Repositionner le clitoris autrement pour qu’il ne disparaisse pas : Une technique originale « made in Yalgado Ouédraogo », selon le Pr Charlemagne Ouédraogo

LEFASO.NET | Aïssata Laure G. SIDIBE • mercredi 15 février 2017 à 23h21min

Le département de gynécologie obstétrique du Centre hospitalier universitaire Yalgado Ouédraogo redonne goût à la vie aux femmes qui l’avaient perdu à cause de l’excision. Cela se fait grâce à la reconstruction des clitoris de celles excisées, la réparation des séquelles de l’excision, l’injection au point G (…), et ce, lors de la campagne de chirurgie réparatrice et intime qu’il organise annuellement. Dans une interview à lui accordée par lefaso.net, le Professeur agrégé d’université, Charlemagne Ouédraogo, a mis un point d’honneur sur cette campagne et invité les personnes morales et physiques à voler au secours des femmes mutilées.

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Repositionner le clitoris autrement pour qu’il ne disparaisse pas : Une technique originale « made in Yalgado Ouédraogo », selon le Pr Charlemagne Ouédraogo

Pouvez-vous nous rappeler quant est-ce que l’idée d’une campagne de chirurgie intime et réparatrice a-t-il germé ?

Charlemagne Ouédraogo (C.O) : Nous avons entamé cette campagne en 2006. Elle est régulièrement organisée en mars. Cette période qui coïncide avec la journée de la femme est une occasion pour nous de faire honneur à l’autre moitié du ciel. En quoi faisant ? En lui offrant ce service particulier. C’est le lieu également pour nous d’apprendre cette technique à nos futurs gynécologues qui vont sortir dans quelques mois. Ils pourront ainsi, à leur tour offrir ce service dans les hôpitaux des régions et dans les CMA aux femmes qui le demandent. L’objectif poursuivi est de décentraliser cette offre de soins.

Concernant l’’édition 2017 prévue du 6 au 8 mars, qu’est-ce qui sera fait concrètement ?

C.O : Il s’agira de reconstruire les clitoris de celles excisées. Egalement, nous allons réparer les périnées délabrés par les accouchements. En effet, il y a des femmes qui ont vécu des traumatismes dus à l’accouchement. Elles ne se sentent plus à l’aise parce que le vagin est devenu très large. Toute chose qui joue considérablement sur leurs activités sexuelles. Aussi, sur le plan physique, c’est un inconfort pour elles. De cet état de fait, ces dernières viennent demander une solution. En sus, nous apportons des réponses aux femmes qui ont des incontinences urinaires d’efforts. A cela, s’ajoute l’amplification du point G pour celles qui ont des problèmes d’orgasmes, sans oublier les conseils que nous leur prodiguons en matière de sexualité.

Quels sont les préalables avant l’intervention ?

C.O : On ne saute pas directement sur la reconstruction sans chercher à comprendre quel est le résultat attendu. Quelles sont les raisons de la demande de reconstruction ? Toutes les raisons voilées doivent se découvrir pour la consultation. Et on fait cette démarche avant d’amener la femme à la construction. Et après, l’évaluation un an après se fait en fonction de la raison de la demande. Si on n’analyse pas, après, quand vous évaluez, vous n’avez pas de base. La femme peut venir vous dire : « Docteur, votre chirurgie n’a pas marché car je n’arrive toujours pas à jouir ». Mais je puis vous assurer que l’orgasme, ce n’est pas parce que vous avez un clitoris ou une baguette magique.

Vous pouvez avoir un clitoris long, normal mais qui ne vous donne pas l’effet escompté tout simplement parce que vous ne savez pas l’utiliser ou tout simplement parce que d’autres paramètres bloquent votre sexualité. Tout cela est expliqué à la femme lors de l’entretien et la consultation. Maintenant, si on doit accéder à la reconstruction, on le fait. Mais, s’il n’y a pas une suite vers la chirurgie, au moins la personne aurait reçu tous les conseils en matière de sexualité pour améliorer les choses qui l’inquiétaient auparavant.

Avez-vous déjà eu des cas ou des femmes se sont rétractées après l’étape de l’entretien ou la consultation ?

C.O : Oui ! Il y a certaines qui se rétractent parce qu’elles ont peur malgré toute l’assurance. Rien que l’année dernière, certaines ont reporté leur intervention pour cette année. On espère vivement pouvoir les compter parmi les patientes de la présente édition.

Après l’intervention, combien de temps faut-il avant d’avoir des rapports sexuels ?

C.O : Une fois que l’intervention est réalisée, on explique tout cela au cours de la consultation, il faut deux mois sans rapport sexuel au cours de laquelle la femme elle-même fait ses soins. Nous la revoyons trois fois au cours des deux mois. Celles qui ont des besoins particuliers de consultation, par contre, sont reçues sans protocole.

La réfection clitoridienne comporte-t-elle des risques ?

C.O : En termes de complication, c’est surtout les douleurs. Car, le clitoris est un organe automatiquement innervé, c’est très sensible. Ce qui nous amène à changer les médicaments antalgiques. Des complications telles que les hémorragies, non ! Seulement des petites infections pour les femmes qui n’ont pas suivi les règles élémentaires de l’hygiène. Par ailleurs, on n’a jamais rehospitalisé une seule femme pour complication. Ce sont des choses qui peuvent se régler de façon ambulatoire. Mais le gros lot, j’insiste, c’est la douleur. Afin d’apporter une solution à cela, le CHU-YO a eu la paternité et la primauté de mettre en œuvre une nouvelle technique de reconstruction du clitoris qui n’existait jusque là nulle part. Et même si cela existait, elle n’a pas été rapportée par une seule équipe scientifique.

Cette nouvelle manière de faire vient renforcer celle de base mondialement reconnue et inventée par le Docteur Foldès qui donne plus de douleur. En effet, on passait des fils à un endroit qui était très sensible. Cette nouvelle technique de reconstruction du clitoris nous a ouvert des portes à l’extérieur. La preuve, j’ai été invité à participer au congrès de chirurgie plastique sur la chirurgie vulvaire qui aura lieu à Genève pour montrer cette technique. En effet, elle consiste à fixer le clitoris autrement pour qu’il ne disparaisse pas. Car, lorsqu’il est mal fixé, il répare là où vous l’avez pris pour le positionner. Aussi, faut-il le souligner, le clitoris mesure environ 10 cm, ce que les exciseuse enlèvent, c’est la partie visible de l’iceberg. Il reste une partie à l’intérieur qu’il faut aller chercher et le repositionner là où il était.

Pendant la période de cicatrisation, quels conseils préconisez-vous à vos patientes ?

C.O : La femme doit être très hygiénique. Il y a un numéro de téléphone d’un point focal, celui qui à participé à son intervention, qu’elle peut appeler à tout moment pour partager des petits soucis et prendre des conseils. Nous offrons également un document, à celles qui savent lire et écrire, comportant les règles à suivre pour faire son hygiène à la maison. Ce document permet aussi à la femme de découvrir son organe et connaitre les signes de dangers. Sur ce dernier point, on peut noter, entre autres, les saignements, une odeur nauséabonde, du pu qui coule et une douleur persistante.

Combien de femmes sont attendues à cette campagne ? Et d’où viennent-elles ?

C.O : Avec 08 interventions par jour, 80 femmes sont attendues à cette campagne. Mais souvent, on n’arrive pas à atteindre ce nombre à cause des problèmes techniques ou parce qu’il y a beaucoup de césariennes à faire. Cependant, étant le seul pays dans la sous région à offrir régulièrement la reconstruction du clitoris, nous avons des patientes qui viennent d’horizon divers, à savoir la Côte d’Ivoire, Niger, Sénégal, Adis Abeba, Kenya, etc.. Après, nous faisons le suivi par webcam.

La chirurgie est-elle prise en charge ?

C.O : L’intervention est subventionnée par le CHU-YO. Les intéressés doivent, par contre, payer la somme de 13.125 francs CFA à la caisse pour l’opération. Mais il faut signaler, en outre, que nous avons des partenaires qui nous accompagnent régulièrement avec des fils, des gangs, compresse, casaques et des champs opératoires. Pour cette année, la réception de ces kits interviendra au cours du mois de mars. Nous allons les mettre gratuitement à la disposition des patientes. Cependant, en dehors de nos campagnes, nous prescrivons ces kits de consommables à toute celle qui a besoin de se faire reconstruire.

Vous avez tantôt parlé de partenaires. Qui sont-ils ?

C.O : Il s’agit du CHU d’Angers. Il a une convention avec l’hôpital Yalgado Ouédraogo signée par les deux directeurs d’hôpitaux. Toute chose qui nous permet de faire des échanges. A cela s’ajoute, la convention entre l’Université d’Angers et celle de Ouagadougou justement dans lequel nous devrons mettre en œuvre la reconstruction du clitoris et aller même jusqu’à créer un diplôme inter-universitaire de chirurgie intime réparatrice. La première édition est prévue pour 2018.

Quelle est la particularité de la présente édition ?

C.O : La présente campagne n‘a pas de particularité. Elle est juste classique. C’est le renforcement de ce que nous avons entamé depuis 2006. Nous rentrons dans la troisième année avec l’innovation technologique qui est de répositionner le clitoris autrement selon une technique originale « made in Yalgado Ouédraogo » que nous vendons aujourd’hui au monde entier.

Que peut-on retenir en termes de difficultés ?

C.O : Nous rencontrons beaucoup de difficultés. Il y a des femmes qui veulent venir seule faire leur intervention. Nous, à notre niveau, nous leurs demandons toujours de se faire accompagner, mais très souvent, ce n‘est pas le cas. Outre cela, on a beau expliquer, mais il y a certaines femmes qui ne respectent pas les soins post-opératoires à suivre. Toute chose qui ne contribue pas à une meilleure cicatrisation.

Pour certaines personnes, le fait de reconstruire le clitoris d’une femme peut l’amener à emprunter le mauvais chemin. Qu’en pensez-vous ?

C.O : Ce n’est pas parce qu’elle va se faire reconstruire qu’elle va être infidèle. Pas du tout ! C’est un droit. La femme doit être réhabilitée tant sur le plan psychologique que physique. Pourquoi on considère l’excision comme un crime ? Et bien, c’est parce que c’est une atteinte à l’intégrité physique de la femme. Une femme ne se surveille pas comme un trésor. Faite-lui confiance et puis vous avancez ; et non pas aller sur des préjugés sexuels. La vie doit aller au-delà de cela. Le clitoris, il vaut mieux l’avoir que de ne pas l’avoir.

Est-ce que toutes les séquelles des mutilations génitales féminines sont-elles réparables ?

C.O : 90% des séquelles des MGF sont réparables. Le clitoris étant très long, c’est difficile de voir une exciseuse qui connait l’anatomie pour aller tout racler. On a vu des cas où il restait un petit maillon, certes, mais dans la plupart, ces cas peuvent être reconstruits.

Quand est-il des petites lèvres ?

C.O : Le Dr Pierre Foldès avait essayé, mais ça ne donne pas de bons résultats sur la peau noire. Cela s’explique par le fait qu’elle a beaucoup de tissus conjonctifs, c’est-à-dire beaucoup de collagène avec une tendance exagérée à la dystrophie et à la formation des chéloïdes. Donc, quand on tente sur ses parties, vous vous retrouvez avec des cicatrices très épaisses qui ne donnent pas les effets escomptés. C’est pourquoi, nous nous limitons uniquement à la reconstruction du clitoris.

Avez-vous déjà rencontré une situation fâcheuse avec le mari d’une patiente ?

C.O : Oui ! Il y a eu des femmes qui nous ont fait croire que leur conjoint avait donné son accord. Alors nous avons procédé à la reconstruction. Après, le mari nous appelle pour nous demander ce qu’on a fait à sa femme parce qu’il veut avoir des rapports sexuels, mais il n’arrive pas. Cette situation nous a amené à être prudent et à passer au peigne fin tous ses éléments en consultation pour que la femme comprenne les enjeux. C’est pareil pour les celles qui font réparer leur périnée.

Un appel à l’endroit des femmes qui vivent en silence les effets des MGF ?

C.O : A toutes celles qui sont réticentes, nous leur invitons à venir à l’information. Nous recevons tous les jours du lundi au vendredi de 8 heures à 12 heures à la maternité Yalgado pour apporter toutes les explications et donner les conseils. Venir en consultation ne veut pas dire forcement que vous allez passer directement à la reconstruction, mais vous aurez reçu quand même des conseils et des informations sur votre santé sexuelle et reproductive. Aussi, je lance un appel fort à l’endroit des personnes morales et physiques qui travaillent à la réhabilitation de la femme. Venez au secours des femmes mutilées qui désirent accéder à cette chirurgie en subventionnant la partie qui doit être payée à l’hôpital. J’espère que ce cri de cœur sera entendu et que les 100 premières femmes qui vont s’inscrire se verront complètement exempter des frais d’opération.

Interview réalisée par Aïssata Laure G. Sidibé
Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 16 février à 00:15, par Mechtilde Guirma
    En réponse à : Repositionner le clitoris autrement pour qu’il ne disparaisse pas : Une technique originale « made in Yalgado Ouédraogo », selon le Pr Charlemagne Ouédraogo

    Citoraid avait donc eu son procès contre un adversaire sinon un rival dangereux qui lui ravissait ses patients ? Eéééh Dieu de miséricorde !!!… Argent, argent, économie quand tu nous tiens...

    Docteur à quand les opérations pour changer les sexes ?

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  • Le 16 février à 07:37, par Oban Dubois
    En réponse à : Repositionner le clitoris autrement pour qu’il ne disparaisse pas : Une technique originale « made in Yalgado Ouédraogo », selon le Pr Charlemagne Ouédraogo

    Au lieu de se focaliser sur les vrais problèmes qu’on de plus en plus les femmes aujourd’hui tels que les cancers (sein et autres), on vient parler du n’importe quoi.

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  • Le 16 février à 08:34, par Aleeno
    En réponse à : Repositionner le clitoris autrement pour qu’il ne disparaisse pas : Une technique originale « made in Yalgado Ouédraogo », selon le Pr Charlemagne Ouédraogo

    Moi je résume toute cette interview à ces phrases : "Après, le mari nous appelle pour nous demander ce qu’on a fait à sa femme parce qu’il veut avoir des rapports sexuels, mais il n’arrive pas." Je pense que l’homme et la femme doivent être impliqués, au cas ou celle ci serait mariée. On pourrait même inviter le couple à recevoir les différents conseils et leur demander s’ils étaient d’accord pour la réparation.

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  • Le 16 février à 08:47, par Docteur Pierre Foldes, Institut en Santé Génésique, Saint-Germain en Laye France
    En réponse à : Repositionner le clitoris autrement pour qu’il ne disparaisse pas : Une technique originale « made in Yalgado Ouédraogo », selon le Pr Charlemagne Ouédraogo

    Bonjour,
    Je vous remercie pour votre tribune et de me permettre d’apporter quelques précisions concernant la chirurgie réparatrice du Clitoris, que j’ai inventé il y a plus de 25 ans, et qui est en constante évolution.
    j’ai à ce jour réparé plus de 5.500 excisions et continue à programmer 50 interventions par mois.
    La lecture de votre article me laisse un peu perplexe et ne me fais pas découvrir une nouvelle technique.
    La première remarque est qu’il n’y a pas une méthode unique, mais une technique qui doit s’adapter à toutes les formes d’excision.
    L’excision est une pratique rencontrée dans de très nombreux pays et en fait très diverse.
    Je n’opère pas de la même façon les mutilations rencontrées en Afrique de l’ouest et celles venant de Somalie, de Sierra Leone, du Soudan, d’Indonésie ou des Indes.
    La deuxième remarque concerne la fixation du clitoris, qui a considérablement évolué ces dernières années, et repose actuellement sur une méthode très fiable et moins douloureuse, en tenant compte de l’expérience du passé.
    L’ensemble du travail pré et postopératoire s’appuie sur la gestion de la douleur et l’observance stricte de l’évolution locale.
    La troisième précision concerne les petites lèvres. Contrairement à ce qui est écrit, elle sont maintenant quasiment systématiquement reconstruites par une technique simple qui donne satisfaction, et ne donne jamais de complications cicatricielles de type chéloïde.
    Il s’agit d’une revendication très fréquente chez les femmes victimes et il faut les écouter.
    La demande très forte de ces femmes est de retrouver une intégrité physique de leur sexe et bien d’être "entière". Cette intégrité, telle que formulée par elles, concerne l’intégralité de l’aspect de la vulve.
    Je terminerai en redisant que la chirurgie de réparation du clitoris est une technique en évolution permanente, qui repose avant tout sur l’écoute attentive des femmes et leur suivi à long terme.
    Ceci n’est possible que par la prise en charge pluridisciplinaire que nous réalisons dans notre Institut.

    Docteur Pierre Foldes

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    • Le 16 février à 11:36, par Burkimbila
      En réponse à : Repositionner le clitoris autrement pour qu’il ne disparaisse pas : Une technique originale « made in Yalgado Ouédraogo », selon le Pr Charlemagne Ouédraogo

      Bonjour Dr Pierre Foldes
      A la lecture de votre intervention, j’ai quelques questions à vous poser :
      Tout d’abord je vous félicite pour les résultats de vos recherches que beaucoup du corps utilisent de part le monde entier.
      Nous sommes tous d’accord qu’il faut rendre à César ce qui est à César et c’est pour cette raison que les noms des chercheurs sont donnés aux techniques qu’ils ont mises en place et ceux qui utilisent ces techniques rendent hommage aux chercheurs comme Dr OUEDRAOGO l’a fait dans interview.
      1) Comment se fait-il que les évolutions de votre techniques n’ont pas été partagées comme la première ? Avez vous gardé ces évolutions uniquement pour vous ? Manque t-il d’espaces de partage ou ces espaces sont-ils à accès limité ?
      2) Etant donné que les honneurs vous reviennent quand votre technique est utilisée, ne pensez-vous pas qu’il est nécessaire de mettre en place, si cela n’existe pas encore, une sorte de base de connaissance pour cette techniques et celles d’autres auteurs ? Une base de connaissance accessible à des spécialistes ?
      3) n’était-il pas mieux de prendre contact avec Dr C. OUEDRAOGO suite à son interview pour lui parler entre spécialistes plutôt que de la façon dont vous avez intervenu ?

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    • Le 16 février à 12:16, par PIONG YANG
      En réponse à : Repositionner le clitoris autrement pour qu’il ne disparaisse pas : Une technique originale « made in Yalgado Ouédraogo », selon le Pr Charlemagne Ouédraogo

      Salutation Dr Pierre Foldes,
      Merci pour votre réaction qui nous éclaire. Je suis étonnée qu’une innovation revendiquer par certains sur la base d’une technique que vous avez mis en place ne vous soit pas signifier. Et vous voyez avec quel orgueil cette évolution est revendiquée par notre compatriote C.O. Ce n’est pas normale. Et voilà que pour les petites lèvres, la technique de réparation a évolué, mais lui (C.O) n’est pas informé. ça donne l’impression qu’il s’est coupé de la source, et ce sont nos femmes et nous qui en partirons avec les conséquences dans le long terme. Merci encore Dr pour votre intervention. Et j’espère que C.O qui serra informé de votre réaction, vous contactera avant de venter les mérites de son "ignorance" qui fait de nos femmes certainement ses cobayes.

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    • Le 16 février à 13:00, par Kôrô Yamyélé
      En réponse à : Repositionner le clitoris autrement pour qu’il ne disparaisse pas : Une technique originale « made in Yalgado Ouédraogo », selon le Pr Charlemagne Ouédraogo

      - Dr Pierre Foldes, je vous salue et vous remercie pour votre réaction à ce forum et surtout pour avoir inventé la réparation des clitoris depuis plus de 25 ans. nous avions eu dans ce pays, un président unique en son genre et très éclairé qui disat, je cite : ’’Au Burkina Faso, des chercheurs qui cherchent, on en trouve. Des chercheurs qui trouvent, on en cherche’’. C’était Thomas SANKARA  ! Ceci étant, je voudrais humblement vous suggérer d’user de vos relations et de votre pouvoir pour renforcer les capacites de nos médecins et infirmiers à travers des stages de formations ou d’ateliers de partages de connaissances. Vous voyez Dr ? Chez nous ici, rien n’est facile ! Il a suffit que des gens attrappent ici le Palu-Dengue que toute la cité était paniquée. Il a suffit aussi que les autorités disent que les soins dans les hôpitaux et dispensaires publics sont gratuits pour les femmes enceintes et les enfants jusqu’à l’âge de 5 ans que les gens se ruent vers les formations sanitaires sans moyens. Eh oui ! Aujourdhui Dr Foldes, les agents de santé sont régulièrement bastonnés dans les formations sanitaires par des patienst ou leurs parents, impatients et frustrés de ne pas trouver du médicament gratuit comme annoncé, en dehors du paracétamol et de l’Ibuprofène ! Quand on est un peuple à 80% analphabète comme au Burkina Faso, tout est difficile, même respirer poliment devient difficile, et on tombe facilement dans des burkinÂNERIES ou dans des burkinIAISERIES en bastonnant les agents de santé dans l’exercice de leurs fonctions !

      Dr Pierre Foldes, je vous dit aurevoir et sachez que je vous ai lu avec plaisir. Moi je suis le Kôrô Yamyélé, fermier dans un Petit village. J’ai une ferme de 50 Ha où il fait bon vivre sans bruit. De temps en temps je m’offre quelques gibier si le forestier ne me surprend pas en plien baconnage. J’ai un forage avec un châteu d’eau et d’immenses plaques solaires qui me fournissent l’électricité 24h/24 et grâce à laquelle je me connecte à l’internet et je regarde la télé avec ma famille et mes amis qui me rendent visite ici.

      Dr Foldes, je suis devenu fermier un peu par hasard ! Agronome spécialisé que je suis, j’ai tenté la politique. Mais comme je refuse de mentir ni de calomier, les vieux barroudeurs de la politique burkinabè, malgré mes compétences et mes fortes capacités reconnues de tous, m’ont jetté par dessus-bord du parti polilique auquel j’appartenais et dont j’ai contribué à créer. Très aigri que j’átais, j’ai marché à pas de caméléon pour aller demander une terre dans un pittoresque village dont les anciens m’ont accueilli et installé. Je dis à pas de caméléon car s’ils l’avaien su, ils allaient me devancer pour dire aux leaders du village : ’’Il parait que Yamyélé vient ici pour demander la terre. Ne le donnez pas ! Si vous l’accueillez ici, c’est tant pis pour vous ! Il va coucher avec toutes vos femmes’’. Et ceci étant très sensible dans les villages, ils allaient encore cuire une 2ème fois mes carottes. C’est alors Dr Foldes, que quand je fus prêt, j’ai rendu silencieusement ma démission de la Fonction Publique, raccrochant mon manteau de foctionnaire de l’État pour endosser ma blouse marron de fermier. Et me voila quand-même heureux aujourd’hui. Merci Dr.

      NB  : Je vais dès cet instant me rendre au cabaret de notre village pour prendre quelques rasades de dolo (bière de mil) avec notre Chef de village. Je parlerai de votre écrit là-bas. Je sais que les gens vont rigoler là-bas aujourd’hui. Les connaissant bien ainsi que leurs habitudes, certains vont même me dire : ’’Hey Yamyélé ! D’où viens-tu encore avec cette histoire ? On sait qu’il y a des mécaniciens pour réparer les vélos. Mais des mécaniciens pour réparer ça (clitoris) !?? Haaaa !! Yamyélé, tu vas loin et il est temps qu’on te surveille de près pour que tu ne rentres pas en brousse (fou) !’’

      Par Kôrô Yamyélé

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      • Le 16 février à 20:12, par Nassira
        En réponse à : Repositionner le clitoris autrement pour qu’il ne disparaisse pas : Une technique originale « made in Yalgado Ouédraogo », selon le Pr Charlemagne Ouédraogo

        Yamyélé, ton intervention est pleine de sens, et fait réfléchir sur l’État d’esprit de nos sociétés !
        Je souhaite avoir ton contact , car le 2e paragraphe de ton récit est la vision de mon futur dans très bientôt....!

        Merci.
        Ps : Webmestre , bien vouloir transmettre mon adresse courriel au Kôrô, s’il vous plaît.

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      • Le 17 février à 12:57, par PIONG YANG
        En réponse à : Repositionner le clitoris autrement pour qu’il ne disparaisse pas : Une technique originale « made in Yalgado Ouédraogo », selon le Pr Charlemagne Ouédraogo

        Kôrô Yamyélé, comment on peut avoir 50 Ha pour toi seul dans un burkina de 274 400 km2 ? Tu as vendu quoi ? C’est pas vous autres qui avez profitez de la fameuse reforme agraire de KOUASSI Blaise pour pillé les terres fertiles de ce pays au détriment même des paysans qui y tirent leur pitance ?

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        • Le 17 février à 16:49, par Kôrô Yamyélé
          En réponse à : Repositionner le clitoris autrement pour qu’il ne disparaisse pas : Une technique originale « made in Yalgado Ouédraogo », selon le Pr Charlemagne Ouédraogo

          - PIONG YANG, quand on m’a balancé par dessus-bor du parti CDP, tu sais bien que c’était ton KOUSSI Blaise qui était en réalité le vrai propriétaire du parti, et il nous maipulaite à sa guise. Le CDP était un panier à crabes dans lequel nous nous entremêlions les pinces jusqu’à ce que les plus coriaces réussissent à briser les miennes. C’est l’entrée très remarquée de son petit-frère et de sa belle-mère dans le ring du CDP qui a précipité KOUASSI Blaise en Côte-d’Ivoire, sinon il serait toujours là. Tu as bien su aussi qu’un des RSS d’aujourd’hui, répondant à un journaliste qui lui avait demandé s’il n’avait pas des ambitions présidentielles, a dit : ’’Je ne suis pas fou pour lorgner le fauteuil présidentielle !’’. N’oublie pas que c’est le même, pour énerver davantage des marcheurs et les grévistes, avait aussi dit : ’’Nous avons le pouvoir, l’armée est avec nous et nous avons les plus belles femmes que nous tannons le soir jusqu’au matin !’’. Le CDP a pris une autre tournure avec le petit-frère et de sa belle-mère et de leurs amis très virulent. A cet effet tu te rappelles encore certainement le dernier congrès du CDP au palais des sports à Ouaga 2000, congrès de tous les péchés, qui a rangé les RSS & Cies dans un même sac dénommé ’’Conseillers’’. Ce qui avait irrité un des RSS (le même) au point qu’il dise : ’’On dit que nous sommes conseillers et on ne nous consulte sur rien ! Nous apprenons les choses comme les autres dans la presse ! Quels conseillers ? Conllers des mes cou.... oui !’’. C’est en revenant très énervé de ce congrès qu’il a fait un grave accident sur l’échangeur de Ouaga 2000. Je t’assure que celà m’a fait de la peine car c’est mon bon ami et je l’aime bien. J’ai été peiné au point de donner 2 coqs à notre chef de terre ici pour prier les mânes afin de le porter secours, même s’il est protestant. Mais bien avant cet accident, une planche était tombée sur sa tête lorsqu’il visitait un chantier, au point qu’il s’est evanoui ! A croire que quelqu’un l’en voulait trop ! Et tous ces évènements me déplaisaient !

          Par Kôrô Yamyélé

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    • Le 16 février à 15:41, par Mechtilde Guirma
      En réponse à : Repositionner le clitoris autrement pour qu’il ne disparaisse pas : Une technique originale « made in Yalgado Ouédraogo », selon le Pr Charlemagne Ouédraogo

      Une question au docteur Foldes,

      Docteur, ne pouvez-vous donc pas performer la technique de l’excision au lieu de vous contenter de restaurer les clitoris ? Des docteurs et des gynécologues vous ont bien prouvé que l’excision ne gêne en rien à la jouissance. Il y a dans cette pratique une question morale. Mais je ne voudrais pas vous en tarauder (si vous me permettez le mot) davantage la conscience. Non ce n’est pas mon intention de vous parler des pratiques coutumières africaines tant décriées et auxquelles vous n’y croiriez même pas, mais qui datent depuis des millénaires avec des sociétés de l’antiquité ou, au mieux je ne voudrais pas non plus vous entretenir de questions théologiques, surtout si vous êtes athée. Je voudrais vous dire que, si ces pratiques perdurent de nos jours, malgré la lutte féroce contre elles, c’est que les raisons qui les justifiaient, négligées ou oubliées depuis la nuit des temps semblent aujourd’hui refaire surface. Tenez : dans l’Apocalypse de Jean par exemple, on parle de l’« ouverture du grand livre de la vie à la fin des fin temps », où beaucoup de mystères seront révélés. Des mystères dont la divulgation aurait permis de faire disparaître, autrefois, des sociétés entières. Or depuis l’asservissement des cultures occidentales sur les cultures du tiers-monde, des sociétés entières semblent déjà avoir disparu et si elles ne le sont pas encore, elles sont en voie par des maux de toutes les sortes (pandémies, déracinement par des conflits, extermination par des guerres, dénatalité (manipulation des gènes ? Etc.). Si donc en tant qu’homme de sciences, ne voyez-vous pas que vous avez inspiré aux sociétés puissantes les meilleurs moyens de destruction (ou armes de destruction massive) des petites dont le fond culturel repose sur la pratique de l’excision ? Et à quel fin ? Et quelles prébendes mieux que la coexistence pacifique et le respect des cultures de chaque peuple, cette société occidentale a escompté ou escompte encore ? !!!...Je vous laisse également la réponse. Cependant je vous invite, si vous me le permettez encore, à jeter un coup d’œil sur le continent amérindien, pardon, américain où les premières nations se battent toujours pour la restauration de leur culture. D’autre part malgré des luttes féroces, les Africains du Sud, du Nord, et de l’Est ne semblent toujours pas encore s’être tirés du bourbier ou sortis de l’auberge. Seule l’Afrique de l’Ouest semble s’être restée debout jusqu’à ce jour. Mais pendant combien de temps ?

      C’est une simple question docteur, ou plutôt une invitation si vous me le permettez encore à une plus profonde réflexion sur cette question. Ainsi vous auriez contribué à restaurer l’équilibre du monde scientifiquement sans pour autant emprunter la voie morale ou religieuse, quand bien même ces voies (incontournables pourtant) restent pour les croyants, un don inestimable de Dieu à toute sa création.

      Merci docteur.

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  • Le 16 février à 10:00, par  :: : !!!!!
    En réponse à : Repositionner le clitoris autrement pour qu’il ne disparaisse pas : Une technique originale « made in Yalgado Ouédraogo », selon le Pr Charlemagne Ouédraogo

    Vous ne pensez pas qu’il ya des priorités plus urgentes que ça ? A part les bourgeoises de ouaga que ce genre de truc peut intéresser je ne vois pas ce que ça peut apporter à nos braves dames qui travaillent dur pour assurer le minimum vital à leurs familles
    on n’a pas encore fini de manger c’est réparer le sexe des femmes qui vous préoccupe foutez nous la paix c’est quand le ventre est plein qu’on se permet de chatouiller le bas-ventre

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  • Le 16 février à 10:16, par Mamouska
    En réponse à : Repositionner le clitoris autrement pour qu’il ne disparaisse pas : Une technique originale « made in Yalgado Ouédraogo », selon le Pr Charlemagne Ouédraogo

    Bonjour c’est formidable à quand cette intervention pour Banfora

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  • Le 16 février à 11:57, par compatriote
    En réponse à : Repositionner le clitoris autrement pour qu’il ne disparaisse pas : Une technique originale « made in Yalgado Ouédraogo », selon le Pr Charlemagne Ouédraogo

    C’est bien Docteur, mais vraiment il ya d’autres preocupations plus urgentes que ces reparations dont vous parler. regardez de grace ces pauvres dames qui ramassent les cailloux et le sable , cassent les roches seulement pour survivre !! Une pensée pour elles et leurs enfants. Que Dieu nous illumine !!

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  • Le 16 février à 13:35, par Nabiga-01
    En réponse à : Repositionner le clitoris autrement pour qu’il ne disparaisse pas : Une technique originale « made in Yalgado Ouédraogo », selon le Pr Charlemagne Ouédraogo

    Merci à Fasonet pour avoir publié cette intervention. Chers frères, je vous prie de revenir à de meilleurs sentiments vis à vis de vos mamans, femmes, soeurs et filles. Le plaisir sexuel est un don de Dieu. Voler à la femme ce plaisir est une violation flagrante de ses droits. Cessez de considérer les femmes commes étant des objets. Elles sont nos mères et les mères de nos enfants. Nous leur devons la vie. Non seulement elles ont souffert pour nous mettre au monde, mais elles souffrent pour nous nourrir et nous soigner. Donc de grâce, traitez les comme des êtres humains. Le sang qui coule dans nos veines provient d´elles. Ce n´est pas parce qu´elle éprouve du plaisir sexuel qu´elle ira en enfer. Au contraire, si vous lui dérobez ce plaisir que lui confère le bon Dieu de par nature, vous la condamnez à être frustrée et à vivre dans l´amertume. Ce qui est plus dangereux que le fait d´éprouver du plaisir sexuel.
    Vous pensez être plus intelligents que le bon Dieu qui a créé la femme avec le clitoris ? Vous qui condamner la réhabilitation physique de la femme excisée ? Merci au Prof. Charlemagne Ouedraogo pour ce service rendu aux femmes.

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  • Le 16 février à 15:09, par lapatriote
    En réponse à : Repositionner le clitoris autrement pour qu’il ne disparaisse pas : Une technique originale « made in Yalgado Ouédraogo », selon le Pr Charlemagne Ouédraogo

    Merci Professeur CO, j’ai appris beaucoup de l’interview. c’est du bon boulot. Un bon medecin doit connaître le corps humain et le soigner comme il se doit en fonction du domaine choisit.
    Ce n’est pas en supprimant cette chirurgie que tous les pauvres du monde deviendront riches. Le monde est fait de différence sur tous les plans et chacun de nous devra se battre pour être à l’aise où il est.
    Il est spécialiste dans son domaine et laissez-le faire ses recherches afin d’aider ceux ou celles qui en ont besoin. Ce n’est pas parce que c’est le sexe qu’il faut en faire tout un plat.
    Bonne suite Professeur !!!!

    Répondre à ce message

  • Le 16 février à 15:31, par Ka
    En réponse à : Repositionner le clitoris autrement pour qu’il ne disparaisse pas : Une technique originale « made in Yalgado Ouédraogo », selon le Pr Charlemagne Ouédraogo

    La premières fois que J’ai eu la confirmation des rèparations avec succès des femmes excisées et les dégâts de la Noma dont je soutiens, c’était à paris au cours d’une conférence sur l’excision, avec d’autres réparations comme le Noma avec Edmond Kaiser fondateur de Sentinelle et de Terre des Hommes, c’est par là que j’ai fait la connaissance du Dr. Pierre Foldes qui a eu dans ses mains ma petite nièce excisée cruellement par une villageoise sans expérience. Cette jeune femme meurtri qui souffrait dans sa chaire silencieusement, est très heureuse en amour et au bonheur de son mari et de leurs enfants à Lyon. D’ailleurs le Dr. Foldes sait que cette personne est devenue une partisane sans tabou de l’abolition totale de l’excision d’où qu’elle vienne. Par Rapport à une femme comme madame M. Guirma qui vie au Canada et qui encourage l’excision par ce qu’elle en souffre silencieusement comme excisée, et qui veut que toutes les jeunes filles portent son fardeau, pourtant elle n’ose pas dire aux autorités Canadienne d’exciser leurs petites filles, par peur d’être expulsé le même jour : Je dis à cette personne que le Pr. Charlemagne Ouédraogo que je connais, est une mine d’or pour la recherche en médecine de notre pays. Comme cette personne croit avec son premier message que c’est à cause de l’argent, elle se trompe : La vie que notre Pr. Charlemagne Ouédraogo mène par rapport à un Pr. Comme Pierre Foldes, c’est une misère. Charlemagne fait son travail avec amour et passion. Encourageons le pour nos femmes, nos filles, qui souffrent silencieusement dans leur chair à cause des exciseuses cruelles. Toutes mes excuses si ce message apparaît dans une analyse, c’est une erreur intentionné.

    Répondre à ce message

  • Le 16 février à 16:25, par Nan Lara
    En réponse à : Repositionner le clitoris autrement pour qu’il ne disparaisse pas : Une technique originale « made in Yalgado Ouédraogo », selon le Pr Charlemagne Ouédraogo

    Bravo a toute l equipe de Yalgado pour ce grand pas technologique "local" !!!!
    En plus de soulager des individus, voire des couples, c’est aussi et certainement une avancee significative dans la lutte contre l’obscurantisme ambiant qui voudrait continuer a "privatiser" le corps de la gente feminine dans notre societe (voir reactions de certains internautes plus haut). Beaucoup d’Imams bien de chez- nous condamnent l excision, ce qui evite a bien des femmes d en arriver a consulter pour faits de sequelles. Pretendre connaitre mieux les ECRITS que ces gens ne fait que grossir le rang d l obscurantisme. Pour la victoire dans notre pays, luttons tous ens contre l’ignorance mere de l obscurantisme.

    Enfin, une reaction a la note de #5 (Dr Foldes) : Dr, je m’incline respectueusement devant l immensite de votre contribution a la science et a l humanite, a l instar du Prof C.O. qui vous le rend si bien "...Celle de base mondialement reconnue et inventée par le Docteur Foldès". , A Cesar ce qui est a Cesar ! Alright. Mais Dr., je suis etonne que le monument que je me fais de vous, dans un tel contexte, se limite a marmonner une certaine reserve sous forme de ’perplexite’, plutot que de feliciter et d encourager l intrepide jeune Prof. C.O. dont le merite est ici evident : Celui d s inspirer d une technique (maintenant universelle) en 1 technologie localement adaptee pour le development en Afrique (il n y a pas q des patientes burkinabe, et les couts ne sont certainemnt pas les memes que chz-vous). Y a t il jamais eu quelques technologies spontanees, sans aucun lien ombilical avec les connaissances pre-existantes ? N est ce pas qu on parle tout le temps de "nouvelles TK’ de ceci ou de cela ?

    Dr, sans detour j en suis a me demander si ce n est pas le fait que se soient des institutions d’ Angers (et non St-grmain en Laye) qui sont impliquees dans cette merveuilleuse aventure qui est le fondement de cette forme de frustration - SPV Dr, au RDV de Geneve ou vous serez certainement present, merci de feliciter au nom de tous les admirateurs de ce success, Prof CO et les equipes partenaires d Angers pour leur collaboration exemplaire sur la sante en Afrique>

    Répondre à ce message

  • Le 16 février à 20:47, par Cheikh
    En réponse à : Repositionner le clitoris autrement pour qu’il ne disparaisse pas : Une technique originale « made in Yalgado Ouédraogo », selon le Pr Charlemagne Ouédraogo

    Humm quel monde ! Reconstituer le clitoris pour avoir du plaisir ! Et c’est dans un pays comme le Burkina qu’on ose parler de çà aujourd’hui ? Oh quelle indécence, quel cynisme et quel péché ? En temps normal, combien de temps un plaisir sexuel dure-t-il donc, pour requérir la satisfaction des deux partenaires ? Si ce plaisir doit durer anormalement chez la femme, alors qu’au bout de trois minutes déjà, son homme n’est plus bandé comme on le constate généralement, que va-t-elle faire alors ? Le défier sans doute en allant chercher du plaisir ailleurs ? Ou bien faudra-t-il désormais que tous les hommes s’accrochent constamment au viagra, s’ils ne veulent pas s"exposer à tels sorts ? Mais entre-nous, croyez-vous que le plaisir sexuel a été conçu pour durer éternellement ? N’est-ce pas parce qu’il est bref, que nous y courons après comme un mystère ? A ce rythme-là, en plus du viagra, il va falloir trouver chirurgicalement le moyen de rendre plus gigantesque aussi tous les pénis alors ! Comme çà, après un seul rapport sexuel, chacun et chacune seront tellement ramollis et dégoûtés, qu’ils se verront astreints d’attendre encore un mois pour recommencer ! Très franchement, ne croyez-vous pas qu’on a d’autres priorités à satisfaire en Afrique ici, qu’à courir après de telles lubies !

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  • Le 17 février à 00:01, par la sagesse
    En réponse à : Repositionner le clitoris autrement pour qu’il ne disparaisse pas : Une technique originale « made in Yalgado Ouédraogo », selon le Pr Charlemagne Ouédraogo

    Foldès, c’est vraiment dommage que vous réagissez de la sorte suite à la publication de ce médecin Burkinabe qui fait la fierté du Burkina et de la communauté scientifique. Il y a quelque années l’association des gynécologues t’vous avait invité à venir reconstruire les clitoris à la clinique Suka. Pendant que l’association pensait que vous alliez le faire gratuitement, vous avez exigé plusieurs milliers d’euros, obligeant les gynécologues à demander la somme de 100 000 F à chaque femme qui devait bénéficier de cette chirurgie et vous n’avez montré aucune technique à aucun gynécologue car personne d’autre n’est monté avec vous pour opérer ! Est ce qu’on appelle cela partager des techniques devenues universelles ? c’est cela aider les femmes ? je suis certain que la facture que tu as laissé au Pr Akotionga alors président de la SOGOB, vous n’avez pas déclaré cela au Fisc français ! Foldès votre altruiste est juste de la théorie et loin de la pratique. Vous aviez exigé que la SOGOB paye les billets d’avion de votre équipe, l’hotel. Même le billet de votre cameraman a été payé ! On Au lieu de vouloir contredire le Dr CO, il faudra nous renvoyer à une référence scientifique de publication sur la reconstruction des petites lèvres ! on parle de science, on ne parle pas de gradeur d’une personne ! Le Dr CO forme des médecins chaque année sur cette technique afin qu’ils puissent le reproduire à leur tour ! c’est cela faire œuvre utile !! la paternité des techniques chirurgicales n’a pas de sens ! encore qu’on vous le rend à chaque fois que l’on parle de reconstruction de clitoris ! Soyez modeste cher Dr Foldes ! En fin de carrière c’est ce qui est mieux !

    Répondre à ce message

  • Le 17 février à 11:14, par Dr Olsen
    En réponse à : Repositionner le clitoris autrement pour qu’il ne disparaisse pas : Une technique originale « made in Yalgado Ouédraogo », selon le Pr Charlemagne Ouédraogo

    Mais que veut-il enfin, Dr Foldès ? Que personne ne parle de cette spécialité chirurgicale sans demander son avis ? Je rappelle que la chirurgie de reconstruction est une spécialité de la chirurgie de façon générale, et il n’y a rien de spectaculaire en parlant de développement d’une technique en médecine. Sinon on en serait à utiliser des seringues à multi usage, 12 comprimés par prise dans les traitements de la tuberculose, ou encore des interventions sans anesthésie. Mais maintenant toutes ces pratiques sont révolues du fait de la conséquence naturelle de l’évolution. Ne nous trompons donc pas d’époque !

    Et puis, qu’on le veuille ou non (et le fasonet peut le noter quelque part), avec l’évolution, un jour le métier de chirurgien disparaîtra au profit d’opérateur de chirurgie qui ne fera que manipuler des appareils qui feront le travail. J’ai eu l’occasion de voir un appareil dans un bloc opératoire au Japon qui réalise des interventions sur simples programmations humaines.

    Bref, c’est assez curieux que Dr Foldès, un scientifique que je respecte soit "perplexe"simplement parce qu’il entend parler de choses nouvelles sur "sa" technique. Dr Foldès, pensez-vous que chaque chirurgien spécialisé devrait aller se recueillir sur la tombe du père de la chirurgie moderne avant de parler d’une nouvelle technique ? Non, je ne crois pas.

    Et puis entre nous Dr Foldès, laissons les médecins des pays en développement sauver les pauvres populations. Aucun développement n’est possible avec une population condamnée à la misère sanitaire. S’il y a un PED dont je respecte le système de santé, c’est bien le Burkina Faso. C’est l’un des rares pays où les infirmiers jouent efficacement le rôle de médecins dans certains milieux. Egalement j’y ai pu noter une très bonne formation des médecins. C’est un système très réaliste et très bien contextualisé. C’est d’ailleurs la même amélioration lucide que certains candidats à la présidentielle française proposent dans leur programme.

    Dr Foldès, Les femmes victimes de l’excision n’ont majoritairement pas de milliers d’euros pour se faire opérer. Elles vivent souvent avec moins d’un euro par jour. Et cette triste réalité, nous devons tous la comprendre, et encourager les médecins burkinabé lorsqu’ils fournissent des efforts.

    Répondre à ce message

  • Le 17 février à 15:09, par KA
    En réponse à : Repositionner le clitoris autrement pour qu’il ne disparaisse pas : Une technique originale « made in Yalgado Ouédraogo », selon le Pr Charlemagne Ouédraogo

    Au Faso, les gens aiment se chatouiller pour rire.
    Malheureusement avec internet et la globalisation...
    Il ne reste plus que Dr TINTO aussi soit démasqué dans ses idées de découverte d’un vaccin contre le palu alors qu’il a juste participé à l’essai (comme beaucoup) et qu’il ignore ce qui est à l’intérieur. Pauvres de nous !!!
    Faites attention le monde est devenu tout petit...

    Répondre à ce message

  • Le 17 février à 21:53, par Une Mossi
    En réponse à : Repositionner le clitoris autrement pour qu’il ne disparaisse pas : Une technique originale « made in Yalgado Ouédraogo », selon le Pr Charlemagne Ouédraogo

    Merci aux internautes 14 et 15 pour votre contribution ; un de mes imminents prof d’université disait de façon caricaturale je cite : « la science n’appartient pas au papa de quelqu’un » pour signifier son caractère universelle ; il n’ya plus de bleuf en science. Ceci dit Dr Foldès le mérite vous revient d’être le géniteur de la technique, mais comme vous le savez, la science évolue, et par conséquent acceptez que Prof CO ait apporté des améliorations de votre technique et que cette version améliorée porte sa marque. D’ailleurs la communauté scientifique (congrès de Genève par exemple) est la meilleure tribune pour discuter de votre ‘’perplexité’ et préoccupation liée à la technique améliorée du Pr Charlemagne ; c’est de cette façon que la science se construit ; sinon votre sortie est incompréhensible et frise à la limite le dénigrement, et cela ne vous honore pas…une mossi sans rancune.
    Pour finir toutes mes félicitation au prof Charlemagne Ouédraogo et son équipe pour leurs efforts soutenus pour soulager la souffrance silencieuse de nos mères, filles et sœurs.

    Répondre à ce message

  • Le 18 février à 01:22, par le juste
    En réponse à : Repositionner le clitoris autrement pour qu’il ne disparaisse pas : Une technique originale « made in Yalgado Ouédraogo », selon le Pr Charlemagne Ouédraogo

    Monsieur Foldès, Père fondateur ou du moins Président fondateur général (PDG) de la reconstruction du clitoris !! Pouvez vous nous donner le nom d’un pays Africain où vous avez formé des médecins pour qu’ils puissent rendre service ? Citez des noms de gynécologues que vous avez formé durant les 40 ans ! Citez un seul nom svp ! Je vous lance ce défis ! je m’inclinerai si vous citez un seul nom ! Pensez vous que l’espérance de vie qui vous reste vous permet de voir la fin de l’excision ? ou ce temps vous permettra t-il d’opérer les millions de femmes victimes dans le monde et dont de nombreuses parmi elles souhaitent la reconstruction du clitoris ? Comme vous êtes médecin, il y a un passage du serment d’hypocrate qui dit ceci : "... je rendrai à leurs enfants l’instruction que j’ai reçu de leur père..... Que les hommes m’accordent leur estime si je suis fidèle... que je sois couvert d’opprobre et méprisé de mes confrères si j’y manque..." je crois que vous n’avez pas été fidèle, et pire vous avez manqué !! alors vous serez sanctionné par le serment ! Qui est ce que vous avez formé ? voulez vous disparaître de cette terre un jour avec votre technique ? n’êtes vous pas fier de voir des équipes qui reproduisent la technique sans votre soutien et surtout qui l’améliorent par leur intelligence ? Quelle honte !!! Si ceux qui vous ont précédé dans la science médicale s’étaient comportés de la sorte, je crois que la médecine n’allait jamais atteindre ce niveau !! Vouloir être seul c’est être égoiste ! même en France citez des équipes qui font la reconstruction grâce à vous ! il n’y en a pas !!! Monsieur Foldès, présentez vos excuses au monde scientifique car vous n’avez pas respecté votre serment ! ayez l’humilité ! il n’est jamais tard ! les grands hommes sont modestes ! même un seul livre vous n’avez pas écrit pour laisser des traces... Regardez Pr Lansac, Papiernik, Pr Descamps et bien d’autres écrivent des livres régulièrement et les mette à jour sur des techniques de chirurgie et autres ! Ils permettent à de nombreuses personnes de reproduire la science ! Avec vous c’est l’OMERTA ! sachez qu’une technique qui n’est pas reproductible et qui n’est pas soumise à la critique équivaut à du "gri gri" ! et le monde scientifique n’en a pas besoin ! Monsieur Foldès la SOGOB (société des gynécologues et obstétriciens du Burkina) vous doit toujours 5000 euros pour les quelques femmes opérées à Suka ! Vous utilisez votre association pour facturer en Afrique et vous déclarés en France que c’est de la médecine humanitaire ! cette facture existe et nous pouvons la publier ! Ayez au moins une fois honte dans votre parcours....vous vous êtes tristement enrichi sur le dos des pauvres femmes victimes de mutilation ! quelle honte ! L’équipe du Pr OUEDRAOGO fait la fierté de l’Afrique ! des médecins venus de la côte d’ivoire, de la Belgique, de la France ont été formés sans compter les Burkinabés ! Demandez à monsieur Martin de la clinique du Périnée en Belgique ! Eh bien il a été formé à Yalgado et c’est grâce à l’équipe du Pr OUEDRAOGO que la reconstruction du clitoris est possible à la clinique du périnée ! Demandez au Collège Français des gynécologues et obstétriciens (CNGOF) qui est le Pr OUEDRAOGO, ils vous diront qu’il fait la fierté du CNGOF et de son pays ! ne découragez pas les Africains !

    Répondre à ce message

  • Le 19 février à 13:24, par DR Pierre Foldes
    En réponse à : Repositionner le clitoris autrement pour qu’il ne disparaisse pas : Une technique originale « made in Yalgado Ouédraogo », selon le Pr Charlemagne Ouédraogo

    Je voudrais réagir à certains propos inexacts et apporter quelques précisions.
    Bien avant de parler de technique, mon action a surtout porté sur la reconnaissance des mutilations sexuelles féminines comme pathologie dans mon pays et au delà.
    J’ai ainsi pu obtenir de l’assurance maladie la couverture totale et la gratuité de la chirurgie réparatrice. Cela a été mon premier combat.
    Cette gratuité de la prise en charge a pu être étendue aux femmes étrangères et particulièrement Africaines par le biais de l’AME.
    Nous opérons totalement gratuitement ces femmes dans le cadre hospitalier.
    Pour celles qui ne bénéficient pas de l’AME, nous avons utilisé des procédures de financement diverses, notamment par la coopération bilatérale.
    Mais nous avons été plus loin.
    Nous avons créé un centre où toutes les victimes de mutilations sont accueillies, qu’elles soient opérées ou non.
    Nous leur offrons totalement gratuitement une évaluation, une prise en charge médicale générale, un accompagnement juridique de haut niveau, et même une assistance sociale par la recherche d’hébergement, de couverture alimentaire et les soins de leurs enfants.
    Pour ce qui est de la formation, j’ai formé des médecins au Mali, au Bénin, en RDC, au Sénégal (12 chirurgiens), et reçu dans mon centre, le plus souvent gratuitement des chirurgiens Africains, Américains et Européens qui continuent et perfectionnent la technique et avec qui je suis en lien.
    Je reçois de nombreux visiteurs et participe à tous les échanges possibles sur le sujet.
    J’ai accompli les déplacements sans demander quoique ce soit
    Mon déplacement au Burkina comprenait un investissement de ma part, il s’agissait donc d’un défraiement auquel j’ai renoncé.
    Nous avons également formé une équipe pluridisciplinaire complète autour de la chirurgie réparatrice, avec tous ses acteurs.
    J’ai écrit un ouvrage scientifique très détaillé décrivant la technique de réparation modernisée et toutes ses variantes que j’ai financé moi-même :
    « Chirurgie réparatrice de l’excision et des mutilations génitales féminines »,
    aux éditions Doin en avril 2013, diffusé très largement sans aucun droit d’auteur.
    Après une large diffusion, l’ouvrage est disponible en ligne sur Internet.
    La diffusion et l’actualisation de la technique sont un devoir permanent auquel je consacre tout mon temps.
    Les nouveaux acteurs, notamment Africains, doivent en être félicités et encouragés.
    Ce n’est qu’en restant en lien et en travaillant dans le même sens que nous progresserons pour répondre à la demande des victimes.

    Répondre à ce message

  • Le 23 février à 14:53, par le juste
    En réponse à : Repositionner le clitoris autrement pour qu’il ne disparaisse pas : Une technique originale « made in Yalgado Ouédraogo », selon le Pr Charlemagne Ouédraogo

    Pouvez vous citez des noms de médecins que vous avez formé au Burkina ? au Mali, au Sénégal, au bénin pour que les femmes puissent aller obtenir la reconstruction du clitoris ? Je ne crois pas. Si oui donnez !

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  • Le 23 février à 15:54, par Kaizer
    En réponse à : Repositionner le clitoris autrement pour qu’il ne disparaisse pas : Une technique originale « made in Yalgado Ouédraogo », selon le Pr Charlemagne Ouédraogo

    Monsieur Foldes, 25 ans d’expérience dans ce domaine avec 12 chirurgiens formés soit 1 chirurgien tous les deux ans !!! quelle prouesse !!!!! en même temps quelle honte ! De 2006 à 2016 plus de 60 médecins ont été formés par l’équipe de Ouaga. Vous devriez quitter notre plateforme des internaute et aller sur le plan scientifique et discuter avec votre confrère du Burkina ! ici ce n’est pas la votre !!! franchement même !!

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  • Le 23 février à 20:02, par Par une Mossi
    En réponse à : Repositionner le clitoris autrement pour qu’il ne disparaisse pas : Une technique originale « made in Yalgado Ouédraogo », selon le Pr Charlemagne Ouédraogo

    D’accord avec vous Mr/Mme Kaizer, la communauté scientifique est la plateforme et le carrefour de discussion pour tous ceux qui parlent science sans complexe, seules les preuves et les réalisations (achievements) comptent. RDV donc à Génève et trève de polémique.Merci

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