INTERDICTION DES TRICYCLES A OUAGA ET BOBO : Une mesure à problèmes

mardi 12 juin 2012 à 03h08min

Le gouvernement burkinabè s’apprête à prendre une décision qui sera lourde de conséquences. L’interdiction annoncée des tricycles bagagistes à Ouagadougou et à Bobo-Dioulasso promet des remous dans un secteur d’activités florissant. Ce sont des milliers d’emplois qui seront ainsi supprimés, du fait de cette mesure. La raison officielle invoquée par les autorités en charge des transports, c’est l’encombrement des voies et les accidents que provoquent ces engins. Doit-on pour autant comprendre que la disparition des tricycles fera revenir la sécurité sur nos routes ? On attend de voir. Certes, ces véhicules souvent pilotés par des jeunes sans permis de conduire, donc sans connaissance du code de la route, constituent une entrave à la sécurité routière.

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De nombreux accidents sont de leur fait. Mais on avait cru comprendre que le gouvernement avait opté de réglementer le secteur, en invitant les conducteurs à se mettre en règle notamment vis-à-vis du permis de conduire. Cette perspective de mise en ordre avait du reste amené les acteurs du secteur à se regrouper en association, pour mieux répondre aux attentes de l’Etat. Pourquoi donc ce revirement des pouvoirs publics avec cette mesure radicale d’interdiction ? Craint-on l’invasion de la capitale par ces engins au point que la circulation y deviendrait impossible comme dans d’autres villes africaines ?

C’est fort possible. Mais on ne peut que rester sur sa soif, au regard des problèmes qui naîtront immanquablement de cette décision annoncée. D’abord et avant tout, ce sont des milliers d’emplois qui sont en péril. Alors que le chômage est devenu l’une des préoccupations majeures des Burkinabè, on ne comprendrait qu’une mesure vise à jeter des gens dans la rue. Paradoxal tout de même pour un Etat qui dit célébrer l’emploi tout en ôtant le pain de la bouche de certains Burkinabè. Insécurité pour insécurité, que deviendront tous ces jeunes qui avaient commencé à espérer ?

Ensuite, il faudra dire si les personnes physiques ou morales privées peuvent continuer d’utiliser les tricycles. Car avant l’explosion du phénomène des taxis bagages, ces engins étaient utilisés par certaines sociétés de commerce, en raison de leur caractère utilitaire, pratique et économique. Enfin, est-on sûr que les autres villes où l’utilisation des tricycles est autorisée ne seront pas confrontées aux mêmes problèmes ? Au-delà de ces incertitudes, cette interdiction pose le problème fondamental de la liberté d’entreprendre. Car il y a un réel besoin économique et social auquel répond le tricycle. Cet engin est venu combler un vide dans le transport des marchandises légères, notamment sur les marchés.

Il aide à effectuer également diverses autres tâches sociales. Ce véhicule a donc à la fois une fonction économique et sociale. Les pouvoirs publics ont visiblement manqué de vision sur la demande des Burkinabè en matière de transport de marchandises dans les grandes villes. En outre, face au flair, à l’imagination et à la capacité d’adaptation du privé, ils n’ont pas su trouver la réponse précise et immédiate. On a plutôt l’impression d’un Etat en retard sur la société, à l’image de cette cacophonie face au développement du secteur des tricycles. D’abord le ministère en charge de l’Administration territoriale qui semblait favoriser une organisation du secteur, puis le ministère en charge des Transports qui vient carrément décider de sa mort.

Autant de balbutiements qui laissent sceptique sur la capacité du gouvernement à anticiper sur les modes de consommation et les besoins économiques des Burkinabè. Dans ce cas de figure, on risque de sacrifier beaucoup d’emplois et de revenus sur l’autel d’une certaine sécurité, oubliant que de nombreux autres facteurs sont à l’origine des accidents à Ouaga et à Bobo.

Mahorou KANAZOE

Le Pays

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Vos commentaires

  • Le 12 juin 2012 à 06:19, par S. DIALLO
    En réponse à : INTERDICTION DES TRICYCLES A OUAGA ET BOBO : Une mesure à problèmes

    L’article est sans tête ni queue. Face au phénomène des tricycles la réaction de l’état a été a mon avis salutaire parce qu’il n’’en interdit pas l’usage mal le réglemente au vue des risques que le tricycle introduit dans la circulation dans les agglomérations denses comme bobo et Ouaga. Ces engins hybrides entre moto et voiture ne pouvaient pas utiliser les pistes cyclables etroites du fait de leur envergure large et leur bagage encombrant : ils constitueraient un danger pour les motos et vélos sur lesdites pistes. Ils n’etaient pas non plus indiqué qu’ils disputent la chaussé aux voitures qui sont plus rapides et plus volumineux et constitueraient des dangers pour les tricycles alors sur quelle voies devraient ils circuler ?. L’architecture des voies ne les ayant pas prévus, le,moindre mal c’était de les circonscrire dans les agglomérations au trafic routier moindre. La décision est sage et bien sensée parce quelle prend en compte l’intérêt collectif et individuel. Par principe de précaution pour généraliser une innovation ou une technologie il faut en analyser l’impact et le gouvernement a été prudent sur ce dossier.

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  • Le 12 juin 2012 à 09:11, par Fred
    En réponse à : INTERDICTION DES TRICYCLES A OUAGA ET BOBO : Une mesure à problèmes

    Même s’il s’agit de supprimer des milliers d’emplois, qu’on le fasse. Cette pagaille devient insupportable. Nous avons des rues étroites. Il faut savoir slalomer entre les 4 roues, 2 roues et maintenant les 3 roues.
    Ces tricycles qui dont les conducteurs ignorent ce que signifie rouler à une allure autorisée, qui opèrent les plus mauvais dépassements, qui n’ont peur de rien comme s’il s’agissait de démontrer sa témérité.
    Les tricycles, c’est bon en campagne pour aider le paysan dans ses travaux.
    En ville, habitent des personnes nantis qui peuvent et doivent recourir à des moyens de transport normalisés pour la ville et ses encombrements.

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    • Le 12 juin 2012 à 12:00
      En réponse à : INTERDICTION DES TRICYCLES A OUAGA ET BOBO : Une mesure à problèmes

      Fred. Vous dites que même si on va supprimer des milliers d’emplois la solution pour toi est d’interdire les tricycles et non de réglementer le secteur. La sécurité routière passe par le respect des codes routiers que tu sois tricycle ou bicycle

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    • Le 12 juin 2012 à 12:10, par justice
      En réponse à : INTERDICTION DES TRICYCLES A OUAGA ET BOBO : Une mesure à problèmes

      Je ne suis pas propriétaire de tricycle, je n’ai pas encore utilisé ses services, mais ne soyons pas égoïste ! faisons l’effort de penser aux autres ! il y a combien de nantis à ouaga et bobo par rapport à ceux qui ne le sont pas ? faisons le rapport entre les impacts positifs et négatifs de l’usage de ces tricycles ; on verra que les aspects positifs sont sans commune mesure avec les négatifs. Les tricycles contribuent plus positivement à la vie économiques et sociale des Burkinabé depuis leur apparition à grande échelle. Si ce n’est pas le désordre constaté souvent dans la circulation, qu’on me liste d’autres contributions négatives des tricycle. Et s’il y a désordre dans la circulation, c’est que l’État n’a pas voulu organiser l’activité. Sinon, pourquoi ne pas imposer le permis de conduire et, au besoin instituer des autorisations de circuler préalables, et le problème est quasi résolu.Je suis d’avis avec l’idée du Ministère de l’administration territoriale et de la décentralisation qui prône plutôt la réglementation du secteur. La position radicale du Ministère des transports pose plus de problèmes qu’il n’en donne des solutions.

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  • Le 12 juin 2012 à 10:04, par Conscience du Faso
    En réponse à : INTERDICTION DES TRICYCLES A OUAGA ET BOBO : Une mesure à problèmes

    On ne doit pas interdire les tricycles à Ouaga et Bobo. L’Etat veut les charettes à attraction animale (avec les ânes) dans les villes de Ouaga et Bobo ou quoi ? Il faut plutôt réglementer l’utilisation de ces tricyles dans ces villes. Ces tricyles rendent un grand service aux gens dans le transport des marchandises. J’espère que l’Etat ne va pas aller chercher des problèmes là où il y en a pas encore. Pour moi, les tricycles, c’est uniquement pour le transport des marchandises dans le respect de la circulation et les taxis, pour le transport des Hommes avec quelques bagages sans emcombrer la circulation.

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  • Le 12 juin 2012 à 10:10
    En réponse à : INTERDICTION DES TRICYCLES A OUAGA ET BOBO : Une mesure à problèmes

    Ah, les autorités burkinabè !!!!Toujours prendre des mesures incompréhensibles ? Qu’ont elles ces autorités, tout bord confondu ? Le fait d’être repu indûment les rend -t-elles inintelligentes !
    Quel est l’engin qui ne cause pas d’accidents ? Nos autorités qui ne créent pas beaucoup d’emplois doivent éviter d’en supprimer !
    De grâce au lieu d’interdire, il faut savoir accompagner par une législation qui sécurise, par exemple, exiger : le permis de conduire, des feux arrière de signalisation etc...

    A moins que cette mesure ne vise qu’à permettre à un "GOUROU" de s’accaparer du deal !!! C’est connu maintenant !!
    Que Dieu sauve le BF

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  • Le 12 juin 2012 à 10:18, par le wang
    En réponse à : INTERDICTION DES TRICYCLES A OUAGA ET BOBO : Une mesure à problèmes

    Bel article. la conclusion sur l’etat en reatrd de la societe est une evidence. je conseillerai aces ecideurs d’exiger plutot que les conducteurs aient le permis de conduire (meme si cela n’est pas une assurance de la bonne conduite)et soient organises (atribution de num d’identifiant, blouse...). c’est la meme chose que certaines unites de fabrique d’huile et autres qui sont fermes a coup de publicite. je pense que l’etat devrait dans ce cas les amener a se conformer aux normes de qualite requise au lieu d fermer ces unites. Les pays qui se disent emergeants se sont bases sur des initiatives du genre. NB : une petite huilerie s’adapte mieux a l’envionnement que des mastodondes comme la CITEC qui sont des dinausaures et incapbles de s’adapter rapidemnt aux changements ; donc disparaissent....

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  • Le 12 juin 2012 à 10:25, par yac250
    En réponse à : INTERDICTION DES TRICYCLES A OUAGA ET BOBO : Une mesure à problèmes

    Salut, l’interdiction en circulation des tricycles n’est normale car le faire supprimer des emplois à ces jeunes qui se débrouillent.

    Dire que les tricycles créent des accidents n’est pas totalement vrai. Pourquoi donc ne pas retirer les motos , les voitures et autres car elles aussi provoquent des accidents ; je pense plutôt qu’il faut réglementer le secteur au lieu de chercher à créer des chômeurs. Le faire c’est aller à contre courant de la politique de l’emploi que le Gouvernement entreprend.

    Je répète, c’est mieux de sensibiliser les conducteurs, les faire enregistrer au Ministère en charge des transports, règlementer le secteur.

    Ces tricycles nous soulagent beaucoup dans le transport des marchandises et des personnes ; les taxis ne peuvent pas faire ce que ces tricycles font disons nous la vérité. Auusi, je pense que c’est la complicité de ces taximen que le Gouvernement veut appliquer. Mais attention car ça peut brûler et c’est ce que ne nous voulons plus au Faso.

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  • Le 12 juin 2012 à 10:39, par Omar DAO
    En réponse à : INTERDICTION DES TRICYCLES A OUAGA ET BOBO : Une mesure à problèmes

    Je ne comprends pas cet article, la décision a-t-elle déjà été prise ? Cette information m’aurait échappée, quelle en est la source ?

    Voici ce que dit le compte rendu du Conseil des ministres du 8 juin :

    "Le conseil a adopté un décret portant conditions et modalités d’exploitation à titre onéreux ou pour compte propre des vélomoteurs, motocyclettes, tricycles et quadricycles à moteur.
    Ce décret permettra de définir les modalités d’organisation et d’exercice des activités des tricycles de manière à assurer la mobilité des personnes et des marchandises dans des conditions de sécurité prononcée."


    Il me semble donc que l’on s’oriente plutôt vers la réglementation et non l’interdiction de cette activité. Je pense qu’il faut simplement exiger :
    -  que les conducteurs obtiennent un permis de conduire ;
    -  qu’il soit défini une limitation de charge à transporter (certains se prennent carrément pour des camions et la pauvre moto n’avance plus) ;
    -  qu’on leur interdise l’accès à certaines voies du centre ville comme c’est le cas des camions de transport de marchandises ;
    -  qu’on leur interdise le transport de passagers (certains se prennent déjà pour des taxis).

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  • Le 12 juin 2012 à 10:46, par Batisseur
    En réponse à : INTERDICTION DES TRICYCLES A OUAGA ET BOBO : Une mesure à problèmes

    Même s’il est vrai que ce secteur dont l’expensaion est rapide nécessite un encradrement, la mesure prise n’est pas en phase avec non seulement le besoin manifeste de ce type de service, mais aussi la possibilité offerte aux jeunes de trouver un emploi. Le ministère gagnerait à en faire une sorte de moratoire pour mieux organiser le secteur. Je proposerai d’exiger le permis de conduire pour chaque conducteur, le port du casque, le tonnage maximum autorisé, et des horaires de conduites pour éviter les heures de pointes et la nuit car la gestion de la circulation est déjà problématique dans ce pays. Je pense que les tenants de ce pouvoir sont tellement déonnectés de nos réalités qu’ils ne comprendront pas le jour que ce pays va se soulever pour un rien. QUE DIEU VEILLE SUR LE BURKINA !!!!

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  • Le 12 juin 2012 à 10:53
    En réponse à : INTERDICTION DES TRICYCLES A OUAGA ET BOBO : Une mesure à problèmes

    Pourquoi le burkinabé devient de plus en plus mauvais ? Des personnes qui trouvent leur moyens afin de subvenir à leurs besoins, on trouve en ce moment que c’est pour des mesures sécuritaires. Dans ce cas exigez des permis de conduire. Nous savons à quel point ces tricycles soulagent la population en matière de transport et de revenu. Et les camions, les ânes à charrettes ? Ne font-ils pas des accidents ? Pourquoi l’État se désengage de l’avenir de la jeunesse ? et en même temps constitue un frein au développement pour la jeunesse actuelle.Pourquoi les lois votées doivent toujours être à la faveur de l’État ? Qu’est-ce que vous nous voulez à la fin ? A ce rythme, les braquages ne finiront jamais...Pauvre Burkina.J’ai vraiment honte

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  • Le 12 juin 2012 à 11:02, par Pacco
    En réponse à : INTERDICTION DES TRICYCLES A OUAGA ET BOBO : Une mesure à problèmes

    Tout à fait d’accord M. le journaliste. Nous avons un gouvernement qui est là pour résoudre des problèmes, pas de les empêcher de survenir.
    « Prévenir vaut mieux que guérir », tout le monde le sait, sauf nos autorités administratives et politiques. Elles ont bien intégré le yelkayé dans leur langage qu’elles perdent toute capacité de se projeter dans l’avenir. « Laisse ça d’abord, occupe-toi de ça là, c’est plus urgent ».
    Dans le phénomène de prolifération de tricycles, c’est une amputation qui est préconisée par le ministre en charge des transports. Quelle décision !
    Mr Le ministre, vous ne devez pas interdire les tricycles ni Ouaga ni à Bobo, tout en les tolérant ailleurs. Vous ne ferez que déplacer le problème.
    Si les conducteurs ignorent le code de la route, occupez-vous de le leur faire connaitre. Si malgré tout, certains enfreignent le code, veillez à les sanctionner.
    Beaucoup de gens mangent dans ça, depuis les importateurs, à qui vous ne reprocher rien, jusqu’au citoyen qui a des solutions pour le transport de certains bagages.

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  • Le 12 juin 2012 à 11:02
    En réponse à : INTERDICTION DES TRICYCLES A OUAGA ET BOBO : Une mesure à problèmes

    Cette décision est vraiment salutaire. La pagaille généralisée causée par ces engins dans la circulation n est pa digne d’une ville comme ouaga reconnu dans la sous région pour la fluidité de sa circulation et la discipline de ces habitants. Les conducteurs de ces engins sont particulièrement indisciplinés et arrogants. On court à une vraie catastrophe dans les mois à venir si on laisse ces engins circuler en ville. C’est bon pour la campagne.

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  • Le 12 juin 2012 à 11:18, par Koumbem Tipousga
    En réponse à : INTERDICTION DES TRICYCLES A OUAGA ET BOBO : Une mesure à problèmes

    Bonjour à tous.

    Le reproche que l’on peut faire au Gouvernement, c’est de laisser la chose prendre avant de décider. Sinon, la décision est saluataire. Je suis d’accord que ça supprime des emplois, mais on a d’abord besoin de vivre avant d’entreprendre. Organiser quoi ? On se connait personne ne va faire le permis en bonne et due forme, ils vont tous frauder pour l’avoir et cela ne va rien changer. Supposons même qu’ils fassent tous le permis, est-ce qu’on peut étendre les voies pour tenir compte d’eux ?

    Je crois aussi qu’une ville qui veut moderne ne peut pas s’accommoder avec ces genres de moyens encombrants. Il en est de même pour les taxis pourris et les charrettes à traction animales qui causent pas mal d’accidents.

    Les accidents dans la ville de Ouaga sont effroyables et je pense que le Gouvernement a vu juste. Ces gens peuvent aller faire forune à Ouahigouya, Tenkodogo, Koudougou, Yako, Koupela, Banfora et j’en oublie.

    Au Ghana, vous ne verrez pas de deux roues (petits cylindrés)) à Accra. Par contre, ils sont pleins à Boalga, Tamalé et autres petites villes. Il faut que le gouvernement reste ferme sur la question. C’st bien pensé. Il faut aussi voir le cas des charettes et autres taxi de plus de 30 ans qui circulent et qui polluent l’atmosphère.

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  • Le 12 juin 2012 à 11:26, par Miss monde
    En réponse à : INTERDICTION DES TRICYCLES A OUAGA ET BOBO : Une mesure à problèmes

    j’épouse cette décision.ces tricycles perturbent la circulation et sont sources d’accidents.En réalité nos routes ne sont pas adaptées pour ce type de véhicule.châpeau !

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  • Le 12 juin 2012 à 11:41, par Sly
    En réponse à : INTERDICTION DES TRICYCLES A OUAGA ET BOBO : Une mesure à problèmes

    Vous savez il faut qu’on se respecte dans ce pays la. On se fout de qui la ? Mois japelle ca une fuite en avant de laprt de nos autorités et surtout du ministre des transports. Ils feraient mieux de se remuiller unpeu pour mettre en place en reglementation pour ces taxis. c’est vraiment nul ce qu’ils font parcequ’en fin de compte on ne sait plus pourquoi on les paient ces politiciens la.

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  • Le 12 juin 2012 à 11:58
    En réponse à : INTERDICTION DES TRICYCLES A OUAGA ET BOBO : Une mesure à problèmes

    bonjour m. mahorou pour une fois vous me decevez avec votre ecrit, vous devrez appuyez l’etat dans sa demarche car ces tricycles font plus de mal que de bien ,croyez moi.
    seulement il faut que ce meme etat nous dise qui a delivré aux importateurs de ces tricycles les fameux permis d’importation.

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  • Le 12 juin 2012 à 12:04
    En réponse à : INTERDICTION DES TRICYCLES A OUAGA ET BOBO : Une mesure à problèmes

    gouverner c’est prévoir, anticiper et gérer. Or, l’état a été défaillant comme d’habitude sur cette histoire des tricycles. Maintenant, on gère les problèmes avec beaucoup de difficultés et risques de désordre social.
    Maintenant, prétendre que cela résoud le chômage comme certains internautes l’affirment, c’est un peu vite aller en besogne. Car, le transport des marchandises et personnes se fait aussi par d’autres moyens que le tricycle : camion, camionnette, charrette, voiture utilitaire, etc. et font vivre les acteurs concernés.
    Pour l’instant, le parc de ces tricycles est neuf ou en bon état. Et, dans un an, quand ces motos seront usagés, elles polluront beaucoup.
    Certains tricycles sont tellement surchargés en poids et en volume qu’ils doivent être mis à la fourrière par la police contre une forte amende.

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  • Le 12 juin 2012 à 12:18, par Marx
    En réponse à : INTERDICTION DES TRICYCLES A OUAGA ET BOBO : Une mesure à problèmes

    Merci Mr DAO pour l’éclaircissement car au compte rendu du conseil des ministres, il n’est dit nulle part qu’on interdisait l’utilisation de ces tricycles. On veut plutôt règlementer leur utilisation. Il faut que ce qui nous sert de "journaliste" aille à l’information au lieu de nous verser n’importe quoi. En effet au cours du week end, quelqu’un me disait qu’il a écouté sur "radio-mille colline", pardon "radio-sidnaba" que le CM avait décidé d’interdire ces tricycle de la circulation et voilà que ce "journaleux" reprend ça sur son canard. Après avoir lu le CR du CM, je suis tombé des nus et ai compris pourquoi nous avons de problèmes, car "ils n’arrivent jamais au puits avant de puiser l’eau". Et après ça se dit journaliste et qu’il faut dépénaliser les délits des journalistes !!!! Gnininportekoi !!!!!

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  • Le 12 juin 2012 à 15:28, par salif
    En réponse à : INTERDICTION DES TRICYCLES A OUAGA ET BOBO : Une mesure à problèmes

    Il y’a beaucoup d’incohérences et de contre vérités dans cet article. Primo, nulle part il n’a été question de suppression de ces tricycles dans les villes de Ouaga et Bobo dans aucun conseil de ministres.Que notre cher journaliste relise bien le compte rendu du conseil des ministres.

    Secundo , je vois que le journaliste justifie son opposition à la supposée suppression de ces engins par le fait qu’il faut préserver des emplois. C’est pourquoi je lui pose la question suivante : comment les services accomplis par ces tricycles étaient rendus avant leur arrivée ?
    Ainsi, si on suit la logique du journaliste , cela veut dire que les tricycles sont venus s’accaparés d’emplois auparavant occupés par d’autres personnes qui elles se sont donc retrouvées au chômage. Par conséquent l’interdiction de ces tricycle ( si on arrivait à ça ) va permettre à d’autres Burkinabé de retrouver leur emploi. Il n’y a donc pas de suppression d’emploi comme le prétend le journaliste.

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  • Le 12 juin 2012 à 19:38, par Jiji
    En réponse à : INTERDICTION DES TRICYCLES A OUAGA ET BOBO : Une mesure à problèmes

    Nous n’avons pas d’infrastrutures routières capables de laisser circuler ces tricycles sans faire de dégats en circulation ;ce type d’engins doit être utilisé dans les périphéries et non en plein centre ville.

    Certains parlent de création d’emploi ;et bien ces emplois sont non seulement très risqués pour ceux qui en sont bénéficiaires et pour les autres usagers de la route.Il sont tout simplement à SUPPRIMER de nos capitales (bobo et ouaga où il ya suffisamment d’emcombrement pour qu’on en rajoute).

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  • Le 12 juin 2012 à 21:27
    En réponse à : INTERDICTION DES TRICYCLES A OUAGA ET BOBO : Une mesure à problèmes

    Bonjour, comme vous le savez peut-être ces tricycles viennent d’Asie. En Inde on les appelle RIKSAW. Avez vous déjà traversé Rood-wooko avant qu’il ne brûle ? Imaginez la ciirculation piétonne a Rod-woko comme si c’&était sur une route. En Inde, c’est pareil. Et quand les vaches s’en mêlent, vous pouvez imaginer la "pagaille". Pourtant, vous pouvez passez un mois, deux mois en Inde sans entendre le cri d’une sirène ni voir une ambulance. C’est Pareil pour la Chine, d’ou nous viennent ces tricycles. Ce qui est en jeux, ce ne sont pas nos routes. Ce sont nos têtes. Il n’y a rien dedans sauf l’indiscipline la discourtoisie. Même si tout le burkina devient une autoroute, les burkinabè vons s’accidenter. Allez au Ghana d’à coté vous verrez moins d’accidents, pourtant ils plus de voiture que le BF.
    En clair, la suprression est un faux débat. Vers les années 7à, l’on distribuait le pain avec les TOYATA HIACE, ensuite avec les 4L, viennent les EXpress, pour finir aujourd’hui, avec les moto avec charette. le monde progresse et les gens cherchent à minimiser leurs dépenses. Rien ne sert de cacher le soleil avec la main. par contre, demander aux jeunes d’avoir un permis, d’avoir une assurance et d’être les champions de la courtoise dans la circulation aiderait tout le monde. Cela dit depuis l’arrivée de ces tricycles, mon taxi ne fait plus de bonnes recettes, mais c’est la vie....

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  • Le 12 juin 2012 à 21:34, par Charles
    En réponse à : INTERDICTION DES TRICYCLES A OUAGA ET BOBO : Une mesure à problèmes

    Il y a tellement de choses qui vont être supprimés de Ouaga et de Bobo (à commencer par les pauvres) ! Les personnes qui ne savent lire ni écrire, Les maisons en banco, les toilettes sans toiture, les voitures qui font du bruit et de la fumée, les personnes qui mangent au bord de la route au lieu d’aller dans des restaurants !

    Soyons un peu plus tolérants ! J’ai le souvenir d’un proche à moi qui mort sur l’avenue Kadiogo du fait de charrettes ! (on en trouve à traction asine et humaine) ! C’est vrai que ça fait joli de voir des petits affamés luttant avec une charrette avec des barres de fers dessus (en tout cas plus joli que les tricycles) !

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