Suivi de la Transition : Un Cadre de concertation des partis politiques (CCPP) voit le jour

mercredi 18 février 2015 à 00h12min

Annoncé il y a quelques jours, le texte formalisant un cadre de suivi de la transition par les partis membres de l’ex-CFOP (Chef de file de l’opposition politique), a été paraphé dans la soirée du lundi 16 février 2015 à Ouagadougou. Un texte non rendu disponible juste après la séance consacrée à sa signature ; mais qui, à en croire Norbert Michel Tiendrébéogo, a enregistré 26 partis signataires.

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Suivi de la Transition : Un Cadre de concertation des partis politiques (CCPP) voit le jour

Ces 26 partis font partie de ceux qui étaient – plus quelques partis nouvellement créés – membres de l’ex-CFOP dont le siège a été fermé le 17 novembre 2014. L’on se rappelle en effet, que par un communiqué signé le 16 novembre 2014 (jour de l’approbation définitive de la Charte de la transition), le président de ladite institution, Zéphirin Diabré annonçait la fin de sa mission ; induisant ainsi la fermeture du local qui servait à ces partis jusqu’alors membres du CFOP, de cadre de concertation.

Cette fermeture que d’aucuns ont qualifié de « précipitée », a dérouté lesdits partis politiques. C’est du moins ce qu’a confié le président d’un de ces partis, qui précise que la « liberté individuelle des partis politiques » qui s’en est suivie « a considérablement joué et affaibli la transition ». Le constat ayant été fait que nombre de ces partis se sont, depuis quelques mois, affichés clairement dans une campagne déguisée en séances de remerciement de militants.

Si les partis politiques étaient restés aux aguets…

Mais les mouvements d’humeur du Régiment de sécurité présidentielle (RSP) intervenus le 30 décembre 2014 et récemment le 4 février 2015, semblent les avoir pertinemment interpellés. Du reste, le président du Front des forces sociales (FFS), Norbert Michel Tiendrébéogo, dit penser que c’est parce que les partis politiques se sont mis en retrait, que ces choses sont survenues. A l’en croire, « Si les partis politiques étaient restés aux aguets, si nous avions continué d’être vigilants, nous pensons que certaines choses ne seraient pas arrivées ».

En tout cas, c’est au cours d’une conférence de presse animée par ces partis membres de l’ex-CFOP le 6 février 2015, seulement deux jours après le dernier mouvement d’humeur du RSP, que le président du MPP (Mouvement du peuple pour le progrès), Roch Marc Christian Kaboré a annoncé - pour la première fois - la mise en place d’une instance regroupant lesdits partis, pour veiller sur la bonne marche de la transition.

L’opérationnalité du bureau du CCPP

Et un peu plus d’une semaine après, c’est-à-dire ce lundi 16 février 2015, le texte instituant cette instance a bénéficié de l’assentiment de 26 partis politiques qui l’ont signé. Une instance dénommée « Cadre de concertation des partis politiques » et voulu pour « accompagner la transition », en travaillant non seulement à mettre les autorités de la transition à l’abri de « déviations », mais aussi et surtout à les aider à « organiser des élections transparentes et crédibles ».

C’est un Cadre qui, à en croire Norbert Michel Tiendrébéogo qui en le « président transitoire », sera doté les jours à venir, d’un bureau composé de trois partis politiques. Un bureau dont la composition sera mensuellement rotative en commençant par les partis dont la première lettre du sigle est ‘’Z’’. Et dans sa première composition, ce bureau pourra, annonce M. Tiendrébéogo, être opérationnel à partir de la dernière semaine du mois en cours.

Toute nouvelle adhésion doit faire l’objet de consensus

Le Cadre ainsi créé est ouvert aux adhésions de partis politiques. C’est du moins, ce qu’a confié Norbert Michel Tiendrébéogo, avec la précision que « toute nouvelle adhésion doit faire l’objet de consensus des membres fondateurs ». Et de poursuivre, « Nous allons essayer de tout faire par consensus ; si nous n’y arrivons pas, il y aura des votes ; et il faudra les 2/3 des voix pour accueillir un adhérent ».

Toujours selon Michel Tiendrébéogo, cette adhésion ne peut être refusée aux partis de l’ex-majorité, s’ils en faisaient la demande avec « l’intention d’accompagner la transition, de poser des actes qui soient positifs ».

En tout état de cause, ce Cadre veut « être aux côtés de la transition pour qu’elle se déroule dans de meilleures conditions ». Toute chose qui passe nécessairement par la convergence – en interne – des efforts des partis qui le constituent, mais surtout par leurs soutiens multiformes aux autorités de la transition. Pour l’heure, le président transitoire dudit Cadre annonce : « Nous comptons aller jusqu’au 30 octobre 2015, peut-être même un peu plus après, jusqu’à ce que le nouveau président élu prenne fonction ». Attendons donc de voir…

Fulbert Paré
Lefaso.net

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