TRAITE DES ENFANTS DANS LE PONI Le phénomène persiste et inquiète

lundi 1er avril 2013 à 19h27min

La direction provinciale de l’Action sociale et de la solidarité nationale (DPASSN) du Poni a présenté le 20 mars 2013, le bilan de ses activités, dans le cadre de la lutte contre la traite des enfants. Les activités ont été réalisées à la faveur du projet « Prévention et lutte contre la traite des enfants » de l’ONG Plan-Burkina.

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TRAITE DES ENFANTS DANS LE PONI  Le phénomène persiste et inquiète

Selon le bilan présenté par le directeur provincial, Blaise Pascal Nikiéma, 118 enfants ont été interceptés au cours de la dernière année du projet, c’est-à-dire du 1er juillet 2011 au 28 février 2013. Parmi eux, 57 enfants ont été retournés dans leurs familles à l’intérieur de la province, 25 à l’intérieur de la région du Sud-ouest et 36 à l’extérieur de la région. Certains ont également été réinsérés par des activités telles que le commerce, l’élevage, la restauration, la couture et la mécanique grâce au financement du projet. Grâce au même financement, est-il également ressorti du bilan, la direction provinciale a pu réfectionner et équiper son centre de transit. Selon le coordonnateur du projet protection de l’enfant à Plan-Gaoua, Harouna Zampou, les résultats engrangés sont satisfaisants.

M. Zampou a par ailleurs souligné que de nouveaux défis et pas des moindres se sont présentés, d’autant plus que selon le directeur provincial de l’Action sociale, le phénomène persiste, malgré l’intensification de la lutte. « Une bataille a été gagnée mais la lutte continue », a renchéri Blaise Pascal Nikiéma. Selon certains participants de l’atelier bilan, le phénomène devient de plus en plus difficile à maîtriser du fait que ces derniers temps, les enfants prennent l’initiative de se déplacer sans l’intervention d’un trafiquant. Certains se déguisent en talibés, usent d’autres stratagèmes et contournent les postes de contrôle de sécurité par les sentiers. Entre autres difficultés rencontrées dans la lutte contre la traite des enfants, la vétusté du matériel roulant de la DPASSN, le manque d’encadrement des enfants réinsérés par des professionnels dans leurs domaines d’activités respectifs. D’où l’appel du directeur provincial pour un appui à sa structure, notamment en matériel adéquat. Il a par ailleurs plaidé pour la formation des jeunes interceptés et réinsérés conformément à leurs activités de réinsertions par des spécialistes afin de rentabiliser les investissements. Le coordonnateur du programme protection des enfants a assuré qu’une seconde phase du projet a été rédigée et devrait s’étendre sur 3 ans, tout comme la première phase qui est à son terme sur financement de Plan Japon. Le coût de la première phase du projet s’évalue à environ 450 millions de francs CFA pour 8 zones d’intervention de Plan Burkina.

Karim BIKIENGA

Karim_bikienga@yahoo.fr

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