Lutte contre les violences conjugales dans la Kossi : L’action sociale affûte ses armes

jeudi 26 novembre 2015 à 15h55min

Dans le cadre de la promotion de l’équité genre en contexte familial, la Direction régionale de l’action sociale et de la solidarité nationale de la Boucle du Mouhoun (DRASSN/BM) a organisé les 19, 20 et 21 novembre à Dédougou, une formation de 50 relais communautaires en médiation familiale et en suivi individualisé et spécialisé des familles pour la province de la Kossi. Selon le Directeur de la DRASSN/BM Etienne Gyengani, son département veut à travers ces relais communautaires, renforcer les capacités de résilience des familles aux conflits conjugaux et familiaux.

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Lutte contre les violences conjugales dans la Kossi : L’action sociale affûte ses armes

La promotion de l’équité genre en contexte familial reste un parcours du combattant pour les acteurs sociaux. En effet, selon Etienne Gyengani, le Directeur régional de l’action sociale et de la solidarité nationale de la Boucle du Mouhoun (DRASSN/BM), « les questions des violences conjugales, des violences familiales, de grossesses indésirées, et de mariages précoces, ainsi que les questions d’abandon de domicile conjugal sont d’une ampleur telle qu’il faut nécessairement passer à l’action. Cela témoigne de ce que la famille, socle de notre société et cellule de base de notre société, abrite beaucoup de dénis de droits ». Pour lui, c’est fort de cela, que dans le cadre du fonds commun genre (FCG), son département a initié, les 19, 20 et 21 novembre 2015 à Dédougou, une formation de 50 noyaux relais communautaires en médiation familiale et en suivi individualisé et spécialisé des familles pour la province de la Kossi. Monsieur Gyengani indique que la formation des relais communautaires de la province de Kossi vise donc à contribuer à la protection des familles. C’est pourquoi, explique le directeur régional de l’action sociale et de la solidarité nationale de la Boucle du Mouhoun, au cours des trois jours de formation, les 50 noyaux relais se sont familiarisés avec les différents concepts et notions liés à la famille, aux types de familles, aux fonctions de la famille, au mariage, au conflit conjugal et familial. Selon monsieur Gyengani, la formation a par ailleurs permis aux participants de s’approprier les modes de régulations des conflits, de s’approprier les principes et le processus de la médiation familiale. Pour lui à partir de cette formation, les relais communautaires sont désormais capables d’effectuer des suivis individualisés des familles en conflit.

La promotion du dialogue familial pour réduire les violences
Selon le directeur régional de l’action sociale et de la solidarité nationale de la Boucle du Mouhoun, Etienne Gyengani, les 50 noyaux de relais communautaires en raison de 25 femmes et 25 hommes sont essentiellement composés des responsables d’associations féminines et des présidents des conseils villageois de développement. Leurs rôles, indiquent monsieur Gyengani, c’est nous accompagner sur le terrain en termes de mobilisation sociale mais également en termes de résolution des cas que nous allons rencontrer. « Vu leur statut dans les départements, nous attendons d’eux d’être un point d’encrage pour nos services. Et comme les questions de violence conjugale et familiale ne sont pas suffisamment relayées dans les villages, nous voulons qu’ils soient aussi nos oreilles et nos yeux. Que chaque fois qu’ils constateront des cas d’atteinte aux droits des femmes, des jeunes filles, des enfants ou même d’autres personnes, qu’ils puissent le relayer donc à nos services. Qu’ils puissent également faciliter l’orientation donc des personnes victimes vers nos services qui sont basés à Nouna et dans quelques départements », a signifié le Directeur régional de l’action sociale et de la solidarité nationale de la Boucle du Mouhoun. Avant de rappeler que la formation des noyaux de relais communautaires s’inscrit dans le cadre du projet « promotion de l’équité genre en contexte familial par le renforcement des capacités de résilience des familles aux conflits familiaux ». Il entend promouvoir le dialogue familial, de sorte que chaque membre de la famille puisse exprimer ses attentes dans le contexte familial et voir ses aspirations prises en compte. Toute chose qui va réduire les violences faites aux femmes, aux jeunes filles de façon particulière mais à l’ensemble des membres de la communauté de façon générale.

Ibrahima Traoré
Lefaso.net

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