Camp militaire de Pô : C’est désormais Camp Thomas Sankara

vendredi 30 octobre 2015 à 19h13min

A l’occasion du 55e anniversaire des Forces armées nationales, le Camp militaire de Pô a été baptisé, Camp Thomas Sankara. Un devoir de mémoire au premier commandant du camp, a dit le premier ministre Yacouba Isaac Zida qui a présidé la cérémonie dans la soirée du 29 octobre dans le « foyer incandescent de la révolution » d’aout 1983. « C’est le modèle que nous voulons donner à notre armée » a dit le chef du gouvernement.

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Camp militaire de Pô : C’est désormais Camp Thomas Sankara

Le camp militaire de Pô, célèbre pour abriter le Centre national d’entrainement commando(CNEC), s’appelle désormais « Camp Thomas Sankara ». Ainsi en ont décidé les autorités de la transition pour rendre hommage au premier commandant du CNEC, le capitaine Thomas Sankara.

« Nous avons choisi de baptiser cette caserne Camp Thomas Sankara en hommage à ce grand homme, je ne dis pas homme fort. Il a été le tout premier commandant de cette caserne » a dit le premier ministre qui a souligné que c’est un devoir de mémoire, une reconnaissance de ce que l’homme a été pour l’armée et pour la nation.

Le Baptême marque également une volonté des autorités, de faire de Thomas Sankara, un exemple pour l’armée. Ceci parce qu’il a incarné des valeurs « d’intégrité, de dignité de loyauté ». « C’est le modèle que nous voulons donner à notre armée, à nos militaires afin qu’ils sachent désormais qu’ils sont au service de la nation et que le devoir du militaire, c’est d’être entièrement au service de la nation » a poursuivi Yacouba Isaac Zida.

Une réhabilitation

Le baptême de la caserne s’est déroulé en présence de certains membres de la famille de l’ancien commandant du CNEC. À en croire la sœur de Thomas Sankara, Odile, cette reconnaissance à travers le baptême du camp sonne comme une réhabilitation du leader de la révolution d’aout 1983. C’est tout naturellement que la famille se réjouit de cette réhabilitation qui a pris le temps qu’il fallait.

« On a toujours pensé que la réhabilitation se ferait un jour. Quand ? Nous ne le savions pas et vous savez pourquoi. 27 ans de pourvoir de Blaise, on ne pouvait pas s’attendre à cela, mais après son départ, le vent a tourné. Et le Burkina va réécrire la plus belle page de son histoire avec l’héritage de Sankara ». L’héritage du président assassiné, a-t-elle poursuivi, est une fierté pour le Burkina et un ferment pour l’avenir.
Pour elle, c’est un acte symbolique et il faut remercier la transition pour cet hommage au président Thomas Sankara et aussi à tous les « combattants tombés » avec lui.

Tiga Cheick Sawadogo
tigacheick@hotmail.fr
Lefaso.net

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