Insécurité à l’Est du Burkina : la population entre collaboration et prudence.

vendredi 20 mars 2015 à 02h00min

« Audi, vide, tace, si vis vivere ». Ce proverbe latin qui signifie « Ecoute, observe et tais-toi, si tu veux vivre », résume bien le malaise que vivent au quotidien les populations de la région de l’Est du Burkina Faso. Là-bas, que vous soyez victime ou témoin d’un braquage, vous devez rester muet comme une carpe, au risque de passer un sale quart d’heure, pire, prendre une balle dans le dos. C’est la psychose totale dans les familles qui peinent désormais à « collaborer » avec les forces de sécurité dans la traque des malfrats.

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Insécurité à l’Est du Burkina : la population entre collaboration et prudence.

Un réseau de bandits démantelé par ci, des escrocs mis hors d’état de nuire par-là ! Les forces de sécurité ne cessent de nettoyer le pays à coup de « petits balais ». Et la phrase qui sert de leitmotiv lors des présentations de malfaiteurs aux journalistes est « nous remercions la population pour sa franche collaboration et nous l’appelons à redoubler de vigilance ». Bref, l’heureuse complicité qui existait entre les forces de sécurité et les populations tend à s’effriter car elle a désormais un prix : menaces, braquages ou très souvent assassinats en guise de règlement de compte. Bogandé dans la province de la Gnagna, à l’instar de toutes les localités de la région de l’Est, est en proie aux assauts répétés des malfaiteurs qui n’hésitent pas à narguer les compétences de nos policiers et gendarmes le jour comme de nuit. En témoigne le braquage du marché par quatre personnes, le dimanche 8 mars 2015 aux environs de 18h. Ce serait ingrat de ma part de faire fi des sacrifices consentis par nos hommes de tenue dans la lutte contre le grand banditisme. Mais pour emprunter aux commerçants leur expression culte, je dirai que « c’est bon mais ce n’est pas arrivé ».

De passage à Bogandé à 280 km de Ouagadougou, j’appris qu’un mécanicien fut abattu le dimanche dernier par deux hommes. Qui étaient ces hommes ? « Personne ne sait », me lançait-on à chaque fois que ma curiosité me conduisait vers un habitant de la ville. Mais les choses vont mieux se préciser lorsque Monsieur T.S me dira : « Ici, même si ton voisin est un braqueur, tu n’es pas bête pour aller le signaler aux policiers car même si on l’attrape, tôt ou tard il va sortir. Et c’est là que tu vas regretter de l’avoir dénoncé ». Je compris à l’instant T que la collaboration des populations étaient mise à rude épreuve à trois niveaux : l’arrestation - le jugement - l’emprisonnement des bandits.

En effet, lorsque la police burkinabè fait son boulot et conduit les présumés malfrats devant le tribunal avec toutes les preuves à l’appui, c’est à la justice de prendre ses responsabilités pour que les sanctions soient à la hauteur des actes posés par les prévenus. Enfin, lorsque ceux-ci sont déférés dans les maisons d’arrêts et de corrections, il revient enfin à nos Gardes de sécurité pénitentiaires (GSP) de veiller à ce que les condamnés restent entre les quatre murs, jusqu’à purger entièrement leur peine. Et après ? Que deviennent les citoyens qui ont témoigné contre les bandits ? Des mesures sont-elles prises pour les protéger des « méchants » après que ceux-ci soient sortis de l’environnement carcéral ? Non ; vous répondront les personnes qui ont vu leur proche menacé ou tué par une personne qu’elles avaient auparavant dénoncées. La théorie du règlement de compte n’est donc pas à écarter de cette affaire de mécanicien tué à Bogandé.

Si le renforcement de la sécurité intérieure et de la défense nationale ; et l’amélioration de la justice font réellement partie des quatre grandes priorités des autorités de la transition, il serait absurde de ne passer au peigne fin la situation des braquages dans notre pays qui a en ce moment les yeux rivés sur les folies de la secte islamique Boko-Haram. Il faut doter nos braves policiers et gendarmes et pourquoi pas les militaires des moyens logistiques nécessaires pour traquer sans pitié ces « hors-la-loi » qui sèment la terreur dans nos villes et campagnes. Et, il faut agir vite. Très vite.

Herman Frédéric BASSOLE
Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 20 mars 2015 à 06:45, par YIRMOAGA
    En réponse à : Insécurité à l’Est du Burkina : la population entre collaboration et prudence.

    Le grand banditisme est devenu un bon deal pour les juges ou magistrats comme vous voulez ? Les forces de l’ordre et de défense s’exposent, se sacrifient pour traquer les bandits et des gens les élargissent impunément en contre partie on dirait ? Les coupeurs de route vont sévir d’avantage puisque la garantie d’être libéré s’offre à eux ? Mais gare au réveil de la population où ils ne seront plus protégés par leurs dealers , mais lynchés tout simplement.

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  • Le 20 mars 2015 à 06:48, par sidnooma
    En réponse à : Insécurité à l’Est du Burkina : la population entre collaboration et prudence.

    Je tiens tout d’abord à féliciter nos braves agents de sécurité qui chaque jour rament contre vent et marée malgrés très peu de moyens mis à leur disposition pour accompagner les population. Le problème de la région de l’est nest pas prêt à finir pour les raisons évoquées par HERMAN F BASSOLÉ. Mais ce n’est pas tout. tenez vous bien je suis dans cette région depuis 2005. Je me suis approché un jour à un gendarme pour dénoncer un groupe de bandits.Ce fut un très grang étonnement de l’entendre dire : il faut collaborer avec nous sinon vous qui êtes très loin les voleurs vont vous fatiguez. Tu vois ,x et y coopèrent avec nous. cette dernière phrase m’a empéché de dire ce que je voulais dire. cette peur de mauvaise collaboration qui amène tout le monde à se taire.

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  • Le 20 mars 2015 à 07:07, par YAMSECRE
    En réponse à : Insécurité à l’Est du Burkina : la population entre collaboration et prudence.

    Les populations de la région de l’Est ne savent plus de quelle son de cloche attirer l’attention des autorités sur ce fléau. La région se meurt lentement et surement. De Fada à LOGOBOU et de Gayéri à Bogandé et Pama, il ne se passe un seul jour sans que des braqueurs ne fassent des victimes. Cela est connu depuis des années ; c’est le far West et les populations sont terrorisées.

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  • Le 20 mars 2015 à 07:52, par tarzan
    En réponse à : Insécurité à l’Est du Burkina : la population entre collaboration et prudence.

    Que Dieu vole au secours de nos parents et nous tous qui servons au village.
    Au burkina le droit ne se dit pas de la même manière pour tous les citoyens. Sinon comment quelqu’un qui a tué en braquant pourrait encore avoir des droits civiques. Tenez bien à l’Est les braqueur annoncent leur visite depuis des mois. En exemple quand ils se baladent dans les champs et voient ton champs de sésame qui présage une bonne récolte, ils viennent te dire de bien entretenir ce champs et qu’ils reviendront dès que tu auras fini la vente pour prendre leur par d’argent. Hier jusqu’à aujourd’hui c’était l’Est seulement qui vivait ce fléau mais vous en conviendrez avec moi que le Sud Ouest en dans la danse et nos autorités ne font rien car eux ils ont une sécurité assurée partout ou ils vont. Lors d’un braquage si tu sais que tu peux rendre justice toi même il faut tuer même si on va t’envoyer en prison puisque de nos force de l’ordre à la prison en passant par la justice ce ne sont que des bandent de corrompu et personne ne peux ou du moins ne veux lutter contre la corruption au Faso.
    SAUVE QUI PEUX IL NYA PERSONNE POUR NOUS PROTEGE ET ON VA FINIR PAR ETRE TOUS DES DELINQUANTS DANS CETTE REGION.

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  • Le 20 mars 2015 à 08:09, par BARRO Ibrahima
    En réponse à : Insécurité à l’Est du Burkina : la population entre collaboration et prudence.

    Vous les gars de la presse, vous faites rire quoi. Comment les magistrats vont-ils s’acheter de belles voitures, construire de belles residences et courir les jeunes Go s’ils ne dealent pas avec les detenus (prevenus et condamnés). Les GSP sont les entremetteurs, c’est bien eux qui contactent les detenus pour leur faire des propositions de liberation avec les juges d’instruction et le parquet (proco et substituts).
    C’est pourquoi, les forces de l’ordre doivent prendre leurs responsabilités sur le terrain face aux bandits armés. Le magistrat mangeur qui n’est pas d’accord et qui se cache derriere une hypothetique loi pour ’’reclamer son manger’’, doit savoir que les victimes des bandits ont aussi des droits. Un bandit ne saurait reclamer plus de droit que le citoyen honnete.
    Police et Gendarmerie, frapper, frapper et frapper dur, dur, dur... sinon ce sont vos familles qui tomberont bientot sous le coup des bandits avec leurs complices de la justice. On connait ca dans le Faso

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  • Le 20 mars 2015 à 08:24, par VERITE VERITE
    En réponse à : Insécurité à l’Est du Burkina : la population entre collaboration et prudence.

    Mes félicitations pour cet article. Le problème de l’insécurité à l’Est est un problème purement politique : c’est une question de géostratégie. Jusqu’en 2003, seule la ville de Fada N’Gourma disposait d’une antenne radio et télé de notre RTB. les autres provinces (Gnagna, Komandjari, Tapoa et Kompienga) doivent s’informer sur les radios des pays voisins (Mali, Niger, Bénin et Togo).Jusqu’en 2011, seul Fada disposait de banques. les autres villes doivents e débrouiller pour circuler avec leurs fonds dans toute la zone. aujourd’hui encore, la Province de la Kompienga avec pour Chef lieu Pama ne dispose que de deux guichets de caisse populaire. Imaginez ce que cela peut être. Que faites vous de nos ressources (Electricité, Poisson, Viande, etc) cher Etat ? la Région de l’Est est plus vaste que le Togo et elle est laissée aux mains de malfrats sans foi ni loi qui terrorisent la population souvent avec la complicité de nos "forces de sécurité". Des cas de braquage confirmés où des éléments de forces de l’ordre sont impliqués ont été signalés et à notre grande surprise, ces mêmes éléments se pavanent en ville narguant les populations qui les ont dénoncés.
    La zone de l’Est est fortement militarisée (camps militaire, Brigades de Gendarmerie, Camps de Compagnie Républicaine de Sécurité, Commissariats de Police Nationale) avec un effectif vraiment surprenant dans la seule ville de Fada N’Gourma. Mais ces éléments ne sont armés que de P.A. et de gaz lacrymogène pour traumatiser les habitants qui demandent plus de Paix et de sécurité avec des phrases du genre "tu sais qui je suis ?" ou "je te fais ce que je veux et ya rien" ou "je t’amène au poste et tu va regreté ce que tu viens de me dire". Ils sont parfois complices, impliqués de près ou de loin dans des cas de braquage.
    Mention spéciale à ces éléments des forces de sécurité qui risquent leurs vies aux côtés des populations pour leur assurer un minimum de sécurité malgré la faiblesse des moyens dont elles disposent. nous avons enregistré des cas d’éléments tués lors de patrouilles et autres.
    Nous demandons à l’Etat de mettre tous les moyens nécessaires à la disposition de ces éléments pour qu’ils mettent hors d’état de nuire tous ces délinquants et leurs complices. Qu’on les tue et non plus les jugé et gare au piètre militant des droits de l’homme qui va parler de droit de je ne sais quoi : si ces brigands ont des droits, les populations en ont plus.
    Et que l’Etat ne nous parle pas de manque de moyens car la faune de l’Est à elle seule renfloue les caisses de l’Etat à hauteur de 4 milliards de FCFA par an et seul 50 millions de FCFA sont réinvestis dans toute la Région
    Présentement c’est la course à l’armement : chacun s’achète une arme pour se défendre en cas d’attaque à domicile car c’est devenu trop fréquent. Des populations de villages entiers ne dorment plus chez elles la nuit de peur de ces gens là. un peu de quand miiiièèèèm. Si vous ne pouvez pas, donnez-nous notre région et nous sauront de quoi en faire de ces gens la.

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  • Le 20 mars 2015 à 09:53, par garikoi
    En réponse à : Insécurité à l’Est du Burkina : la population entre collaboration et prudence.

    Mr Le President.
    Es impossible de mobiliser 500 militaires bien formes pour traquer pendant 3 mois les coupeurs de route vers l’EST. Celui qui prendra cette decision sera le plus aime des responsables Burkinabes.

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  • Le 20 mars 2015 à 10:00, par Elda
    En réponse à : Insécurité à l’Est du Burkina : la population entre collaboration et prudence.

    Félicitation une fois de plus aux forces de sécurité. Mais pour le cas de l’Est, vraiment il faudra que les autorités prennent à bras le corps ce problème. Tout récemment, un habitant de l’Est me racontait que lorsque quelqu’un de son village venait à faire de bonne recette après la vente de ses produits. Le chef de famille est obligé de se porter disparu les nuits quelque fois pour dormir dans les feuillages des arbres même s’il a placé sa recette en banque et ses femmes et enfants dans les bruissons tout ça pour échapper aux bandits.
    Où sommes nous ? Au far west ? vivement que quelque chose soit fait.

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  • Le 20 mars 2015 à 10:01, par Weogo Boungnega
    En réponse à : Insécurité à l’Est du Burkina : la population entre collaboration et prudence.

    Vous comprenez pourquoi on brule ces palais d’injustice (cf Bobo) ?? Non seulement la corruption y règne et prospère, mais c’est surtout cette clémence pour des bandits très dangereux qui énerve les gens. Lorsque pour une attaque à main armée parfois suivie de meurtre, ces délinquants n’écopent que de 8 à 12 ans de prison, moi je vous dis que ce sont des foutaises !!! Encore même s’ils purgeaient l’intégralité de leur peine !! Ce qui n’est pas le cas, car il se trouve toujours un magistrat (pas gratuitement) pour leur signer des remises de peine ou autres libérations pour bonne conduite. Et une fois libres, ils s’empressent de retourner à leurs anciennes activités, sans oublier au passage de narguer les populations ou même de se venger de leurs dénonciateurs. Et avec ça vous appelez les populations a dénoncer. Vous n’avez pas honte ?? Ce n’est que dans les autres pays que l’on voit les fins limiers de la police mener des enquêtes et même anticiper contre des gangs. Ici, nos policiers-babouanga n’excellent que dans le plumage des usagers par un contrôle intempestif. S’il s’agit de se camoufler ou de tendre des souricières aux usagers, ils n’ont pas leurs pareils. Mais enquêter, réfléchir et débusquer les malfrats ça c’est trop dur pour eux( exception faite de la gendarmerie). Regardez à la télé, c’est toujours sur dénonciation qu’ils s’en vont arrêter les délinquants, parfois les mêmes, ce qui veut dire qu’ils ont été relâchés. C’est pourquoi je propose de durcir la loi contre ce type de délinquants : - pour toute attaque à main armée = 50 ans de prison incompressibles.
    - en cas de récidive = la peine de mort ou à défaut la perpétuité. Pour ceux qui ont peur du mot "perpétuité" on peut mettre 100 ans de prison fermes. Ne riez surtout pas, parce qu’il y a des pays dits civilisés (les USA par exemple) où l’on a vu des peines cumulées de 450 ans de prison. J’ai envie de proposer d’autres solutions plus faciles, plus rapides et moins couteuses, mais je sens que ces imbéciles des droits de l’homme ou plutôt des délinquants risquent de me tomber sur le dos. Dans tous les cas, face à ce fléau croissant, il y a urgence à réagir vraiment très fort.
    par TOBDANO

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  • Le 20 mars 2015 à 10:25, par La vérité, si je mens !
    En réponse à : Insécurité à l’Est du Burkina : la population entre collaboration et prudence.

    L’insécurité ne peut prendre fin que lorsqu’ on mettra celui qu’il faut à la place qu’il faut !
    Comment voulez vous que la sécurité des personnes et des biens soit assurée lorsqu’on confie la direction de la sécurité intérieure à un militaire ?
    Les populations, à l’ instar de celles de Batie et de l’ Est continueront à subir les foudres de délinquants tant que cette situation va perdurer...

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  • Le 20 mars 2015 à 10:36, par TOUK GUILI
    En réponse à : Insécurité à l’Est du Burkina : la population entre collaboration et prudence.

    Je me suis toujours posé la question de savoir pourquoi à chaque fois qu’on présente des bandits a la télé qu’on soit la a dire merci a la population pour sa collaboration étant donné que nos forces de sécurité ne sont pas en mesure d’assurer la protection des dénonciateurs au moment qu’ils sont découverts.c beaucoup mieux de nous presenter ces abrutis (bandits) sans mentioner la population car on les mets avant des dangers sans pour autant pouvoir les sécuriser.

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  • Le 20 mars 2015 à 10:39, par lemarabout
    En réponse à : Insécurité à l’Est du Burkina : la population entre collaboration et prudence.

    Voilà des missions pour lesquelles les militaires du RSP doivent mettre en exergue leurs savoirs faire.Mais ce travail est confié seulement à la gendarmerie et à la police.
    et eux ils ne cessent de revendiquer des primes et entravent le bon fonctionnement de la transition.Et c’est cela aussi la force d’élite qu’on ne doit pas entendre parler de supprimer.

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  • Le 20 mars 2015 à 10:48, par lemarabout
    En réponse à : Insécurité à l’Est du Burkina : la population entre collaboration et prudence.

    Il faut instaurer la peine de mort à ces bandits mêmes aux voleurs de poulets.

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  • Le 20 mars 2015 à 12:25, par Crazy Angel
    En réponse à : Insécurité à l’Est du Burkina : la population entre collaboration et prudence.

    C’est ici qu’on a besoin des troupes d’elites. La seule fois ou j’ai vu quelqu’un s’attaquer aux voleurs, c’est il y a longtemps, a la place des Nations Unies. Un officier de gendarmerie encadrait l’extraction de voleurs des canivaux sous les ponts, Cet officier ne s’est jamais proclaimer, ni lui, ni les gendarmes, troupes d’elite.

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  • Le 20 mars 2015 à 12:35, par YIRMOAGA
    En réponse à : Insécurité à l’Est du Burkina : la population entre collaboration et prudence.

    Le Cameroun à l’heure actuelle, on voit la population extraire des bandits dans les cellules des brigades de gendarmerie ou des commissariats de police et passer à l’acte suprême. Lynchage par le feu devant la structure de sécurité et devant la population. Nous allons vers cette forme de juridiction ultime par la démission des juges cupides. Ce sera pour pas très lointain, et les juges qui vont s’exprimer sur cette nouvelle façon, seront traités ......par la même supplice. Yaa ya boin !!

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  • Le 20 mars 2015 à 12:55, par Elmagnifico
    En réponse à : Insécurité à l’Est du Burkina : la population entre collaboration et prudence.

    Au Burkina Faso il y a la thèse du " Bouuk’m laaf ra siisum’yee" entendez par-là "Porte-moi au dos mais ne me touche pas" ! C’est impossible cette thèse ! Et elle colle bien avec ces histoires de Tom & Jerry que nous vivons entre nos valeureux policiers, gendarmes et soldats contre les coupeurs de route.
    Il faut exterminer ces bandits un point un trait ! En Gambie et au Rwanda personne ne se hasarde à voler même un œuf. Tu es vite passé par les armes. C’est le laissez-aller, les compromissions, la complicité qui conduisent à des situations bokoharamesques. En Arabie Saoudite on te prend avec un gramme de cocaïne et tu es passé au fil de l’épée. Personne ne peut partager une chambre avec un cobra fut-il édenté ! Donc, tant que les coupeurs de routes vont sévir arrêtez de nous chanter que le Burkina est un pays de paix !

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  • Le 20 mars 2015 à 12:57, par Dommage
    En réponse à : Insécurité à l’Est du Burkina : la population entre collaboration et prudence.

    Vous demandez à la population de collaborer pour débusquer les braqueurs et en même temps vous les protéger en masquant leur visage. Ce qui est curieux c’est que les forces de sécurités elles mêmes s’exposent en se présentant à visage découvert devant la télé. Un chat est un chat. Si ce sont des braqueurs présentez leur visage afin qu’on puisse les voir et éventuellement prendre nos précautions pour les éviter.

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  • Le 20 mars 2015 à 13:59, par Manga
    En réponse à : Insécurité à l’Est du Burkina : la population entre collaboration et prudence.

    Nous ne serons jamais en sécurité tant que les collaborateurs de ces malfrats que sont les brebis galeuses de notre appareil judiciaire seront toujours là.

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  • Le 20 mars 2015 à 14:27, par citoyens
    En réponse à : Insécurité à l’Est du Burkina : la population entre collaboration et prudence.

    Braves citoyens faisons comme au Cameroun ! c’est justement parce ce qu’on ne tue pas ces délinquants qu’ils récidivent. Dès que y a possibilité tué les avant que les forces de l’ordre n’arrivent. Commençons par les voleurs dans les quartiers et la leçons va se répandre. Qu’on nous les présentent à visage découvert à la télé et dans les journaux là on saura avec quel genre d’individus nous vivons. Un délinquant tueur n’a pas droit de vivre. c’est pourquoi j’aime la loi oeil pour oeil dent pour dent c’est la vrai justice. Tu tue on te tue et celui qui veut pas qu’on te tue on le tue.

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  • Le 20 mars 2015 à 15:07
    En réponse à : Insécurité à l’Est du Burkina : la population entre collaboration et prudence.

    Bonjour à tous ! Tout d’abord je tiens à féliciter nos braves Policier et Gendarme qui abattent un travail incroyable face à ces récidivistes criminels.
    La situation de l’EST n’est pas étrangère à nos autorités bien au contraire, elles en sont très bien informées, je vais vous dire pourquoi :
    1- En mars-avril 2004, trois (03) de nos valeureux policiers (dont le commissaire) ont perdu la vie sur l’axe Koupéla-Fada pendant qu’ils tentaient d’arrêter un braquage en cours. Les jours qui ont suivi, toute la zone du Centre-Est avait été assiégée par les CRS et ceux, pendant plus de 10 jours pour traquer ces criminels. Et à l’issue de cette opération, plus rien.....
    2 – A la fin de la même année, n’eût été la vigilance de son chauffeur, M. Simon COMPAORE maire à l’époque, aurait payé les frais de ces bandits de grands chemins sur l’axe Fada-Pama. Il lui aurait fallu une escorte de la gendarmerie pour arriver à la kompienga. Et après cela rien......
    3 – En début d’année 2014, un gendarme a été abattu à l’orée de sa retraite dans le Koulpélogo. La gendarmerie avait donc déployé un arsenal impressionnant, a traqué et retrouvé une partie des criminels, un peut comme pour dire « Faites ce que vous voulez mais On ne touche pas aux gendarmes ». Et après cela rien…
    C’est juste quelques exemples pour vous dire en français facile que les politiciens sont tous pareils. Ils ne pensent qu’à leur pense. Ils s’en fichent pas mal de la population, du moment que ces p’tits criminels n’osent pas se mesurer à eux les grands….
    Il faut remarquer une chose, pendant les campagnes (municipales, législatives, présidentielles, …) il n’ya pratiquement pas de braquage, POURQUOI ???......
    C’est bientôt la campagne, c’est l’occasion ou jamais pour chaque province et chaque région de saisir l’opportunité pour exiger un ensemble de solutions en contre partie des votes et de veiller en local à l’application des promesses qui seront prononcées.
    Il faut que ces politiciens sachent que LE PEULE MOUTON EST REVEILLE et que PLUS RIEN NE SERA COMME AVANT.

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  • Le 20 mars 2015 à 15:32
    En réponse à : Insécurité à l’Est du Burkina : la population entre collaboration et prudence.

    Il faut dégagé les militaires des postes stratégiques au niveau de la sécurité intérieure. Observé bien, toute l’administration Burkinabé est truffée par des militaires. on ne comprend plus rien . Dans un pays normal seul la police a pour mission la gestion de la sécurité intérieure et les institutions , appuyer par la police militaire qui est la gendarmerie. Tant que ce problème n’est pas résolu par le gouvernement donné du pouvoir a chaque entité de la république à s’exercer librement , on peut jamais atteindre les résultats. Laissons les calculs politiques que le régime passé avait comme mode gouvernance et mettre les gens à la place qu’il faut.

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  • Le 20 mars 2015 à 15:54, par leGuerrier du sud-ouest
    En réponse à : Insécurité à l’Est du Burkina : la population entre collaboration et prudence.

    A l’intention de Weogo Boungnega,c’est à cause des gens de ton espèce qui rendent le travail compliqué sur le terrain.évite de faire des comparaisons entre les différents corps.

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  • Le 20 mars 2015 à 16:32, par Ordinateur
    En réponse à : Insécurité à l’Est du Burkina : la population entre collaboration et prudence.

    l’insécurité est le quotidien de nous les habitants de la région de l’est.
    tantôt ces braqueurs sont s/c des forces de désordre (l’armée) ou de fois paraît que ces derniers même braquent souvent. comment voulez vous que mes parents soient en sécurité ? rien que la semaine qui viens de passer, la voie Diapaga-kantchari à subit de braquages suite auxquels deux personnes ont perdu la vie. mais on parle d’ouverture d’un camp de crs à Diapaga très très prochainement. on espère que ces braquages vont diminuer au moins de braquages par moi. sinon ici, prendre la voie est plus qu’un risque surtout quand tu n’as rien dans ta poche.

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  • Le 20 mars 2015 à 17:02
    En réponse à : Insécurité à l’Est du Burkina : la population entre collaboration et prudence.

    En réalité quand un système perdure c’est qu’il y a des hommes qui l’alimente. Cette problématique liée à l’insécurité dans ma région est tellement profonde que son règlement reste compliqué. Un bandit qui détient des armes de guerre comment comprenez-vous cette situation ? ou a-t-il eu ces armes ? les a-t-ils achetés dans un magasin du quartier ? a-t-il un complice dans l’armée Burkinabé qui lui a fournit ces armes ? voila les questions qu’il faille se poser et les réponses permettront de couper le mal à la racine. Moi je reste convaincu que les autorités sont impliquées dans ces braquage car quoiqu’on dise c’est un deal très lucratif. alors qu’on cesse de nous embrouiller avec les gros discours et traduire les vrais coupables devant les juridictions.

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  • Le 20 mars 2015 à 18:26, par El Quebrantador
    En réponse à : Insécurité à l’Est du Burkina : la population entre collaboration et prudence.

    Je ne comprends pas la pléthore de gendarmes dans les villes pendant que dans les campagnes où ils sont censés s’y trouver, ils n’y sont pas. Lorsque l’on désigne pompeusement une brigade en campagne, c’est au plus 4 ou 5 gendarmes. Tout juste ce qu’il faut pour impressionner et racketter nos paysans.
    Aussi, je ne comprends pas que ce soit toujours les mêmes brigands de grand chemin, les braqueurs notoires, les même coupeurs avec morts d’hommes qui sont toujours repris par nos forces de l’ordre. Remarquez qu’à chaque arrestation, on n’oublie jamais de mentionner que ce sont des "repris de justice", des déjà "connus de la justice et de la police" etc. Quel crime faut-il donc commettre pour passer suffisamment de temps à l’ombre alors ? Peut-être une supposée "agression de magistrat dans l’exercice de ses fonctions", crime suprême de lèse majesté !

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  • Le 20 mars 2015 à 21:00, par eliane
    En réponse à : Insécurité à l’Est du Burkina : la population entre collaboration et prudence.

    Hien Kilimité avait réussi a juguler le phénomène des coupeurs de route quand il etait gouverneur de l’Est. je pense que ces mêmes méthodes peuvent être réintroduits pour bouter l’insécurité

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  • Le 21 mars 2015 à 09:39, par oued
    En réponse à : Insécurité à l’Est du Burkina : la population entre collaboration et prudence.

    Arrêtons les histoires de paperasse ; et passons à la loi du talion :œil pour œil , dent pour dent.

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  • Le 21 mars 2015 à 15:26, par SANDOU
    En réponse à : Insécurité à l’Est du Burkina : la population entre collaboration et prudence.

    Bravo à ces braves forcés de sécurité qui, malgré le peu de moyens mis à leur disposition font un bon boulot. Le problème d’insécurité de l’Est est surtout lié à un manque de moyens logistique en quantité et en qualité, un nombre insuffisant en personnel de sécurité voire même une mauvaise répartition de ce personnel. Un policier m’a confié un jour qu’il a reçu en tout trois(03) litres de carburant pour une patrouille à moto. Au cours de la mission ils ont fait une course poursuite avec des délinquants et tomber en panne sèche. Je lui ai posé une question par rapport au carburant et il me répond que l’Etat et la mairie font des dotations mais ne sais comment c’est géré ???
    Un autre facteur qui favorise l’insécurité est la quasi- inexistence des institutions financières. Imaginer vous que l’infirmier et l’enseignant qui se trouvent du coté de Dinalaye et de Bonseiga, n’ont pas le choix que de se rendre à Bogandé à 110 Km pour percevoir leur salaire avec le risque d’être braqués au retour.
    Un troisième facteurs favorable à l’insécurité est la taille de la région, avec des zones de faible densité humaine. Vous pouvez circuler parfois sur plus de 20 Km sans voir une habitation. Résoudre définitivement ce fléau c’est de doter chaque province de la la région d’une unité de sécurité spécialisée pourquoi pas comme ces unités sur l’axe Kaya-Dori avec un commandement unique de toutes les forces.Le RSP serait utile dans une telle mission. Les banques devraient aussi s’intéresser au autres provinces de la région afin de sécuriser les opérations financières de la population,qui actuellement ne sait plus à quel Saint se vouer. Hum, j’ai failli oublié, et le sable de nos cousins dans tout ça !!! Ça ne voit pas les délinquants ???(rire)

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  • Le 22 mars 2015 à 17:19, par leconsultant
    En réponse à : Insécurité à l’Est du Burkina : la population entre collaboration et prudence.

    Il n’y aura même plus de collaboration, on peut pas admettre que des pauvres cultivateurs, pendant que vous semer des bandits viennent vous dire que lorsque vous allez vendre vos récoltes il faut enlever leurs part déposer, qu’ils reviendront chercher. On a des militaires qui sont remplis dans les casernes, donnez les des primes et ordonner les d’effectuer un nettoyage, on verra la suite ! C’est vraiment un crie de cœur, que la transition prenne cela au sérieux !

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