Situation nationale : Savoir se nourrir des expériences des autres

lundi 26 août 2013 à 17h41min

Tunisie, Egypte, République centrafricaine et bien d’autres pays encore, mais le même constat  : la paix sociale est mise à rude épreuve. Pour les populations qui y vivent, la simple possibilité de mouvements dans son propre pays est devenue un luxe.

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Situation nationale : Savoir se nourrir des expériences des autres

Ces trois exemples de pays africains ont en commun d’avoir à leur tête, des régimes issus de soulèvements populaires. Certes, en Tunisie le gouvernement actuel est issu d’élections après le printemps arabe, mais n’empêche que c’est dans cet élan de révoltes populaires que les islamistes du ? parti ?Ennahda ont pris le pouvoir.

La leçon s’impose d’elle-même pour enseigner les peuples sur les risques de chienlit que certains hommes politiques provoquent et là juste pour assouvir leur soif immodérée du pouvoir.

Nul ne peut objectivement contester que la chute du président Hosni Moubarak n’ait pas donné une certaine lueur d’espoir aux populations égyptiennes qui avaient une légitime aspiration à l’alternance. Mais à la date d’aujourd’hui, on constate avec amertume que cette alternance est aussi accompagnée de nouveaux types de violations des droits de l’homme.

Ainsi en soixante douze heures, des centaines d’Egyptiens sont morts, tués par d’autres Egyptiens au nom, soutiennent ils, de l’intérêt supérieur de la nation égyptienne. Il n’y a pas toujours de logique en politique, mais on peut se risquer à dire que si tout s’était fait dans les règles de l’art, le pays des pharaons aurait fait l’économie de cette tuerie, qui vire à la boucherie.

En Tunisie, le drame n’a pas encore atteint ce paroxysme mais on y note aussi des assassinats ciblés, une façon claire de réduire au silence toute voix discordante.

En république centrafricaine, seules les armes imposent encore leurs lois. Les rebelles de la coalition Séléka dirigée par Michel Djotodia devenus maîtres de Bangui se rendent compte que le plus difficile n’était pas de faire partir le régime de Bozizé, qui, il faut se l’avouer, n’était pas non plus un exemple de démocratie, mais de gouverner.

Le chef rebelle a été officiellement installé à la tête d’une transition de dix huit mois mais rien ne semble faire retomber la tension. Il s’impose donc à tous que dans le combat politique, chacun mette en avant la force des arguments et non les arguments ?de la force. Les vrais hommes d’Etat savent éviter à leur peuple des troubles qui scient la cohésion sociale.

L’incontournable arme du dialogue

Dans certains pays comme le Sénégal, la fièvre politique était montée en 2012 au point que les observateurs ont craint le pire. Mais après l’élection de l’actuel président Macky Sall, le pays vit à un rythme normal d’animation politique. Le fait qu’en son temps, les acteurs aient accepté de se soumettre exclusivement à la sanction du peuple à travers les urnes y est pour beaucoup.

Les Burkinabè qui touchent du bois pour être épargnés de toutes formes de violences doivent tirer les leçons de l’histoire des autres peuples. Vivement alors que toutes les différences d’approches politiques ou sociales soient résolues par le dialogue et la concertation.

Sur l’un des sujets phares du moment, le chef de l’Etat a donné l’exemple. En effet, suite à des voix discordantes tendant à remettre en cause la mise en place du Sénat, le chef de l’Etat a pris de la hauteur ?en indiquant dans un communiqué qu’il était «  ?soucieux de garantir l’unité nationale, de préserver les acquis démocratiques, et fidèle à la longue tradition de dialogue et de paix qui ont caractérisé le peuple burkinabè ? ».

Il a «  ?confié au Premier Ministre et au Ministre chargé des réformes politiques, de convoquer, dans les meilleurs délais, le comité de suivi et d’évaluation de la mise en œuvre des Réformes Politiques consensuelles à l’effet de lui soumettre au plus tard le 31 août 2013, un rapport d’étape circonstancié sur le processus d’opérationnalisation du Sénat avec des recommandations et propositions appropriées dans un esprit de consolidation des institutions républicaines ? ».

La seule volonté qui transparait ici est celle du président Blaise Compaoré de bâtir un Burkina de paix et de justice sociale. C’est un précieux atout que nous envient certainement bien de nations.

Talato BAMOGO

talatobamogo@yahoo.fr

Par : L’Hebdomadaire du Burkina

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Vos commentaires

  • Le 26 août 2013 à 20:18, par CEL
    En réponse à : Situation nationale : Savoir se nourrir des expériences des autres

    Mr Bamogo , sachez en premier lieu qu’on ne peut pas faire des omelettes sans casser d’oeifs,en second et dernier lieu,qu’un president soucieux de la situation de son pays est celui qui écoute son peuple. si Blaise était celui dont vous pretendez, il aurait purement et simplement arrèter le processus de mise en place du senat .on n’en serait pas arriver à ce comité constitué sans doute essentiellement d’affilies au gouvernement.Dans toute démocratie la voie la plus forte est celle du peuple et non celle d’un comité.cas meme soyons réaliste,vous en etes conscient ,a moins que vous ne soyiez vous meme senatable,qu’a l’issue de ce comité aussi budgétivore que le cenat, ne sortira qu’un pain beni pour sa majesté votre Dieu Blaise Compaore.Nous peuple patriote, plutot que de nous laisser rongé par un regime de 26 ANS corrompu jusqu’a l’os, préférons pour manque de choix, la voix du trouble pour instaurer au Burkina une démocratie.Apres tout la démocratie est un long processus au qu’elle on s’adonne ame et coeur.pour peu qu’on la comprenne reellement Mr.

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  • Le 26 août 2013 à 21:04, par kaiserrasbank
    En réponse à : Situation nationale : Savoir se nourrir des expériences des autres

    aie Mr talato qu’est ce que tu veux dire au finish ??, On laisse Blaise modifier la constitution et puis il se présente en 2015 s’il perd il laissera le pouvoir !!!De la rigolade mon frère. Le sénégal ce n’est pas le Burkina Faso et non plus les pays Maghrébiens. Chaque peuple a sa façon de mener sa lutte pour se libérer de ses présidents dictateurs. Pas de modification de la constitution.Nul n’est indispensable. Mais pourquoi vous ne vous imaginez jamais le Burkina sans Blaise Compaoré ? MAis enfin arrêter de prostituer votre intelect s’il en reste encore§§sans rancune

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  • Le 26 août 2013 à 21:18, par ouedraogo
    En réponse à : Situation nationale : Savoir se nourrir des expériences des autres

    svp arreté de defendre un regime qui tente d,imposé a tout un peuple une intitution qu,il juge que pour le moment est inoportains la majorités des burkinabé a dit non au s.... ils veulent tout simplement se nourrir ,se soigné ,amené leur enfants a l,ecole ex..... ne vous inquieté pas blaise et son gouvernememt sais comment retrouvé le chemain de la paix vous parlé de paix les etudiants sont dans la rue sous pretexe de manque de moyen...les membres du gouvernement dorment au chaud ils roule avec des grosses voitures rutilantes au frais du pauvre cotribuables alors pensée s ;y seul la lutte libere merci

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  • Le 27 août 2013 à 02:48, par Mba Raogo
    En réponse à : Situation nationale : Savoir se nourrir des expériences des autres

    Entre le pauvre et le riche, à qui profite la paix ? Le Burkina n’ a aucun problème majeur. Il y a juste que quelques individus veulent le fruit des efforts communs pour eux seuls. Le reste, on tant pis. Tout dialogue sans un minimum de justice sociale ne fera que retarder l’ inéluctable émeute généralisée de faim.

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  • Le 27 août 2013 à 06:50, par Le PRINCE
    En réponse à : Situation nationale : Savoir se nourrir des expériences des autres

    Pourquoi si vous pensez que le peuple ne veux plus de blaise,ne lui permettez de se présenter afin de constaté lui même que le peuple ne le veux plus ? si en 2015 il nèpas élu, il s’en ira en candidat malheureux et c’est tout. Donc modifié la constitution rélève de son droit actuelment.Paix ici au BURKINA FASO

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    • Le 27 août 2013 à 12:31, par KA
      En réponse à : Situation nationale : Savoir se nourrir des expériences des autres

      en supposant que tu y es deja passé,je te conseil LE PRINCE de retourner au CP1. car tu ne comprends rien des questions elementaires sociétales.ensuite en evoluant, en terminal peut etre si l’intelligence est au rendez vous, tu pourras eventuellement cerner entre autre les notions de droit et de constitution. CONSEIL

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