AU COIN DU PALAIS : Plus de 2 000 000 F CFA pour un conteneur virtuel

mercredi 4 juillet 2012 à 00h34min

Le vendredi 29 juin 2012, B.M une jeune dame était seule devant les juges de la Chambre correctionnelle de Bobo-Dioulasso. Les présumés escrocs de ses 2 450 000 F CFA n’ont pas répondu à la convocation du parquet. Les deux premiers, K.M et S.H sont en Côte d’Ivoire tandis que le troisième S.A.M est un « joueur » vivant à Toulouse en France.Toutefois, lors d’une première audience, KM et SH avaient été entendus dans la même affaire. Il ressort que c’est S.A.M qui est à l’origine du coup, suivant les explications données par la plaignante. En effet, en 2009, la jeune fille a été informée par S.A.M depuis la France, de l’arrivage de matériel à elle destiné.

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Mais pour entrer en possession de ce matériel, il lui fallait débourser de l’argent pour son dédouanement, soit 2 450 000 FCA. B.M ayant donné son accord K.M. et S.H ont quitté la Côte d’Ivoire pour venir au Burkina Faso à sa rencontre. Toujours selon BM, les deux ivoiriens, après s’être présentés comme étant les envoyés de S.A.M, auraient déclaré qu’elle devait leur remettre de l’argent pour un douanier. Et, séance tenante, ils ont appelé un douanier au téléphone, avec lequel elle a échangé. Mais elle avoue n’avoir jamais vu le soi-disant douanier. Rien n’a été dit à propos du conteneur. Malgré tout, la confiance qu’elle avait en S.A.M n’a pas été écorchée et elle a remis la somme demandée aux deux Ivoiriens qui sont repartis aussitôt.

Et depuis, c’était le silence. Un long silence. A bout de patience, M.B a décidé de porter plainte en justice, d’où la première audience. Mais cette fois-ci, après connaissance du dossier, le procureur a demandé la relaxe de deux Ivoiriens. En effet, il a rappelé que c’était la deuxième fois que cette affaire d’escroquerie faisait objet de jugement. Les sieurs K.M et S.H ont accepté quitter leur pays pour assister au procès dès qu’ils ont été convoqués. Et cela selon le procureur constitue une preuve de bonne foi. Cependant il a requis que le « joueur » vivant à Toulouse soit condamné à 12 mois de prison avec sursis, le remboursement des 2 450 000 F CFA, assortis d’une amende de 300 000 F CFA. Les juges ont décidé de donner le verdict le 3 juillet 2012.


Que c’est honteux d’être reconnu voleur !

Devant les juges du Tribunal correctionnel de Bobo-Dioulasso, cinq prévenus voleurs de barres de fer appartenant à la mairie de ladite ville ont reconnu leur forfait sans débat, vendredi 29 juin 2012. Mais quand le président de séance, avant le verdict leur a demandé de faire face au public et lui implorer son pardon, cela n’a pas été du tout facile. Il a fallu insister pour qu’ils s’exécutent. Et l’un après l’autre donc, ils ont promis de ne plus commettre de vol. Comment en est-on arrivé là ? Cette affaire de vol de barres de fer impliquait trois vigiles de la voirie, un acheteur de fer et un apprenti soudeur de 21 ans, le plus jeune.

D’ailleurs, c’est lui qui a soufflé l’idée du vol au plus âgé des vigiles (50 ans). Ce qui a amené le président de séance à douter de la moralité de ce prévenu qui, au lieu de conseiller l’apprenti soudeur qui peut être son enfant, n’a trouvé mieux que de le suivre dans le mauvais chemin, en entraînant les deux autres dans le vol. Et pourtant, les trois vigiles disent percevoir convenablement leur salaire mensuel. Payés justement pour empêcher le vol ! Le Tribunal a condamné les vigiles et l’apprenti soudeur à 12 mois de prison assortis de sursis. Le receleur, lui, a écopé de 6 mois avec sursis, plus une amende de 300 000 F CFA.


Victime d’une dénonciation calomnieuse ?

Le jugement de O.R laissait perplexe plus d’un. Accusé de vol d’une moto, OR a donné sa version des faits. Son récit, a semé le doute. D’abord il a fait comprendre qu’il a été interpelé par la gendarmerie suite à la dénonciation d’une personne. Le dénonciateur n’était pas dans la salle d’audience. Selon le prévenu, le motif de son arrestation est dû au fait qu’il regardait des motos. Et la moto qu’il avait, il dit l’avoir achetée pour sa femme chez un ami qu’il connaissait depuis à peine trois mois. En plus, il n’a pu établir à part le reçu, aucun autre papier, puisqu’il était détenu à la maison d’arrêt et de correction depuis un mois. Mais ces explications n’ont pas du tout convaincu le procureur. Celui-ci a demandé à voir le reçu. Une copie a été présentée par l’avocat. Le document original serait à la gendarmerie d’après la femme de OR.

Malgré tout, le procureur n’est pas convaincu. Il ne croit pas à l’authenticité du document et pense que O.R aurait volé la moto. Il a donc souhaité que les juges prennent une sanction, en tenant compte des faits. L’avocat n’a pas attendu que les juges disent un mot de plus. Il a fait comprendre qu’il n’était plus question pour son client de retourner en prison, après avoir y passé un mois. Les juges après avoir entendu toutes les parties, ont décidé de lever le mandat de dépôt contre OR, qui bénéficie d’une liberté provisoire. Cependant, ils ont ordonné la poursuite de l’enquête aux fins de tirer cette histoire de vol au clair.

Rassemblés par Rabalyan Paul OUEDRAOGO (ouedraogorabalyan@yahoo.fr)

Sidwaya

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