Moriba Traoré : « Nous espérons que ces états généraux donneront un autre visage à la justice burkinabè »

mardi 24 mars 2015 à 00h26min

Moriba Traoré est le nouveau secrétaire général du Syndicat Burkinabè des Magistrats (SBM). Président du Tribunal de Grande Instance de Léo, le SG du SBM séjourne en ce moment à Ouagadougou dans le cadre des états généraux de la justice qui s’ouvrent ce mardi même dans la capitale. Il aborde dans cet entretien ses attentes vis-à-vis de ces assises, ses ambitions à la tête du SBM et bien d’autres questions du monde judiciaire dont celle de la grève des greffiers.

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Moriba Traoré : « Nous espérons que ces états généraux donneront un autre visage à la justice burkinabè »

Lefaso.net : Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Moriba Traoré : Je suis Traoré Moriba, magistrat, président du Tribunal de Grande Instance de Léo depuis octobre 2012. Cependant, avant d’être appelé à ces responsabilités, j’ai servi comme juge au siège au Tribunal de Grande Instance de Ouagadougou de 2005 à 2012. Dans le cadre syndical, j’ai d’abord occupé au niveau du Syndicat Burkinabè des Magistrats le poste de Secrétaire adjoint à l’Organisation de 2010 à 2012, avant de devenir par la volonté des militants, le nouveau Secrétaire Général depuis le 28 février 2015.

Les états généraux de la justice s’ouvrent ce mardi. En tant que responsable de syndicat, comment appréciez-vous cette démarche du Gouvernement de Transition ?

Je voudrais, avant de répondre à cette question, rendre hommage à l’ensemble des membres du Conseil syndical précédent qui était dirigé par le Camarade Gnanou Karfa qui n’est plus à présenter. Ils ont été parfois amenés à travailler dans des circonstances difficiles et dans un climat d’incompréhension, voire d’hostilité, mais la foi commune que nous avons au niveau du syndicat en certains idéaux leur a permis de tenir.
Ceci étant et revenant à votre question, les états généraux ambitionnent, suivant les documents reçus de la chancellerie, de restaurer l’indépendance de la justice, de réhabiliter la confiance entre les citoyens et la justice, d’assurer le bon fonctionnement de l’appareil judiciaire, et que sais-je encore. On peut polémiquer sur d’autres aspects, mais vu sous l’angle des objectifs qui sont hautement nobles, la démarche ne peut qu’être approuvée.
D’aucuns pensent que les problèmes de la justice sont bien connus et considèrent ces assises comme une perte de temps. Apparemment, ce n’est pas votre avis …
Il existe effectivement une pléthore de rapports qui ont diagnostiqué à merveille les problèmes de la justice et proposé des solutions. On peut alors se permettre beaucoup de réserves quant à la possibilité de mettre en exergue, à l’occasion de ces états généraux, des problèmes qui n’auraient jamais été identifiés. Donc, si on se limite à ce seul aspect, par un effet de logique, on conclura que les états généraux constituent une perte de temps. Mais je vois le problème autrement : dans la mesure où les états généraux offriront l’occasion de se parler, et peut-être de se comprendre désormais, c’est un motif suffisant pour y aller.

Vous êtes là justement dans le cadre de la tenue de ces états généraux. Quel sera votre rôle ?

Mon rôle est d’écouter ce que les uns et les autres peuvent avoir à dire sur leur justice et d’être le porte-parole de ces nombreux magistrats qui auraient voulu également être là, mais qui sont obligés de suivre de loin en raison de la nécessaire limitation du nombre de participants.
Quelles sont vos attentes en tant que responsable de syndicat de magistrats ?
Notre souhait est que les états généraux puissent atteindre pleinement les objectifs pour lesquels ils ont été envisagés et qui coïncident, en tout cas pour bien d’entre eux, avec les objectifs poursuivis par notre syndicat. Mais il ne peut en être ainsi que si on s’interdit les approches sensationnelles ou populistes à l’occasion des échanges. Or, sur ce point, la leçon suivant laquelle l’œuvre de justice s’accommode mal du sensationnel ou du populisme semble devoir être enseignée d’abord aux plus hautes autorités de la transition.

Pensez-vous que ces états généraux pourront trouver des solutions à tous vos problèmes ?

Il ne peut être raisonnablement attendu des états généraux qu’ils apportent des solutions à tous les problèmes de la justice. Non, cela n’est pas possible. Cependant, comme il est prévu qu’ils débouchent sur un pacte de responsabilité, on va espérer que la qualité de ce pacte, et surtout sa mise en œuvre, contribuent à donner à la justice un autre visage et qui relèvera les magistrats du malaise qui les étouffe aujourd’hui.

Quelles sont vos préoccupations prioritaires qui méritent vraiment de trouver solution à ces assises ?

En termes de préoccupations prioritaires, nous souhaitons :
Premièrement : qu’à l’occasion des états généraux, il soit affirmé ou rappelé que le pouvoir judiciaire n’est pas un sous-pouvoir par rapport aux autres pouvoirs. Il y a une malheureuse perception qui s’est installée et qui fait du pouvoir judiciaire le troisième pouvoir. Or, une telle perception qui n’a pas de fondement dans la Constitution a abouti dans les faits à des conséquences inouïes ;
Deuxièmement : qu’il soit reconnu la nécessité de relire les textes pendant la période de la transition pour renforcer l’indépendance du pouvoir judiciaire, renforcer la déontologie et améliorer conséquemment les conditions de vie et de travail de ses acteurs.

Vous venez d’être porté à la tête de votre syndicat, quelles sont vos ambitions à court et moyen terme ?

Je suis élu pour un mandat de trois ans. De ce fait, mes ambitions ne peuvent être qu’à court et moyen terme. Ceci étant, lesdites ambitions sont à mettre en rapport avec les objectifs du syndicat tels qu’ils figurent dans les statuts, et je voudrais relever à ce sujet que le syndicat poursuit les objectifs suivants :
-  La défense des intérêts moraux, matériels et professionnels des magistrats ;
-  La recherche de l’indépendance de la magistrature ;
-  Le progrès du droit et des institutions judiciaires ;
-  La recherche de l’unité des magistrats du Burkina Faso.
Pour ce qui concerne les deux premiers aspects, à savoir la défense des intérêts moraux et matériels des magistrats, la recherche de l’indépendance de la magistrature, je nourris l’espoir que de nouveaux textes soient adoptés avant la période des vacances judiciaires, avec leurs décrets d’application. Si la transition est cohérente avec elle-même, elle qui a déclaré faire de la réhabilitation de la justice une priorité, cela ne devrait pas poser de problème. Mais comme tout ne semble pas être accessible à la raison au cours de cette transition, au cas où il en serait autrement, on se donnera les moyens, de préférence dans le cadre de l’intersyndical des magistrats, pour faire traduire cette déclaration de priorité dans les faits ;
S’agissant de l’unité des magistrats, je crois en leur force s’ils sont unis. Mais hélas, le constat s’impose que le temps a créé tellement de fissures dans le corps que je ne suis pas sûr de pouvoir aboutir à une unité syndicale en trois ans. Il me reste donc à envisager des formules beaucoup plus réalistes pour amoindrir les effets de ces fissures sur le corps. Et sur ce point, il y a deux idées qui me tiennent à cœur :
-  Premièrement : la reprise de l’unité d’action des trois syndicats de magistrats sur les questions majeures. A ce sujet, je voudrais dire publiquement que je tends la main aux responsables des autres syndicats de magistrats pour qu’on puisse d’une manière sincère et sans calcul, fédérer nos énergies pour la défense des intérêts du corps ;
-  Deuxièmement : la tenue le lendemain de chaque rentrée judiciaire d’une Assemblée Générale de tous les magistrats, syndiqués ou non, à l’initiative des trois syndicats de magistrats pour prendre des engagements dans le sens du bon fonctionnement du service public de la justice ou faire des recommandations aux autorités politiques pour la même fin et vérifier le seuil d’attention accordé à ces recommandations à la prochaine assemblée.
Je pense qu’à travers de tels mécanismes, l’apaisement pourra revenir progressivement dans le corps.
Enfin, pour ce qui est du progrès et des institutions judiciaires, je pense à des universités judiciaires incluant chaque année des magistrats, des avocats, des huissiers, des professeurs d’université, etc., pour échanger de façon objective et courtoise sur des thématiques préalablement arrêtées par un comité mixte.

On parle souvent aussi de corruption dans la magistrature. Est-ce une réalité ou une intoxication ?

Je ne saurai dire que c’est une intoxication étant donné que plusieurs rapports ont attesté de l’existence du phénomène au sein de la magistrature. Mieux, la lutte contre la corruption dans la magistrature a toujours fait partie des préoccupations du SBM depuis sa création. De ce point de vue, nous ne dérogerons pas à la règle.

Personnellement, avez-vous été confronté dans l’exercice de vos fonctions à des tentatives de corruption ?

Personnellement, je n’ai pas connu des cas de tentatives de corruption.

Vous avez été élu dans un contexte de transition. Est-ce une chance ou un handicap pour vos actions ?

Si j’avais eu le choix, j’aurais voulu arriver plus tôt. Il y a eu tellement d’inconséquences sous l’ancien régime envers le pouvoir judiciaire qu’à un moment donné, ne supportant plus la situation, j’avais proposé qu’on engage une lutte radicale pour sortir du statut de petits gamins que le pouvoir semblait nous avoir attribué à travers sa façon d’agir. Mais je n’ai pas été compris à l’époque et l’idée qui avait été retenue était que si on engageait une telle lutte, au regard du débat qui avait cours sur le référendum, on allait nous reprocher de faire de la politique. Malheureusement, cette situation se retourne aujourd’hui contre nous parce que dès qu’on veut parler, on nous considère comme des opportunistes qui veulent profiter d’une révolution à laquelle ils n’ont pas participé.
Ceci étant, au tout début de la transition, l’attachement à un minimum de décence interdisait toute action syndicale et constituait donc une sorte de handicap. Mais après cinq mois sur les douze que doit durer la transition, on ne peut plus se laisser retenir par la même pudeur du début si une action s’impose à nous. Nous attendons donc de voir l’attitude qui sera celle des autorités après les états généraux, et c’est en fonction de cela qu’on pourra s’imposer une certaine conduite.

Que pensez-vous des revendications des greffiers qui souhaitent plus d’égalité dans le traitement salarial au niveau des agents de la justice ?

Les greffiers sont nos collaborateurs immédiats et vous avez pu vous rendre compte à travers les différents mouvements qu’ils ont menés que lorsqu’ils ne travaillent pas, il y a une certaine paralysie dans les palais. Il en est de même des agents de la garde de sécurité pénitentiaire. Au regard donc de cette complémentarité absolument nécessaire, une approche objective commande d’admettre que même si les magistrats sont dans les conditions et qu’eux, c’est-à-dire les greffiers et les gardes de sécurité pénitentiaires, se spécifient par une certaine misère, vous ne pourrez pas avoir la justice telle que vous la souhaitez. Vu sous cet angle, nous sommes préoccupés par l’amélioration de leurs conditions et on espère sur ce point que les autorités de la transition prendront enfin les décrets d’application des lois qui ont été votées pour leurs statuts respectifs.

Là où je me sens obligé souvent de recadrer, c’est lorsque certains d’eux fondent le besoin d’amélioration de leurs conditions sur une comparaison inadéquate avec les magistrats parce que sur ce point, je le dis et je le maintiens que le magistrat est au pouvoir judiciaire, ce que sont le député au pouvoir législatif, et le ministre au pouvoir exécutif. Et à ce que je sache, personne ne semble oser la comparaison avec les tenants des autres pouvoirs. Mais c’est peut-être dû au fait qu’on a tellement ridiculisé le magistrat sous nos cieux et lui-même s’est tellement abaissé qu’on n’arrive plus à croire qu’il est lui aussi le dépositaire d’un pouvoir au même titre que les dépositaires des autres pouvoirs.

Entretien réalisé par Grégoire B. Bazié
Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 24 mars 2015 à 00:46
    En réponse à : Moriba Traoré : « Nous espérons que ces états généraux donneront un autre visage à la justice burkinabè »

    Bon à vous chers magistrats, en tous les cas on ne respectera le magistrat parce qu’il est détenteur de pouvoir, mais parce qu’il fera de l’intégrité et de l’indépendance ses valeurs cardinales.

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  • Le 24 mars 2015 à 00:51
    En réponse à : Moriba Traoré : « Nous espérons que ces états généraux donneront un autre visage à la justice burkinabè »

    Est ce parce qu’on est dépositaire d’un pouvoir qu’on doit penser être financièrement plus nantis que les autres. Si vous y êtes parce que ça donne beaucoup d’argent et de pouvoir, vous n’arriverez jamais à vous faire respecter !

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  • Le 24 mars 2015 à 00:55
    En réponse à : Moriba Traoré : « Nous espérons que ces états généraux donneront un autre visage à la justice burkinabè »

    Je pense que les greffiers se comparent à leur collaborateurs immédiats et c’est normal, vous détenez tous les mêmes diplômes... en fait le fait d’être magistrat ne vous donne pas le droit de quadrupler le salaire de l’autre. Et votre position vis-à-vis de la comparaison des greffiers lève le voile sur les relations délétères de travail au tribunal !

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  • Le 24 mars 2015 à 07:30, par yé !
    En réponse à : Moriba Traoré : « Nous espérons que ces états généraux donneront un autre visage à la justice burkinabè »

    "on a tellement ridiculisé le magistrat sous nos cieux et lui-même s’est tellement abaissé qu’on n’arrive plus à croire qu’il est lui aussi le dépositaire d’un pouvoir au même titre que les dépositaires des autres pouvoirs."

    Pour çà, non ! Nul n’a ridiculisé un seul magistrat dans ce pays. Les magistrats se sont ridiculisés eux-mêmes. Comme des grands !
    Car nul, mieux que le magistrat, ne connait l’importance et le rôle du magistrat dans la quiétude et la sérénité de tous les citoyens (les "sans-dents" selon Hollande autant que les gourous des autres pouvoirs). Donc sans magistrat, pas de développement.
    Malheureusement, quand un magistrat (parfois après avoir reçu des pots-de-vins de la partie adverse) tombe à bras raccourci sur un sans-dent pour une peccadille, sous le couvert d’outrage à magistrat, et qu’il rentre la queue entre les jambes lorsque parait un gourou des trois autres pouvoirs, on ne peut pas dire que ce sont les autres qui ridiculisent le magistrat. Car en la matière, M. TRAORE, dans la conception de nous autres les sans-dents, le pouvoir judiciaire n’est même plus troisième, mais quatrième, selon l’ordre suivant :

    — l’exécutif
    — le législatif
    — l’économique
    — le judiciaire
    — la populace (nous les sans-dents ainsi que les journalistes et les étudiants qui croient qu’eux aussi sont des pouvoirs).

    Monsieur TRAORE, les magistrats du Burkina n’ont eu besoin de la contribution de personne pour paraître ridicules. Et nous suivrons de près, et vos états généraux et ce qui en découlera. J’espère pour vous que vous nous convaincrez. Sinon, nous seront tentés de fusionner les deux derniers pouvoirs de la liste ci-dessus.
    Bon courage !

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  • Le 24 mars 2015 à 08:06
    En réponse à : Moriba Traoré : « Nous espérons que ces états généraux donneront un autre visage à la justice burkinabè »

    Si vous avez les mêmes diplômes pourquoi n’êtes vous pas magistrats pour bénéficier drdes avantages y afférents. De grâce ce n’est pas le diplôme qui compte c’est la fonction.

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  • Le 24 mars 2015 à 08:21, par forever
    En réponse à : Moriba Traoré : « Nous espérons que ces états généraux donneront un autre visage à la justice burkinabè »

    Les tentacules de la corruption laissent la chance à peux de personnes d y échapper ne serait ce que par le nom que vous portez, qui à la longue sera pourri car les mauvaises actions de ce dernier vont anéantir les bonnes.voilà pourquoi la justice doit etre prompte et faire sienne time is justice ou vous ne créerez que des palais d’ injustice.par exemple j connais léo qui est la province la plus pourrie a l image de certains de ses dirigeants qu’ elle à toujours mérités.pas étonnant que Norbert Zongo est connu sa funeste et salutaire fin à quelque kilomètre de là et voilà que cette ville recommence

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  • Le 24 mars 2015 à 08:29, par TIEMOKO AISSATA
    En réponse à : Moriba Traoré : « Nous espérons que ces états généraux donneront un autre visage à la justice burkinabè »

    Si comme vous le dites, "le magistrat est au pouvoir judiciaire, ce que sont le député au pouvoir législatif, et le ministre au pouvoir exécutif", vous devez comprendre aussi que le Greffier (en chef) est au pouvoir judiciaire, ce que le SG du Parlement est au Pouvoir législatif et le Secrétaire Général du Gouvernement au pouvoir exécutif". "Et à ce que je sache, personne ne semble oser la comparaison avec les tenants des autres pouvoirs".
    Comme l’intervenant N°3 a dit, il faut accepter que comme le Greffier en chef est recruté niveau maîtrise, avec plus de temps de formation que le magistrat (2 ans contre 18 mois), et qu’il n’est pas juste qu’au sein de la Justice, il y ait une injustice entre les différents professionnels. la Justice est une chaîne, qui pour bien fonctionner a besoin que tous les maillons (magistrats, greffiers, avocats, huissiers, GSP, etc.) soient traités équitablement.

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  • Le 24 mars 2015 à 08:54
    En réponse à : Moriba Traoré : « Nous espérons que ces états généraux donneront un autre visage à la justice burkinabè »

    Ce n’est qu’au Burkina et bien sûr dans d’autres républiques bananières à commencer par la France que les magistrats pensent qu’en dehors de leur ministre de tutelle et du président de la république, ils n’ont plus de compte à rendre à personne.

    En quoi, un juge est-il plus méritant qu’un instituteur si ce n’est le nombre d’année d’études ?
    Le juge ne serait pas à la place qu’il occupe si l’instituteur ne lui avait pas inculqué les bases du savoir. Mais, nos instituteurs ainsi que nos policiers sont les agents les moins et mal payés. Ils triment dans des endroits qui n’ont souvent pas d’électricité ni le minimum élémentaire qui puisse permettre à un être humain de sentir en sécurité.

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  • Le 24 mars 2015 à 09:33, par veine amer
    En réponse à : Moriba Traoré : « Nous espérons que ces états généraux donneront un autre visage à la justice burkinabè »

    chers internautes , ce monsieur a été on ne peut plus clair ! il défend de vrais idéaux et il a les pieds sur terre .aujourd’hui , nous voulons une justice plus crédible , c’est vrai , mais il faudrait qu’il ait plus d’indépendance à leur niveau.
    Pensez vs qu lorsqu un député ou un ministre doit appeler le ministre de la justice pour lui dire d’intervenir pour tel ou tel dossier , le magistrat peut refuser facilement s’il n’a pas de garanties de ne pas subir des représailles ?
    mr Traoré ici, dit juste , lorsqu’il parle de reconsidérer leur position par rapport au pouvoir qui est le leur.
    Quant aux conditions de vies et de travail des greffiers et des Gsp dont il s’agit , pour le moment , il est le seul magistrat qui en parle de façon franche et avec toute la sincérité possible .curag à vs monsieur le nouvo SG " effectivement tenez compte de vos collaborateurs qui travaille dans la misère"

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  • Le 24 mars 2015 à 09:37, par Kunibè SOME
    En réponse à : Moriba Traoré : « Nous espérons que ces états généraux donneront un autre visage à la justice burkinabè »

    Très bien dit. On sent en tes propos de la suite dans les idées et des ambitions nobles pour le corps de la magistrature. J’espère bien que tu réussiras à rassembler tous les militants du SBM pour l’atteinte des objectifs que tu t’es fixé, surtout dans le sens de l’unification des magistrats, au regard des fissures qui ont été créées, surtout en ces temps de transition où on a l’impression qu’un seul syndicat parmi les trois que compte le corps de la magistrature, a audience auprès des autorités de la transition. Bon vent à toi et que Dieu tout puissant te guide.

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  • Le 24 mars 2015 à 09:41, par Kunibè SOME
    En réponse à : Moriba Traoré : « Nous espérons que ces états généraux donneront un autre visage à la justice burkinabè »

    Très bien dit. On sent en tes propos de la suite dans les idées et des ambitions nobles pour le corps de la magistrature. J’espère bien que tu réussiras à rassembler tous les militants du SBM pour l’atteinte des objectifs que tu t’es fixé, surtout dans le sens de l’unification des magistrats, au regard des fissures qui ont été créées, surtout en ces temps de transition où on a l’impression qu’un seul syndicat parmi les trois que compte le corps de la magistrature, a audience auprès des autorités de la transition. Bon vent à toi et que Dieu tout puissant te guide.

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  • Le 24 mars 2015 à 09:50, par l’azawadiens pure et dure
    En réponse à : Moriba Traoré : « Nous espérons que ces états généraux donneront un autre visage à la justice burkinabè »

    nous volons la justice.et nous esperons que les etats generaux debloquerons la sitation de cette justice en impasse

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  • Le 24 mars 2015 à 10:27, par Madunga
    En réponse à : Moriba Traoré : « Nous espérons que ces états généraux donneront un autre visage à la justice burkinabè »

    Belle analyse mais peu d’objectivité. Tant que le magistrat s’attribuera toujours le pouvoir judiciaire la justice ne pourra fonctionner à merveille parce que même si de l’extérieur l’appréhension est autre à l’interne les tensions ne finiront pas et c’est le justiciable qui recoltera les pots cassés. Pourquoi penser que le Greffier se compare aux magistrat on ne né pas magistrat ou greffier on le devient après des études. La preuve en est que des greffiers sont actuellement magistrats et en plus être Greffier ne veut dire être sous homme mon cher SG de SBM respectez vos collaborateurs directs que sont les Greffiers car vous n’êtes pas supérieur à ces agents d’ailleurs certains sont même plus intelligents que vous. Oeuvrez ensemble pour rendre la justice au lieu de vouloir vous comporter en demi dieu merci.

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  • Le 24 mars 2015 à 10:58, par revolution@@
    En réponse à : Moriba Traoré : « Nous espérons que ces états généraux donneront un autre visage à la justice burkinabè »

    si ces etats generaux ne tiennent pas compte de ts ls acteurs de la justice je pense qu’ils ne vt pas atteindre leur objectif.la justice ne se limite pas uniquement aux magistrats mais a ts ls acteurs qui oeuvrent pour le bon fonctionnement de lapareil judiciaire.

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  • Le 24 mars 2015 à 11:07, par jean
    En réponse à : Moriba Traoré : « Nous espérons que ces états généraux donneront un autre visage à la justice burkinabè »

    Internaute 3, il me semble peu probable voire ineleguant d’obtenir par les larmes même, au moyen d’une confrontation sans concession, ce que l’on n’aurait pas gagné par l’arme de l’intelligence. A cet égard, des greffiers en chef ont honorablement eu accès aux fonctions de magistrat par voie de concours encouragés par des magistrats au regard de leurs capacités intellectuelles à maîtriser la règle de droit. Et moi j’encourage particulièrement ceux d’entre eux qui portent l’ambition salariale indexée sur la magistrature de suivre ce procédé d’egalisation retributive. Les recrus par ce mécanisme renforcent par leur abnégation les garanties d’indépendance et d’impartialité tant souhaitées pour notre justice toujours à la recherche de ses marques. Autrement, la jeunesse consciente n’y verra qu’un indécent raccourci expressif du peu de foi à une justice de qualité et traduisant le manque d’ambitions réelle pour une justice efficace en rapport avec les attentes du peuple burkinabé foi à

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  • Le 24 mars 2015 à 11:11, par Wendyam
    En réponse à : Moriba Traoré : « Nous espérons que ces états généraux donneront un autre visage à la justice burkinabè »

    Merci Moriba pour cet interview vérité. Mais permettez moi d’être pessimiste. La justice ne sera jamais indépendante tant qu’il y aura des conseillers gâteaux à la Cour d’Appel pour accorder des libertés provisoires à des délinquants condamnés, tant que le statut des Greffiers et GSP ne sera pas adopté et tant que les magistrats, même payés à coût de millions ne s’élèveront pas à la hauteur quasi divine de leur métier, celui de juger et seront là à faire des courbettes aux puissants du moment dans l’espoir d’obtenir un poste de conseiller technique ou de même de chargés d’étude dans un obscur ministère. C’est vous dire l’état de misère morale et financière qui caractérise ce corps chargé de nous juger. Magistrats, c’est mieux de démissionner pour être avocats avec toutes les libertés que cela implique que d’attendre l’amélioration de vos pitoyables conditions de vie. nan lara...

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  • Le 24 mars 2015 à 11:13, par Wendyam
    En réponse à : Moriba Traoré : « Nous espérons que ces états généraux donneront un autre visage à la justice burkinabè »

    Merci Moriba pour cet interview vérité. Mais permettez moi d’être pessimiste. La justice ne sera jamais indépendante tant qu’il y aura des conseillers gâteaux à la Cour d’Appel pour accorder des libertés provisoires à des délinquants condamnés, tant que le statut des Greffiers et GSP ne sera pas adopté et tant que les magistrats, même payés à coût de millions ne s’élèveront pas à la hauteur quasi divine de leur métier, celui de juger et seront là à faire des courbettes aux puissants du moment dans l’espoir d’obtenir un poste de conseiller technique ou de même de chargés d’étude dans un obscur ministère. C’est vous dire l’état de misère morale et financière qui caractérise ce corps chargé de nous juger. Magistrats, c’est mieux de démissionner pour être avocats avec toutes les libertés que cela implique que d’attendre l’amélioration de vos pitoyables conditions de vie. nan lara...

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  • Le 24 mars 2015 à 11:22, par Naboho Lassina
    En réponse à : Moriba Traoré : « Nous espérons que ces états généraux donneront un autre visage à la justice burkinabè »

    Je souhaite bon vent aux états généraux de la justice , afin que tous les jugements rendus par les tribunaux judiciaires soient exécutés d office et en intégralité pour le bonheur des concernés et des ayants droits. Que les enclaves diplomatiques et les ambassades ne se retranchent pas derrière leur immunité diabolique , sans exécuter les décisions de justice. merci

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  • Le 24 mars 2015 à 11:58, par Prudence
    En réponse à : Moriba Traoré : « Nous espérons que ces états généraux donneront un autre visage à la justice burkinabè »

    Je vous en prie ! le traitement des magistrats, dans tous les pays du monde, n’est pas fonction de leur diplôme, mais de leurs fonctions, tout comme celui des ministres ou des députés. d’ailleurs, j’ignore si on exige de ces derniers qu’ils aient un diplôme donné afin d’être traités comme ils le sont. dans tous les cas, je pense que le traitement de nos magistrats dépend de ce que le peuple veut que sa justice soit. si nous pensons qu’il est bon que dans ce pays, chacun soit protégé, nous devons admettre que les magistrats, investis de cette mission, soient bien traités, sinon, vous allez beau crier, rien ne va changer.
    maintenant, sur la question des comparaisons, il faut humblement que chacun de nous se donne pour mission de défendre chaque corps en fonction de ses attentes,et non en fonction de ce que tel ou tel corps bénéficie comme traitement. on peut avoir le même diplôme ou être plus diplômé que x, mais si on ne fait pas le même travail que lui, on ne peut raisonnablement pas vouloir avoir les mêmes avantages que lui, les avantages étant toujours fonction des risques, des responsabilités, des priorités et des orientations politiques.

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  • Le 24 mars 2015 à 12:05, par el mismo
    En réponse à : Moriba Traoré : « Nous espérons que ces états généraux donneront un autre visage à la justice burkinabè »

    L arrivée de moriba me donne la joie de me réengager en syndicalisme car javais finis par croire que les dirigeants de mon syndicat avaient des intérêts autreq que ceux des militants. Javais l impression que je me retrouvais a l’université ou des érudits pensaient pr nous.
    L équipe de moriba a mon soutien et engagement.
    travaillez a faire bouger les lignes avec ton promo Antoine kabore.
    Vous avez le devoir de faire avancer maison.
    Nous vous regardons

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  • Le 24 mars 2015 à 12:44, par sauce claire
    En réponse à : Moriba Traoré : « Nous espérons que ces états généraux donneront un autre visage à la justice burkinabè »

    les greffiers assistent les magistrats dans presque la quasi totalité de leurs tâches .les GSP , font exécuter non seulement les détentions préventives ordonnées par le parquet au nom du respect des textes et éviter les longues garde à vue des commissariats mais aussi font exécuter les peines prononcer par les tribunaux. l’un dans l’autre , que ce soit le concours des greffiers que celui des gsp , il n’ya pas une seule corporation qui sont inutile !
    mais ce qui révolte le plus , c’est souvent le dédain de certains magistrats à l’égard de leurs collaborateurs.
    Pourquoi cela ? NS avons souvenance de certains écrits de certaines presses où il etait svt question de corruption de greffiers et de gsp . c’est vrai qu rien n justifie ces actes à bannir mais force est de reconnaître que ces greffiers et ces gsp vivent dans la misère.
    La justice est un domaine assez sensible et facilement corruptible si la liberté et les intérêts sont en jeu ; c’est pourquoi en mêm qu’il faudrait mettre les magistrats à l’abri du besoin , il faudrait aussi songer à faire sortir les autres composantes de ce secteur de cette misère et prévoir des textes assez coriaces pr faire marcher les indésirables
    Enfin à vs magistrats , vs venez du peuple, vs faites parties du peuple vs travailler pr le peuple,alors le peuple vs observe coe vs aussi !!!

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  • Le 24 mars 2015 à 13:58
    En réponse à : Moriba Traoré : « Nous espérons que ces états généraux donneront un autre visage à la justice burkinabè »

    Trop d’aigris. Que ceux qui envie les salaires misérables des magistrats deviennent magistrats surtout que la porte est ouverte pour les greffiers en chef.

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  • Le 24 mars 2015 à 14:04, par Gwladys
    En réponse à : Moriba Traoré : « Nous espérons que ces états généraux donneront un autre visage à la justice burkinabè »

    Toutes mes félicitations M.Moriba Traoré.J’espère que vous pourrez œuvrer à établir une réelle indépendance des magistrats,ultime gage de leur impartialité et aussi instaurer un climat de confiance avec les justiciables.

    Par rapport au traitement des magistrats je pense véritablement qu’on doit arrêter de vouloir une chose et son contraire:comment soustraire le magistrat à la tentation de la corruption,si on le met pas à l’aise financièrement ?Bien vrai que les greffiers sont indispensables pour la bonne marche de la justice et que dans certains cas ils peuvent avoir une formation supérieure au magistrat, ce n’est pas pour autant qu’ils doivent réclamer une égalité dans le traitement salarial,sinon les enseignants,les professeurs, les médecins,...doivent aussi réclamer le même salaire que leur ministre respectif !!!!

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  • Le 24 mars 2015 à 15:39, par Tasséré ZOUNGRANA
    En réponse à : Moriba Traoré : « Nous espérons que ces états généraux donneront un autre visage à la justice burkinabè »

    Justice ? de quelle justice parlez vous ? Alors dite le pourquoi du comment le juge peut pas faire exécuter sa sentence ? Une affaire d’accident de circulation, une constatation aveugle, un procès un an après, une condamnation à rembourser les frais de réparation, deux ans après rien, rien du tout. le juge dit qu’il a fait sa part du boulot, le huissier ne trouve pas le fautif, le policier attend l’ordre du juge blablablablablablabla... N’importe quoi. en tant juge vous espérez ! Moi en tout cas j’attends celle du Bon Dieu. Si vous espérez encore de cette justice du courage.
    Le Zoung.

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  • Le 24 mars 2015 à 16:20, par Jus DURALEX
    En réponse à : Moriba Traoré : « Nous espérons que ces états généraux donneront un autre visage à la justice burkinabè »

    Félicitation Président pour votre élection à la tête du syndicat.
    Quant à vous chers internautes, de grâce, arrêtons de critiquer le salaire du magistrat en invoquant son diplôme ou sa durée de formation ou autres. comme a dit un de mes prédécesseurs, c’est la responsabilité du magistrat qui justifie le devoir pour l’état et le peuple burkinabè de lui payer un salaire qui lui permette de rendre en toute quiétude sa décision. comment voulez-vous qu’un juge qui est sur une moto, qui loge dans une cours sans sécurité soit tranquille dans sa tête lorsque des menaces sérieuses sont proférées contre sa personne et ses proches ? Si l’Etat n’assure pas la sécurité du magistrat, n’attendez pas qu’il se sacrifie sur l’autel de l’indépendance. Les magistrats ne demandent pas l’impossible mais le nécessaire pour survivre aux risques de leur métier.
    les jaloux convoiteront toujours les magistrats comme s’ils étaient les mieux payés des agents publics. Savez-vous qu’il y a des agents publics qui touchent en terme de bonus chaque année plus que tout le salaire annuel du magistrat, sans compter leur salaire régulier mensuel. Vous devriez plus être jaloux de ces gens là et réclamer plus d’équité pour tous les fonctionnaires. Mais non ! c’est le salaire misérable du magistrat qui vous préoccupe. Que vous le vouliez ou pas, ça n’a pas commencé au Burkina, le magistrat doit être bien traité. savez-vous que l’amélioration des conditions de vie du magistrat est une des conditions du financement imposées par les bailleurs de fonds du Burkina. vous êtes jaloux du pouvoir que détient le juge et vous le resterez, car objectivement le salaire pitoyable du magistrat ne devrait pas susciter autant d’animosité de votre part.
    Vous réclamez l’indépendance au magistrat alors que vous même vous êtes une entrave à son indépendance. Qu’avez vous exigé lors du procès de Banfora : "libération sans condition et sans délai des élèves". où avez vous déjà vu cela ? Vous ignorez le minimum de la procédure pénale et vous prétendez défendre le peuple qui a lui même adopté sa procédure pénale. vous êtes contre les lois de la république et vous prétendez être des étudiants éclairés, des défenseurs des droits humains, mon oeil !!! Des hors la loi oui ! si les élèves ont des droits, est-ce celui d’incendier les biens de leurs enseignants ? les enseignants eux, n’ont pas de droit ? Pourquoi ne les défendez-vous pas eux aussi ?

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  • Le 24 mars 2015 à 17:21
    En réponse à : Moriba Traoré : « Nous espérons que ces états généraux donneront un autre visage à la justice burkinabè »

    le Burkina Faso est vraiment victime de l’ignorance de son peuple ;

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  • Le 24 mars 2015 à 17:41
    En réponse à : Moriba Traoré : « Nous espérons que ces états généraux donneront un autre visage à la justice burkinabè »

    Moriba Traoré : « Nous espérons que ces états généraux donneront un autre visage à la justice burkinabè »

    N’espère rien de ces soit disant états généraux SINON tu seras tellement choqué que tu risques de faire un infarctus

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  • Le 24 mars 2015 à 18:12
    En réponse à : Moriba Traoré : « Nous espérons que ces états généraux donneront un autre visage à la justice burkinabè »

    Bien dit M. TRAORE.
    Le magistrat exerce un pouvoir c’est pourquoi, il n’est pas un fonctionnaire et n’est pas concerné par la fusion de tous les emplois de la fonction publique. Soit on veut une justice indépendante et intègre et en payer le prix ; soit on n’en veut pas et on laisse les choses en état. Les magistrats trouverons toujours des solutions. les uns recevrons des centaines de millions dans les dossiers d’or ou de commerçants et les plus intègres démissionnerons pour vendre leur compétence ailleurs. la conséquence est que si les choses restent en l’état on n’aura que des juges pourris.
    quant aux greffiers qui tiennent la plume, ils doivent occuper leur rang.
    Celui qui envie le magistrat peut aller faire le concours et devenir comme lui, si c’est facile.

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  • Le 24 mars 2015 à 18:37, par Yajous
    En réponse à : Moriba Traoré : « Nous espérons que ces états généraux donneront un autre visage à la justice burkinabè »

    on a tellement ridiculisé le magistrat sous nos cieux et lui-même s’est tellement abaissé qu’on n’arrive plus à croire qu’il est lui aussi le dépositaire d’un pouvoir au même titre que les dépositaires des autres pouvoirs.
    non, je pense seulement que les magistrats se sont pas impartiales. Ils ont souvent un parti pris et refusent de voir la vérité.ce qui engendre parvient des dégâts à l’image du palais de justice de Bobo.Il est vraiment temps qu’on cherche à résoudre ce problème de la justice.
    Quant au traitement salarial,l’injustice avait été reconnu par le gouvernement déchu.S’il faut tenir compte du salaire de l’autre pour réclamer une amélioration du tien, ce gouvernement ne va pas du tout s’en sortir.Il gagnera à revoir la grille salariale à l’issue des états généraux de la justice ;

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  • Le 24 mars 2015 à 19:58, par KACH
    En réponse à : Moriba Traoré : « Nous espérons que ces états généraux donneront un autre visage à la justice burkinabè »

    Il existe trois pouvoirs dans une démocratie : celui de faire les lois (confié au législatif), celui d’appliquer les lois (confié à l’exécutif), celui de contrôler et sanctionner l’application des lois (confié au Juge), voir article 103 de la loi fondamentale pour ce dernier point. Il n’y a aucune hiérarchie entre ces 3 pouvoirs dont les détenteurs sont constitutionnellement protégés. S’il y a un déséquilibre entre eux, une dépendance s’installera et tout le système basculera. C’est ce qu’on vit au Burkina. Il est donc impérieux, pas seulement dans l’intérêt du magistrat, mais surtout dans celui de tout le pays qu’un rééquilibrage soit instauré. C’est ce que réclame les magistrats et le peuple burkinabé. Il faut simplement analyser et se prononcer si ces réclamations sont justes ou non. A mon avis, il est sans conteste que les éléments avancés par le SG TRAORE sont justes et légitimes. Il laisse clairement voir que le combat pour une bonne justice nécessite l’amélioration des conditions de tous les acteurs de la justice. C’est donc regrettable que certains de leurs collaborateurs les plus proches, (suivez mon regard) leurs fassent un faux procès. Mes chers, jalouser aveuglement les magistrats, c’est se tromper d’adversaires. Vous êtes des fonctionnaires, battez-vous légitimement pour que vos préoccupations fondées, j’en conviens, trouvent solutions. Se comparer aux magistrats, c’est une méprise déraisonnable car ’’les moutons se promènent ensemble mais n’ont pas les mêmes prix’’. Celui qui pense avoir le même diplôme et être plus intelligent que les magistrats, le concours est ouvert. Bonne chance à lui. Mais en attendant que chacun cultive son champ et la nation gagnera.

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  • Le 25 mars 2015 à 09:28
    En réponse à : Moriba Traoré : « Nous espérons que ces états généraux donneront un autre visage à la justice burkinabè »

    Je suis greffier en chef. J’apprécie l’honnêteté de M. TRAORE. Il a eu le courage de dire ce que beaucoup de magistrats murmurent entre eux à propos des greffiers. Cependant comme lui, je me sens aussi obligé de recadrer certains propos.

    1- La comparaison faite par les greffiers est légitime, c’est même humain. C’est d’autant vrai que j’ai personnellement entendu des magistrats se comparer aux inspecteurs des impôts, du trésor, aux ministres et aux députés quoiqu’ils n’aient pas les mêmes fonctions (lisez les propos de l’internaute 25 qui est sans doute un magistrat). Dans les revendications des magistrats, ils s’appuient souvent sur des comparaisons avec les magistrats d’autres quoique notre pays ait ses réalités propres. Ces magistrats là sont-ils moins intelligents que M. TRAORE.

    2- Il est vrai que le juge est détenteur du pouvoir judiciaire en vertu de la constitution. Mais quand on veut lire entre les lignes, on se pose la question de savoir si tous les magistrats sont dépositaires du pouvoir judiciaires. La Constitution dit que le « pouvoir judiciaire est confié au juge ». Les magistrats des parquets ne sont pas juges. Ils sont même liés au pouvoir exécutif en vertu du « principe de la subordination hiérarchique des magistrats du parquet ». Certains auteurs estiment qu’ils font parties de pouvoir exécutif.

    3- Certains intervenants magistrats disent que le concours de la magistrature est ouvert aux greffiers. Certes, mais vous avez oublié de dire que depuis que les greffiers ont commencé à réussir à ce concours, vous avez entrepris à travers la relecture de votre statut de corser les conditions de candidature pour limiter voir empêcher les greffiers d’accéder au corps de la magistrature. Pourquoi tant de haine envers les greffiers ? Je connais certains de vos collègues qui ont le concours de l’ENEP quand ils étaient au lycée et qui ont échoué. D’autres ont fait le concours de greffiers en chef entre 2002 et 2005 et ont échoué. Si vous magistrats aujourd’hui, certes vous avez du mérite ; mais de grâce, un peu d’humilité mes frères !

    4- Si les magistrats pensent que leur indépendance est liée à leur salaire, c’est en partie inexact. Comment comprendre que malgré l’amélioration de leurs conditions de vie (ce n’es pas suffisant mais c’est acceptable), la corruption existe toujours en leur sein ?

    Répondre à ce message

  • Le 25 mars 2015 à 12:38
    En réponse à : Moriba Traoré : « Nous espérons que ces états généraux donneront un autre visage à la justice burkinabè »

    Si les avantages sont liés à la fonction, alors je ne comprends pas pourquoi nos chers magistrats tiennent mordicus à prendre part au partage des miettes reversées au greffe par le Trésor Public en guise de motivation pour le recouvrement de deniers publics. Honorables magistrats, quand on requiert la condamnation ou quand on condamne un citoyen à une peine d’amende et que dans un coin sombre de sa tête, on compte en tirer profit à travers le partage de ristournes (liées au recouvrement des amendes), cela s’assimile à une prise illégale d’intérêts. En ce moment quelle justice, vous rendez ? Vous ne participez pas au recouvrement mais vous voulez quelque chose quand même ! Êtes-vous Greffiers ?

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  • Le 25 mars 2015 à 17:50, par Le Juste
    En réponse à : Moriba Traoré : « Nous espérons que ces états généraux donneront un autre visage à la justice burkinabè »

    Que Dieu nous aide. Pourquoi tant haine exprimé ici alors que l’objet de l’intervention de Moriba est ailleurs ? Le magistrat est ce qu’il est dans tous les pays du monde : un homme doté de pouvoir et protégé pour pouvoir l’accomplir. Le greffier est celui qui l’aide pour cette mission. Il est aussi protégé mais n’est pas à comparer avec le magistrat qui est celui qui exerce le pouvoir. S’il veut prendre la place de son chef, c’est le monde en l’envers car c’est ça qui va entrainer les problèmes. A bon entendeur....!

    Répondre à ce message

  • Le 25 mars 2015 à 19:16, par Soussanga
    En réponse à : Moriba Traoré : « Nous espérons que ces états généraux donneront un autre visage à la justice burkinabè »

    Je ne comprends pas pourquoi certains magistrats pensent que les greffiers revendiquent une amélioration de leur traitement salarial en se comparant aux magistrats. Les greffiers n’ont jamais demandé les mêmes avantages que les magistrats à ce que je sache. Ils demandent seulement que les textes les régissant soient conformes à l’esprit de la constitution du 02 juin 1991 en son article 101. D’ailleurs, ils savent mieux que quiconque que la loi qui a été votée depuis décembre 2012 est sans effet s’il n’y a pas de décrets d’application. Il vaudrait mieux alors l’abroger si le gouvernement n’entend pas adopter les décrets d’application (ce n’est pas mon souhait). Améliorer la situation des greffiers ne signifie pas leur donner les mêmes avantages que le magistrat.
    Ce que beaucoup ignorent, c’est que les revendications à caractères financiers des greffiers ne dépassent pas ce que perçoivent les agents contractuels de l’Etat, ni la Police Nationale, qui soit dit en passant est aussi auxiliaire de justice comme le greffier (que mes propos ne soient pas mal interprétés:on dira encore que le greffier se compare au policier).
    Chacun a ses revendications et si des magistrats pensent qu’améliorer les conditions de vie des greffiers leur portera préjudice, qu’ils demandent à ce qu’on revoie leurs salaires à la hausse.

    Répondre à ce message

  • Le 26 mars 2015 à 11:44
    En réponse à : Moriba Traoré : « Nous espérons que ces états généraux donneront un autre visage à la justice burkinabè »

    Désolé ! Il n’y a pas de lien de hiérarchie entre magistrat et greffier. Ils sont des collaborateurs sans plus ni moins. Les magistrats ont une mission quasi divine : celle de juger leur prochain. La sagacité et la pondération que requiert l’accomplissement d’une telle mission recommandent qu’ils évitent certains propos même sur internet. A bon entendeur....!

    Répondre à ce message

  • Le 26 mars 2015 à 15:20, par agent de justice
    En réponse à : Moriba Traoré : « Nous espérons que ces états généraux donneront un autre visage à la justice burkinabè »

    Magistrats et greffiers, ce qui nous unit est plus fort que ce qui nous divise. Soyons objectifs dans nos revendications dirigées contre l’exécutif et sans envier nos collaborateurs. C’est là que nous vaincrons

    Répondre à ce message

  • Le 26 mars 2015 à 17:44, par Lambda
    En réponse à : Moriba Traoré : « Nous espérons que ces états généraux donneront un autre visage à la justice burkinabè »

    Je suis agent de banque. Quand je vois les mouvements sur les comptes de magistrats ! Dès le 23-24 du mois, ils viennent racler les miettes qui restent après déduction de la mensualité de leur prêt. Croyez moi, même si on me donnait "cadeau" le poste d’un magistrat aujourd’hui au Burkina, je vais répondre qu’on veut se f... de moi. Presque 90% d’eux prennent un découvert avant le 5 du mois suivant. Je suis tenté de dire que leur misérable salaire se justifie par la pauvreté du pays mais si on ne fait pas un effort dans le sens de l’améliorer sérieusement, on va être confronté à un sérieux problème un jour. Tous les juges là vont dealer les dossiers pour vivre.

    Répondre à ce message

  • Le 26 mars 2015 à 17:57, par Dakiss
    En réponse à : Moriba Traoré : « Nous espérons que ces états généraux donneront un autre visage à la justice burkinabè »

    Ecoutez. Soit nous voulons un Etat de droit, soit nous ne le voulons pas.

    On ne peut pas vouloir une justice forte et indépendante et se permettre de discuter encore sur la nécessité de mettre les juges à l’abri du besoin.
    J’ai un master 2 et je touche environ 400 000 F mais s’il faut donner un million par mois aux juges pour qu’ils soient assez indépendants pour me rendre justice quand je vais avoir un problème avec un ministre ou même le Président du Faso alors je dis : AU BONHEUR !!! ALLELUHIA !!!!

    Répondre à ce message

  • Le 27 mars 2015 à 20:58, par Le Juste
    En réponse à : Moriba Traoré : « Nous espérons que ces états généraux donneront un autre visage à la justice burkinabè »

    Internaute 35, Vous avez plus que raison ! Je me range !
    Maintenant que je domine les premiers sentiments de révolte,
    résultant des déclarations de certains greffiers dans ce forum,
    Maintenant que je sors vainqueur de l’amertume dans laquelle
    m’avait plongées les insultes aussi injustifiées que répétées
    à l’endroit du noble corps auquel j’appartiens, Je me range !
    Je présente mes excuses a ces collaborateurs du greffe
    qui pareils à moi se sont sentis offusqués de propos
    de certains de leur collègues, dans lesquels ils ne se reconnaissent pas.
    Je retire mes mots si tant est qu’ils blessent, pour continuer de supporter les maux
    que j’endure depuis que je suis magistrat : l’incompréhension et la colonie.
    Moi qui donne tout à mon travail contre mon seul salaire.
    Moi que les gens crois plein aux as, alors que je ........!
    Mon seul vœu est de fuir ce corps pour trouver non pas mieux ailleurs,
    Mais simplement la paix et le réconfort. Si vous connaissez la vérité,
    vous comprendriez peut-être ! Mais hélas, elle ne peut être dite ! obligation de dignité oblige.

    Répondre à ce message

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