Vision Express sur … : Ces filles-mères qui se font arracher leur progéniture

mardi 11 septembre 2012 à 02h29min

Il y a quelques semaines de cela, nous écrivions sur le phénomène des filles-mères qui va grandissant dans la ville de Bobo-Dioulasso. Sans doute, pour des raisons diverses. Certes ! En effet, si le phénomène demeure parce que, entre autres, la société toute entière a démissionné ou récuse du revers de la main ses responsabilités en matière d’éducation et de sensibilisation des jeunes filles et garçons, un autre phénomène non moins important hante et tourmente certaines filles-mères. Il s’agit de la garde de l’enfant. Il n’est pas rare d’entendre des géniteurs réclamer leur enfant pour, se justifient-ils : « Je veux l’inscrire à l’école ».

Vision Express sur … : Ces filles-mères qui se font arracher leur progéniture

La rentrée des classes avance à grands pas, et nombreuses sont ces filles-mères qui se verront arracher le fruit de leurs entrailles.
Josiane fait malheureusement partie de ces filles. Les yeux pleins de larmes, elle racontait ceci : « Depuis près d’un mois, le père de mon enfant âgé de seulement quatre ans, veut me le retirer. Avec le soutien de sa mère et de ses sœurs, ils sont en train de me mettre la pression pour que je leur laisse la garde du petit. Pire, lorsque l’enfant séjournait chez eux, ils l’ont monté contre moi en lui insinuant que je n’étais pas une bonne mère pour lui ». Aussi innocent qu’il soit, l’enfant aura tout raconté à sa mère.

Le phénomène de garde de l’enfant est tout aussi préoccupant que bien d’autres. Par exemple les services de l’Action sociale et de la Solidarité de Bobo-Dioulasso ont enregistré 18 cas de conflits parentaux pour la garde de l’enfant. Plus de la moitié de ces cas ont été transférés en justice pour être tranchés.

Certes, l’on ne peut tout de même pas jeter toute la responsabilité sur l’homme, car, il y a des filles qui après avoir sevré l’innocent (ou même pas encore), le remettent purement et simplement à sa famille pour reprendre leur vie de jeune fille. Parce que l’enfant pourrait être gênant dans certaines situations.

Outre ces exceptions, faut-il cependant reconnaître que beaucoup d’hommes usent de stratégies malsaines pour faire chanter celle avec qui ils ont passé de bons moments. Des décisions de garde, qui malheureusement tournent quelques fois au « vinaigre ». Ces tractations peuvent arriver jusqu’à un niveau où l’autorité judiciaire est appelée à la rescousse pour trancher. Selon toute vraisemblance, l’enfant est remis à sa famille à l’âge de 7 ans ou 5 ans c’est selon que son « papa » veut l’inscrire à l’école ou pas. Partira ! Ne partira pas ! L’enfant grandit entre deux familles et chacune d’elles tente autant que faire se peut de lui inculquer des vertus qu’elles estiment meilleures pour son éducation. L’on ne réfute pas le fait que l’enfant porte le nom de son père, donc appartient à sa famille.

Mais de là, à l’arracher à l’affection de sa mère comme si elle n’a pas été actrice ou n’est pas actrice de sa vie, il y a de quoi condamner. Surtout lorsqu’on sait que très souvent la plupart de ces « papa de nom » ne contribuent aucunement à la prise en charge de l’enfant.
Même si c’est le cas, ceci peut-il expliquer cela ? Ces faits, en effet, surviennent généralement lorsque le « courant » ne passe plus entre les deux parents. L’enfant est requis pour être « placé » dans la famille de son père où il est remis à sa marâtre. Or, pour qui connaît certaines femmes qui acceptent difficilement l’enfant d’une autre, l’enfant pourrait voir de toutes les couleurs. Pauvre des filles-mères qui se trouvent dans de telles situations !

Bassératou KINDO

L’Express du Faso

Messages

  • ayant vécu le cas je comprends difficilement qu’une mère à qui il manque le minimum s’entête à garder l’enfant . l’enfant ne doit pas payer pour ce qui s’est passé entre les parents seul doit compter son intérêt et son avenir. pour le cas particulier de Bobo et pour y avoir séjourné plus d’une décennie une effort considérable doit être mener dans l’éducation des jeunes enfants en particulier la jeune fille qui le plus souvent sort perdante. l’oisiveté et le gout effréné du luxe expliquent en partie l’augmentation du nombre de filles-mère. pour ma part c’est avec grande peine que j’ai retiré ma fille de 6 ans afin qu’elle ne puisse pas voir ou comprendre la vie qu mène l’actrice de sa vie.

  • "L’on ne réfute pas le fait que l’enfant porte le nom de son père, donc appartient à sa famille". Cela ne veut rien dire. L’enfant appartient aux deux parents, ni à la mère ni au père. Souvent on confit la garde de ces enfants au papa parce qu’il a une source de revenu et que la mère est jeune, souvent toujours sur les bancs donc sans activité professionnelle ou génératrice de revenus. Dans les cas ou c’est la femme qui as les moyens, personnes ne parle de récupérer l’enfant.

    • C’est brutal de dire que ça ne veut rien dire. L’enfant, en fonction du nom qu’il porte appartient à une famille ethnique. Dans le cas du Burkina, il porte le nom du père, donc il est de la famille ethnique du père. Si ton père est mossi (par exemple), tu es mossi, peu importe l’ethnie de ta mère. Ça n’est pas si difficile à comprendre, il me semble.

  • il est souvent nécessaire de retirer l’enfant pour son propre intérêt parce que de fois ces filles se prostituent ou bien éduquent les enfants dans de mauvaises conditions

  • c’est mademoiselle kindo, tu as vecu un cas similaire ou quoi ? sinon ça toujours été comme tant que les filles ne seront pas sérieuses. tu as ton enfant avec une fille et tu vois qu’elle n’est pas tranquille oubien elle veut utiliser l’enfant pour te faire chanter, mieux elle abandandonne l’enfant. vous voulez qu’on fasse quoi ? si tu as un peu de moyen faut prendre ton enfant et lui donner un avenir qu’il mérite.

  • Encore Bobo,
    Qu’est ce que les journalistes ont contre la ville de Sya ?
    Bassératou Kindo, trouve d’autres sujets de reportages, au lieu de nous parler toujours de faits divers qui degrade l’image de la ville de bobo dioulasso. Le phénomène des filles mères est national. La prostitution pareille. Dc s’il vous plait arrêtons de stigmatiser les regions.

    • C’est vrai. Quand Fasonet doit arreter de passer de tels messages a caracter regionaliste,il ne le fait pas. mais quand il s’agit de critiquer severement le regime on bloque les messages. Tres domage.
      Qui ne connait pas le bordel de ouaga. Meme le comportement de plein se filles de nos autorites au pays et meme dans la sous region ;mais on ose pas. IL ne faut pas stigmatiser.

    • Lisons entre les lignes et evitons les interpretations hasardeuses,le journaliste ici a pris le cas de BOBO, mais ne dit pas que c’est BOBO qui connait ce phenomène de filles-meres

    • effectivement il a pris le cas de Bobo, mais penses tu qu’il n’a pas trouvé d’autres cas ailleurs...C’est vrai qu’il faut dénoncer ce qui ne va pas, mais attention au régionalisme... N’oublions jamais l’histoire, Bobo se retrouvera un jour par la grâce de Dieu

  • Basseratou arrête avec tes raccourcis là. Les filles mères on en rencontre à Ouaga, à Koudougou et partout au Burkina. À Montréal, à New York et dans toutes les villes où j’ai vécu. Quand on est fille-mères, cela veut dire qu’on a couché au moins une fois avec un homme, et dites moi dans quelle ville au Burkina les filles sont des vierges. Et si tu es sur que le phénomène est exagéré à Bobo, il faut nous fournir des statistiques au lieu de raconter des histoires.

  • c’est malheureux.
    Résolvons d’abord le problème de chômage de ces couches défavorisées par une politique adaptée comme l’auto emploie et les formations adaptées.

  • Un boulot pour la securite sosiale pour statuer avec la justice,cette injustice sosiale.L introduction pecuniaire mensuel pour celle ou celui qui a la garde de l enfant en fonction de son avoir.Comme en Europe.

  • les filles evitez d’être des filles mères en exigeant tjr le condom ou tout simplement ne sortez pas avec les hommes mariés sinon on vous retirera votre enfant ainsi.depuis que les filles savent aller à l’action social pr exiger qu’on leur verse de l’argent pour la grossesse(pourvu que tu ais eu des rapports avec elle même si tu n’es pas l’auteur) ou l’enfant né on remarque la recrudescence des filles mères.

  • Bonjour à Tous,
    Notez que ne devien pas fille mère celles qui sortent avec les hommes mariés ou qui sont à la recherchent de l’argent seulement. sachez que plusieurs st devenues fille mere suite à des relations agengée avec des hommes mais malheusement pour des raisons diverses se sont quittés alors q’il yavait grossesse ou enfant déjà.

    Alors s’il vous plait arrêtons de les juger mais pluto^t apporter des solutions diverses selon les différents cas que nos soeurs évitent de telles situation désagréables.

    Chers frères (les hommes) pour la grade des enfants travaillez à le faire sans dégat care, ces filles restent les manans de vos enfants. Puisse Dieu nous accorder à tous ce notre ceor désir (femme et homme qui va nous aimer nous meme). Bonne jrnée

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