Violence en politique au Burkina Faso : Le coupable c’est le législateur

samedi 25 juin 2016 à 02h15min

Dans Lefaso.net en date du 22 juin 2016, nous publions un article sous le titre : « Et tout sera comme avant » où nous déplorons les actes de violence en politique et la même journée éclataient les violences comme on en a jamais au pays des Hommes intègres. La question que l’on se pose n’est pas : pourquoi tant de violence en politique ? mais plutôt : pourquoi est-il si difficile d’élire un maire au Burkina Faso ?

Violence en politique au Burkina Faso : Le coupable c’est le législateur

Nous pensons que loin des raisons pécuniaires et des intérêts personnels qui sont secondaires, notre démocratie (code électoral et constitution) contient les germes très sensibles d’un conflit ethnique.
Notre méthode consistera à analyser le code électoral et les comportements verbaux de politiques repris, de façon inconsciente pour les électeurs.

J’ai cherché les raisons dans le code électoral (article 236 à 264).En compréhension, conformément à ce code électoral, les conseillers élus sont convoqués par l’autorité (Haut-commissaire pour les communes urbaines et préfet pour les communes rurales) pour l’élection du maire et de son bureau. En rappel, le maire est l’élu municipal « qui gère mon quotidien » c’est-à-dire l’école du quartier ou du village, la gestion des ordures ménagères jusqu’à la décharge publique, le curage des caniveaux pour l’écoulement des eaux, les travaux de voie : route, pont, caniveaux… En termes simples, dès que je pose pied sur le sol le matin, j’ai affaire au maire jusqu’à ce que je me couche et si c’est la dernière fois, c’est lui qui dit où se trouve le cimetière. Jusque-là, ma voix s’arrête au seul choix des conseillers qui, dans les secrets des connivences et alliances multiples et multiforme « trouvent » « un maire » pour moi.

Donc, l’électeur que je suis donne mandat à un élu local pour le choix de mon élu de proximité, celui qui gère mon quotidien. Je note au passage que j’ai le droit d’élire directement le président du Faso, un élu que je risque de ne jamais voir physiquement dans ma misérable vie de paysan de Temetemeso, de Morolaba, de Loloni, de Dezhou, de Dembo... Quelle contradiction ?
On pourrait mettre un étudiant sur ce sujet et ce serait sans doute un bon mémoire. Mais ce qui nous intéresse ici, c’est le caractère proximité de cet élu même qui est le nœud du problème et nous ramène de plein pied dans le code électoral.

En effet, tous ceux qui ont le code peuvent lire l’article 236 dans son style confondu à dessein. Il est rédigé de façon à camoufler que le fait que « la circonscription électorale (…) pour les communes rurales (…) est le village ». Or, qui dit village dit bien l’identité de ceux qui estiment être légitimement appartenant « au village ». Par conséquent, le candidat n’est forcément pas celui qui est au village mais celui qui semble avoir une légitimité d’appartenance, ce qui sera renforcé d’ailleurs par l’article 241 relatif aux conditions d’éligibilité où il est écrit que « (…) sont éligibles au conseil municipal, les personnes ayant qualité d’électeur (…) à condition qu’elles résident effectivement dans la commune ou qu’elles y aient des intérêts économiques et sociaux certains ». Et comme tout le monde était convaincu que cette disposition est floue et vague, on a ajouté une note explicative « (72…) le fait de résider dans une commune et d’être propriétaire d’un immeuble lui sevrant de résidence secondaire dans un secteur d’une autre commune, ou d’avoir une partie de ses parents dans un secteur de ladite commune, sont autant d’éléments d’intérêts économiques et sociaux. » Au flou, on a ajouté du sombre qui deviendra un motif d’exclusion des résidents considérés comme « étranger », car, « les fils et filles de la localité » - termes en usage sans tabou dans la presse nationale – viendront faire valoir leur droit d’éligibilité et ce, au non de leur autochtonie. Ce sont eux qui sont organisés dans les « cadres de concertations » ou « les associations de développement ».

La conséquence est qu’on créé deux types de Burkinabè juxtaposés dans la même localité : d’un côté les autochtones et l’autre les étrangers. Et pour ne rien arranger, « ces étrangers » ne se laissent pas faire. S’appuyant sur leur mentor politique en ville ou dans la capitale, ils arrivent à se mettre sur la liste des candidats du parti au pouvoir qui est sûr de gagner les élections sous nos tropiques. En rappel, la liste définitive n’est arrêtée qu’au niveau « des grands » où ces étrangers ont leur entrée. A l’arrivée, ils sont élus conseillers comme tous ceux qui sont bien placés sur cette liste et du coup, la loi leur permet d’être candidat à la mairie.
Et la lutte réelle commence.

En effet, si le code permet à tout Burkinabè libre de se présenter aux élections, il faut reconnaître que le découpage électoral ne donne pas les mêmes chances à tous comme cela devait se faire dans un régime démocratique. Ainsi, si la bataille opposait les parts politiques pour le poste de maire, à ce stade, les adversaires viennent du même camp (MPP aujourd’hui) et la lutte est fratricide. Il s’agit des autochtones résidents ou non et des « étrangers » le plus souvent résidents. « On ne va pas laisser un étranger devenir maire chez nous ». Nous l’avons entendu aussi bien en pays Bwaba, en pays Gurunsi qu’en pays Vigué et 99% des batailles et autres violences relatives aux élections au poste de maire sont des violences ethniques.

Les Burkinabè irrédentistes ? (ethnocentriques) et/ou xénophobes

La haine de l’autre existe et on l’entend dans le discours quotidien et on le voit dans les gestes de tous les jours. Quelques événements viennent nous rappeler nos agissements Xénophobes :

Lors de la bataille ayant opposé Koussoubé à Alfred pour la mairie de Bobo, un certain S. C. dépêché par le CDP à l’époque avait tenu des propos du genre « C’est chez vous les Bobo que cela peut se passer, sinon chez à Ouaga, nous c’est très clair ». Il ne s’agit pas d’une petite affaire car nous avons tous vu et entendu ce qui se disait pendant la campagne présentielle passée à propos de Bissa (serpent). On avait commencé avec les Peuls lors des élections présidentielles où Arba Dialo était candidat. « Les Peuls de Saaba » se sont vu refuser l’accès au lieu de vote sous peine d’être expulsé de la localité. La raison était que le candidat Peul ne devait même pas y avoir une seule voix ».

De même, lors de la formation du gouvernement, certaines presses n’ont pas hésité à évoquer « l’équilibre régional » dans la répartition des postes et lorsque Paul Kaba Tiéba a été nommé premier ministre, on a également entendu des journalistes se féliciter d’avoir un premier ministre « venant de l’Ouest » comme si cela allait changer quelque chose dans la vie de cette partie du pays.

Ici au Faso, un député se présente comme « député de.. » en évoquant sans gêne « sa région » alors que dans la constitution « tout mandat impératif est nul ». C’est en français, allez demander aux députés s’ils savent ce que cela veut dire.

Epilogue

On en vient à se demander s’il ne faut pas repenser la démocratie sous nos cieux, car à l’allure où vont les choses, on risque de donner raison à quelqu’un qui avait dit que « la démocratie est un luxe pour les Africains », pour nous Burkinabè, c’est devenu un piège.

Abou Bamba DOUKARE (ABD)
Lefaso.net

Messages

  • Analyse pertinente. Peut-être que la question devrait-elle être prise en compte dans la nouvelle constitution e cours d’écriture ?

  • Très bien dit Abou Bamba DOUKARE

  • Les législateurs en mettant les éléments incriminés permettait à chaque commune de pouvoir élire au moins un ressortissant qui peut comprendre la politique, qui sait au moins lire et écrire. Dans un article hier je lisais que dans l’une des commune à problème seul le maire proposé était celui qui savait lire et écrire. En admettant les ressortissants on résout ce genre de problème. Malheureusement cela est exploité autrement.
    C’est peut être le lieu d’inviter tous les acteurs à agir dans le sens de la paix. Aussi les états majors des partis devraient s’en tenir à la liste vraie choisie par la base.
    Paix au peuple

  • Nous nous sommes précipités organiser les municipales après les élections couplées, sans prêter une oreille attentive aux voix qui s’élevaient pour préconiser un temps de réflexion dans la perspective d’une relecture des textes qui régissent lesdites municipales. Cependant c’était l’occasion pour recadrer les choses, envisager d’autres procédés de vote du maire ou d’imaginer d’autres méthodes de gestion de nos cités. Malheureusement l’on a crie Haro sur Monsieur SERE et autres, au motif qu’ils tirent le système par le bas, qu’ils retardent les échéances. Voilà les résultats ! ! ! Nous avions dit qu’il faut revoir le code électoral en ce qui concerne le vote du maire, de même que le Code général des collectivités territoriales. Tant que l’on n’aura pas le courage de mener cette réflexion complémentaire, vaines seront nos efforts de décentralisation.

  • C’est compliqué !!! pourquoi un citoyen peut-il élire directement le Président du Faso et pas un élu local (Maire) ? En tout cas le problème set posé et il faut trouver des solutions favorables pour tous.

  • Tout a fait vrai ce que vous dites Mr Abou Bamba DOUKARE !

    Le législateur est : une personne qui légifère, qui fait partie d’une assemblée législative, qui fait des lois, ou la loi au sens général, qui donne des lois à un peuple, à une civilisation.

    Le législateur Burkinabé pauvre de nous ! Depuis l’adoption de la constitution de 1991 est en partie responsable des dérives et dysfonctionnement observés en 27ans ! Votant des lois iniques pour plaire au seigneur et souverain du moment aux détriment de l’intérêt supérieurs de notre Nation commune le Burkina-Faso.

  • Très belle analyse.
    Au Burkina, nous n’avons que de pseudo intellectuels et constitutionalistes. Cela se ressent à travers nos textes, une confusion sans pareille. Si l’on ne prend pas garde, l’on révisera dans 5 ans la constitution que l’on s’apprête à instituer. Nos textes et nos législateurs son guidés par des intérêts particuliers et non par l’intérêt général.

  • A la lumière de cet brillant écrit, je crois qu’il faut vraiment relire et amender notre code électoral afin de contenir voir annihiler les conflits électoraux dans les communes urbaines et rurales pour une paix durable au Burkina Faso. A cet effet, je suggère que tout maire de commune rurale et urbaine soit élu concomitamment au suffrage universel direct lors des scrutins communaux. Ainsi, les partis politiques soumettront à la fois les candidatures pour les postes de conseillers municipaux d’une part et du maire de la commune d’autre part.
    Une fois élu, le maire se chargera de la mise en place du Bureau du conseil municipal qu’il peut remanier en cas de besoin pour assurer une bonne gouvernance de nos communes.

  • Il faut par conséquent relire la constitution, il faudrait explicitement que chaque parti politique présente aux électeurs "son potentiel candidat à la marie" avant les votes !!!

  • Tout simplement chapeau bas à l’auteur de cet article pour avoir eu le courage et la lucidité de soulever ce problème crucial et réel .Espérons que son écrit n’aura pas été inutile et que les plus hautes autorités et toute la classe politique s’en inspireront pour engager les réformes audacieuses qu’il faut absolument au niveau du code électoral ,surtout en ce qui concerne les municipales . Encore bravo Monsieur .

  • analyse très pertinente que je partage totalement. Je crois que c’est un problème à prendre au sérieux. L’ethnique, la religion ou la région ne doivent pas compter dans le choix des électeurs ou pendant les nominations. Nous sommes tous des Burkinabé et c’est ça qui compte. il vaut mieux se baser sur les compétences des personnes, sinon à ce rythme, j’ai peur pour mon pays. Ca n’arrive pas seulement qu’autres (la guerre ethnique).

  • Je suis d’accord avec votre analyse.
    Je ne sais pas qui a osé comparé Bissa à serpent mais je suis sûr que de tels comportements ne nous mèneront qu’à notre perte. Ce sont des comportements ethnicistes à bannir. Je suis moaga et j’ai une grand-mère qui est bissa (encore vivante). J’étais prêt à me mettre en couple avec une bissa mais ça n’a pas marché entre nous, peut être par manque de maturité en son temps. Le "I have a dream" de Martin Luther King est encore d’actualité : ce qui compte c’est TON comportement, ton caractère.
    "i have a dream that one day, my 4 little children will be living in a country where they will not be judged by the color of their skin but by the content of their caracter".
    De grâce celui qui ne peut pas prononcer des mots qui vont nous unir, qu’il se taise car les gens sont déjà unis par des alliances, amitié, ...

  • Je crois que ,le tribalisme et le racisme ont pris le pas sur l esprit républicain . Ce qui fait que tout le monde veut un fils de la localité c à d un autochtone ,pour diriger sa commune.
    Ne va pas faire chez les autres ,ce que tu refuses chez toi. Si on veut s entendre ,tout le monde laisse tomber les considérations racistes,ainsi tout ira mieux.

  • Je propose que le code électoral soit révisé de telle sorte que le maire soit élu directement comme les députés ainsi que les conseillers dans un double scrutin pour éviter les amalgames au cours des élections des maires. Puisqu’un parti peut avoir la majorité dans une localité et la personne proposée par ce dernier pour la mairie ne fait pas le consensus. Tous ces aspects peuvent être inscrits dans la nouvelle constitution en cours de révision.

  • Tout est à refaire dans ce pays. Je ne vois pas ce qui étonne les gens. Regardons autour de nous, qu’est-ce qui marche ?
    -  Plus d’éducation au sein de la cellule familiale. Les adultes se comportent pire que des enfants. On ne pèse plus les mots avant de s’en servir
    -  Les enfants sont laissés à eux-mêmes ; chacun veut prouver à travers les enfants qu’il est riche. C’est la télé avec des chaînes dont la capacité de destruction est irrémédiable. Le téléphone et les réseaux sociaux où naviguent ces bambins à la recherche du sensationnel.
    -  Les enfants de tous ces dirigeants vivent tous à l’étranger, couchés dans des appartements et sont pour la plupart détenteurs de bourses pendant que le fils du pauvre aussi intelligent n’arrive pas à donner des précisions sur l’année académique en cours
    -  C’est la violence au quotidien
    -  La population barre les routes pour réclamer les feux tricolores et les ralentisseurs et elle est à la première à les ignorer ou éviter
    -  L’environnement est crasseux, nous vivons dans des villes/village poubelles. Chacun jette ce qu’il veut et où il veut. Les pauvres vielles qui dorment à peine pour faire ce qu’elles peuvent chaque jour à 3h/4h du matin
    -  Les gens veulent vivre au-dessus de leur moyen, le paraître et rien que le paraître
    -  La corruption est devenue le sport favori ; les gens volent, détournent
    -  Des Opérateurs économiques milliardaires, qui ne paient pas de taxes ou de façon dérisoire
    -  Ces Opérateurs économiques milliardaires qui sous sous-emploient les travailleurs en leur donnant des salaires de misère et leur infligeant des conditions de travail inhumain
    -  Dans les hôpitaux, les palais de justice, les écoles rien que la désolation
    -  Le mensonge a pris place devant la vérité. Même quand c’est blanc, on fait des thèses et antithèses pour convaincre que c’est vert
    -  Les politiciens au lieu de défendre leur programme pendant les campagnes, ont simplement instauré le mensonge, la déchirure, la violence, la corruption jusque dans les plus petites contrées de ce pays
    -  Ces Dirigeants promettent tout au peuple mais à la fin, chacun s’installe dans sa petite bourgeoisie (grosse villa, voiture luxueuse, train de vie au-delà du réel)
    -  …………………………………………………………………………………………………………………………………………………...
    -  …………………………………………………………………………………………………………………………………………………..
    Pourtant nous sommes tous Burkinabè et citoyens de ce monde. Nos Mosquées, nos Eglises, nos Temples et autres lieux de culte sont pourtant bien remplis de monde. Le nom de Dieu est dans toutes nos phrases.
    Avons-nous réellement la crainte du Tout Puissant et l’Amour pour nos enfants et notre Prochain ?

  • alinea 2 de l’article 1 de la constitution des Etats Unis
    "Nul ne pourra être représentant s’il n’a atteint l’âge de vingt-cinq ans, s’il n’est
    citoyen américain depuis sept ans et s’il ne réside, au moment de l’élection, dans
    l’État où il doit être élu."
    Vos petits fonctionnaires de Ouaga se seraient pas élus "dans leurs village" aux US.

  • Ce sont les mêmes juristes qui sont entrain de rédiger notre nouvelle constitution. Qui peut me convaincre que le Burkina Faso actuel a besoin d’une nouvelle constitution ? Ne peut-on pas amender l’ancienne ? Et combien tout cela va nous coûter. Au nom de la transparence qui caractérise la démocratie, qu’on réponde à la dernière question.

  • Une belle analyse qui malheureusement na pas osé s’attacher aux causes réelles. En effet, effet, vous effleuré le problème dans le rappelle des déclarations d’un certain SC que vous n’osez pas indexer clairement. Depuis des années, les ressortissants du grand ouest ce sont entendu dire : "Mame ya Tng biga " en pays mossi ; ils sont traités de "sanba" ou pire de "gaganaga" . chacun a encaissé en espérant que des personnes avisés (notables coutumiers, leaders religieux, hommes politiques) allaient recadrer publiquement leurs concitoyens, en vain. Or dans ce pays ceux qui sont les migrants par nécessité (il faut oser sans langues bois ou de crainte, les mossis) sont ceux là qui traitent les aussi ainsi dans leur territoire d’origine. Chacun a ramené sa frustration dans son terroir pour rendre la monnaie en se disant "trop bon trop con" çà suffit. Cette situation, ajouté à l’histoire des koglwéogo a mené le pays au bord d’une implosion aux conséquences immésurables. J’espère me tromper, si les leaders coutumiers, religieux et politiques du pays moaga ne se saisissent pas de cette question pour donner des gages certains aux autres ethnies en pays moaga, aucun discours ou loi ne peut nous eviter le pire dans un avenir proche. Un samo a été maire de Bobo dioulasso, un mossi a été maire d’arrondissement, c’est à l’honneur des bobos, mais c’est pas parce qu’ils sont cons, Si Ouagadougou, Koudougou, Ouahigouya, Tenkodogo, etc. n’acceptent pas les les autres ethnies alors "que la paix aille mourir à la guerre" et ce ne sera que justice et adieu l’espoir de fonder une nation du burkina.

  • N’oublie pas PO n’est pas chef lieu de région parce que GOUROUSSI ;

  • comme l’élection des maires posent des problèmes je propose dans le futur que le maire soit nommé ou bien i=on procède par un test ou chacun vient exposé son projet de société de la commune qu’il compte dirigé sinon y aura toujours des confrontations car les gens n’ont rien compris de la démocratie .

  • Heureusement, nous sommes à la veille de la rédaction d’une nouvelle constitution... Que le maire soit désormais élu au suffrage direct.

  • SOS OU EST VALERE SOME. PARDON SORT DE TON SILENCE ET VIENS A NOTRE SECOURS.

  • Vraiment, belle analyse que je valide.
    Bravo et merci, Abou Bamba.
    La diversité ethnique de notre pays est certes une richesse mais à condition d’en user avec tact et intelligence.

  • Bravo Monsieur Doukaré !! Moi, je me reproche d’être allé voté. Je ne ferai plus ça, tant qu’on ne passera pas au suffrage direct pour les maires. Le système actuel ne fera que nous enfoncer davantage. Il faudrait que les citoyens se réunissent et dénoncer ces conseillers qui vendent le mandat que les populations leur ont accordé. Et aux journalistes aussi de faire attention à ce qu’ils disent et écrivent. Sur l’élection du maire à Karangasso Vigué, un journaliste parlent d’autochtones et de MIGRANTS. Qui est MIGRANTdans son propre pays ? Héyiiiiiiiiiiiiii !!! Ngaw !!!

  • Quand je lis un écrit pertinent, je me dis Waw ! quel perte de temps ? Puisque le politique burkinabè, n’aime pas ce qui est clair et limpide. Il n’aime pas celui qui peut l’aider mais à qui il ne peut pas donner des ordres. Chapeau bas à l’auteur.

  • L’UPC a montré la voie en choisissant Nathanaël OUEDRAOGO comme le maire de Ouaga avant les élections et le Salif DIALLO s’en est moqué après la victoire du MPP dans la commune. Aujourd’hui, il doit reconnaître que si cette démarche était adoptée partout, on n’assisterait pas à la chienlit qui règne dans certaines communes. Il y a des communes où le conflit est latent, où des conseils municipaux vont être bientôt dissous pour blocage. les populations allaient voté en connaissance de cause. Les partis doivent aller à la conquête des mairies à visage découvert.

  • Belle analyse, rien à dire. Reste maintenant à espérer que votre appel rencontre une oreille attentive !

  • Internaute 18 Je valide. Combien de fois n’a t on pas entendu "gaganaga" ou "operation bayiri " parce que ne parlant pas moore ou venant de la diaspora et le pire meme au campus cette differentiation est tres criarde.
    Au Burkina les gens votent plus la personne a travers son groupe ethnique. Suis convaincu que Zeph aurait ete un Mossi le resultat serait autre lors des elections presidentielles car dans la mentalite des gens mieux vaut voter rock(Mossi/cdp bis) que de voter Zeph (bissa/serpent).
    Au Burkina on parle de parenté à plaisenterie comme socle de la paix sociale mais dès lors que les élections arrivent alors au diable la parenté a plaisenterie et vive les discours du genre "untel n’est pas fils d’ici","ces parents viennent de tel village"...
    Reveillons nous car ca n’arrive pas qu’aux autres...

  • Vraiment Spyckly ou quoi encore, si tu es diaspo, reste diaspo et ne te même pas trop des problèmes que tu ne comprends pas, car tous les présidents de ce pays n’ont pas toujours été des Mossis

  • internet15 et l’auteur de l’écrit que DIEU vous accompagne et vous guide merci 1000fois .le FASO est malade partout ça ne va pas l’avenir de nos génération avenir est noir.une buvette devant la gendarmerie es normale, ? .je pense quant au commune rurale ce n’est pas le moment il faut attendre 50ans plus tard. La priorité des priorités c’est de développer l’Agriculture .

  • Rien à dire. Votre analyse est parfaite. Il faut vraiment revoir le code électoral et bien d’autres !

  • Analyse de haute facture !

    Il faut aller au suffrage direct concernant les élections des maires. Là chaque parti présentera un candidat, tout individu (indépendant) répondant aux critères d’éligibilité pourra se présenter directement au suffrage de l’électoral. Quitte à chaque maire élu de composer son conseil municipal avec ses "hommes", qui seront seuls redevables devant la LOI à l’heure du Bilan.

    Malheureusement, la situation actuelle arrange les apprenti-sorciers politiques qui ont été les architectes de la constitution de la 4ème république, et qui sont aux premières loges du Pouvoir aujourd’hui.

    La transition était obnubilée à mettre les gardes fous au niveau des critères d’éligibilité aux élections présidentielles et législatives, tout en oubliant de revisiter le système électoral concernant les élections locales.

    Mieux vaut tard que jamais, nous osons espérer que la Commission constitutionnelle s’appropriera ce processus afin de nous éviter le chaos.

    A bon entendeur............

  • Une très belle analyse pleine de discernement et de profondeur. On espère que le législateur prendre acte même s’ils sont pour la plupart guidé par des intérêts égoïstes. Dans cette même lancée pourquoi ne pas établir la liste des candidats comme on le fait pour les députés ainsi chaque saura qui sera ou peut être son maire.

  • Il est toujours facile de croire que c’est toujours l’autre le fautif. C’est l’état, c’est le législateur. Mais nous, en tant que citoyens de ce pays, êtes nous saints ? Agissons nous toujours conformément aux principes démocratiques tels que défendus par nos textes fondamentaux ? Si tel n est pas le cas, sachions qu’une révision du code ne résoudra pas le problème.Il n’y a pas de code électoral parfait. Je veux dire qu’on trouvera toujours dans chaque code des insuffisances pour justifier nos comportements partisans et égoïstes. Le principe fondamental de la démocratie est la liberté. Chaque citoyen est libre de choisir et de se faire choisir. Les urnes sont les moyens légaux pour sanctionner les mauvais candidats. Au Burkina, des citoyens privent d’autres citoyens de cette liberté au grand mépris de la loi. Nous avons vu dans certains villages ou des citoyens qui y résident depuis plusieurs generations ont été empêcher de se présenter aux élections municipales de 2005, sous prétexte qu’ils sont étrangers.Analysons la situation sans passion et identifions le vrais, sinon on risque de passer à cote des solutions .

  • La qualité d’un homme ne dépend pas forcement de sa race et de son ethnie mais de l’éducation qu’il a reçu. Des "étrangers" peuvent souvent mieux faire que des" autochtones" . Et aussi même si on n’est pas maire, on peut bien contribuer au développement de sa commune. Les citoyens qui se tuent dans la lutte pour accéder au poste de maire ont bien leurs raisons ailleurs .

  • Internaute n°28, je te soutiens. nous allons tous payer ce comportement qui, de nature à détruire le pays avec cet ethnicisme. Si réellement monsieur Zeph était de la majorité ethnie, il serait le président de tous les Burkinabé. les politiciens mentent à nos vaillantes populations qui n’en savent rien de la vie du pays. Regarder le système utilisé par le mpp. je vous rappelle que le chien ne change jamais sa manière de s’asseoir. même type d’approche que le cdp. salif, maître de l’ancien module du cdp l’a ramené au mpp pour mieux......, le système politique ne va pas changer tant que ces personnes sont toujours aux affaires. des promesses sans décisions réelle prise. je suis convaincu que la revolution politique au Faso n’est pas achevée. de la sorte je promet qu’il sera difficile pour nous d’avancer. Que Dieu sauve le Faso des hommes intègres.

  • que la nouvelle constitution en cours de rédaction voie le cas d’une personne qui est conseiller,débuté et Maire

  • Voilà de très belles idées constructives. C’est vraiment pertinent. Que les nouvelles-vieilles autorités du pays s’en servent pour une relecture de Code Générale des Collectivités Territoriales de 2004. Le Burkina et les burkinabé dorment toujours et ne savent pas qu’ils sont dans le cyclone des observateurs des guerres planifiés en Afrique. Ils sont entrain d’étudier le volet par lequel ils vont mettre le feu dans ce pays et revenir être vos amis afin de vous aider à combattre vos ennemis.Ouvrons l’œil et surtout le bon car le régionalisme, , le tribalisme les origines ou encore l’ethnie ...sont de tristes réalités mêmes vivaces au Burkina et sur lesquelles on fait semblant de couvrir par de belles paroles telles que la parenté à plaisanterie, gage de paix, de développement" .Partout au Burkina Faso, les autres ethnies sont traités d’étrangers. Je dis bien partout.

    A preuve, j’ai fait plusieurs villes de ce pays mais la ville qui m’a le plus marqué par sa phobie de ceux qu’ils appellent étrangers reste Tenkodogo, capitale de la région du Centre-Est et ceux qui ont servi dans cette ville peuvent le témoigner. Vous avez souvent l’impression que vous n’êtes pas Burkinabé comme eux. A titre d’exemple, aucune autre société de transport ne pouvait ouvrir une gare et prospérer. Il y avait STMB qui s’est écroulé et maintenant c’est STAF qui se bat tant bien que mal pour garer à Tenkodogo. Pour se rendre à Ouagadougou, certains comme moi préféraient risquer avec les DINA pour arriver à Koupéla. Au marché de Tenkodogo, dès que tu parles français on te réplique en moré pour te tester. Et dès que tu titube dans tes expressions en moré, on commence à doubler le prix de la marchandise parce que pour eux automatiquement c’est un étranger. Pire, ils sont irrespectueux envers les clients. Souvent même on te demande de chercher la monnaie bien que tu sois venu pour acheter leurs produits. A Garango situé juste à 20 km, coté ouest de Tenkodogo, c’est le contraire qui se produit. Une fois dans leur marché si tu es pressé, il vaut mieux parler français que Moré. Comprenez par là une mésententes sociale très nauséabonde entre Mossi et Bissa. La différence de comportements et de mentalités est nette dès que vous atterrissez à Koupéla à 45 km au nord de Tenkodogo. Là-bas au moins, c’est une ville cosmopolite où on peut s’exprimer un peu à l’aise.

    Souvent même c’est au sein d’une même ethnie telle que dans la région du Sud-Ouest où les Dagara de Dissin préfèrent des évacuations à Diébougou que de se rendre à Dano.
    Ce cas similaire existe dans la région de l’Est entre Gourmantché de Fada et ceux de Diapaga. Mais là c’est la politique et les politiciens qui sont à l’origine .Dans la Boucle du Mouhoun on retient toujours des violents affrontements entre Bwaba et Peulh sans compter les affrontement entres divers ethnies. Chapeau à la ville de Bobo-Dioulasso qui pour moi reste ouverte à permissive à toute les ethnies qui peuvent résider et y faire la politique sans crainte majeure. Comme quoi, en plus du législateur, le politicien est aussi coupable.

    Sans rancune mais j’ai juste pris ces exemples, j’espère me tromper, pour montrer à quel point le problème est si sérieux même dans un rayon de 50 km. Changeons nos mentalités car l’heure est grave.

  • Belle analyse. Le Burkina ne changera malheureusement pas devant cette considération ethnique. c’est clair au Faso, quand on n’est pas moaga, il ne faut pas se voiler la face, on ne peur diriger quoique ce soit. Si on y parvient, ses jours sont comptés. Dommage ! c’est triste mais réel !

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