Soumaïla Traoré : « J’ai décidé de vivre sans mendier »

mardi 23 septembre 2014 à 22h40min

Jeune, dynamique, enthousiaste, courageux, persévérant, confiant, bref ! Il n’y a pas assez de qualificatifs pour présenter notre interviewé, Soumaïla Traoré, tant son défi contre son handicap ainsi que son engagement au service des personnes handicapées sont énormes. Véritable porte-parole des personnes souffrant d’un handicap au Burkina Faso, il se confie au faso.net dans un ton décontracté.

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Soumaïla Traoré : « J’ai décidé de vivre sans mendier »

Lefaso.net : Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Soumaïla Traoré (ST) : Je me nomme Soumaïla Traoré, je suis Secrétaire Chargé auprès de la Fédération Burkinabè des Associations pour la promotion des personnes Handicapées (FEBAH) et Chargé de programme. Aussi, je suis Secrétaire Permanent de l’Association des Elèves et Etudiants Handicapés du Burkina (AEEHB).

Lefaso.net : Quelle est votre activité principale rémunératrice actuellement ?

ST : Quand on me demande quelle est mon activité principale rémunératrice actuellement, je dirai tout simplement que je n’ai pas d’activité rémunératrice ou que je vis tout simplement grâce aux deux structures citées plus haut. En somme, je n’ai pas d’activité rémunératrice et j’ai décidé de vivre sans faire la manche (sans mendier) et ce sont mes amis en Europe et ailleurs qui cotisent pour moi. J’aurais voulu que ma prise en charge vienne de l’exercice d’une activité rémunératrice ou bien de mon pays, le Burkina Faso, car c’est quand même un train de mon pays qui m’a mis dans cette situation. Le jour peut-être où je ne serai plus de ce monde, on mettra sur ma tombe une médaille du courage national en disant : « merci pour tes efforts » à titre posthume.
Il y a une année de cela je suis tombé gravement malade et il me fallait plus de 300.000fcfa pour me soigner et comme je n’avais pas d’argent sous la main (je parle comme si j’avais une main, rires), j’ai fait appel à mes amis en France, cela a été un déclic et me fait réfléchir à chaque instant. Le discours était comme ci : « Ismaël, nous te payons la chambre, ta nourriture, nous t’offrons un fauteuil roulant électrique et les réparations et l’entretien, tes soins et même tes vêtements ; finalement qu’est-ce que ton pays fait pour toi ? Est-ce à dire que tu n’es pas un enfant, un fils du Burkina-Faso ? » ; Je vous laisse deviner la suite !

Lefaso.net : Pouvez- vous nous parler de votre handicap ?
ST :
C’est à l’âge de deux (02) ans que ma vie a basculé comme dans un film d’horreur pour mes parents. C’est le trois (03) mars 1981, à la gare de train de Maro (localité située à une centaine de kilomètre de Bobo-Dioulasso, la ville où j’ai passé la plupart de mon enfance) que la chance, ou le destin a voulu que je rencontre ce train sur ma route. Et voilà le résultat !

Lefaso.net : Est-ce que vous vous sentez marginalisé ?
ST :
Bien sûr que je me sens marginalisé. C’est comme si après l’accident, Dieu m’avait lancé un défi et ainsi qu’à tous les habitants ou gouvernement du Burkina Faso. C’est ainsi que je vois les choses ou que je me les explique. Dieu : « cet enfant fera un accident et il survivra par miracle comme beaucoup d’autres dans le monde ; ce qu’il deviendra plus tard ne dépendra que de sa communauté ; s’il souffre ça sera à cause d’elle (pays, société, population) et s’il a le bonheur, ça sera grâce elle ! ». De ce point de vue, est ce que je n’ai pas assez fait pour que :
-  Les bus, les cars, les taxis, le train et l’avion qui circulent dans nos villes, villages et campagnes puissent être adaptés ou accessible pour les personnes handicapées,
-  Les voiries, les trottoirs et les espaces publiques soient accessibles à ma situation ; beaucoup s’étonnent de me voir circuler sur la partie de la voie dédiée aux véhicules, c’est juste que les pavés sont mal faits,
-  Il y ait des écoles, établissements, universités et instituts accessibles, de même que des bourses pour personnes handicapées,
-  Il y ait des fonds pour financer et soutenir la création d’entreprises des personnes handicapées et ce quel que soit le montant,
-  On me permet de subvenir à mes besoins élémentaires le plus dignement possible à travers un emploi rémunéré et décent,
-  Je puisse avoir accès à la terre, aux logements, à la santé…
C’est peut-être certainement que je n’ai pas droit à la vie ou peut-être que je ne suis pas Burkinabè ou que je ne mérite pas d’être heureux ! Vous en pensez quoi ? Je pense que toi tu as plus de chance d’avoir facilement accès à tout ça ; quand tu sors de ta maison pour te rendre dans un lieu quelconque, tu peux prendre le bus ou le taxi avec au maxi 300 FCFA et si c’est moi ça sera impossible avec mon fauteuil, car les normes de nos sociétés sont faites à l’image du corps dit parfait, la personne en situation de handicap n’a pas le droit de cité, elle est juste là pour la forme.
Voilà ! C’est ce que je ressens comme discrimination ! On me dit que si vous êtes comme ça (personne en situation de handicap) c’est la faute à personne, pour ne pas dire à Dieu ; or les règles qui encadrent la vie de nos pays aujourd’hui ne sont nullement dictées par Dieu. Ce n’est pas Dieu qui construit les voies, qui partage les parcelles ou les ressources minières, qui crée l’accès à l’emploi ou à la bourse, à l’éducation ou à la formation, qui finance donc nos projets. Ce sont les hommes qui fixent les normes ou les conditions, donc ils peuvent bien prendre en compte les besoins de tous les citoyens notamment ceux des personnes handicapées.
Je pouvais comprendre cette situation s’il n’y avait pas de mécanismes ou d’aménagements raisonnables permettant à tous les citoyens du Burkina Faso de se sentir chez lui, de vivre ensemble malgré nos différences physiques ou autres, cette différence physique ne doit pas être une limite ou un obstacle mais plutôt une richesse de la société comme la culture, l’art, la coutume ou la religion… Je terminerai par cette citation : « la meilleure manière de mesurer le progrès moral d’une société, c’est de voir comment cette société traite les personnes handicapées ».

Lefaso.net : Présentez-nous la FEBAH
ST :
Créée en 1992, la Fédération Burkinabè des Associations pour la Promotion des Personnes Handicapées (FEBAH) a pris un tournant décisif depuis le 14 Décembre 2006. Elle est dirigée par un Conseil d’Administration. 350 associations de personnes handicapées sont regroupées en 4 grands ensembles à savoir :
-  Les personnes déficientes intellectuelles,
-  Les personnes déficientes auditives,
-  Les personnes déficientes visuelles,
-  Les personnes handicapées motrices.

Lefaso.net : Quelles sont les activités majeures de votre association ?
ST :
En fonction de son but et de ses objectifs, la FEBAH dans le courant de l’année a réalisé des activités sur 4 axes stratégiques à savoir :
La promotion des droits des personnes handicapées,
La promotion de l’emploi des personnes handicapées,
La promotion de la santé des personnes handicapées,
La coordination et le suivi de la mise en œuvre des activités par les structures de base.

Lefaso.net : Quelles sont les motivations à la base de la création de l’association ?
ST :
C’est dans l’objectif de promouvoir un développement qui inclut les préoccupations des personnes handicapées. L’on peut citer entre autres :
• Favoriser une expression des personnes handicapées en vue de leur pleine et active participation au développement économique, social et culturel du pays.
• Regrouper en son sein toutes les organisations des personnes handicapées.
• Veiller à la bonne marche des associations membres et le renforcement de leur capacité à réaliser leur propre programme
• Coordonner les activités des associations des personnes handicapées et favoriser l’échange d’informations et d’expériences tant sur le plan national, qu’international ;
• Sensibiliser les personnes handicapées afin qu’elles s’investissent dans le travail en vue de leur autopromotion
• Promouvoir les relations entre les différentes associations au niveau national et international.

Lefaso.net : A ce jour, avez-vous trouvé satisfaction dans votre lutte pour le bien-être des personnes handicapées ?

ST : Aujourd’hui je ne peux pas dire que nous sommes satisfaits tant qu’il y a encore beaucoup de choses à faire. Notre plaidoyer a permis d’adopter des lois et de signer des conventions. Les écoles spécialisées ont eu un soutien de l’Etat, les concours de la fonction publique sont ouverts aux personnes handicapées, des microcrédits de 300 000 FCFA/ personne ont été octroyés à certains. La prise en compte des personnes handicapées dans la Politique Nationale de la Jeunesse et des activités du ministère de la santé est aussi effective. Il faut saluer toutes ces actions mais cela reste très insuffisant pour sortir les personnes handicapées de la pauvreté car l’Etat burkinabè a résumé la vie ou si vous vous voulez, a cantonné, confiné ou encore emprisonné les personnes handicapées dans les associations ou les ONG. Cela pour moi est inadmissible ! Beaucoup d’entre nous souffrent de cette situation. J’ai vu des étudiants handicapés devenir fous par manque de soutien à l’université de Ouagadougou. D’autres ont abandonné les cours pour se mendier ou encore, d’autres qui ont reçu des formations en entreprenariat et des métiers, qui ont des projets bien écrits ou des idées innovantes pour s’en sortir, sont laissés pour compte car ils n’ont pas de financement or ce n’est pas l’argent qui manque au Burkina Faso. L’être humain est créé pour être autonome. C’est cette indépendance qui lui confère la dignité, l’envie de vivre…

Lefaso.net : Aujourd’hui vous êtes l’un des porte-paroles des personnes en situation de handicap, quel est votre cri de cœur à l’endroit de ces personnes ?

ST : Je leur dirai de s’unir et de ne jamais cesser de se battre pour réaliser leur rêve. Il est vrai que la vie ne fait pas de cadeau et pour nous autres vulnérables, il faut aller puiser au fond de notre être la force, l’énergie positive nécessaire pour surmonter les difficultés quotidiennes de la vie. Celui qui craint de souffrir souffre déjà de ce qu’il craint. Ayez foi en vous, ne baissez jamais les bras et n’abandonnez jamais car bientôt nous serons récompensés de nos efforts. Confucius disait « qu’il y a du gout en tout, mais il faut savoir l’extraire ». Et moi, j’ai toujours dit ceci : « je n’ai pas choisi d’être une personne handicapée, j’ai seulement eu de la chance, mon handicap m’a tout donné, il ne me reste que le minimum à lui offrir »
Et à l’opinion publique ?
Le problème des personnes en situation de handicap est transversal. Il touche tous les domaines et ne peut être résolu qu’avec la conjugaison des efforts de toute la communauté. Ce n’est pas facile mais ce n’est pas impossible. J’avais supposé qu’au Burkina Faso, par exemple, le fait de réserver 2% sur les bénéfices des richesses minières et par an, qui seront utilisés pour financer les projets de personnes en situation de handicap.
L’opinion publique doit également aider l’action gouvernementale sur tout le territoire du Burkina Faso, afin qu’ensemble, on arrive à traiter les besoins de tous, avec la même importance. Ce n’est pas parce que je suis une personne à mobilité réduite que mes problèmes ou besoins doivent être relayés au second plan. L’Etat est comme une mère de famille. Dans une famille où un enfant tombe malade ou est en difficulté, l’attention de la mère sera beaucoup plus attirée vers cet enfant, pas parce qu’il est le plus aimé ou le plus beau ou encore le plus intelligent, mais c’est dans le souci de lui permettre d’être au même niveau que les autres. Aider nous à nous en sortir. Une personne autonome est une société déchargée ; un aveugle, un sourd, un handicapé physique sans aide adaptée est synonyme de six personnes guidées. Pourquoi ? Chacun aura un guide qui ne sera pas instruit, ni autonome donc une charge pour la société !

Lefaso.net : Quelles sont vos attentes en tant que personne en situation de handicap ?

ST : Je veux simplement vivre, et vivre heureux. C’est tout ce que je demande. Pour cela, il me faut absolument un emploi et que cet emploi me permette de faire face à mes besoins, ensuite avoir un logement et avoir les moyens de pouvoir subvenir aux besoins de ma famille, surtout de ma maman qui a tant souffert pour moi. Si les bonnes volontés pouvaient m’aider à construire son restaurant, ça sera pour moi, le plus bel hommage pour tous ses sacrifices et sa patience.

Je terminerai ma vie en éditant ou écrivant un livre sur ma vie. J’aimerais aussi pouvoir participer à des conférences internationales, même à l’ONU et faire du plaidoyer partout sur l’amour du prochain et la nécessité d’une société plus inclusive, notamment sur les droits des personnes handicapées.

Tout être humain aimerait rendre heureux ses parents et par-dessus tout, sa maman. Je ne voudrais pas qu’ils s’en aillent sans pouvoir leur offrir ce minimum vital. J’en appelle donc à toutes les bonnes volontés de me permettre de réaliser mon rêve… Est-ce trop demandé ?

Balguissa Sawadogo
Pour Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 23 septembre 2014 à 23:13, par dakarois
    En réponse à : Soumaïla Traoré : « J’ai décidé de vivre sans mendier »

    salut mon koro,j’ai lu avec plaisir et attention ton article vraiment, je te souhaite bonne suite dans ta lutte et surtout que des Hommes de bonne volonté t’aide accomplie ton rêve,,,sava aller c’est dieu qui est fort
    un jour,un jour tu sera très heureux..ton petit de dakar

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  • Le 24 septembre 2014 à 01:01, par Bibèga
    En réponse à : Soumaïla Traoré : « J’ai décidé de vivre sans mendier »

    Blaise est un sage c’est tout ce que je peux dire !Zepherin qui ne manque jamais de montrer qu’il est maladroit et ridicule l’a encore confirmé !il souffre du symptôme du radical !il oubli cependant que le peuple en a marre de tel comportement de sa part,nous voulons quel que chose de palpable et non des paroles de guerriers qui ne parvient même pas a résoudre un minime problème au Burkina !le peuple sera consulter et cela sera la victoire du peuple !vive le referendum !

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  • Le 24 septembre 2014 à 09:41, par minimzabré
    En réponse à : Soumaïla Traoré : « J’ai décidé de vivre sans mendier »

    COURAGE CAR CE QUI T’EST ARRIVE A ETE LE PLUS DURE MOMENT DE TOUTE TA VIE. DIEU EST FORT ET IL POURVOIRA PAR QUELQUE MOYEN QUE CE SOIT.MAIS QUE LES HONNETES CITOYENS OU DECIDEURS ASSIS DANS LEUR BUREAU EN BONNE SANTE, QUI N’ONT JAMAIS AFFRONTER UN REGARD DE MEPRIS, QUI NOUS JAMAIS SOUFFERT SANS SAVOIR A QUI SE CONFIER ESSAIE D’ADOUCIR LES POSITIONS ET REVOIR LES REGLES DE NOTRE SOCIETE POUR UNE MEILLEUR PRISE EN COMPTE DE NOS FRERES ET CHERES PERSONNES HANDICAPEES. CAR LA VALEUR D’UNE SOCIETE SE MESURE A LA PLACE QU’ELLE ACCORDE A SES EXCLUS !

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  • Le 24 septembre 2014 à 10:04, par Karim
    En réponse à : Soumaïla Traoré : « J’ai décidé de vivre sans mendier »

    Salut Soumaïla tchèè !!! Nous avons fait l’enfance ensemble au secteur 21 de Bobo Dioulasso et en aucun moment en tant que enfant ton handicap n’a jamais été un frein à ton épanouissement et même à celui du groupe d’enfants que nous formions en son temps. Ton courage, ta détermination, ta soif de la connaissance, ont fait de toi un exemple pour toute la jeunesse. Je te souhaite beaucoup courage pour le combat que tu mènes au profit de la personne handicapées.
    Karim.

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  • Le 24 septembre 2014 à 10:51, par Nostra
    En réponse à : Soumaïla Traoré : « J’ai décidé de vivre sans mendier »

    Mon cher frère, encore beaucoup de courage. Seulement saches que la gestion des difficultés d’infrastructures pour personnes handicapées du côté de notre Etat ne sont pas pour demain à regarder ce qui est fait pour les aptes. Aussi bien tu félicites tes amis européens, ne penses pas que rien n’est fait pour toi par ton pays et ton entourage. On a une attention particulière pour les personnes vivantes avec un handicap. Dans bien d’endroit on te céderait la place. Tout ne peut pas se faire d’un seul coup. Tu as commencé un combat et saches utiliser tes armes au vu des acquis de votre association. Et aussi tu dis ceci : « je n’ai pas choisi d’être une personne handicapée, j’ai seulement eu de la chance, mon handicap m’a tout donné, il ne me reste que le minimum à lui offrir ». Rends grace à Dieu et ceux qui t’entoure. Ton combat c’est avec tout le monde que tu la gagneras. Remercies toujours pour si peu. Encore beaucoup de courage

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  • Le 24 septembre 2014 à 13:34, par HEBIE
    En réponse à : Soumaïla Traoré : « J’ai décidé de vivre sans mendier »

    Du courage mon frère ! Que Dieu conduise ton cri de cœur à l’intérieur des âmes sensibles. Tout homme sur terre devrait être une âme sensible car tout Homme, aussi valide qu’il soit, est un handicapé potentiel. Bonne chance à toi !!

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  • Le 24 septembre 2014 à 14:14, par Avec précision
    En réponse à : Soumaïla Traoré : « J’ai décidé de vivre sans mendier »

    Salut Soumaïla. Je te connais comme un garçon toujours courageux et déterminé. Puisse Dieu t’accorder longue vie et susciter d’autres actions de soutien en votre faveur. Merci beaucoup pour ce que tu faits déjà et bon courage à toi. Ton cousin.

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  • Le 24 septembre 2014 à 14:41, par l’immigrant
    En réponse à : Soumaïla Traoré : « J’ai décidé de vivre sans mendier »

    Monsieur "Bibèga" ;mets de l’eau dans ton vin !!!Qu’est ce que le nom de Zeph vient faire ici ?tellement tu es irreflechi,tu ne sais meme pas distinguer les articles.je me demande quel est ton niveau d’etudes !!Ah,oui je comprends:tu es l’un des jeunes analphabetes auxquels ont a remis des ordinateurs pour parler au hazard sur lefaso.net ?on risque de te retirer ton ordi car tu ne sais meme pas ou il faut agir !!!on ne vous a pas formé avant ?on vous aurait fait du mal alors !!!le jeune parle de la situations des handicapés que votre cdp a mis dans une situation gregaire et tu nous dis que "blaise est un sage et que .....".on s’en fout de ca,ok ????on te demande apres sa sagesse,qu’"est ce qu’il a fait en 27 ans pour les handicapés" ?????si ce n’est appauvrir les burkinabé pour pouvoir les exploiter(comme toi) au moment venu ?tu es assis et tu compte sur tes basses besognes pour pouvoir remplir ta panse au lieu de te chercher un boulot qui te sortirait de ta situation de mandiant.Reste dans ca ;tes amis eux evoluent.
    Tu peux etre payé pour contrer les articles mais savoir les distinguer avant d’agir relève de ton intelligence.

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  • Le 24 septembre 2014 à 16:33, par Bétos
    En réponse à : Soumaïla Traoré : « J’ai décidé de vivre sans mendier »

    Mon cher frère Isma, j’ai parcouru avec beaucoup d’attention et plein d’émotion tes propos. Pour avoir cette occasion de te côtoyer, j’avoue que j’admire beaucoup ton courage et ton sens de partage humain. Aussi saches que tout ce que tu es et a aujourd’hui a été grâce à cette combativité et à l’espace d’expression que ton entourage et ton pays dispose. Ne méprise point ce que tu a, cherche à consolider cela et à chercher plus. Et je sais que cela est possible avec toi. Dis toi que tu es l’espoir de certains personnes que tu ne connais meme pas. Médites aussi sur le fait que ton exemple de courage est très instructif pour toute la jeunesse de ton pays. Retiens qu’un handicap c’est dans le mental que ca se passe. Alors, tu le dis et il faut te le répéter toujours, tu as de la chance, et tu verra que cette énergie te grandira jusqu’à atteindre tes rêves les plus somptueux.

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  • Le 24 septembre 2014 à 16:36, par Salut
    En réponse à : Soumaïla Traoré : « J’ai décidé de vivre sans mendier »

    @Admin : Meme si Bibega (message 2)est payé par message envoyé en soutien à Blaise, son commentaire n’a rien à chercher ici...bref
    Courage mon frere Traoré. Dans les pays developés on pense aux handicapés dans tout ce que l’on fait...Places pour handicapés dans les bus et metros, systeme permetant aux handicapé d’embarquer facilement avec leurs engins,..reduction voire gratuité du coût de transport public,en fonction du degré de l’handicap...possibilité de composer un devoir en 4 h par exemple pendant que les autres le font en 1 heure.... Rien que quelques exemples, pour dire que dans tout ce que l’etat fait, dans certains pays comme en allemagne par exemple, il prend en compte les personnes handicapées .. Mais helas, nos dirigeants au faso n’en font jamais une priorité.. Après nous pensons que nous sommes plus solidaires et plus sociables que les blancs
    Je te demande de ne pas baisser les bras, ta lutte portera un jour fruits... Merci au journaliste qui t’a approché...

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  • Le 24 septembre 2014 à 16:54
    En réponse à : Soumaïla Traoré : « J’ai décidé de vivre sans mendier »

    J’admire le courage de ce monsieur. Il est un modèle positif pour toute personne. Dieu te benisse

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  • Le 24 septembre 2014 à 19:17, par chineur
    En réponse à : Soumaïla Traoré : « J’ai décidé de vivre sans mendier »

    J’ai trouvé en vous une personne plein d’humanisme, un altruiste près à se sacrifier pour les autres si ce n’est une répétition. Pour qui prend son handicape comme "une chance" n’est rien d’autre qu’une manifestation sage du bonheur. Le souci que vous vous faites c’est, comment rendre heureux les autres ? Cela est l’œuvre de la nature (Dieu) et dépend aussi de la conception que votre entourage a de son existence. Que la nature vous donne toute la force nécessaire pour la conduite de votre entreprise.

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  • Le 24 septembre 2014 à 20:16, par Romuald
    En réponse à : Soumaïla Traoré : « J’ai décidé de vivre sans mendier »

    Vos reves seront realises au nom de MON SEIGNEUR JESUS.AMEN.Si vous avez un peu de temps voici mon email : romualdi@juno.com afin que nous echangeons sur les sujets que vous avez si bien exposes. Que DIEU TOUT PUISSANT vous benisse abondamment.
    LOVE ALWAYS
    Romuald ILBOUDO

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  • Le 24 septembre 2014 à 21:08, par napon alima
    En réponse à : Soumaïla Traoré : « J’ai décidé de vivre sans mendier »

    Je voudrais tout simplement féliciter mon frère Isma pour Ton courage. je suis aussi une jeune femme handicapée moteur et je sais de quoi tu parles. je prépare en ce moment une thèse et je t’avoue que parfois je m’assoies à même le sol pour gravir certaine marche pour arriver aujourd’hui là où je suis. Rends toujours grâce à Dieu pour l’aide que tu reçois car nous autre nous n’en avons jamais eu. Demandons à Dieu de nous donner la santé. Quelqu’un m’a dit un jour que même les hommes valides ont des handicaps, seulement ils ne sont pas visibles, c’est parce que le notre est physique. Du courage dans la lutte, je ferai tout pour te rencontrer et partager mon expérience personnelle avec toi, mieux t’aider à mener le combat.

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  • Le 25 septembre 2014 à 11:28
    En réponse à : Soumaïla Traoré : « J’ai décidé de vivre sans mendier »

    Continue le combat mon frère ! Dieu Pourvoira !

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  • Le 25 septembre 2014 à 14:42, par NEBIE
    En réponse à : Soumaïla Traoré : « J’ai décidé de vivre sans mendier »

    Courage mon frère, tout ce que bon Dieu fait est bon. Rendez lui grâce pour le moral de fer qu’il a pu vous donner c’est un trésor. Il y a des hommes et des femmes sans handicape qui soufrent tout simplement par manque de courage et de moral. Pour ma part je prie Dieu tout puissant que la flamme du courage allumée en vous ne éteigne jamais.
    A nos décideurs de grâce penser toujours aux handicapés dans vos projets de société, pas seulement en parole mais en acte concrets, car nous sommes tous autant que nous sommes potentiellement handicapé. Pensons y

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  • Le 30 septembre 2014 à 01:05, par Richard Lamien
    En réponse à : Soumaïla Traoré : « J’ai décidé de vivre sans mendier »

    Salut frangin, suis très fier de toi, sincèrement suis découragé de nos dirigeants, saches que c’est Dieu qui est fort

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  • Le 30 septembre 2014 à 15:52, par Ismael
    En réponse à : Soumaïla Traoré : « J’ai décidé de vivre sans mendier »

    Bonsoir chers camarades,
    Je suis très ému pour les mots adressés a mon endroit, je ne mérite pas autant de compliments et d’affections ; mais j’avais envie de me libérer de mes pensées, de partager ma vision et par dessus mon vécu quotidien avec la population de mon pays. Je sais que c’est dure pour tout le monde mais j’aimerai seulement que les uns et les autres essaient de se mettre dans la peau du handicap, par exemple essayer de vivre une journée sans ouvrir les yeux, sans marcher soi même ou encore en fermer les oreilles et pour les besoins quotidiens de demander l’aide d’un tiers, vous comprendrez ce que nous ressentons chaque jour...
    Je ne dis pas que je suis parfait, je suis même imparfait comme la nature l’est ; je veux juste qu on me donne des solutions, des réponses a mes interrogations ! Je ne peux pas comprendre vivre dans une société qui me rejette, qui nous rejette ou nous exclu tout bonnement parce que je ne ressemble pas a quelqu’un qui peut courir avec ses pieds et moi avec mon fauteuil roulant, qui voit avec ses yeux et moi je vois avec les mains (aveugles), qui entend avec les oreilles et moi j’entends a travers les gestes (sourds).

    Soumaila TRAORE Ismael
    Secrétaire chargé des Droits Humains auprès de la FEBAH
    Secrétaire Permanent auprès de l’AEEHB
    Étudiant a l’Unité de Formation et de Recherche en Sciences Juridiques et Politique
    Membre de la Cellule d’Animation du Plaidoyer en faveur de l’application de la Convention des Nations-unies Relatives aux Droits des Personnes Handicapées,
    Expert en Politique du Handicap
    Tel. 78914232

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  • Le 3 octobre 2014 à 14:01, par Ismael
    En réponse à : Soumaïla Traoré : « J’ai décidé de vivre sans mendier »

    Bonsoir,
    Juste vous remercier pour vos encouragements ;
    Je vous souhaite également une bonne fête de Tabaski.
    Très sincèrement !

    Soumaila TRAORE
    Tel. 00226 78914232

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  • Le 27 juin 2015 à 19:42, par Mahamadou Camara
    En réponse à : Soumaïla Traoré : « J’ai décidé de vivre sans mendier »

    La vie quotidienne est un defis mais toi ta vie en represents plus. Nous passons notre temps a se demander souvent pourquoi certaines chooses nous arrivent a nous pas les autres. Mais toi Ismael tu nous montre toujours le vrai combat contre. Tu te bat toujours pour les autres avant de penser a too meme. En un mot I’ll n ya pas une phrase qui pourra decrire ton leadership. Seulement merci pour le combat noble et inspiration que tu incarne pour nous tous et plus patmrticulierement pour les personnes vivant avec un Handicape. Cheer up brother

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  • Le 29 juin 2015 à 12:36, par poda p ernest
    En réponse à : Soumaïla Traoré : « J’ai décidé de vivre sans mendier »

    J’admire le courage de ce monsieur.c’ est un modèle positif pour toute personne.que Dieu te bénisse et qu’ils veille toujours sur toi et ta familles du courage ma frère

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  • Le 29 juin 2015 à 13:44, par rouliane
    En réponse à : Soumaïla Traoré : « J’ai décidé de vivre sans mendier »

    Cest reelement un sujet que nos gouvernants doivent se pencher et travailler a trouver une solution adequate pour cette discrimination honteuse. Mon frere dont give up ta lutte portera fruit.

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  • Le 29 juin 2015 à 14:04, par Roland
    En réponse à : Soumaïla Traoré : « J’ai décidé de vivre sans mendier »

    Salut soumaila, j’ai été très touché par tes propos véridiques ; courageux que tu es continues le combat c’est pour la bonne cause ( pour toi, les personnes en situation handicap leur proche et ..... tout le monde). j’invites les bonnes volontés à avoir une oreille attentive à ta demande. sache qu’on est ensemble et le combat continue.

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  • Le 29 juin 2015 à 16:21, par Ahmed DIARRA
    En réponse à : Soumaïla Traoré : « J’ai décidé de vivre sans mendier »

    Salut
    c’est avec un grant intérêt que j’ai parcourue ces cet article te concernant ou du moins concernant les personnes vivants avec un handicape. Vraiment c’est pas facile cette situation mais je penses que les efforts que vous fournissez nuit et jour ne seront pas vains tôt ou tard il y’aura amélioration de vos conditions d’existence.
    Je lance un appel à touts nos dirigeants doués de bon sens de se pencher un temps soit peu à ses personnes qui n’ont pas choisies leures situations. Tout le monde peut un jour devenir une personne atteinte d’un handicape donc ne négligeons pas une situation qui peut touts nous atteindre.

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  • Le 29 juin 2015 à 16:37, par ROAMBA
    En réponse à : Soumaïla Traoré : « J’ai décidé de vivre sans mendier »

    Courage MR TRAORE,votre ambition vous amènera à réussir les nombreux projets qui vous tient à cœur .Que bon Dieu vous donne une santé de fer à vous et à vos chers parents.

    Répondre à ce message

  • Le 29 juin 2015 à 18:08, par OUEDER
    En réponse à : Soumaïla Traoré : « J’ai décidé de vivre sans mendier »

    Temoignage emouvant. Difficile a vivre avec mais on prend la vie du cote. Courage mon frere

    Répondre à ce message

  • Le 13 août 2015 à 11:05, par LOMPO
    En réponse à : Soumaïla Traoré : « J’ai décidé de vivre sans mendier »

    Ton CREATEUR ENTEND TA PRIERE
    Sois EXAUCE frère TRAORE !

    Répondre à ce message

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