’autre moitié du ciel devrait plutôt multiplier les ateliers et les conférences, pour permettre aux femmes de diagnostiquer leur situation, s’accorder entre elles sur leurs acquis, faire le bilan des revendications restées en suspens, puis aller ensemble les exposer aux autorités, par le biais de leurs représentantes. Car il s’agit bien ici de droits collectifs qu’il faut réclamer aux gouvernants. Mais contrairement à cela, elles ont laissé le pilotage de ces actions leur échapper, si bien que ce sont les autorités elles-mêmes, qui s’en sont accaparées, en s’arrogeant à tort bien sûr, le droit de parler à leur nom. Du coup, déroutées et déphasées, elles ont fini par attribuer à ce combat si noble pour elles, une connotation ludique et individuelle.
    Ludique, parce que l’aspect réjouissance a pris le pas sur tout le reste.
    Individuelle, pour la bonne raison que chaque femme s’imagine, que c’est sur son pauvre mari, qu’il faut s’acharner à réclamer plus que d’habitude, voire de nature.
    En l’occurrence, c’est en l’accompagnant au marché, en l’aidant à cuisiner ou en lui offrant plus de cadeaux, que ce dernier est censé lui accorder plus d’attention et de droits. Alors quelle mascarade ce jour-là, et quel enfer pour ces hommes qui, pour être à tout prix à la hauteur, se plient volontiers à tous les caprices de leurs partenaires !
    Et le lendemain, tout est subitement oublié, car on reprend son quotidien comme si de rien n’était, jusqu’à l’année prochaine encore.
    Pendant ce temps, en matière de droits collectifs des femmes, rien n’a bougé sur les lignes. C’est à dire qu’on se contente toujours de la même chose, pour rebeloter à chaque fois. Certains l’ont d’ailleurs déjà si bien souligné ailleurs et à cette même tribune. Autrement dit, tant que les femmes ne prendront pas conscience, de la nécessité de changer de méthodes, ce sont elles qui en la matière resteront éternellement les grandes perdantes.

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  • Le 8 mars à 21:20, par jean
    En réponse à : Journée de la Femme : « Une fête des profanes » selon des Bobolais

    Je n’en veux pas à monsieur SANFO, encore moins
    à monsieur SOME pour leurs avis en mon sens négatifs de la journée de la femme mais plutôt à l’auteur de l’écrit qui apparemment préfère diffuser ces propos, pour faire divergence rien que pour susciter le débat, au lieu d’utiliser ses lignes pour prôner les droits, de la femme. dans une société ou la discrimination du genre persiste et qui est en perte des valeurs morales...
    dommage...vous auriez pu utiliser vos lignes pour parler de ANGELA DAVIS ,de Mère TERESA et bien d’autres ...bref...c’est (rigolo)

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  • Le 9 mars à 01:21, par Moi-même
    En réponse à : Journée de la Femme : « Une fête des profanes » selon des Bobolais

    Moi je trouve qu’on en fait trop avec cette journée là. Je ne sais pas si dans les autres pays africains c’est comme ça, mais au Burkina c’est dans presque toutes les bouches depuis quelques semaines, avec les histoires de pagnes etc...
    Je ne sais pas comment on en est arrivé là, mais on dirait que c’est l’une des journées les plus importantes de ce pays, comme si on disait aux femmes "voilà, aujourd’hui là c’est pour toi, à partir de demain retour à la normale", et elles aussi elles semblent aimer ce jeu là.
    Elles méritent pourtant toute l’attention pendant toute l’année, et je pense que dans le contexte actuel les esprits ne devraient pas être aux festivités et parades, il y a une partie de notre territoire où les enseignants enfants ne peuvent plus suivre normalement les cours, ce qui va affecter l’éducation nationale qui n’a déjà pas fière allure

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  • Le 9 mars à 10:08, par Thinkxtra
    En réponse à : Journée de la Femme : « Une fête des profanes » selon des Bobolais

    Quel est le coût de cette journée ? J’aimerai bien savoir combien cette seule journée coûte à la société burkinabé. En lieu et place ne peut-on pas la déclarer journée ouvrée et reverser les fonds générés par cette journée travaillée dans la poursuite des objectifs multiples de développement sexo-spécifiques. Par les femmes et pour les femmes, dirais-je ! Nombreux pays économiquement plus nantis que le Burkina ne chôment pas le 8 mars. La Côte d’Ivoire est un exemple parmi tant d’autres.

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