Cohérence des politiques publiques : Il faut définir et « stabiliser les secteurs de planification »

vendredi 16 octobre 2015 à 23h21min

Deux jours durant, des représentants de l’administration publique, de la société civile, du secteur privé, des partenaires techniques et financiers et des consultants se sont penchés sur l’étude portant sur la cohérence des politiques publiques au Burkina. Aux termes des échanges, ils ont validé ledit document ce 16 septembre 2015, sous réserve des recommandations à intégrer.

RÈagissez ‡ cet article Réagissez
Cohérence des politiques publiques : Il faut définir et « stabiliser les secteurs de planification »

Au cours de ce séminaire, les participants étaient invités à réfléchir sur la meilleure manière d’assurer la cohérence des politiques publiques au Burkina. Ce, pour plus d’efficacité des actions de développement. Aux termes des échanges, ils ont arrêté des propositions consensuelles relatives à la définition de secteurs de planification de l’économie burkinabè, des critères de définition desdits secteurs, à une typologie des politiques publiques selon l’horizon temporel, le champ d’intervention, la nature des orientations et les modalités de mise en œuvre, un calendrier de mise en œuvre des propositions retenues…
Les échanges sur ces différentes thématiques ont donc porté les fruits escomptés. « Vous êtes parvenus à des propositions consensuelles qui constituent des pistes pour le gouvernement dans la quête de meilleures conditions de vie des populations. Je puis vous assurer que les résultats de vos réflexions seront capitalisés dans le processus de formulation du deuxième cycle de la SCADD duquel cette étude a été entreprise », a souligné Justin Nikiéma, le secrétaire général du ministère de l’économie et des finances qui a présidé la cérémonie de clôture de ce séminaire de 48 heures.
L’organe technique de la Stratégie de croissance accélérée et de développement durable (SCADD) également se dit satisfait des résultats de la rencontre, même si le travail doit se poursuivre à leur niveau. « Nous sommes heureux parce qu’il y a eu de riches contributions. On avance à petits pas sur le dossier. Mais, vu l’ampleur du travail, il a été retenu que les concertations se poursuivent d’une autre manière pour qu’on arrive à un consensus plus consolidé », a déclaré Abel Seglaro Somé, le secrétaire exécutif du secrétariat technique national de la SCADD.

Des recommandations pour rendre la SCADD plus efficiente

Bonoudaba Dabiré a coordonné l’équipe des consultants pour la réalisation de cette étude sur la cohérence des politiques publiques. « Le travail a consisté essentiellement à jeter un regard rétrospectif sur le système de planification au Burkina, mettre en évidence les points forts et les points de faiblesse, tirer les leçons majeures pour l’amélioration du système de planification à venir », a-t-il rappelé. Aussi, son équipe s’est-elle intéressée aux politiques sectorielles telles que pratiquées au Burkina, leur degré de cohérence avec la SCADD.
Les consultants ont, à partir de ce diagnostic, fait des propositions sur des stratégies de planification. « Quand on regarde l’ensemble des plans qui se sont succédés au Burkina, d’un plan à un autre, il y a une variabilité énorme des secteurs qui ont été retenus. Il est clair qu’aujourd’hui, il faut stabiliser les secteurs de planification et donner à chaque secteur retenu de manière consensuelle un contenu de politiques auquel les départements ministériels devront désormais se référer, au lieu que chaque département ministériel ait une politique sectorielle. De ce point de vue, il faut que les politiques sectorielles qui seront retenues engagent l’ensemble du gouvernement », recommandent-ils.
Un calendrier de mise en œuvre de l’ensemble de ces recommandations de cette étude sera annexé à la SCADD est en cours de formulation. Aussi, du point de vue de la composition des différents axes de la SCADD, on devrait tenir compte des secteurs de planification établis.
Appréciant positivement le travail des consultants, les participants ont convenu de valider les résultats de l’étude, sous réserve de la prise en compte des amendements formulés et dans la mesure où ils sont conformes aux termes de référence de l’étude. Toute chose qui permettra d’assurer plus de cohérence aux politiques publiques de notre pays.

Moussa Diallo
Lefaso.net

Imprimer l'article

Vos commentaires

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?
Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.


Newsletter

Chaque matin, recevez gratuitement toute l'actualité du jour par mail. Inscrivez-vous à la newsletter


LeFaso.net
A propos..
Flux  RSS 2.0
Plan du site
Nous contacter
Condition d'utilisation
Responsabilité
Cookies et cache
Version mobile
Publicité
Partenariat

LeFaso.net © 2003-2017 LeFaso.net ne saurait être tenu responsable des contenus "articles" provenant des sites externes partenaires.
Droits de reproduction et de diffusion réservés