Le Plateau du week-end… : La peine de mort

samedi 19 juillet 2014 à 01h56min

Depuis quelques années, on assiste à un véritable débat sur la peine de mort à travers deux camps. On a, d’une part, ceux qui militent pour que la peine de mort soit abolie et, d’autre part, ceux qui estiment que la peine de mort doit être maintenue. Chaque position a ses arguments qui lui sont propres.

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Le Plateau du week-end… : La peine de mort

Au Burkina Faso, la peine de mort existe dans les textes même si, de l’avis de certains, elle semble tomber, de fait, en désuétude. Et des organisations de défense des droits de l’Homme ne manquent pas d’occasion pour plaider pour son abolition.
Dans les lignes qui suivent, des citoyens donnent leur point de vue sur ce sujet d’intérêt majeur, en réagissant à la question :

Quel est votre avis sur la peine de mort ; doit-on la maintenir ou l’abolir ?

Ignace Y., Etudiant : « Abolir la peine de mort et légaliser l’avortement est absurde »

Il faut maintenir la peine de mort. D’abord, quand on prend les Etats-Unis qu’on considère comme référence en matière de démocratie, on voit toujours qu’ils maintiennent toujours la peine de mort. Je me dis qu’il y a des raisons vraiment valables pour la maintenir. Ceux qui disent que ce serait en contradiction avec le principe du droit à la vie n’ont pas raison, en ce sens que ceux aussi qui ont conçu le droit en instaurant la peine de mort ne l’ont pas fait par hasard. C’est bien réfléchi et je pense que si on l’appliquait vraiment, ça pouvait être dissuasif, contrairement à ceux qui pensent que la peine de mort n’est pas dissuasive.

Prenez l’exemple des Etats - Unis ; toute personne qui franchit le pas vers un acte grave sait ce qui l’attend.

J’ai été par exemple à un débat où la tendance était de battre en brèches la peine de mort, et c’était compréhensible parce que la rencontre avait été initiée par la France qui est favorable à l’abolition. Cela m’a fait sourire, parce que plaider pour un monde sans peine de mort et vouloir légaliser l’avortement est absurde.

Appliquer cette peine amène ceux qui n’ont pas encore posé des actes criminels à toujours maintenir le cap du bon exemple.

Il y en a aussi qui pensent qu’à cause des erreurs judiciaires, on peut condamner à mort une personne à tort mais je dis non ; parce qu’en ce moment, des enquêtes plus poussées seront menées. Mieux, quand la peine de mort est prononcée, elle n’est pas exécutée sur le champ.
Même les livres saints prônent d’une manière ou d’une autre, la peine de mort. Dans la bible, il est dit « Dent pour dent, œil pour œil ». Même aujourd’hui, ceux qui veulent maintenir la charia veulent que lorsqu’on commet des péchés d’une certaine gravité on te tue. Pour dire que même religieusement, la tendance est favorable à la peine de mort. Ce sont les organisations des droits de l’Homme qui ont amené ces arguments abolitionnistes. Est-ce que le fait d’abolir la peine de mort et permettre à des individus de tuer impunément, parce qu’ils se disent qu’ils n’ont que quelques années à faire en prison (certains prisonniers même vivent mieux que ceux qui sont dehors) n’est pas une façon d’encourager des actes criminels ! Charles Taylor, même en prison aujourd’hui, vit mieux que des fonctionnaires et les familles de ces victimes.

Donc, au nom des droits de l’homme, on pourrait attraper un chef terroriste puis le relâcher ! Non, il faut arrêter ça.
Au Burkina, depuis longtemps on a arrêté la peine de mort de fait mais personnellement, je voudrais qu’on l’applique pour montrer l’exemple à des autres malfrats afin qu’il se conforme à la société.

Adissa Bila, Etudiante : « Ce serait donc ouvrir la voie aux actes barbares »

Je suis pour le maintien de la peine de mort. Vue la situation dans le monde, en général, on se rend compte qu’il y a une prolifération de délinquants. Pour une meilleure application de la justice, et pour contrer un tant soit peu la montée des actes criminels, il est nécessaire de la maintenir. La peine de mort permet également aux victimes d’être soulagées. L’abolir serait donc ouvrir la voie aux actes barbares. Ce ne serait pas enfreindre à la règle du droit à la vie. Partant du fait que tout homme a droit à la vie, il est tout à fait normal aussi qu’on ôte la vie à celui qui a ôté la vie d’une autre personne.

D. J. Compaoré : « Il faut accompagner ceux qui refusent de vivre »

Si à l’origine, on a trouvé des règles qui permettent de sanctionner les fautes lourdes, en décidant par exemple qu’il y a un seuil infranchissable, celui qui franchit ce pas doit voir son existence ôtée. Parce qu’un tel individu constitue un virus pour la société. Et comme le virus qu’on élimine, tout homme aussi qui se comporte en virus doit être éliminé. La peine de mort ne devrait pas être une contradiction au droit à la vie. Au contraire, c’est un équilibre qu’on vient ajouter au droit à la vie ; parce que quelqu’un qui hait la vie ne mérite pas de vivre. On voit des criminels en puissance qui circulent après quelques jours de séjour à la MACO (Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou, ndlr), soit disant que la vie est sacrée. Pourquoi sacraliser la vie d’un individu qui a boycotté, bafouillé la même vie en ôtant la vie d’un autre ? Le droit à la vie certes, mais pour l’harmonie sociale, il faut que la peine de mort soit- là pour dissuader ceux qui ont peur et, bien sûr, pour accompagner ceux qui refusent de vivre.

Alimata B. : « Il faut faire confiance à la conscience de l’être humain »

Il faut l’abolir, parce qu’en exécutant les délinquants, ça n’exclut pas la recrudescence du banditisme, des actes criminels. Aussi, dans les erreurs judicaires, on peut condamner une personne, tout en sachant qu’elle n’est pas coupable mais parce que tout simplement elle n’a pas pu opposer des arguments contraires à ce qui lui est opposé (manque preuves de son innocence).
En plus, il faut aussi croire à la conscience humaine. Un individu peut commettre une erreur puis se raviser, avoir des remords après et changé catégoriquement de manière positive. On peut les condamner à vie et les resocialiser. Je pense qu’il faut faire confiance à la conscience de l’être humain et travailler vraiment à faire en sorte que la vie soit maintenue.

L. Drabo, éducateur : « C’est sa famille même on fait souffrir »

Pour moi, ce n’est pas la meilleure façon de tuer ceux qui ont commis des crimes et autres actes graves. Parce que ça ne dissuade pas ceux qui ont la volonté de poser ces actes graves. Si l’exécution pouvait jouer sur la mentalité d’éventuels contrevenants, à la limite mais la chose se passe dans l’ombre ; certains même pensent qu’on ne les exécute pas. Conséquence ; pas de leçons pour d’éventuels contrevenants. Par exemple, c’est aux Etats-Unis qu’il y a le plus fort taux de criminalité alors qu’ils appliquent toujours la peine de mort. C’est dire que si ça dissuadait, ils auraient eu au moins de criminels. Et puis, le processus de la peine de mort est long, de sorte qu’avant même que le condamné ne soit exécuté, nous-mêmes qui l’avons condamné souffrons et en plus, on a déjà péché devant Dieu. Aux Etats-Unis, il faut attendre douze ans après la condamnation avant d’être exécuté. Dans ces douze ans-là, beaucoup de choses peuvent se passer ; le condamné peut mourir, ses victimes ou ceux qui l’ont condamné.

En plus, lorsqu’on exécute un homme par la peine de mort, c’est sa famille même on fait souffrir, on lui cause du tort. On ne dit pas qu’on cautionne le fait qu’il ait tué mais je pense qu’on peut trouver des alternatives telle que la condamnation à vie. Il y ait des gens qu’on a condamné à vie et qui, après, sont devenus tellement aimables qu’on les a libérés et ils ont contribué au développement de leur pays.

D’ailleurs, au Burkina, même avec l‘application de la peine de mort, ça ne changera rien. La solution sera de relever le niveau de sécurité pour que les forces de l’ordre et de sécurité fassent normalement leur travail. Cela dissuade plus que la peine de mort. Il faut prendre des mesures préventives. Ceux qui sont-nés pour commettre ce genre d’actes n’ont pas d’état d’âme, ils sont mentalement touchés et il faut chercher à les soigner.

Judicaël L. B., agent du secteur privé : « Faire attention et analyser les situations avec recul »

Il faut combattre le mal par la racine. Je ne pense pas qu’il y ait des gens qui soient nés pour être, volontiers, des criminels ou pour poser des actes d’une gravité qui fâche la société. La solution ne réside donc pas dans le maintien de la peine de mort mais plutôt dans un travail collectif de la société. Des gens posent des actes parce qu’ils ont aussi été éduqués à cela. Quand vous prenez des enfants de moins que rien devant lesquels on égorge leurs parents ; voulez-vous qu’ils aient quel regard de l’être humain ? Quand des gens perdent carrément le sens de toute une vie par la méchanceté d’individus et avec la complicité de toute la société, ça ne peut que conduire à ce genre de situation.

En plus de cela, on aime trop dans la société, prêter aux autres des intentions qu’ils ne nourrissent pas, des actes qu’ils n’ont pas posés. Il y ait des situations dans lesquelles lorsqu’on vous accuse, tout parait évident, parce que la coïncidence est très notoire et vous n’avez pas d’arguments contraires pour vous défendre. Pour dire qu’il y a plusieurs facteurs à prendre en compte dans un acte répréhensif. C’est dire que nous devons beaucoup faire attention et analyser les situations avec recul. Je suis contre la peine de mort et j’estime qu’un travail préventif doit être fait.

Nicolas Tondé, Etudiant « C’est ôter une personne de l’humanité »

Il faut l’abolir tout simplement. Parce que, quel que soit ce qu’on a fait, il faut qu’on arrête de s’appeler par nos comportements. Il est normal qu’on soit condamné pour les faits qu’on a commis mais il faut que ce soit proportionné. Condamner quelqu’un à la peine de mort, c’est ôter une personne de l’humanité et je pense que la question mérite d’être traitée avec beaucoup de souplesse. C’est normal qu’une personne paie pour ce qu’elle a fait, mais il peut payer autrement ; il ne faut pas ôter sa vie. La personne peut purger une peine et/ou payer une amende etc. En tout cas, il faut trouver les moyens pour conserver la vie car elle est précieuse.

Propos recueillis par Le Facilitateur

Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 19 juillet 2014 à 03:30, par Scorpion
    En réponse à : Le Plateau du week-end… : La peine de mort

    Je suis contre l’abolition de la peine de mort,abolir la peine de mort est contradictoire au droit a l’avortement et a la légitime défense. comment tout un Etat ne peux pas ôter la vie d’un malfrat alors que un simple citoyen peux le faire et on qualifiera cela de la légitime défense ?, la loi du talion est la meilleur loi : "œil pour œil et dent pour dent" si tu crains la peine de mort n’ôte pas la vie humaine. En plus la peine de mort ne s’exécute qu’après 12 ans de condamnation ,donc la victime a le temps de plaider et recourir a des institutions pour se déculpabiliser s’il est vraiment innocent.Les gens interprète mal en faisant cas des USA comme quoi ils appliquent cette loi mais y’a toujours des crimes, je vous assure s’ils suppriment cette loi le taux de criminalité passera a 300%.

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  • Le 19 juillet 2014 à 05:30, par SOLDIER
    En réponse à : Le Plateau du week-end… : La peine de mort

    pensez vs aux parents ds victimes ? le criminel est il obligé d tuer.ls autres aussi ont droit a la vie.tu tues on te tue

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  • Le 19 juillet 2014 à 09:08
    En réponse à : Le Plateau du week-end… : La peine de mort

    Merci le Fasonet pour cette initiative louable chaque week end ! Ce sujet m’intéresse,parce que je suis un responsable d’organisation de défense des droits de l’homme qui prône avec la dernière énergie,l’abolition de la peine de mort. Elle n’a aucune valeur éducative pour l’humanité. Pire,et certains des interviewés l’ont bien souligné,elle ne dissuade pas non seulement mais cause un tort à la famille et proches de celui qui est exécuté. Que dire aussi de ces erreurs de jugements,des complots et manipulations dont de nombreux gens sont victimes ? Que dire des coïncidences et autres apmréciations émotionnelles ? Bref,réfléchissons sur la question !

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    • Le 20 juillet 2014 à 10:52, par chineur
      En réponse à : Le Plateau du week-end… : La peine de mort

      M. l’abolitionniste ,nous faussons tous le débat dès le départ. les fondements de la peine de mort ne sont ni son caractère dissuasif ni pour donner exemple à je ne sais qui ? la charia par exemple pense que pour venir à bout d’un arbre il faut terrasser le tronc mais aussi arracher les racines. Autrement dit "le mal" qui conduit au crime est en l’homme qui le commet et par conséquent il faut l’éloigner des autres. Notre devoir, si nous désirons réellement lutter contre la peine de mort, est d’ examiner sans complaisance ni parti pris les bases réelles de l’introduction de la peine capitale dans une loi fondamentale. Ce que nous faisons présentement n ’est qu’une perte de temps inutile sur des conséquences d’une certaine conception du crime dans une société.

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  • Le 19 juillet 2014 à 11:02, par Libre pensée
    En réponse à : Le Plateau du week-end… : La peine de mort

    Il y a bien des raisons qui font que la peine de mort doit être abolie. Le criminel n’est jamais seul responsable de son acte. Et ces complices, on en fait quoi ? Et les injustices de la vie et de la société qui l’y ont conduit, on en fait quoi ?

    Toutefois, comme disposition de dissuasion, elle peut être maintenue. Maintenue mais dernière tentative de solution si le criminel ne fait que récidiver et s’il n’y a pas de possibilité de changement du criminel.

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  • Le 19 juillet 2014 à 12:29
    En réponse à : Le Plateau du week-end… : La peine de mort

    voilà un sujet d’intérêt national qui mériterait un référendum au lieu de voir ces pilleurs du peuple nous rabâcher les oreilles à longueur de journée avec des meetings par ci,des caravanes par là dans l’espoir de modifier l’article 37 afin que leur généreux protecteur puisse continuer à les protéger dans leur pillage de nos ressources.En tout cas leur braquage sur l’article 37 n’aura pas lieu sous Blaise Compaoré qui dégagera bel et bien,de gré ou de force en novembre 2015.La patrie ou la mort,nous vaincrons !

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  • Le 19 juillet 2014 à 13:48
    En réponse à : Le Plateau du week-end… : La peine de mort

    La solution n’est pas dans l’exécution.

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  • Le 19 juillet 2014 à 16:45, par PRR
    En réponse à : Le Plateau du week-end… : La peine de mort

    Je pense que si un individu est reconnu coupable d’un acte criminel avec à l’appui des preuves conséquentes il doit être puni à la hauteur de l’acte posé. Comme le disait Pr KI Zerbo (paix à son âme) "les tribunaux sont nombreux et on ne pas échappé à tous les tribunaux" ; Il y a le tribunal des hommes, le tribunal de la conscience et au delà de tous le tribunal suprême cad le tribunal divin. Nous vivons dans une société organisée et fonctionnant sur des droits et des devoirs que chacun est tenu de respecter. Aussi quelqu’un qui vol de la nourriture juste pour se nourrir ne doit pas avoir la même punition qu’un autre qui a abattu un enfant, de même quand on prend un voleur qui voler quelque chose de valeur X, il n’est automatiquement relâcher après remboursement de X mais X+y avec y la punition qui peut être soit numéraire et ou une condamnation. En suivant donc cette logique on peut être tenté si toute fois on veut être juste et on doit l’être, de donner la mort à un criminel à une façon plus cruelle que le meurtre dont il coupable d’où l’acceptation de la peine de mort. Mais la question qu’on se pose est-ce donné la mort à un coupable suffit pour purger une sanction pour un meurtre quand ont sait que la mort représente aussi bien la fin d’une vie que d’une souffrance ?

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  • Le 19 juillet 2014 à 20:23
    En réponse à : Le Plateau du week-end… : La peine de mort

    Pas de peine de mort

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  • Le 19 juillet 2014 à 23:14, par chineur
    En réponse à : Le Plateau du week-end… : La peine de mort

    Je crois que ceux qui lutte contre la peine de mort, en ce moment et dans un pays comme le BURKINA qui ne l’a appliquée que depuis 1974 si je ne m’abuse, ont un intérêt particulier. En effet pourquoi maintenant si ce n’est un moyen pour justifier des financements. Le burkinabé de l’heure sait qu’il y a plus de dossier sur "outrage à magistrat" que sur des crimes qui pourront conduire à la peine de mort. Trouvez plutôt des bailleurs qui nous aideront à sensibiliser la justice sur les dossiers pendants comme celui de N.ZONGO, B.DABO et autre Juge NEBIE. Arrêtons nos fanfaronnades et surtout cessons d’être la caisse à résonance des autres.

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  • Le 20 juillet 2014 à 07:52, par Théodore zongo
    En réponse à : Le Plateau du week-end… : La peine de mort

    Ne pensez vous pas que ôté la vie du criminel nous rend criminel ? Pour moi c’est simple tu ôte la vie on te coupe le bras gauche et la jambe droite. Ainsi dans la société ils sont connus par n’importe qui.

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  • Le 20 juillet 2014 à 14:46, par anta
    En réponse à : Le Plateau du week-end… : La peine de mort

    ëtre un exemple en démocratie ne signifie pas être un modèle de vertu et de moralité.Les USA appliquent le peine de mort mais ils battent le record en tueurs en série et en fusillades pour le plaisir.Aux USA, tuer quelqu’un est devenu une distraction comme jouer aux cartes ou aller à la piscine.A ne pas imiter.On n’éteint pas un incendie en utilisant du feu

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    • Le 20 juillet 2014 à 18:18, par vérité no1
      En réponse à : Le Plateau du week-end… : La peine de mort

      Tout depend anta, si un braqueur de banque tue des agents pour accomplir sa mission, alors appliquons la peine de mort, par contre si une femme tue son mari pour trahison où par jalousie ( Je qualifie cela d’ excès d’amour et comme tout excès nuit ) peut se comprendre et se pardonner. Si elle termine son mari par voie métaphysique là c’est autre chose.

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