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Quel est le sort réservé aux caïlcédrats de l’Avenue Thomas Sankara ?

Accueil > Actualités > Environnement • • mardi 1er mars 2016 à 00h20min
Quel est le sort réservé aux caïlcédrats de l’Avenue Thomas Sankara ?

L’avenue qui passe entre l’Hôpital national Yalgado Ouédraogo et le Centre national de la recherche scientifique et technologique connue sous le nom d’Avenue du Président Thomas Sankara est longue de 1,83km. Elle est saturée aux heures de pointe de la circulation au point que la longue file de véhicules s’étire le matin jusqu’à la Station Total de Zogona. En vue de résorber ces embouteillages et fluidifier la circulation qui tend les nerfs des usagers le matin, il est prévu un aménagement de la voie par la construction d’un mini échangeur à son extrémité est, (bifurcation route de Kaya) et la construction d’une double voie. Le plan d’aménagement prévoit l’agrandissement de l’avenue par la construction d’une deuxième voie dont la largeur de 3 à 15m additionnelle, empiétera sur le parc botanique du CNRST. Ce parc faut-il le rappeler, est un laboratoire ouvert de collection de plantes vivantes et d’animaux (francolins, serpents, varans, écureuils,…). En outre, la voie est bordée de caïlcédrats septuagénaires à centenaires (photo 1). Alors, nous nous posons la question de savoir quel est le sort qui sera réservé à cette flore et cette faune d’un intérêt écologique capital.

En effet, il est de coutume pour les entreprises d’aménagement de voirie de culbuter sans autres formes de procès les caïlcédrats plantés depuis l’époque coloniale, qui bordent les voies urbaines et rurales tout en ignorant le passé culturel de ces plantations, leur rôle écologique dans l’environnement et le balisage des voies de circulation. Ces abattages de caïlcédrats ont été observés et souvent dénoncés. C’est le cas de l’abattage de 200 caïlcédrats, pour élargir et bitumer quelques artères, dans la ville de Sya, dans le cadre de la célébration du cinquantenaire de l’indépendance du Burkina Faso en 2010. Ce fut aussi le cas de l’abattage de 325 caïlcédrats détruits sur les routes de Douna-Sindou, Sindou Korony-Sindou, Sindou-Loumana dans la Léraba en 2010. 2010 fut décidément l’année de l’hécatombe des caïlcédrats. Malgré les dénonciations rien de concret ne vint en réparation.

Les mesures d’entretien entreprises par la direction des aménagements paysagers de la commune de Ouagadougou, des tailles régulières font que ces caïlcédrats ne présentent pas de risque pour la circulation urbaine Alors, il est possible de les intégrer dans les plan d’aménagement en leur qualité de patrimoine culturel et écologique national.
Un inventaire réalisé en 2005 par une stagiaire du Département Productions Forestières de l’INERA a permis de répertorier au GPS tous les caïlcédrats de Ouagadougou afin de produire une carte d’identification des vieux arbres et des plus récentes en vue de permettre une gestion efficiente de ce patrimoine naturel. Ainsi, chaque caïlcédrat peut être identifié et suivi tout au long de sa vie et même de sa seconde vie lorsqu’asséché un artiste le transforme en sculpture.

Les caïlcédrats sont en passe d’être les arbres souffre-douleur de la cité. Pollution, urbanisation, pose d’affiches, écorchages… Ils encaissent des coups, ces vieux qui portent dans leur sève l’histoire d’un pays et de son peuple. L’aménagement de l’Avenue du Président Thomas Sankara entre le croisement route de Fada/ route de Kaya et le siège du Secrétariat permanent du conseil nation national de lutte contre le Sida nous inquiète car ni l’entreprise chargée de l’exécution des travaux ni la direction technique chargée du suivi de ces travaux ne communiquent sur le sujet.

En attendant, il est important de présenter la qualité de cet arbre. Le caïlcédrat est un grand arbre autochtone, qui pousse spontanément. Il est présent au Bénin, au Burkina Faso, au Cameroun, en République centrafricaine, au Tchad, en Côte d’Ivoire, au Gabon, en Gambie, au Ghana, en Guinée, en Guinée-Bissau, au Mali, au Niger, au Nigeria, au Sénégal, en Sierra Leone, au Soudan, au Togo, et en Ouganda. En Afrique de l’Ouest il se reproduit naturellement dans les forêts galeries, mais on le trouve le plus souvent comme arbre d’ombrage dans les vieilles rues coloniales des villes africaines. En dehors de l’Afrique, c’est également par les administrations coloniales et comme arbre d’alignement qu’il a été répandu ailleurs dans le monde. Il a ainsi été introduit par les Anglais en Australie du Nord, et par les Français en Indochine où il constitue par exemple une des essences principales des rues de Hanoï, au Vietnam. Il a également été introduit en Nouvelle-Calédonie, en zone urbaine uniquement.

L’arbre « chouchou  » du colonisateur, le caïlcédrat (Khaya senegalensis (Desr.) A.Juss., 1830) est une plante médicinale très réputée et utilisée principalement dans la médecine africaine. Cet arbre soigne de nombreuses maladies. Il sert à traiter les maux de ventre, les diarrhées et les constipations, le paludisme également. Le caïlcédrat a des vertus contre la jaunisse et la lèpre. Il élimine les parasites intestinaux. Son écorce est fébrifuge.

Sur le plan historique de nombreux témoignages des personnes âgées indiquent que les caïlcédrats dans nos villes auraient été plantés juste après la Première Guerre mondiale, pour ombrager. Ainsi les villages environnant envoyaient à tour de rôle des bras valides pour les plantations et leur entretien par arrosage. C’était l’’époque de « la férule humiliante » Ce grand arbre perd sa racine principale au bout de 50 ans d’existence. Son poids est dès lors supporté par des racines secondaires qui finissent par céder et l’arbre s’écroule. C’est ce qui explique, les nombreuses chutes de caïlcédrat, occasionnant des dégâts matériels et même des pertes en vies humaines comme ce fut le cas en 2007 à Ouagadougou au cours d’une pluie diluvienne, et du côté Ouest du Camp Paspanga au cours de la pluie du 15 juillet 2008, à Ouagadougou

C’est pour prévenir ces cas que la direction des aménagements paysagers de la commune de Ouagadougou réalise fréquemment des coupes d’équilibrage du houppier par rapport aux racines souterraines afin que la plante supporte l’appareil aérien. Ces actions d’entretien son importantes car un arbre abattu est un arbre perdu avec tout ce qu’il apporte comme bienfait à la population.

Il est à observer que le nombre de grands arbres en ville (hors parcs et jardins) ne cesse de diminuer. Certains pourraient penser qu’il y aura moins de feuilles à balayer avec l’abattage de ces arbres que les risques d’accidents vont diminuer avec leur disparition et que les arbres ne s’effondreront pas dans la rue au cours des prochaines pluies d’hivernage. Mais en même temps, c’est tout un pan de l’histoire national qui disparait avec eux.

Il est possible de conserver ces arbres en les incluant dans un aménagement paysagers. On a l’impression que les gens subissent les arbres en ville, alors que ce devrait être une chance de les avoir. Les décideurs devraient travailler à éviter le dilemme qui consiste à dire : est-ce qu’on favorise le passage des véhicules ou le maintien des grands arbres ? La décision d’abattre ces caïlcédrats âgés ne satisfera personne sur le long terme. Ce sont les rares arbres qui vieillissent sans faire de tronc dans le tronc d’où la possibilité de leur donner une seconde vie par sculpture.

L’engagement pris par les destructeurs de caïlcédrats de planter d’autres arbres à l’issu de leur forfait, n’est pas satisfaisante. Ces nouvelles plantations ne produiront pas de si gros arbres et concerne le plus souvent d’autres espèces, tels que les flamboyants jaunes (comme en face de la direction de la télévision nationale) dont les branches sont très peu résistantes aux vents d’hivernage, des palmiers ou des petits arbustes, moins encombrants.

Ces grands arbres anciens ont été plantés à un moment où l’urbanisation était totalement différente de celle d’aujourd’hui. Alors, il peut s’avérer que certains d’entre eux ne soient plus adaptés. Toutefois, les évolutions futures de la ville devraient prévoir le maintien le plus longtemps possible de ces arbres remarquables ?

La ville pourrait concentrer ses effort et sa réflexion sur les essences à privilégier afin d’ombrager la circulation piétonne, tout en contenant les racines, ce qui n’est pas tout le temps évident. Les autorités devraient rechercher des espèces avec un long tronc et une touffe, et un système racinaire puissant comme c’est le cas avec le caïlcédrat.

Les arbres comme les caïlcédrats sont importants et surtout sont quasiment les seuls à réellement apporter de l’ombre sur les rues dans cette ville goudronnée. A certaines périodes de l’année (mars, avril) on étouffe de plus en plus dans le centre ville où il n’y a pas d’ombre. Il est urgent de mettre en place un plan de gestion des arbres du centre ville avant que la situation ne s’empire. Nous avons remarqué que, les gens évitent de marcher en ville surtout parce qu’il fait chaud. S’il y a avait davantage d’ombre grâce aux grands arbres tels que les caïlcédrats, nous sommes convaincu qu’il y aurait plus de marcheurs dans les rues de Ouaga. Or comme chacun le sait, la marche un sport recommandé par l’OMS et tous les praticiens en santé humaine. Les gens marcheraient plus et réduiraient les émissions des gaz à effet de serre (GES).

Régulièrement abattus et rarement remplacés, ces arbres géants qui rafraîchissaient les grandes artères de nos villes de leur ombre agréable, disparaissent peu à peu du paysage urbain. Ce sont des trésors de la nature que nous devons conserver pour les générations futures. Alors, pour l’aménagement futur des voies, bailleurs et entrepreneurs, songez-y ! De nombreuses compétences pourraient contribuer à la bonne gestion de notre patrimoine naturel et culturel commun.

Ganaba Souleymane, INERA, Département productions forestières, 03 BP 7047 Ouagadougou 03, Burkina Faso

Références bibliographiques
Ganaba S., 2012. Protégeons les arbres d’alignement contre les mauvais traitements. Flore et affichage publique. Bendré, Hebdomadaire d’information et de réflexion n°720, du 17 décembre 2012.
Kando L. F., 2012. Evaluation et caractérisation des caïlcédrats (Khaya senegalensis (Desr.) A. Juss) d’alignement de la commune de Ouagadougou. Mémoire d’ingénieur des Eaux et Forêts, IDR, UPB, 70p.

Vos commentaires

  • Le 29 février 2016 à 13:05, par zemosse En réponse à : Quel est le sort réservé aux caïlcédrats de l’Avenue Thomas Sankara ?

    Un Pays civilisé se reconnait par !la façon dont il traite ses animaux et ses plantes.Pour le cas des !plantes , c’est la catastrophe pour le Burkina .Pour vous en convaincre, observez les cailcedrats qui bordent la voie qui va de l’ASECNA à l’aéroport : ils !sont tous boursouflés au niveau de leur tronc à cause des prélèvements par les riverains. Ça fait tout simplement pitié de voir ces arbres centenaires souffrir en silence. Les autorités n’ont rien à foutre. Au Togo ,Bénin, ces arbres sont protégés par du grillage qui enveloppe les troncs ,les !mettant à l’abri des prélèvement anarchiques.À méditer, chers faux’partis écologistes.

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  • Le 29 février 2016 à 13:13, par Elso En réponse à : Quel est le sort réservé aux caïlcédrats de l’Avenue Thomas Sankara ?

    Bonjour.
    Il faudra comprendre qu’on ne peux pas faire des omelettes sans caser des œufs Vous voulez quelque chose et son contraire. Permettez nous d’avancer. Vivement que toutes les voies étroites du Burkina soit élargies. Pour les arbres et autres, les forestiers vont nous trouver une solution. Merci pour la compréhension. .

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  • Le 29 février 2016 à 13:16, par zemosse En réponse à : Quel est le sort réservé aux caïlcédrats de l’Avenue Thomas Sankara ?

    Félicitations, Ganaba, pour ta sonnette d’alarme à propos des abattages anarchiques’ des grands arbres par des autorités inconscients qui ne voient que leur ventre. Si jamais ces grands cailcedrats sont déracinés,les ouagavillois et leurs maisons seront soufflés par de grands vents qui ne seront plus arrêtés par ces arbres.Mais que font donc ces partis qui se proclament écologistes ?

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  • Le 29 février 2016 à 13:49, par CestMonOpinion En réponse à : Quel est le sort réservé aux caïlcédrats de l’Avenue Thomas Sankara ?

    Cher Monsieur, vous faites bien de poser le probleme de ces cailcedrats avant qu’il ne soit trop tard. Jusqu’a present on a plutot ete habitue au contraire : On abat d’abord les arbres par dizaines, des gens s’indignent, le Ministere de l’Environnment vient se plaindre de n’avoir pas ete informe au prealable, des amandes sont fixees, le dossier est clos et on oublie...
    EN fait on n’est pas oblige d’abattre ces grands cailcedrats pour amenager la voie. Ceux qui procedent ainsi manquent d’imagination ou refusent de reflechir. Pour cette avenue Thomas Sankara, comme on ne peut pas amenager un terre-plein cental habituel (le genre que les Ouagalais connaissent), il suffit de mettre une grille ou grillage haut de 2 metre au milieu de la chaussee, Les usagers allant vers Dassasgho voient ceux qui vont vers le centre ville mais ne se genent pas. Les gens qui n’ont pas voyage vont sourire. Mais la verite est que ce genre de grille ou grillage dans les pays europeens et meme aux Etats Unis. Ce grillage prend a peine 1 metre au milieu de la chaussee mais il permet de resoudre le probleme qu’on veut resoudre et sans toucher aux cailcedrats.
    Mais si on decide de garder les cailcedrats il faut absolument en prendre soin en les elaguant chaque annee a des periodes bien precises. Ceci pour eviter d’enventuels chutes qui peuvent endeuiller des familles. Pour les vertus therpeutiques de l’arbre, je prends cela avec des pincettes.

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  • Le 29 février 2016 à 16:49 En réponse à : Quel est le sort réservé aux caïlcédrats de l’Avenue Thomas Sankara ?

    Parfois les images parlent plus que 1000 mots. Pourriez vous poster aussi les plans du projet d’aménagement.

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  • Le 1er mars 2016 à 00:30, par dibi En réponse à : Quel est le sort réservé aux caïlcédrats de l’Avenue Thomas Sankara ?

    S’ils sont malades, on les abat et on replante de jeunes pousses à la place. S’ils sont en bonne santé, on les entretient. C’est du patrimoine que des bandes de politiciens municipaux ou d’urbanistes incompétents s’évertuent à saccager. C’est ainsi qu’ils ont défiguré Bobo-Dioulasso au nom de festivités d’indépendance confisquée. Nous sommes au Sahel où l’ombrage bienfaisante des arbres plantés le long des rues fait la beauté de nos villes et villages. Comment pouvons nous accepter que des incompétents de l’aménagement urbain saccagent tout sous nos yeux ?

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  • Le 1er mars 2016 à 01:49, par l’interrogateur ???? En réponse à : Quel est le sort réservé aux caïlcédrats de l’Avenue Thomas Sankara ?

    pourquoi les ingenieurs ne proposent pas d’autres plans qui permettraient de sauvegarder ces arbres ???

    on peut bien amenager cette voie et la decréter "sens unique" du centre ville vers l’hopital non ??? et reammenager du coup la voie des pavés passant devant lhotel silmande et la decreter sens unique de tanguin et kossodo vers le centre villenon ???
    est ce que la circulation en agglomeration ne gagnerait pas plus a etre ainsi fluidifiée et ces calcédrats aussi bien entrenus ???
    est ce qu’il faut toujours necessairement detruire pour soit disant resoudre des problèmes qui peuvent egalement se resoudre par des solutions moins couteuses et qui apportent une autre organisation de nos fonctionnements habituels ???

    l’interrogateur n’a pas la prétention de connaitre la meilleure solution, mais propose juste des éventuelles pistes complémentaires de résolution du problème posé !!!!

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  • Le 1er mars 2016 à 05:35, par et pourtant En réponse à : Quel est le sort réservé aux caïlcédrats de l’Avenue Thomas Sankara ?

    vous lisez waaa oubien vs ne comprenez pas . ils ont bien dit que après 50 ans ces arbres se deracines d eux meme et peuvent causer des accident . epuis en plus on a pas besoin d avoir des arbres au abords des routes pour jouer aux ecologistes . il faut amenager nos espaces verts epuis encourager les reboisements .

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  • Le 1er mars 2016 à 09:12, par CTE En réponse à : Quel est le sort réservé aux caïlcédrats de l’Avenue Thomas Sankara ?

    Je dirai sans objet à propos de cet article car l’auteur a su mettre en garde tout le monde (autorités, techniciens et populations). Pour ma part, il faut arriver à comprendre que les arbres sont des êtres vivant qui nous protègent et nous donnent d’incroyables aides ! Donc de grâce, quand il sera temps de les abattre (puisque nous semblant fermer notre humanité, notre cœur) il faudra organiser un rituel symbolique au cours duquel il faudra "présenter nos excuses à ces êtres vivants, ensuite les informer majestueusement du projet d’abattage. De cette façon au moins, la "faune" de ces arbres auront le temps de trouver un autre habitat ! Que ces êtres retrouvent une demeure !!!!!

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  • Le 1er mars 2016 à 10:15, par lecorbeau En réponse à : Quel est le sort réservé aux caïlcédrats de l’Avenue Thomas Sankara ?

    "Mais en même temps, c’est tout un pan de l’histoire national qui disparait avec eux". Monsieur vous nous pompez l’air. Mieux vaut un pan de l’histoire qui disparait avec ces vieux caïlcédrats qui tombent au hasard plutôt que des vies humaines qui disparaissent à cause de la chute de ces caïlcédrats. Mais bon sang que voulez vous enfin Mr Ganaba tout cela fait fait parti des conséquences de l’urbanisation c’est comme ça partout même en Europe et aux états unis. On ne peu pas vouloir une choe et son contraire. Entre laissez ces caïlcédrats aux bord des routes d’une part, et élargir nos voies pour fluidifier la circulation et ainsi éviter des accidents d’autres parts, il faut savoir choisir. Choisir entre la vie des hommes et celles des plantes. J’aurai aimé que vous nous proposer de solutions du genre un abre abbatu=un arbre planté autrement remplacé les caïlcédrats abattu. De toute les façons ce n’est pas obligé que les caïlcédrats soient plantés aux bords des routes. On peut bien planté 100 caïlcédrats en brousse pour un caillecedrat abbatu sur la voie plublique et le problème est résolu

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  • Le 1er mars 2016 à 14:51, par llodia88 En réponse à : Quel est le sort réservé aux caïlcédrats de l’Avenue Thomas Sankara ?

    Monsieur GANABA, personnellement j’apprécie votre manière d’approcher le problème. ce qui me fascine, c’est surtout votre habilité à poser un problème écologique manifeste tout en vous servant des éléments de votre discipline de formation. Vous ne sortirez pas indemne de ce forum, mais je tiens à vous manifester mon soutien le plus absolu car les hommes oublient plus souvent que leur bonheur est strictement lié à la relation qu’ils entretiennent avec la nature. De tout temps, nous avons pensé que la nature était imparfaite et qu’il appartient au humains de la parfaire, mais en réalité on finit par comprendre qu’ une nature bien préservée est une vie bien assurée.

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  • Le 1er mars 2016 à 15:32, par pabeguèba En réponse à : Quel est le sort réservé aux caïlcédrats de l’Avenue Thomas Sankara ?

    .Monsieur GANABA merci pour votre contribution non négligeable.
    Ce ne sont pas seulement les caïlcédrats mais la nature entière qui est dévastée sans que le Ministères ne créent des associations pour défendre dame nature.
    Tous nos dirigeants vont et viennent en Europe, ils arpentent les routes bordées d’arbres, ils vont dans des jardins entretenus et bichonnés mais rien n’a faire ils assistent ou participent au parcellage des espaces verts pour des habitations. Qui a ordonné le parcellage et l’attribution de ces espaces et desdites parcelles aucun des dirigeants ne s’en émeut. Nous restons convaincu qu’un jour il y aura un deuxième SANKARA pour nous rendre compte sur état de fait. Si l’on ne prend garde la ceinture verte ne sera pas épargnée. Ill y a cependant des maires dans les communes où les espaces verts ont été parcellés. Les espaces verts appartiennent à toute la population et je vois vraiment pas comment elles ont étés parcellées et attribuées à qui profitent le crime ?
    Pire en 1980 il était trop difficile d’aller tout seul à Léo en passant par Sabou, à certains endroit une peu glacial vous envahit tellement dame nature avait ses droits maintenant de Sabou vous pouvez apercevoir Léo direct. Les paysans, les intellectuels, les hommes de tous les pouvoirs, les coupeurs et vendeurs de bois s’y sont mis et la forêt a disparu comme une baguette magique et même les zones réservées sont en passe de disparaître si l’on ne prend garde. Merci d’attirer l’attention de tout un chacun.

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  • Le 1er mars 2016 à 16:53 En réponse à : Quel est le sort réservé aux caïlcédrats de l’Avenue Thomas Sankara ?

    Merci monsieur de poser ce problème important ; le Burkina Faso a participer à la COP 21 a Paris en novembre et décembre 2015 ; c’est le moment d’appliquer les résolutions prise lors de ce sommet mondial sur l’environnement. Monsieur le Ministre de ce département, nous vous demandons, d’attirer l’attention du gouvernement sur ce sujet pour la préservation des trésors de notre environnement, pour faire cesser l’hécatombe.
    Bobo-Dioulasso est ma ville natale, et c’est vraiment triste d’avoir défigurée cette grande avenue avec ses arbres ombragés qui faisant tant notre fierté.
    Merci de réagir pour sauver la faune et la flore.

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  • Le 1er mars 2016 à 17:29, par Yv En réponse à : Quel est le sort réservé aux caïlcédrats de l’Avenue Thomas Sankara ?

    Les plans de construction de cet échangeur sont déjà établis et approuvés. Il ne nous reste plus qu’à manifester lors du début des travaux pour empêcher leur destruction. Sinon tout est déjà réglé à tous les niveaux de décision.

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  • Le 1er mars 2016 à 17:57 En réponse à : Quel est le sort réservé aux caïlcédrats de l’Avenue Thomas Sankara ?

    1)
    Il faut DÉCOURAGER les gens à utiliser cette voie en voiture personnelle en certaines heures. Sauf les voitures prioritaires comme pompiers ambulances doivent l’emprunter .

    2)
    J,espère qu’il n’y aura pas de "bêtises" comme à Bobo, il y’a quelques années où des arbres centenaires on été coupé pour une journée de fête : Pas Brillant !

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  • Le 1er mars 2016 à 18:05, par Porte Parole du Peuple (P2P) En réponse à : Quel est le sort réservé aux caïlcédrats de l’Avenue Thomas Sankara ?

    Je pense que pour résoudre le problème des embouteillage, on peut envisager plusieurs solutions (l’agrandissement des voies n’est pas la seule solution ) :
    1. multiplier le nombre de voies bitumées (bitume de qualité : la voie doit être praticable durant au moins 10 ans), cela permettra aux usagers d’avoir plusieurs choix au lieu "qu’ils cherchent a emprunter tous la même voie parce qu’étant la seule en bon état dans la zone ;

    2. Développer le transport en commun : par exemple avoir 30 passagers dans un bus, permettrait de ne pas avoir a utiliser environ 30 moyens de déplacements personnels (voitures, motos, vélos, etc.) dans la circulation ;

    3. Mettre en application l’utilisation de certaines plages horaires pour la circulation de certains types de véhicules (camions, remorques, camions citernes, engins lourds comme les tracteurs) ; lorsque ces véhicules circulent aux heures de grande affluence, ils aggravent l’effet d’embouteillage et augmentent le risque d’accident ; NB : cette proposition avait été faite par l’ancien maire de Ouaga mais on constate que son application n’est pas effective ;

    4. Mettre en place un système informatisé opérationnel de gestion de la circulation a l’image du système "Bison futé" utilisé en France ; ce genre de système informe régulièrement les usagers sur l’affluence au niveau des différentes voies, pouvant donc permettre a des usagers d’éviter les zones d’embouteillage

    5. Les états généraux de la circulation urbaine peuvent être organisés pour permettre a l’ensemble des acteurs de faire des propositions d’aboutir a une circulation urbaine fluide et rassurante -sécurité routière- (toute idée pouvant être intéressante).

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