Béatrice DAMIBA, présidente du CSC : « L’alternance va avec la démocratie pluraliste. Mais, l’alternance ne se décrète pas »

mardi 5 novembre 2013 à 23h44min

Lors d’un entretien accordé à nos confrères du journal « Le Soir », Béatrice Damiba, présidente de l’instance de régulation des médias au Burkina a donné sa vision des grandes questions qui sont au centre du débat national actuellement : alternance, sénat, corruption de la Justice, professionnalisme des journalistes, dépénalisation des délits de presse, etc.

Béatrice DAMIBA, présidente du CSC : « L’alternance va avec la démocratie pluraliste. Mais, l’alternance ne se décrète pas »

Il y a un débat national controversé sur l’institution d’un Sénat. Il y a les pros et les antis ? De quel côté vous situez-vous, et quelles sont les raisons ? Comment jugez-vous ceux qui sont opposés au vôtre ?

Par rapport à mon obligation de réserve, je ne peux que parler de ma position politique du passé. Mais, ne me demandez pas de me prononcer sur le Sénat. Si je prends une position, vous allez me verser soit dans l’opposition, soit dans la majorité. Je constate que le Sénat a été inscrit dans la Constitution lors de sa révision en 2012, suite aux réformes relatives aux propositions consensuelles du CCRP. Une Constitution est faite pour être appliquée. Maintenant que je constate qu’il y a des difficultés, mon souhait est que les débats et les négociations se poursuivent pour qu’on puisse s’entendre sur la formule qui pourra contribuer à l’apaisement sociopolitique au Burkina. Moi, j’ai toujours été en faveur du dialogue, de la concertation, du consensus, pour tout vous dire je suis adepte de la non-violence. Je suis pro Gandhi, pro Martin Luther King ...

Voilà plus de vingt cinq ans que le pouvoir n’a pas changé de main au Burkina Faso. Quel commentaire faites-vous de cette non-alternance ?

Je pense que l’alternance va avec la démocratie pluraliste. Mais, l’alternance ne se décrète pas non plus. Donc, je pense que, alternance ou pas, tout est entre les mains des électeurs, étant donné que l’alternance passe forcément par les urnes. Nous avons banni, de par notre loi fondamentale, l’accession au pouvoir par la force. Je pense qu’au Burkina Faso, on a organisé beaucoup d’élections qui, heureusement, se sont bien passées. J’espère qu’on va continuer pour que si alternance, il doit y avoir, que ce soit par les urnes.

Notre justice est beaucoup décriée par les justiciables qui ne sont pas satisfaits. Les syndicats de magistrats eux-mêmes mettent à nu les tares du système judiciaire et crient à la corruption, au manque de moyens, au manque d’indépendance des juges. En tant que justiciable êtes-vous d’avis que la justice va mal ?

En effet, c’est de notoriété publique et les autorités judicaires en sont elles mêmes conscientes. Je pense qu’aujourd’hui, plus que jamais, il y a une volonté conjuguée de redorer le blason, soigner l’image de notre justice et de redonner confiance aux justiciables ainsi qu’aux partenaires. Une chose est d’avoir la volonté et l’autre est la mise en œuvre effective sur le terrain par des actions fortes. J’encourage tous ceux qui ont cette détermination. Je parle du ministre de la justice en passant pas les structures de syndicats et les divers autres acteurs. Autrement, en tant que justiciable, je ne suis pas satisfaite de la manière dont les choses se passent.

Mais quelle solution avez-vous à proposer ?

Je n’ai pas de solution à proposer mais plutôt des souhaits et des attentes. D’abord que la justice soit plus rapide, que les dossiers soit traités avec plus de diligence et qu’elle soit équitable pour tous.

Un regard global de la presse burkinabè dans toutes ses composantes. Comment appréciez-vous le travail des journalistes burkinabè ? Sont-ils indépendants, objectifs, responsables et mesurés ?

Globalement la presse burkinabè joue son rôle notamment en termes d’accompagnement des efforts de développement ; sensibilisation, éducation de la population etc. Egalement en matière de dénonciation de ce qui ne va pas. Par l’action des médias, des solutions ont pu être apportées à des problèmes. Egalement quand on la compare avec la presse d’autres pays qui ne sont pas loin de nous, la presse burkinabè peut être fière d’elle-même. « C’est bien mais ce n’est pas arrivé » comme on dit chez nous, car il y a encore des insuffisances.

Dans la presse burkinabè, il y a ceux qui sont des professionnels et ceux qui ne le sont pas. Il y a ceux qui sont de bonne foi, ceux qui sont de mauvaise foi et des provocateurs alors que, comme dans toute profession, il y a des règles à respecter. Dire la vérité, faire preuve d’objectivité, s’abstenir d’aller chercher dans les égouts, fouiller dans les ordures pour ressortir certaines choses etc. Il faut être responsable en un mot et il faut être professionnel. Il y a des médias à qui nous n’avons jamais fait des reproches mais il y en a qui sont régulièrement interpellés. Donc nous allons continuer à encadrer, éduquer avec pédagogie mais également sanctionner au besoin.

A quand la loi sur la dépénalisation des délits de presse ?

Les projets sur la presse écrite, sur l’audiovisuel et sur la publicité sont dans l’anti chambre du conseil des ministres pour ensuite évoluer vers l’Assemblée nationale. Le ministre de la Communication m’a confirmé que ce dossier se trouve déjà au niveau du Secrétariat général du gouvernement. Si les textes sont adoptés tels que nous les avions soumis, il y aura dépénalisation. Mais cela ne dépend pas de nous

Quelle est votre opinion sur cette loi ?

Nous avons œuvré pour que ces textes soient rédigés et pour qu’ils soient expurgés les dispositions relatives à l’emprisonnement. Parce que lorsqu’on dit dépénalisation cela ne voudrait pas dire que le journaliste sera au dessus de la loi. Il y aura sûrement d’autres types de peines que l’emprisonnement. En tous les cas, ce sera une victoire des hommes et des femmes des médias de ce pays. Mais en même temps cela engagera davantage leur responsabilité. Si vous les médias, ne voulez pas qu’on vous tombe dessus avec des peines pécuniaires qui vous amèneraient à fermer boutique, il faudra mieux assumer.

Si on vous demandait de faire un bilan à mi-parcours à la tête du CSC, quels ont été vos succès, vos échecs mais également les difficultés ?

Je pense qu’on a fait beaucoup de choses. Mais, je ne le conjugue pas à la première personne. C’est toute une équipe dont j’ai la charge, dont je tiens le gouvernail. Le mérite revient à tout ce monde. Je voudrais partager ici cette satisfaction de ce qu’on a pu engranger. Je voudrais juste citer quelques résultats. L’aboutissement rapide quand je suis arrivée au CSC de la carte de presse dès janvier 2009 et de la convention collective. Et parmi les choses les plus attendues il y avait la révision des textes.

Pour ma part je pense que nous avons fait notre travail, j’attends leur adoption. Il y avait la constitutionnalisation du CSC, c’est un acquis aujourd’hui, cela a été fait en 2012 à la suite de quoi nous avons pu élaborer et soumettre une loi organique qui a été adoptée en 2013. Nous avons innové dans certaines approches, notamment dans l’organisation de la couverture médiatique en période électorale, en termes d’efficacité. Le tirage au sort est devenu depuis 2012, électronique. On a aussi amélioré nos rapports avec les médias. Je pense qu’on s’est rapproché davantage des médias. Aujourd’hui, il n’y a pas une seule radio qui n’a pas reçu ma visite à l’intérieur du pays. Hormis le cas du Kadiogo où je n’ai pas pu visiter tous les médias notamment privés.

Chaque année nous organisons deux panels. Un panel par semestre sur un thème qui intéresse les médias, les forces de l’ordre, les magistrats, les enseignants, les étudiants, sur par exemple la question des forums des internautes, la question de la facturation des reportages et le droit à l’image…etc.

Les difficultés existent comme dans toute structure de l’Etat. On aurait aimé avoir plus de moyens matériels, financiers, en ressources humaines, mais ce n’est pas le cas. On essaye de faire avec le peu. L’autre difficulté, c’est la régulation. J’ai quelque fois cette impression, qu’on n’est pas toujours bien compris des médias et même de certains publics. Il est difficile de faire comprendre que le CSC, à la fois, travaille pour l’élargissement de la liberté de la presse, pour la protection des journalistes dans l’exercice de leur métier et qu’en même temps il doit interpeller quand ça ne va pas. Parfois, les gens croient que la liberté de la presse est sans limite.

Parlons à présent des projets du CSC pour la presse au Burkina...

Actuellement il y a la TNT. On est dans la transition numérique, passer de l’analogique à la diffusion numérique pour ce qui concerne les télés. On doit avoir achevé ce processus le 17 juin 2015. Nous sommes là-dessus et le CSC est chargé dans le cadre du comité de pilotage, de la communication, de la sensibilisation, de la campagne pour préparer les gens à cet avènement. Ce n’est pas un projet du CSC en tant que tel mais le CSC a un rôle important à jouer. Il y a aussi que dans l’immédiat, nous avons lancé un appel à candidatures pour ouvrir la possibilité à la création de nouvelles radios et de cinq télévisions. Il y a aussi la poursuite de la décentralisation du CSC. Nous avons une délégation régionale de l’Ouest basée à Bobo qui fonctionne.

Nous sommes entrain de construire les locaux de la délégation régionale de l’Est qui va être basée à Fada laquelle doit être fonctionnelle à partir de 2014. Nous avons aussi l’ambition de créer la même structure dans la partie Nord du Burkina qui sera basée à Ouahigouya. Cela permettra au CSC d’être de façon permanente plus proche des médias qu’il ne l’est actuellement. Nous avons recruté des représentants provinciaux du CSC. Pour le moment, il y a en 6 dans six chefs lieux de régions avec compétence provinciale. Nous sommes dans la procédure de recrutement de 5 autres pour en faire 11 et plus tard on pense en recruter pour qu’à terme on ait un représentant par province. Cela vient compléter les délégations régionales pour une meilleure représentation du CSC sur l’ensemble du territoire.

Extraits diffusés par le Bureau de Presse et de la Communication du CSC
www.csc.bf

Messages

  • Le PEUPLE avec son Excellence Mr Blaise Compaoré président du FASO ne veut pas interrompre son progrès et sa prospérité donc il n’en veut pas D’ALTERNANCE !

    • Tu ne le connais pas non ? il faut le laisser, c’est un provocateur invétéré en fait ; on l’a répéré y a longtemps ; ne perdons plus le temps avec lui. "ON L’A GNA YE"

  • On sait qui t’a fait reine, je comprends ta mauvaise foi.

  • Vu sa réponse, c’est une pro-sénat et comme tous les pro-sénat, elle n’a aucun argument légitime pour défendre le sénat.
    En plus, elle est pour la modification de l’article 37 : "l’alternance ne se décrète pas". Mon problème avec les pro-sénat est qu’ils disent de respecter la constitution quand il s’agit d’installer le sénat et lorsqu’il s’agit de l’article 37, il faut modifier la constitution et laisser les urnes décidées sachant que dans le camp du CDP, il y en a qui fuient avec des urnes volées. Comme on dit, la peur a changé de camp. Par contre quand il s’agit de modifier la constitution en ce qui concerne le sénat, ils disent qu’il faut respecter la constitution car le sénat y est inscrit. Allez chercher la logique de leur raisonnement. Apparemment, quand il s’agit de maintenir le régime, ils mettront tout en oeuvre pour que le régime reste, quand il s’agit de promouvoir la démocratie, ils s’y refusent car elle même le reconnait : "l’alternance va avec la démocratie". Malgré cela, ils veulent promouvoir la démocratie tout en soutenant une monarchie. C’est vraiment dur apparemment car sans cette monarchie, ils ne sont rien et sans démocratie, il n’y aura point de développement, seuls les portefeuilles des adhérents au système vont se développer. C’est bien dommage, à dire qu’ils sont des soi-disant élites du Burkina Faso. Je pense qu’à cause de leur comportement, le pays ne mérite plus ce nom, autant reprendre le nom Haute-Volta.

    • Bien dit mon frère ! le pays a besoins d’homme comme toi.

    • Mon frère c’est la même chose que les antis sénat donc. car eux ils disent de modifier la constitution pour supprimer le sénat et en même temps ils disent de respecter la constitution en son article 37. C’est pour celà d’ailleurs que personnes d’entre anti ou pro sénat n’a raison quand il parlent de constitution. La seule manière de respecter cette loi fondamentale c’est que les anti sénat la respecte avec la mise en place du sénat et les pro la respecte en ne modifiant pas l’article 37 et c’est tout.

    • Mon ami sya, les anti-senat ont raison bien que le senat soit inscrit dans la constitution car toutes les constitutions prevoient des modalites selon lesquelles elles peuvent etre modifiees pour corriger des imperfections, on parle alors de procedure de revision. L’imperfection avec le senat est que cette institution est budgetivore. Pour l’article 37, il n’ya pas d’imperfection car il ya des millions de personnes qui peuvent se presenter aux elections a la place de Blaise.

  • Mme Béatrice DAMIBA c’est normal. Si vous ne dites rien de cette manière, on sait ce qui va vous attendre. Mais dans la vie, la tricherie à une fin. Jusqu’à aujourd’hui, dit vous que vous n’aviez rien inventé. Vous faites toujours ce que les autres ont déjà fait. Mais malgré tout, dites vous que votre temps est passé. Je vous le jure. Mais je vais vous dire que les pays en Afrique qui vont réussir l’alternance sont les pays qui vont très vite avancer et jamais ces pays ne verront aucune crise. Comme vous êtes les plus intelligents que les Blancs, on vous suit.

  • Tanti Béa, s’il vous plait, voyez avec votre homologue de l’ARCEP afin que nous puissions avoir de bonnes qualitsé de communication. Voici des gens qui sont venus avec des paroles mieleuses pour nous assurer des meilleurs conditions de communication, mais aujourd’hui qui versent totalement dans les jeux de hasard avec des sms intempestifs qu’ils balacent à n’importe quelle heure et à n’importe quel moment sans tenir compte de la quiétude des gens. y’en a mare en fin de compte. Merci pour vos diligences Tanti.

  • "S abstenir d alller chercher dans les egouts",La jesuis pas d Accord avec vous Madame. Le journalisme est aussi aller chercher ou puiser dans la Source car le lecteur a une mauvaise memoire des evenements. D Accord l alternance ne se decrete pas. mais la limitation presidentielle se decrete.

    • Oui Madame , l’alternance ne se décrète pas ,seulement pour ce qui est du Burkina notre constitution que vous aimée tant dit que le président ne peut pas faire plus de deux mandats en son article 37.
      La lettre tue mais l’esprit vivifie.Même si la constitution inscrit le Sénat comme moyen de renforcer notre démocratie est ce que le moment est propice ? surtout avec un Président qui va terminer son mandat dans quelques 24 mois !

  • Tanti Béatrice, en aucun moment dans cet interview vous n’avez dit merci à Son Excellence Monsieur Blaise COMPAORE qui vous a confié cette lourde responsabilité ! Ce n’est pas juste et ce n’est pas bien. Vous avez des talents certes, mais il faut avoir l’humilité de reconnaitre que c’est grâce à son Excellence Blaise COMPAORE que les institutions démocratiques fonctionnent dans ce pays, que c’est grâce à Lui que nous parlons librement, vacons tranquillement à nos occupations et mangeons à notre faim ! Tenez-en compte !
    Vive Son Excellence Monsieur Blaise COMPAORE, Vive le Peuple Libre du Burkina Faso, Oui à la continuité avec Son Excellence Blaise COMPAORE !

    • C’est grace a Sankara que Blaise est la ou il est. Il a dit un grand merci a Thomas Sankara un 15 octobre 1987. Sinon les armes seules ne suffisent pas. La reconnaissance est nee avec ce regime.

    • Mr El Hadj Yanogo c est pourquoi elle dit ’’<>.
      Etre journaliste selon vous c est ne pas montrer le mauvais cote des choses. Bravo et surtout sachez que tous les journalistes ne sont comme vous le souhaitez.

    • Réglez d’abord le gros problème du CDP avant dire des idioties. Même quand elle tape sur les journalistes en les accusant de "fouiller" dans les poubelles et les égouts, vous ne lui êtes même pas reconnaissants. Savez-vous que le Burkina n’est pas sur une autre planète que la Terre ? Si vous continuez à jeter rapidement les affaires dans les égouts, les journalistes seront obligés de se boucher le nez afin de faire triompher la vérité. Blaise n’est pas Bashar. Le vrai souci de Blaise, c’est comment protéger ses proches à qui, la Justice et les honnêtes gens demandent des comptes. Ne venez pas sur les forums pour moquer les internautes même si vous êtes sûrs d’être publiés. Je ne suis pas au pays mais ce n’est pas pour autant que sa tranquillité ne me préoccupe pas. Je ne veux pas de violence dans mon pays ; mais ce genre de réaction est inapproprié à de pareille circonstance.
      Vivent les journalistes courageux ! Le vrai peuple vous sera reconnaissant.

    • Mon cher je me demande si réellement tu es un vrai hadji parce que dans tes réactions tu déçois plus d’une personne.

  • ET POURTANT VOUS L’AVIEZ DECRETE SUR THOMAS SANKARA ETDE LA VIOLENTE MANIERE

  • ’’Une Constitution est faite pour être appliquée ".Bien, mais la constitution Burkinabé prévoit aussi au maximum deux mandats pour le président et pas plus. Je m’attendais à vous voir évoque cette disposition de la constitution sur la question de l’alternance qui vous a ete pose. Dommage que les privilèges de votre fonction vous ont écarté de la logique !!!!!!!!!!!!!!!!!

    • SVP,un peu de respect pour l’autorité que Mme DAMIBA est dans ce pays. ne faites pas une analyse épidermique de son intervention. quand elle dit que l’alterance ne se décrète pas,c’est une figure de style mes chers !cad qu’on ne peut pas se lever un beau matin et imposer l’alternance... La bonne dame est de bonne foi,elle a parlé en toute sincérité sans couleur politique. cdlt

  • Cousin El hadj t’es pas fatigué toi ?

  • Soyons serieux, tout de meme. On ne peut pas dire que l’alternancne se decrete pas quand elle est une exigence democratique. Elle se decrete en ce sens que des institutions reellement democratiques permettent que ce ne soit pas le meme individu ou le meme parti qui passe tout le temps a gagner. Si tel est le cas, nous sommes dans la situation d’ un e democratie viciee, d’ une democratie qui ouvre la porte a la violence politique comme seul mode de renouvellement de la classe politique. Madame Damiba, avec tout le respect que je vous dois, je vous invite a lire ou a relire Samuel Huntington dans Politic Order, 1968.
    Quand on parle d’ alternance, on ne veut pas dire qu’ il faut prendre un decret pour permettre a tel de pouvoir enfin appliquer son programme politique. On veut simplement dire qu’ il faut qu’ il y a it plus qu’ un decret, une loi, et meme mieux qu’ une loi ordinaire, une loi organique, un Framework Law, une loi constitutionnelle. Soyons specifique. Vous pensez tres serieusement que nous sommes vraiment dans un regime democratique qu’ un seul individu gouverne depuis d’ un quart de siecle ? Democratie de jure mais dictature de facto.

    Jean Marie Vianey Fayama, Toronto, Canada

  • Qui tue par l’épée mourra par l’épée. C’est trop facile de prendre le pouvoir par les armes en tuant des hommes éclairé comme le Capitaine camarade Thomas isidor Sankara et de crier après haut et fort, que maintenant cette méthode ne marche plus. Ca marche PIAN.

  • La formulation ORIGINELLE de l’article 37 était la suivante « Le Président du Faso est élu pour sept ans au suffrage universel direct, égal et secret. Il est rééligible une fois ». Ce n’est pas de l’ALTERNANCE ça, Mme la PCSC ! personne ne veut une alternance par decret. le peuple se battra pour le respect de la constittution, la VRAIE QUI STIPULE : Art. 37. Le Président du Faso est élu pour cinq ans au suffrage universel direct, égal et secret. Il est rééligible une fois.

  • Bel interview, vous avez su dejouer les questions-piege du journaliste avec des reponses pertinentes. Pour ce qui est de l’alternance politique, on souhaite que l ’opposition s’ installe au pouvoir en 2015, car meme si Blaise ne se presente pas, et qu’un membre du CDP passe, c’est comme si on a change le fusil d’epaule.

  • Mme Béatrice, partant déjà des commentaires sur vous, après avoir fait les ambassades fatiguée, vous venez occupez depuis belle lurette ce poste, comme si vous étiez parmi les seuls "intelligents" du Burkina. Tout ça entre dans le cadre de la mauvaise gouvernance, qui engendre l’incivisme !
    Trop d’exemples de ce genre sont légions au Faso ! On comprend donc aisément vos prises de position. Je pense que si c’est par votre mérite que vous méritiez tous ces postes que vous avez occupez, personne n’aurait de préjugés sur vous ! Mais hélas, au Faso, il n’y a pas de vraies dignités, pas d’ingratitude. Comme c’est Blaise qui m’a nommé, alors je fais tout ce qu’il dit, je suis d’accord avec tout ce qu’il fait, sans réfléchir ! Nous nous voulons obligatoirement une alternance, pour avoir une équipe dirigeante !

    Vous parlez de respect de constitution ; si votre mémoire est bonne, avec la démocratie, et notre première constitution en 1991, qui limitait à deux le nombre de mandats, dites-nous, quel est ce régime qui a tripatouillé cette constitution, selon vous sacrée, pour se maintenir jusqu’aujourd’hui au pouvoir ???? Ce régime, a-t-il respecté souvent cette constitution sacrée ???

    Vous aimez paraître comme des donneurs de leçons, or vous êtes les cauchemars du Faso actuel. Biensûr, temps que ce régime assassin est au pouvoir, vous vous êtes satisfaites, d’autant plus que vous gardez vos privilèges !

    Webmaster, laissez passer mon message, SVP !

  • je soufre de voir tous ces gens qui sont obliger de parler contre leurs consciences.quel esclavage !

  • Fermer les médias qui propaguent la haine, la honte et la désobéissance citoyenne.
    Le reste nous on s’encharge

    • Merci mille fois à cette dame tanti béa pleine d’humilité

      pourquoi je dis çà ? parce qu’elle est descendu de son piédestal pour se rendre dans un jeune journal ( le Soir) rencontré de jeunes journalistes pour échanger avec eux. c’est cela l’humilité. combien font-ils çà ? il y a des gens dans ce pays majorité comme opposition qui se prennent pour des dieux vivants. orgueil va les tuer. petit ceci ou cela, il ne veut pas adresser la parole à n’importe qui. madame n’ayez crainte ceux qui parlent là sont des rabat-joie et des aigris pour la pluaprt. personnellement j’ai lu par hasard cet interview dans le journal et j’ai compris la hauteur d’esprit de cette femme. j’aime pas ses méthodes mes j’admire son engagement. sachons aussi reconnaitre aux autres ce qu’il ont de meilleur. bonne fin de carrière "tantie béa" bonjour à vos petites filles. cet entretien je l’ai gardé il faut chercher à lire c’est très riche sans fausse modestie.

  • En matière d’alternance démocratique en Afrique de l’Ouest, nous avons au « Top ten » le Sénégal où, de Senghor à Sall, les alternances ont presque toutes été le fait des urnes et au « Flop Ten », le Burkina-Faso où de Maurice Yaméogo à Blaise Compaoré les alternances sont presque toutes le fait des armes. Donnons à notre pays la chance d’intégrer le cercle des modèles démocratiques : Il n’y a aucune fierté a être le dernier de la classe ! Merci

  • Ainsi donc tantie ne veut pas qu’on dise qu’elle est de l’opposition ou de la majorité.Avec un peu de bonne foi elle aurait su(sans qu’on ne dise)qu’elle fait partie des gardiens du temple.Le CSC ? On sait pour qui il est là.Dans tous les cas on y verra plus clair quand l’heure curage aura sonné,et elle sonnera bientot.Dc dégage ou montre ton vrai visage mme la rouge bourgeoise.

  • J’ESPERE MME DAMIBA QUE VOUS AUREZ LE MEME LANGAGE QUAND VOUS SEREZ UN JOUR A L’OPPOSITION.

  • L’article 37 de la constitution burkinabe stipule que nul ne peut pretendre a plus de deux mandats.
    Plus qu’un decret la constitution, notre constitution prevoit l’alternance,pour etre plus clair elle la decrete.ceci est une prescription et ayons le courage de le dire meme si il est difficile de l’admettre.
    en tant que grande dame du Burkina que j’admire pour vos capacites intellectuelles vous devriez avancer au grand jour meme si cela peut vous attirez la foudre.

    • Nous à la diaspora on ne comprends souvent rien des débats au pays. on parle d’une interview alors que c’est des bouts qu’on nous montre. sur le site du csc on aurait pu quand même avoir tout le texte. peut être qu’elle s’est embourbée donc ses messieurs "cireurs" et "polisseurs" d’image sélectionne des morceaux qu’on jette comme ça. quelqu’un peut-il nous passer volontiers le site du journal le soir ? sinon le faso.net peut-il nous remettre cette interview en ligne afin qu’on puisse débattre sérieusement ? Ne me dites pas d’acheter le journal car je suis en Australie bande de tireurs embusqués. pour le reste, je pense que la Tanti béa mérite mieux que des sarcasmes. sachez être tout de même civilisé dans le langage parce que ça fait pas beau comme image à l’extérieur de voir ce niveau d’esprit d’un peuple qui se veut pourtant respectable. Avec des gens de ce niveau, il n’y vraiment rien à demander aux dirigeants en place. si vous jouer les moutons vous ne pouvez qu’être conduit comme tel....

  • A Vérité n°1 du 05 novembre : quand Sarkozy remplace Chirac (tous d’un même parti) à la tête de la France, c’est que les partis de gauche n’arrivaient plus à faire des propositions qui accrochent les électeurs de ce pays. Ils ne faisaient rêver les français...

    Dans tous les pays qui se réclament démocratiques (sauf peut-être la Russie qui a sa compréhension de l’alternance !), les barrières institutionnelles ou les barrières du bon sens empêchent les individus de rester au pouvoir généralement plus de deux mandats ; mais pas les partis. Chaque parti est donc libre de travailler à rester longtemps au pouvoir et/ou à y accéder.

    Sans doute que la multitude de partis dans notre pays reste une question à résoudre. Mais ça c’est un autre débat...

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