Mesure gouvernementale de relogement des étudiants expulsés des cités : « 12 à 13 inscrits à la date d’hier », selon le ministre Alain Zoubga

samedi 10 août 2013 à 05h41min

Devant les guichets ouverts par le gouvernement au Stade du 4-août et à l’Institut de la jeunesse, de l’éducation physique et des Sports (INJEPS) pour le recensement des étudiants intéressés par une prise en charge (santé, logement, restauration), les candidats se font toujours attendre. Plus de trois jours après le lancement de l’opération visant le relogement d’étudiants expulsés manu militari des cités universitaires de Ouaga, le nombre d’étudiants inscrits n’avait pas encore atteint 14.

Mesure gouvernementale de relogement des étudiants expulsés des cités : « 12 à 13 inscrits à la date d’hier », selon le ministre Alain Zoubga

« 12- 13  », nous a précisé, ce vendredi 9 août aux environs de 12 h, le ministre de l’Action sociale et de la solidarité nationale, Alain Zoubga. A notre arrivée quelques dizaines de minutes plus tôt sur les lieux du déroulement de l’opération, nous n’avons pas en effet aperçu un étudiant en train de se faire enregistrer. En tout cas, pendant le temps passé sur place, aussi bien au stade du 4-août qu’à l’INJEPS, personne ne s’est présenté devant un guichet.

Nous avons essayé alors de comprendre ce qui se passait auprès des agents du guichet ouvert au stade du 4 août. Nos interlocuteurs nous laissent entendre qu’il leur est impossible de dire quoi que ce soit. Et que si nous voulions avoir des informations sur le déroulement de l’opération, nous n’avions qu’à nous rendre à l’INJEPS où se trouvait leur responsable.

Nous suivons leur conseil et nous voilà dans les locaux de l’INJEPS. Renseignements pris, nous nous retrouvons devant le responsable en question qui refuse lui aussi de parler. Il nous suggère d’aller voir le secrétaire général du ministère qui, dit-il, est le président de la commission en charge de la question. Nous n’obtempérons pas aussitôt. Nous continuons à lui poser des questions. Il ne changea pas de stratégie, refusant toujours de répondre.

Mais, à force d’harcèlement, il finit par lâcher du lest. C’est ainsi que nous apprenons qu’un groupe d’étudiants était venu les obliger à fermer les guichets. Et que c’était pour cette raison, que des éléments CRS (Compagnie Républicaine de Sécurité) étaient postés non loin de là pour parer à toute insécurité.

Des éléments CRS étaient également stationnés près de l’unique guichet ouvert au stade du 4 août. Là aussi, nous apprenons à force d’insistance qu’il n’y avait eu que quelques inscriptions.

Après avoir pris congé de nos interlocuteurs du stade du 4 août, nous avons mis le cap sur le ministère de l’Action sociale et de la Solidarité nationale. Du secrétariat général où nous avons été reçu dans un premier temps, nous nous sommes retrouvés dans le cabinet du ministre qui nous reçoit après quelques dizaines de minutes d’attente, grâce à la bonne facilitation de la directrice de communication et de la presse ministérielle, Alima Konaté.

Eclairages du ministre Zoubga

Après nous avoir écouté, le ministre de l’Action sociale et de la Solidarité nationale assure que son département n’a rien à cacher : « A l’heure actuelle, quand nous faisons le point, nous avons entre 12 et 13 inscrits. Ces inscrits ont pu le faire dans les conditions extrêmement difficiles. Parce qu’il y a un groupe d’étudiants qui s’est organisé, ils avaient des sacs pleins de cailloux. Ils sont venus pour essayer de disperser leurs camarades. Ils ont réussi en partie. C’est tout à fait normal : je ne peux pas être là pour m’inscrire pendant qu’on veut me lapider.

Dans tous les cas, je dois vous dire ceci : Ce qui se passe n’est pas bien, mais nous comprenons. Les jeunes parfois n’ont pas la même vision que nous, n’ont pas la même façon de gérer les problèmes que nous ».

Toujours selon le ministre Zoubga, le groupe d’étudiants en question est allé plus loin en saisissant les premières listes des étudiants inscrits et en s’en prenant aux agents chargés de l’enregistrement des inscriptions. Et face à cette situation, il a fallu appeler les forces de l’ordre pour assurer la sécurité. « Dans un premier temps, nous avons laissé faire parce que nous ne voulions pas donner l’impression qu’on est là pour réprimer les enfants. La police, exprès, est restée à distance pendant les deux premiers jours pour voir si les enfants eux-mêmes sont en mesure de s’auto-discipliner. Mais, ce n’était pas le cas, on a été obligé de faire appel aux forces de l’ordre pour sécuriser ceux qui viennent s’inscrire ».

Sur les raisons de la faible affluence des étudiants devant les guichets, le ministre Zoubga avance aussi le tapage médiatique qui donne l’impression, dit-il, « que le gouvernement frappe à gauche pour reprendre à droite ». Sur l’opportunité de la mesure, le patron du MASSN ne trouve rien à redire : « Avant tout, nous sommes des citoyens. Nous savons que les étudiants sont nos frères, nos enfants. Nous l’avons fait aussi parce que nous avons également une responsabilité en tant que gouvernants. Sur cette base, nous ne pouvons pas ne pas le faire. J’insiste pour dire que ce n’est pas une mesure de l’action sociale, c’est une mesure sociale de solidarité, c’est une mesure gouvernementale ».

Dr Zoubga se veut par ailleurs rassurant et conciliateur : « Nous n’avons pas mis en place tout ce dispositif pour taper sur les étudiants. Pas du tout, nous n’avons pas intérêt à taper les étudiants. Nous avons besoin qu’il y ait entre les étudiants et nous un minimum de dialogue parce que le pays a besoin de dialogue. Eux aussi, ils en ont besoin. On ne peut pas toujours tout résoudre à partir des questions simplement de principe. Il y a des moments où on n’est obligé de s’asseoir pour échanger avec celui qu’on considère parfois comme adversaire alors qu’en fait, lui aussi, il assume ses responsabilités ».

Le ministre de l’Action sociale et de la Solidarité note le fait que les choses se compliquent à Ouaga parce que, dit-il, les étudiants eux-mêmes ne s’entendent pas beaucoup, et n’ont pas l’air de comprendre. « Ceux qui veulent négocier sont empêchés de le faire par les autres. Alors que manifestement, aujourd’hui, dans ce qui se passe, la situation est plus ou moins normale à Bobo où les cités de vacances ont pu être ouvertes. Au niveau de Koudougou, Ouahigouya, la notion de cités de vacances a aussi été acceptée. Si à Ouagadougou ce n’est pas passé, c’est qu’il y a certainement eu des maladresses par-ci, par-là. Il y a certainement eu aussi, une volonté, quelque part d’aller à l’affrontement ».

Et l’autre chose que le ministre de la Solidarité nationale dit ne pas comprendre, c’est le « deux poids, deux mesures » des étudiants, le fait qu’ils ont été prompts à accepter les propositions d’aide d’autres personnes et refusent celle que leur propose le gouvernement. La logique, à l’entendre, aurait voulu qu’ils refusent toute aide. Et de leur donner ce conseil : « Même si les époques ont changé, il faut toujours privilégier les échanges, le dialogue car la lutte estudiantine ne renvoie pas forcement à la violence ».

Pour la suite de l’opération, le ministre indique : « Nous avons relancé le communiqué et il y a, qu’on le veuille ou non, certains qui viennent encore s’inscrire ».

Notons que (de source étudiante) le nombre d’étudiants concernés par la situation actuelle est évalué à plus de 7000 personnes, issues de toutes les résidences universitaires de Ouagadougou.

Grégoire B. BAZIE

Lefaso.net

Messages

  • Si le ridicule tuait, c est tout de même ce gouvernement qui les a chassés . Les étudiants ont raison, mais que les structures hors gouvernement restent vigilantes et reprennent les inscrits. Les étudiants ont leur honneur.

  • C’est malheureux pour quelqu’un comme le ministre Zoubga, opposant il nya pas longtemps, candidat malheureux aux élections législatives et municipales passées dont le parti n’a obtenu le moindre conseiller municipal n’en parlons pas de deputé, qui, au crépuscule de sa vie professionnelle n’a trouvé mieux que de se vendre a si vil prix a son farouche opposé d’hier. Que n’avait il pas compris pour pourfendre ce même régime durant des années ? Qu’a t il eu pour devenir si docile voir si entreprenant au profit de ce régime finissant ? Comment ne pas comprendre les étudiants et leur suggérer qu’ils refusent toute aide ? Comme votre bouche est pleine et a obstrué tout bon sens, sachez mr le ministre du même régime que c’est simplement parce que c’est le même gouvernement qui les a mis dans ces conditions inhumaines de cas " sociaux" que ce gouvernement est disqualifié pour les en sortir a condition de leur remettre dans leurs cités d’où ils n’auraient jamais dû quitter ! Je suis sûr que si demain matin vous n’etiez plus ministre, vous comprendrez et expliqueriez mieux la position des étudiants et même mieux que les étudiants ; vous renierez même avoir conduit cette opération de tentative incongrue de relogement au compte de ce régime aux abois et finissant qui multiplie les bourdes et les non sens. Quitte dans ça sinon l’Histoire ne retiendra rien de toi ! Dieu sauve le Burkina !

    • si l gouvernement veut il peut recenser les mendiats(garibou) de waga e laisser les etudiants en paix

  • Voyez vous si l’hipocrisie pouvait tuer... Le gouvernement expulse les etudiants, le gouvernement veut les reloger (de force). Vraiment je ne comprend rien. Reconnaitre son tord est une vertue. Pourquoi les victimes vont accepter l’aide du bourreau ? Le regime est finissant et moribon. Il ne sait plus ce qu’il fait. Pitié. Dire que les etudiants acceptent l’aide des autres (opposition) et refusent celui du gouvernement est aberant. Aux etudiants je leur conseille de ne pas y aller et exiger la reouverture des cités. Il ya des mendiants sans abrits à ouaga, ils n’ont qu’à etre solidaire avec eux. Foutaises.

    • Vous vous fouter de qui là ? Ce n’est pas ce meme gouvernement qui a expulsé ces étudiants ? Ou étiez vous ? Ces moyens dont vous disposez ne pouvait ’il pas servir aux étudiants avant le fait ? Ils ont leur honneur tout de meme !
      Courage à tous les étudiants. Quelque soit la durée de la nuit, le jour viendra.
      La Patrie ou la Mort, les survivants continueront et Nous Vaincrons !

  • "Dans un premier temps, nous avons laissé faire parce que nous ne voulions pas donner l’impression qu’on est là pour réprimer les enfants. La police, exprès, est restée à distance pendant les deux premiers jours pour voir si les enfants eux-mêmes sont en mesure de s’auto-discipliner. Mais, ce n’était pas le cas, on a été obligé de faire appel aux forces de l’ordre pour sécuriser ceux qui viennent s’inscrire ».

    Monsieur le Ministre, arretez de considerer les etudiants comme les enfants. La facon dont on definit les change et dont on les nomme nous predispose a agir d’ une crertaine facon. Un etudiant n’est pas un enfant. Eviter ce langage condescendant a tout prix.
    Vous en comprenez pas pourqoi ils refusent votre aide et prennent celles des autres ? Vous voulez un dessin ? Vopus etes medecin et vopus cpomprenez mieux les croquis que tout autre discours : Alors je vous fais ce dessin. Votre gouvernment est celui qui a mis les etudiants dehors sans meme la possibilite de dialoguer. Le mal est fait. Vous avez pris la honte parce que de simples citoyens qui joignent difficilement les deux bouts ont toujours un supplement d’ ame en eux et ont decide de partager le peu qu’ ils ont avec ces etudiants. Embarrasses, vous voulez vous rattraper. Pourquoi les avoir chasser manu militari pour ensuite ouvrir une liste pour les accueillir. Au contraire, c’est l’attitude gouvernmenttale que moi je ne comprends pas. Ou bien voulez - vous dire que vous prenez vos decisions a la va- t’ asseoir ? Si c’est le cas, le pays n’est pas dirige. Car qui ne peut pas le moins, ne pourra pas le plus. Les etudiants qui ne sont pas des enfants ont un petit quelque chose que des soit- disant adultes n’ ont pas. Ce petit quelque chose s’appele le coeur ou dignite. Gardez votre geneopriste pour vos canddidats aux contremarches. Deux mille francs, ce n’est pas beaucoup mais vu qu’ il y aura beaucoup de marches, donc de contremarches payes, menagez un tantinet votre monture. Car qui va loin menage sa monture. Et la marche sera longue, tres longue. C’est plutot d’ un Trekk qu’ il faut parler.

    Jean Marie Vianey Fayama

  • Mais je pense que cè simple : il fo aider le cenou directement et cè tou ; si cè une mesure gouvernemental sa devrait pas souffrir. cè ce qui a amené le malentendu. pour comprendre cela je ne sais pas sil fo demander au Moro Naba de vous sensibiliser ?

    • "Après nous avoir écouté, le ministre de l’Action sociale et de la Solidarité nationale assure que son département n’a rien à cacher "

      Des qu’ on dit qu’ on a rien a cacher, c’est qu’ on a tout a cacher.

  • décidément ceux qui sont logiques sont peu nombreux parmi nos dirigeants. mr le ministre ne comprend pas k les etudiants refuz l aide du gouvernement alor k ils acceptent celle des autres. je me demande s il comprend souvent des choz ! cè le gouvernement ki a expulsé les etudiants ! et animé soudain d une solidarité debordante, il revient leur demander d s inscrir pr se fair loger soigner et nourir. quand meme !!! il ne s agit pa d mendicité, mai d revendication legitime. les couts varient peut etr d1 ministère a l autre !! s8 decu.

  • Mais ; on est ou la......
    il y ’a combien de gouvernement dans ce pays , le meme gouvernement sache et reloge .
    honte a vous , quand a toi alain , rentre dans ta douche , refferme bien , regarde toi dans le miroir , je paris que ton image te parlera.
    vous faites tous pitier , ce qui dommage est que vous rendez vos famille ridcule.
    mes chers etudiant , ceux qui partent s`incrire sont des casseurs de luttes .

  • Ecoutez , moi je suis étudiant mais je me désolidarise d’avec ces étudiants qui se pensent supérieur à la loi et qui refusent de négocier et s’entêtent pensant qu’ils ont raison. J’ai fait le campus de Bobo avant de venir à Ouagadougou et à chaque année, c’est aux étudiants de faire la demande pour les cités vacances dans des conditions bien déterminées par les règlements régissant le fonctionnement des œuvres universitaires.
    Après le chaos qui s’est installé et sans partis pris, je pense que la mesure salvatrice du gouvernement à travers le ministère de l’action sociale est la bien venue. Comment expliquer vous que des étudiants s’arrosent le droit d’empêcher d’autres étudiants de s’y inscrire. Le gouvernement a bien réagit, il faut enfermé tous ces bandits et brigands qui pullulent sur nos universités car des gens d’un esprit aussi bornés à ne rien comprendre sur le fonctionnement des finances publiques et qui ne cherchent pas à se renseigner. C’est le même gouvernement mais il faut savoir que les lignes budgétaires sont différentes et que les ministères en disposent différemment selon les cas. Vive les étudiants qui sont ouverts et non manipulés par des opposants à des fins politiques.

  • Voyez à tel point le pouvoir des COMPAORE abruti . À lire entre les lignes, la tête du DG serait sacrifiée sur l’autel de l’incohérence gouvernementale. À Bobo, Ouahigouya, la notion de cité de vacances ...disons que les étudiants de Ouaga paient pour leur détermination Anti sénat . Si ce gouvernement pouvait empêcher les mess dans les églises il n’hésiterait pas. Que c’est triste la fin d’un régime !

  • Mr le Ministre de la refondation ne peut justement pas comprendre que ces étudiants, malgré leur pauvreté refusent d’être des mendiants larmoyants qu’on peut manipuler comme on veut. Je ne vois pas pourquoi on veut reloger les étudiants dans les tentes comme s’ils étaient des réfugies de guerre d’un autre pays. Leurs cités ont-elles été détruites ou quoi ? Pourquoi vouloir profiter des étudiants pour se remplir les poches car nous savons tous que des surfacturations vous permettrons d’assurer votre retraite. Les étudiants sont peut-être pauvres certes, mais pas des cas sociaux. Ces étudiants que vous ne comprenez pas ont au moins une dignité à défendre.Pourquoi le même gouvernement qui a décidé de leur expulsion peut-il vouloir les recevoir dans d’autres sites encore plus couteux comme s’il n’y avait pas d’harmonie dans votre gouvernement. Oui, Me le Ministre ne peut pas comprendre ces dignes étudiants qui refusent la courte échelle à l’instar de certains politiciens qui sont prêts à vendre leur âme ou se renier pour un porte-feuille ministériel même si on représente rien sur le terrain en terme de popularité( aucun mandat électif, législatif comme municipal).

  • C’est malheureux, ills allument le feu,l’activent et viennent jouer aux prompiers !s’il vous plait les mentalities ont assez evoluees au Burkina pour comprendre toutes les situations.

  • Oooh la "wonte" du gouvernement ! Pffff laissez tomber. Seuls ces gens a qui vous avez remis 2.000 CFA comme d’habitude sont venus s’inscrire comme étudiants. Ils ne sont pas dupes. Ce sont les futurs cadres de ce pays. Quelle dignité auraient -ils ? Ayez uneu de respect pour eux. Vous ne pouvez pas chasser, gazer et reveni pour "aider". Faites ça à un oncle qui vient du village pour vous rendre visite et vous verrez. Tout le village sera contre vous. Courage aux étudiants déguerpis.

  • INCROYABLE ! AVONS NOUS LE GOUVERNEMENT LE PLUS IRRESPONSABLE ET LE PLUS BÊTE DU MONDE ?

  • moi je ne suis pas de meme avis que mr zoubga qui dit que les etusiants doivent rfuser toute aide.il est normal que je refuse celui de lenemis.si l’opsition un jour au pouvoir font la meme chose ils seront rejetes.je soutient les qui refugent de s’inscrire.une lutte est une lutte et qu’il faut la meme quand il le faut.les etudiant ne sont pas contre quelqu’un mais toutes personne qui veut nuire a leur reussite.d’ailleur c’est pour ne pas soubir cette incivisme que j’ai quitte prematurement L’U.O meme si je ne le conseil pas a mes freres etudiants.courages et en courages le bonheur n’est pas loin.

  • Je ne comprends pas que notre Président soit médiateur dans des conflits internationaux (Togo, Côte-D’Ivoire, Guinée, Mali....) et soit incapable de gérer un problème aussi banal humainement qui, de surcroît concerne l’élite future de notre pays sans compter que ce sont nos enfants, nos neveux, nos petits-enfants...En fait, tous ces ministres choisis sur conseil occulte de François Compaoré sont des fossoyeurs de notre Président. De Jérémie Ouédraogo (secteur vital de l’agriculture) à Bertin des infrastructures (autre secteur vital). bouquet final, Alain le Zoubsda. Sinon, ce Ministre de la discrimination sociale (pas de la solidarité) et tout le gouvernement auraient pu éviter cette situation en engageant un dialogue direct avec les étudiants qui sont quand même des gens raisonnables et responsables. Hélas, tout le mal que chacun fait sur cette terre ici bas (hitler, ben ali, moubarak, eyadema, mobutu, kadhafi, et la liste est longue...) sera d’abord sanctionné ici bas avant la sanction suprême de Dieu. C’est pourquoi c’est approximativement que le gouvernement de M. Luc Adolphe TIAO tâtonne au point que la seule question que notre président lui a posée sur le plateau télé est la suivante : M le Premier Ministre que faites-vous dans ce pays ? L’intéressé n’ayant pu répondre, qu’attend le Président pour nommer un Nouveau Premier Ministre de réconciliation après ces nombreuses crises qui n’en finissent pas mais qui auraient pu être évitées par le DIALOGUE simplement. NÉGOCIER n’est pas une faiblesse surtout si on a le pouvoir d’Etat. Combien de fois dois-je être contraint de voler au secours de notre Président. Je commence à en avoir marre du fait de ministres incompétents y compris le premier. La voix de la sagesse.

  • Décidément on aura tout vu. Dans le même gouvernement 2 ministres se disputent la gestion de la situation créée de toute pièce en dehors du gouvernement et dans les laboratoires du parti au pouvoir pour casser les reins aux étudiants. Le loup a chassé les étudiants, ce même loup drapé de peau d’agneau veut rassembler les étudiants pour mieux les dévorer. Celui qui se laisse prendre au jeu est un ancien étudiant connu pour avoir lutté contre ces pratiques du régime, et farouche opposant il n’y a pas très longtemps.. D’ailleurs il n’est lui même pas convaincu de ce qu’il fait. Et voici à quoi servent les ministres coptés pour orner le gouvernement. Celui d’être au devant d’actions aussi bien insignifiantes que ridicules. L’histoire ne retiendra rien de son passage au gouvernement puisque la manœuvre du CDP est de vous amener à vous dévaloriser pour vous empêcher d’élever la voix , lorsqu’on vous serez remercié. Machiavel quand tu nous tiens..

  • Mr le Ministre, je suis vraiment désolé de l’attitude de nos autorités ! On a souvent l’impression que vous pensez que le peuple est un animal au ne percé ! Détrompez-vous, nous sommes très très vigilant. L’histoire vous demandera des comptes. Le gouvernement sait très bien ce qu’il doit faire s’il estime que les étaient n’ont pas eu tord de protester à l’annonce de la fermeture brusque des cités universitaires : reouvrez les cités universitaires, liberez les étudiants detenus à la MACO, prenez en charge les étudiants blessés ;

    Si non le jeux auquel vous jouez n’est pas digne de celui qui doit être "père de famille" ! C’est ridicule à la limite. Vous allez vous faire insulter pour zero ! Bref

  • M. le ministre le cas de Ouaga est différents des autres villes étudiants ont été chassés sans préavis, le 31 août on leur dit de partir le 1er août, il refuse vous les chasser ensuite vous voulez qu’il accepte vos aides, ayé pitié un jour, des enfants des autres.

    Si vous ne comprenez pas ceux qui les aides actuellement ne les ont pas chassé ok ? c’est facile à comprendre ça ou bien ? reconnaissez la faute et l’erreur du gouvernement.
    Je pense aussi que le gouvernement est en vacance donc libérer les maisons de fonction.

  • Le gouvernement est en vacance donc libérer les maisons de fonction à partir de demain.

    vous allez réintégrer à la reprise des activité. BAC, les CRS... sont priés de chasser et de gazer tous les membres du gouvernement qui seront encore dans les maisons du contribuable car ils sont en vacance.

    Si le ridicule tuait

    Libérer les jeunes arrêtés sinon vous verrais à la rentré.

  • Bravo ! Les étudiants font exactement ce qu’il faut faire pour entrer dans l’histoire. Souffrir le martyr qui leur est infligé par un système fantoche, un gouvernement barbare. Les étudiants ne sont ni des sinistrés, ni des réfugiés ni chassés de la Lybie, de la Côte d’Ivoire ou du Gabon. Non. Ils ont été mis dans la rue par des gens sans foi ni loi qui pensent que la seule façon de gouverner c’est de faire valoir la violence, la manipulation et le mensonge. Trop c’est trop. Puisque toute chose a une fin, nous pensons sortir victorieux de cette oppression.

  • La faim va finir, mais la honte, elle ne finira jamais. Dites- moi, bonnes gens, Zoubga, c’est le meme qui pourfendait Blaise ou bien c’ est juste une ressemblance ?

  • je felicite les vaillants etudiants qui ,dans le besoin ont tout de meme eu le courage de refuser cette charite gouvernementale ,qui il faut le dire a consister a mettre le feu et de revenir jouer au pompier. garder toujours la tete haute car le people nest pas dupe.on ne va pas continuer a baffouer notre dignite .

  • j suis choqué par tes propos Mr l ministre. l’aide aurait été accepter si des mésures sévères avaient été prises à l’encontre des responsables du gouvernement impliqués ds c troubles, peut import vos gestes c’est l régime q’on n veut plus, foutez l can maintenant

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