Sécurité des diplômes : Un nouveau formulaire pour le Baccalauréat burkinabè

jeudi 25 avril 2013 à 21h38min

Le baccalauréat burkinabè jouit jusque-là d’une grande crédibilité à travers le monde. Raison pour laquelle les bandes de faussaires tentent de plus en plus de falsifier ce document. Afin de le sécuriser davantage, l’office du BAC vient de changer de formulaire aussi bien du diplôme du BAC que du relevé de notes. Et, il s’est attaché les services d’une société fudiciaire de renom, Oberthur. Les échantillons de ces nouveaux documents ont été présentés à la presse le jeudi 25 avril à l’université de Ouagadougou.

Sécurité des diplômes : Un nouveau formulaire pour le Baccalauréat burkinabè

« Il y a une très grande différence entre le nouveau formulaire que nous allons mettre à la disposition des bacheliers et l’ancien formulaire », soutient Constant Sawadogo, le directeur de l’office du BAC. En effet, l’ancien était fait à base de papier plat. Il en est ainsi depuis 1974. Mais, ces dernières années, avec l’évolution technologique et son lot de cybercriminels, ce précieux document commençait à être vulnérable. La preuve, la police a souvent mis la main sur des faussaires avec à leur disposition toute sorte de faux diplômes, y compris le Baccalauréat.

L’office du BAC se devait donc de réagir afin de sécuriser davantage le 1er diplôme académique qui est un document de souveraineté. C’est désormais chose faite. Ceux qui ont obtenu le baccalauréat 2012 et après, auront un diplôme avec une nouvelle visualisation. Désormais, les relevés de notes également ne seront pas de simples papiers disponibles un peu partout. Ils seront imprimés, tout comme le diplôme, par la société fudiciaire Oberthur.

Inutile donc de dire qu’il y aura une différence fondamentale d’avec l’ancien. « Le nouveau formulaire que nous mettons en circulation dispose des dernières technologies de sécurisation de documents qui sont utilisées pour l’édition des billets de banque. Au stade actuel, il est pratiquement impossible pour la technologie locale de pouvoir l’imiter. Il faut des machines spéciales qui ne sont réservées qu’aux sociétés fudiciaires qui ont l’autorisation d’éditer des billets de banque. Donc, nous pouvons nous estimer à l’abri jusqu’à nouvel ordre », précise Constant Sawadogo.

C’est donc dire que l’office du BAC prend une longueur d’avance sur les cyber escrocs. « Nous nous réservons un certain nombre de moyens de détecter encore des faux diplômes au cas où l’imitation des faussaires aurait atteint un certain niveau », soutient le directeur de l’office du BAC.

Comment détecter le vrai d’un faux ?

Pour le citoyen lamda, quatre éléments permettent de détecter le nouveau BAC d’un faux. Ce sont :
- le diplôme est en relief. Une photocopie ou un scannage ne peut pas sortir de document en relief. C’est la première assurance que tout le monde peut vérifier ;
- les écritures iridescentes (brillantes) qui ne ressortent pas quand vous faites une photocopie ou un scannage ;
- les microlignes ou microlettres : les traits de soulignement sur le document ne sont pas des traits en réalité mais des écritures invisibles à l’œil nu ;
- dernier indice de sécurité, c’est l’encre iridescente qui permet d’imprimer un motif ou un texte en encre translucide « pailletée » brillante à la lumière. Ainsi, avec une lampe munie d’infra-rouge, on voit le logo de l’université de Ouagadougou qu’on ne voit pas à l’œil nu.

C’est ce document ultra-sécurisé que les bacheliers de 2012 devraient retirer à partir du mois de mai. La durée de vie de ce document est estimée à une vingtaine d’années au moins.

Les agents de sécurité devraient avoir plus de précision afin de pouvoir traquer les éventuels faussaires.

Moussa Diallo

Lefaso.net

Messages

  • Bravo , l’office du BAC.Vous êtes a feliciter.Merci

  • Pourquoi vingt ans ? C’est trop court pour un document qui devrait te suivre jusqu’a ta mort.

  • Mauvaise solution à un vrai problème. C,est encore un bon deal avec cette société pour se partager de l’argent. Si les gens arrivent à fabriquer de faux billet de banque c’est pas ce diplôme qu’on peut pas falsifié. et d’ailleurs pour la plupart des besoins on ne demande que la copie légalisée du diplôme. Si l’on veut vraiment et honnêtement lutter contre le phénomène la seule, meilleure et simple solution c’est d’avoir une base de données informatisée et accessible pour vérification où l’on peut voir la liste des tous les diplômes. Prenez l’exemple des grandes universités occidentales : le diplôme est le plus souvent un simple papier qui ne ressemble à rien, facile à fabriquer par n’importe quel quidam, mais lorsque vous dites vous êtes diplômé de tel ou telle université, l’information se vérifie très facilement sur le site de l’université. Rien ne sert donc d’aller jeter notre argent avec de faux marcher de ce genre.

    • tout a fait d’accord avec votre point de vue !

    • je vous donne 20/20 Mr Niort. un : le diplome n’est rien, la preuve que vs l avez eu est c qui compte et ca c’est sur le site web qu’on le sait. deux : Pourquoi c’est l universite de OUAGADOUGOU seule qui organise le bac ? on aurait pu ecrire office du bac ou tout simplement Burkina Faso. trois : le drapeau au coin n’est pas celui du Burkina. Si vous decidez d’incliner le drapeau, alors inclinez l’etoile aussi. Tout compte fait a part le fait que des villas et voitures vont sortir de ce marché, c est un flop. mais vous le payerai. 2015 n est pas loin. e6 puis l ’argent volé ou issu des deal ne profite jamais. dmdez a ceux qui sont ds c faux business. Tous les malheurs du monde s abattent sur eux ou leurs proches et descendants.

    • très bien vu. Dans tous les dossiers on ne demande que la copie légalisée. il faudra donc des équipements spéciaux à la police pour procéder à la vérification avant la légalisation. et les diplomes obtenus par la fraude et les deal ou la tricherie ?? wait and see

  • Au juste on devrait voir l’organisation du BAC. Il n’y a plus que l’Université de Ouagadougou au Burkina. C’est un soucis que le Ministre devrait se poser avant que cela n’apparaisse dans certaines plate-formes...

  • C’est bien si on pense au BAC mais il faudrait faire un peu plus d’efforts pour les autres diplômes universitaires aussi. Je me rappelle que l’attestation provisoire de mon DEA était plus présentable que l’attestation définitive qui est juste une feuille A4 normale format portrait écrite et signé, j’aurai dit une reconnaissance de dette.
    Bon depuis j’espère qu’avec le système LMD, ils ont revu ces éléments là.

  • C’est vraiment bien mais....c’est pas arrivé ! Et pourquoi ? Parce que c’est des copies que l’administration demande ! Et il peut avoir aussi des brebis galeuses parmi ceux qui certifient ces copies. Le drame peut venir de là !

  • SUIS FIERS D’AVOIR OBTENU MON BEPC, BAC-D, BTS D’ÉTAT, DTS, ENFIN MA LICENCE-PRO ICI AU FASO !!!QUAND JE RETOURNE DANS MON PAYS DE NAISSANCE JE PERÇOIS NETTEMENT LA DIFFÉRENCE ENTRE MES AMIS ET MOI !!!

    • y avait deja la difference entre toi et tes amis dans ton pays. Tu crois meme que c’est n’ importe qui qui etudie hors de son pays ? Je ne dis pas que tu etais le plus intelligent, mais surement que ton papa faisait partie de ces voleurs de la republique qui ont etouffe l’education chez et qui envoient leurs enfants hors du pays pour qu’ ils en reviennent continuer leur criminalite sur le reste. Mais Dieu ne dort pas.

  • Toutes mes Félicitations

  • Felecitation a cette initiative, mais vaudra encore mieux continuer faire d’autres études pour plus de sécurité, parce que les faussaires aussi vont se mettre au travail.

  • suis fier d’avoir obtenu mon BEPC, BAC-D, BTS d’État, DTS, et ma LICENCE-PRO ici au Faso !!! quand je retourne dans mon pays de naissance je perçois nettement la différence de raisonnement face a certaines situations. Merci a tous mes professeurs pour cette rigueurs merci au Burkina-Faso !!!

  • Effectivement , éclaircissez nous sur la photocopie légalisée qu’on aura besoin pour des fins adminisratifs

  • Bonne intention. Hélas mauvaise solution. Dépenses inutiles et fiabilité techniquement trop compliquée à vérifier par tous : en lieu et place, mettre à la disposition de tous un fichier électronique sur le site de l’Office que nous pouvons tous vérifier par le net pour savoir si tel candidat est vraiment admis au bac. C’est la seule assurance et elle ne coûte pas chère. Tout le reste nous ramène aux fausses copies légalisées. N’est ce pas que l’on affiche les résultats dans chaque jury, les noms et moyennes, donc les données existent. Juste un peu d’efforts cher promo Constant Sawadogo.

    • tout à fait d’accord avec toi, sauf, que là, il n’y a rien à dealer et, en plus, il faut que quelqu’un travaille sur une base de données sécurisée.

  • tout cela est bien mais il faut d’abord changer la réalité que vit un bachelier du burkina.misères sur misère.l’UO est une prison dans laquelle ns sommes sorti révolté a jamais...

  • Moi je pense qu’on peut en plus mettre un site sécurisé à la disposition de la police qui pourra vérifier à partir du numéro du diplôme s’il est authentique ou pas. Cela sera un contrôle supplémentaire.

    • Bien d’accord avec vous, Expert. Ce n’est jamais de trop que d’accroître les moyens de vérification.

  • Ha voilà quelque chose de bon !
    Quand j’ai été retirer mon diplôme du BAC, je n’ai pû me retenir de dire : "tout ça pour ce machin noir blanc !?"
    Depuis mon bacho est plié en deux et rangé quelque part (aucune fierté a regarder)

  • Sincères félicitations à l’Office du Bac qui oeuvre à préserver la crédibilité du bac burkinabè. Comme déjà souligné dans les réactions qui précèdent, il faudrait arriver à résoudre le problème des photocopies demandées par l’administration ou d’autres structures pour les concours et certains autres besoins. Proposition concrète : que l’Office du bac se réserve le droit d’octroyer les reproductions (copies, photocopies...) du diplôme du bac et des relevés de notes du bac, en mettaant en place un service décentralisé, rapide, efficace à cet effet, pour répondre aux besoins des éventuels demandeurs. Cela évitera les reproductions illicites avec la complicité des faussaires corrompus de notre administration. Merci et bon courage. Aux candidats de travailler dur pour acquérir le précieux diplôme, puisse cette innovation constituer pour eux une motivation supplémentaire et un motif de fierté. Que Dieu les bénisse tous et fasse fructifier leurs efforts. Amen.

    • Et si les faussaires sont dans la maison, le problème reste le même.
      La solution c’est une base de données sur le net , vérifiable par tous ou encore
      ( comme pour les concours en ce moment ) envoyer par sms le matricule du diplômé, et bingo, la réponse de confirmation ou d’infirmation arrive.
      Tout le reste est à la portée des tricheurs et complices.

    • C’est bien de rendre plus fiable les diplomes , aussi il faut songer à rendre accesible la liste des detenteurs de diplomes reconnu par le CAMESS , BTS , LICENCE , DIPLOME D’INGENIEUR et AUTRES sur un site web ; ça sera bénéfique pour bcp de diplomés au chomages , car les faux prennent le plus souvent la place des meilleurs ,comme ils sont moins chers sur le plan du travail , propose des salaires bas.Exemples concrets Diplomes dans le secteur du BTP.

  • Nous avons des valeurs qu’il faut préserver. Sont de celles -ci les diplômes du Burkina. Je soutiens toute chose allant dans ce sens. Mais comme l’a dit un forumiste il faut créer une base de données vérifiables. Il est aussi urgent de prendre en compte les revendications des élèves, étudiants et professeurs pour que nos diplômes continuent d’avoir de l’aura à l’international.

    • Combien a couté cette entreprise, lorsqu’on sait que la valeur même du bac est problématique au Faso..mais bon...l’office du bac a fait sa part de boulot que la chaine continue Et dites vous que rien n’est infalsifiable...les faux bien de banque, ça existe depuis combien de temps ??

  • Pourquoi une durée de vie de 20 ans au moins. Si j’ai mon bac à 18 ans, cela voudrait dire qu’à 40 ans, mon diplôme ne serait plus visible. Il y a lieu de revoir votre cahier des charges avec cette société qui l’édite. Vous semblez oublier qu’il y a aujourd’hui des imprimantes en relief qui impriment tout. Votre diplôme sera piraté dès sa sortie. Vous feriez mieux d’avoir une base de données sécurisée où n’importe quel employeur peut vérifier si untel est bachelier ou pas. Et, en plus, on ferait de sérieuses économies pour notre budget national. Mais, comme ici, tous les jours que dieu fait, on gaspille à coup de milliards. Un milliard mercredi pour 15 voitures. Sans doute, un milliard pour ce marché de diplome aujourd’hui et demain pour....?

  • "Ainsi, avec une lampe munie d’infra-rouge, on voit le logo de l’université de Ouagadougou qu’on ne voit pas à l’œil nu".

    1-Ce n’est pas du tout avec une lampe munie d’infra-rouge mais plutôt une lampe ultraviolet, disponible chez plusieurs fournisseurs à prix très abordable.

    2- La micro impression ne concerne pas seulement les lignes de soulignement mais aussi d’autres parties du documents.

    Bien des pays africains ont adopté depuis longtemps ce type de document sécirisé ; le Cameroun depuis 2001. Et, évidemment c’est toujours la société française oberthur qui obtient les marchés. Pour avoir étudié ce type de document et en connaître tous les caractéristiques de sécurité (je travaille dans le domaine et j’ai écrit un rapport détaillé exclusif à mon organisation), je dis qu’il y a matière à amélioration. Ex : les trois zones griâtres de signature (signature numérisé) sont supposé laisser apparaître la mention "copie" lors d’une photocopie du document. Seulement, cette mention n’apparaît pas toujours. Autres choses que je ne dévoilerai pas.
    C’est déjà une gouvernance responsable de la part de l’Office du Bac. Effectivment, cette nature du nouveau bac. laisse en rade la majorité des faussaires.......mais pas tous.

  • Mieu vaux sécuriser les diplômés que de sécuriser leur diplôme. Ils se moquent de nous.

    • Hayayaye trop de bla bla i master atrap il va te le reproduire si ya pas de base de donnees

  • Slt. vous vous fatiguez avec ses vieux, l’informatique c’est leur totem, alors comment peuvent ils penser ou encourager une solution informatique.
    La solution informatique est la meilleure, pour la vérification elle peut être un service en ligne et payant et cet argent pourrait être utiliser pour contribuer a l’amélioration des conditions de vie des étudiants. Ou même si il y a une base de données même si elle n’est pas accessible en ligne, un numéro de téléphone peut être inscrit au verso du diplôme et un service permanent est la pour apporter des réponses en interrogeant la base de données. Vous savez les gens ne se décarcassent plus pour trouver les vraies solutions aux problèmes mais les solutions ou on peut bidouiller pour ce faire du fric. c’est décevant....

  • Mais vous avez lu ça : "il est pratiquement impossible pour la technologie locale de pouvoir l’imiter", mais je vous dit c’est grave. Le monde est devenu un village planétaire, ils n’ont toujours pas compris ça ? hum

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