UN MILITAIRE ABAT SON EX A OUAGADOUGOU : Encore un autre drame…de trop ?

dimanche 10 mars 2013

Dans la nuit du 9 au 10 mars 2013, dans la zone jouxtant l’Hôpital Pédiatrique Charles De Gaules, un drame s’est produit. Il s’agit du meurtre odieux d’une jeune fille par son ex-petit ami. Ce dernier, militaire de son état, s’est à l’évidence servi de son arme pour abattre sa victime à bout portant, et de plusieurs balles.

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Que s’est dit-il donc passé dans la nuit du 9 au 10 mars 2013 après 22 heures pour que se produise cet autre drame impliquant à nouveau l’usage d’une arme à feu par un soldat ? Selon les recoupements faits de sources proches, les faits suivants ont été révélés.

La victime, mademoiselle Bernadette Tiendrébéogo, venait de renter il y a à peine cinq jours d’un séjour au Niger. Et c’est en apprenant sa présence que son ex-petit ami se serait rendu à son domicile pour la rencontrer. Il se fait alors éconduire par le père de la jeune demoiselle qui lui rappelle séance tenante, les termes de leurs précédents échanges.

A savoir que s’il souhaitait réellement rester en contact sa fille, la condition c’est l’officialisation des relations en bonne et due forme avec sa progéniture. Ceci pour éviter les incessantes disputes qui, par le passé, ont occasionné leur séparation.

Manifestement frustré par cet accueil glacial, le meurtrier repart se munir d’une arme à feu. Selon toute vraisemblance, une kalachnikov. Non sans avoir auparavant essuyé un autre revers ; en effet, il a tenté en vain de se faire servir de la liqueur par les soins d’une personne qui n’est autre que la copine de sa victime.

Revenu peu de temps au domicile d’où il a été mis à la porte, l’homme en question entreprend une course poursuite avec sa victime qui se réfugie dans la chambre paternelle. Nullement inquiété, Il l’a rejoint puis tire une première balle à travers la porte, atteignant sa victime.

Après avoir défoncé la porte par la suite, il lui loge plusieurs balles dans la tête avant de ressortir, puis de tenir en respect certaines personnes qui tentaient de le maîtriser. Pour parachever son forfait, il appelle lui-même les forces de l’ordre pour les informer de son acte avant d’éteindre son téléphone puis de s’évanouir dans la nature.

Depuis lors, la tension est montée d’un cran dans la zone. Les jeunes du quartier ayant décidé de manifester violemment leur colère. Toute la journée de dimanche, ils se sont affrontés jusque tard dans l’après-midi avec les policiers.

Ce drame faut-il le noter, intervient quelques mois à peine, après celui d’un autre soldat qui a abattu sa fille de ménage dans des conditions qui restent toujours à élucider. Tout comme l’affaire d’un gérant de maquis qui a reçu une balle dans la cuisse … Bref la liste est longue et mérite que l’on s’y penche sérieusement.

En attendant les autorités tentent à leur manière de calmer la situation. C’est ainsi qu’une délégation s’est immédiatement rendue au domicile de la victime. Tandis que la justice, par la voix du Procureur du Faso, promet que toute la lumière sera faite…

Le présumé auteur du meurtre, le caporal Alphonse Lompo (un militaire du Régiment de Sécurité Présidentielle) aurait été mis aux arrêts dans la mi-journée du dimanche, selon un communiqué émanant du service d’information du gouvernement.

Juvénal SOME

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