Projet riz fluvial : Le bas-fond rizicole de Bana (Dédougou) attend 80 tonnes sur une superficie de 20 hectares

dimanche 12 octobre 2014 à 17h37min

Le bas-fond rizicole de Bana a reçu la visite du gouverneur de Dédougou le mercredi 8 octobre 2014. Il était accompagné par le Coordinateur national du projet riz fluvial partenaire financier du bas-fond, et les structures régionales intervenant dans le domaine de l’agriculture.

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Projet riz fluvial : Le bas-fond rizicole de Bana (Dédougou) attend 80 tonnes sur une superficie de 20 hectares

Grand de 20 hectares (ha), le Bas-fond rizicole de Bana est exploité par le Groupement des producteurs de riz (GPR) « Wétien » signifiant en Bwamu « nous sommes satisfaits de l’appui ». Pour leur première expérience, les exploitants du Bas-fond rizicole disent attendre 80 tonnes de riz pour cette campagne 2014/2015. C’est ce bas-fond du village de Bana situé à 16 km du côté nord de Dédougou qui a fait objet de visite de Victor Dabiré, gouverneur de la Boucle du Mouhoun dans la matinée du mercredi 8 octobre 2014. Il s’est agi pour le gouverneur et les partenaires régionaaux de l’agriculture de venir encourager les producteurs, échanger avec eux et voire exactement quelles sont les difficultés à surmonter afin d’accroitre la production et l’extension de la superficie aménagée de bas-fond au niveau de ce village. Après une visite de quelques parcelles, le gouverneur Victor Dabiré n’a pas pu cacher sa joie. « Au vue des résultats que nous avons constatés, il y a lieu de les féliciter pour leur détermination. Parce que pour une première année il n’était pas si évident. Mais nous pensons qu’il faut renforcer la formation pour permettre aux différents membres du groupement de pouvoir atteindre les objectifs de production escomptés. C’est une visite d’encouragement et nous repartons satisfaits ».

Même son de cloche chez le partenaire financier de ce bas-fond rizicole. Youssouf Ouattara Coordonateur national du projet riz fluvial, apprécie : « pour une première année je suis édifié par ce que j’ai vu et entendu. Ce qui m’a le plus impressionné ici c’est le fait qu’ils aient réussi à travailler de façon communautaire les activités agricoles ». En effet, le Directeur provincial de l’agriculture de la province du Mouhoun, Bakassa Koné qui assure l’accompagnement technique des producteurs avait expliqué que l’homogénéité des parcelles est du à un fait. C’est parce que « les exploitants ont fait le semi ensemble, ils ont fait l’application des engrais ensemble, ils ont fait le sarclage ensemble. Ce qui donne une homogénéité aux parcelles ». Pour le Coordinateur national du projet riz fluvial, Youssouf Ouattara c’est ce qui est recherché mais difficile à atteindre un peu partout compte tenue du fait que les producteurs de ces sites agricoles ont également d’autres parcelles, d’autres spéculations ailleurs.

2000 ha de superficies aménagées dans la Boucle du Mouhoun par le projet riz fluvial

Le Président des producteurs de riz de Bana, Mondiba Dofinita a saisi l’occasion pour évoquer les difficultés qu’ils ont rencontrées. C’est notamment la présence de termitières dans le bas-fond, absence d’un magasin de séchage et une décortiqueuse et en perspective l’extension de la superficie aménagée etc. Avec l’appui des producteurs eux même assure le partenaire financier, la coordination nationale du Projet riz fluvial, les difficultés soulevées sont surmontables. « Le problème d’extension du site à notre avis n’est pas un problème. L’extension dépend de leur volonté de travailler et de leur direction technique de l’agriculture à leur donner des superficies que nous leur octroyons. Tout ce qui est du matériel de post récolte, on a du matériel de post récolte que nous vendons à nos producteurs à un prix subventionné à 40%. J’ai parlé de la décortiqueuse par exemple dont le prix d’achat coûte 3 millions 200 mille, et nous vendons cela à nos producteurs de site aménagé à 1 million 500 mille » a indiqué Youssouf Ouattara. Et d’ajouter, si nous sommes arrivés jusqu’à 2000 ha de superficies aménagées dans la Boucle du Mouhoun ça veut dire qu’il y a du sérieux qui est fait par ces populations. Nous continuerons à travailler avec ces populations pour l’atteinte des objectifs du projet riz fluvial qui est de réduire voire complètement éliminer l’importation du riz venant de l’extérieur.

Après la visite des parcelles les visiteurs ont octroyé deux charrettes et deux brouettes au Groupement des producteurs de riz (GPR) « Wétien » de Bana. Dans les jours à venir il devra bénéficier de deux batteuses à pédale de la part du Projet riz fluvial pour assurer la récolte. Pour le reste le gouverneur et le représentant du ministère de l’agriculture ont donné des coûts de faucille au riz afin de lancer le début de la récolte. Avant de prendre congé, le gouverneur a invité les producteurs de riz d’utiliser leurs bénéfices à bon escient pour renforcer leur matériel de production car dit-il ce qui est souvent reproché aux acteurs de la région c’est le mauvais usage des gains.
Ibrahima TRAORE
Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 13 octobre 2014 à 10:37, par PVP
    En réponse à : Projet riz fluvial : Le bas-fond rizicole de Bana (Dédougou) attend 80 tonnes sur une superficie de 20 hectares

    souvent les bas-fonds nouvellement aménagés reussissent par l’ardeur au travail des producteurs ; une année, ou deux ans plus tard, le site devient autre chose parce, ......

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  • Le 13 octobre 2014 à 17:07, par Bala Wenceslas SANOU
    En réponse à : Projet riz fluvial : Le bas-fond rizicole de Bana (Dédougou) attend 80 tonnes sur une superficie de 20 hectares

    "Ce qui m’a le plus impressionné ici c’est le fait qu’ils aient réussi à travailler de façon communautaire les activités agricoles". Comme quoi, l’union fait vraiment la force, et félicitation au GPR « Wétien » de Bana. Félicitation également au ’Projet Riz fluvial/pluvial’ pour l’appui et l’accompagnement à travers entre autres des aménagements d’appoint permettant une meilleure utilisation des eaux de pluies (ce qui donne je crois ’pluvial’ et non fluvial). Dans un contexte d’incertitudes pluviométriques accentuées, la gestion de l’eau est plus que nécessaire pour assurer des bonnes productions agricoles (en plus de la nécessaire cohésion sociale des producteurs dans le présent cas). C’est un premier pas à encourager ; et j’espère que nous avons appris (ou sommes entrain de la faire) des expériences précédentes de projets pour dès à présent penser des mécanismes d’utilisation durable des bas-fonds aménagés au-delà de la vie du projet riz pluvial. Car une des contraintes dans le pays reste la capacité de continuer les dynamiques au-delà des projets et programmes. Et enfin, un détail qui manque à cet article, reste le rendement lié à la variété de riz cultivé à Bana : 80 tonnes sur 20 ha semble à priori intéressant ; mais cela signifie 4 tonnes à l’hectare. Est-ce que cela est vraiment une performance pour la variété de riz cultivé si l’on sait que certaine variété atteignent 6 tonnes/hectare ? Encore, bravo pour ce qui a été fait, mais regardons avec rigueur nos résultats pour savoir où mettre l’accent à l’avenir (sans nous endormir sur l’acquis apparent).

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