« Centre d’Expertise en Entrepreneuriat » : Une solidarité entre jeunes pour faire face aux problèmes d’emploi

vendredi 6 mai 2016 à 13h38min

C’est un euphémisme de dire que, l’écart entre demandeurs d’emploi et offres devient important au fil des ans. Ce qui constitue un véritable casse-tête chinois surtout pour nombre de jeunes de tous horizons. Conscients de la situation, les jeunes développent de plus en plus des initiatives communes pour « affronter les défis ».

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« Centre d’Expertise en Entrepreneuriat » : Une solidarité entre jeunes pour faire face aux problèmes d’emploi

C’est le cas de l’Association de jeunesse forces unies pour le développement (AJ/FUD) qui a décidé de mettre en place une initiative d’entraide-jeunes dénommée « Centre d’Expertise en Entrepreneuriat ». Elle regroupe plusieurs compétences d’horizons divers, vise à sensibiliser et développer l’esprit d’entreprise chez les jeunes, leur faire acquérir des connaissances théoriques et pratiques nécessaires à la création d’une micro-entreprise, les sensibiliser sur les filières porteuses et les inciter à entreprendre. Et ce, par la formation théorique et pratique en entrepreneuriat, le montage de plans d’affaires, la formation en gestion des micro-entreprises, la formation en suivi-évaluation des micro-entreprises et la formation des formateurs.

« On a visé le secteur de l’entreprenariat parce que le constat est amer. Chaque année, nous avons 300 à 400 mille candidats pour 8 000 à 9 000 mille places à pourvoir au niveau de la Fonction publique ; c’est minime. Il y a donc lieu de penser à une autre perspective. On sait que le gouvernement a entrepris un certain nombre d’actions dans ce sens ; c’est bon mais ce n’est pas arrivé. En tant que cadre au niveau du ministère de la jeunesse et ayant un minimum de compétences, nous devons également être à mesure d’accompagner les actions du gouvernement », a expliqué le président de l’association, Jean-Pierre Paré. Ces sessions de formations qui se tiennent au quartier Pag-layiri sont destinées, précise-t-il, aux associations, aux centres de formation professionnelle, aux jeunes, femmes, travailleurs, sans emplois, élèves, étudiants, cadres.

« Notre initiative a germé depuis longtemps mais par manque de locaux, nous n’avons pas pu la dérouler. Et c’est cette année, heureusement, que nous avons eu l’occasion avec un fondateur qui a bien voulu mettre à notre disposition, son établissement. L’idée consiste à renforcer l’employabilité de nos jeunes-frères et jeunes-sœurs, qui n’ont pas souvent l’occasion de prendre part à certaines sessions de formations, parce que n’ayant pas les moyens de se payer ces formations », a-t-il insisté.

Pour l’un des formateurs, Pierre Oualbeogo, jeune entrepreneur agro-pastoral, technicien agro-pastoral, qui a dispensé un module sur la vie de l’entrepreneur,« étant jeune entrepreneur, on ne manque pas de difficultés en cours de chemin ». Mais, ce n’est pas pour autant qu’il faut reculer, galvanise-t-il. « C’est pourquoi, j’encourage mes frères qui ont pour ambition d’entreprendre, d’y aller. C’est difficile certes, mais on peut y arriver. J’ai essayé d’expliquer également les obligations fiscales qu’il faut remplir, sitôt que nous sommes entrepreneurs. On n’entreprend pas seulement pour soi, on contribue au développement du pays. Cette contribution passe par nos honoraires ou notre contribution fiscale. C’est vrai que ce sont des b.a ba, de façon primaire mais beaucoup s’engagent à s’y jeter. La peur d’entreprendre est un sentiment normal ;même étant dedans, on vit cette peur dans la nuit. Mais, un entrepreneur, c’est celui qui est prêt à faire un perpétuel recommencement, celui qui est prêt à se relever quand il tombe. Un entrepreneur, c’est celui qui est prêt à mieux faire et à se dire qu’il fera le meilleur, quoi qu’il en soit. Aux jeunes, futurs entrepreneurs de ce pays, allez-y et dites-vous que vous serez des leaders parmi tant d’autres. Il faut aller parce que les difficultés ne vont jamais manquées. Mais, on y arrive malgré ces difficultés », a étalé le formateur.

De l’avis de ce dernier, l’Etat met les mesures d’accompagnement mises à la disposition des jeunes à travers les Fonds de financement ne peuvent être effectives qu’à proportion de la compétence et de la ferme volonté de la jeunesse. « En plus, il faut comprendre qu’il faudrait d’abord se lancer dans l’entreprenariat pour espérer avoir un accompagnement ; il ne faut pas attendre l’accompagnement pour se lancer dans l’entreprenariat », a conseillé M. Oualbeogo.

Née de la volonté de jeunes animés de la hargne de relever, de façon synergique, les défis auxquels ils font face, l’Association de jeunesse Forces unies pour le développement (AJ/FUD) tient ses sessions de formation sur toute l’année en raison d’une semaine par session. Elle est ouverte à toute personne, en particulier aux jeunes désireux d’entreprendre (79 16 13 72/70 70 40 99/ parejeanpierre@yahoo.fr).

Oumar L. OUEDRAOGO
Lefaso.net

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