ACTU VERT ! Le silence, un luxe !

mercredi 23 mai 2012 à 03h04min

Une voiture qui klaxonne dans la rue, un portable qui sonne pendant une réunion, un collègue qui met la musique au bureau, le voisin qui met sa chaîne Hi-fi à fond…C’est un fait, le bruit se trouve partout dans la société. Chaque individu possède cependant sa propre perception du bruit, qui dépendra, elle-même, de composants multiples, contextuels, personnels et culturels. Le bruit qui se propage dans l’air affecte alors l’homme dans ses activités, mais aussi perturbe les écosystèmes. Le bruit gêne considérablement la communication, la mémorisation et le travail, à l’exception de certaines tâches manuelles. En outre, le bruit contrarie le sommeil.

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Il provoque des difficultés d’endormissement, des éveils au cours de la nuit et réduit la durée du sommeil profond, phase importante pour la récupération. Les troubles du sommeil génèrent, eux-mêmes, des effets secondaires : fatigue, baisse de vigilance, erreurs plus fréquentes. Une étude financée par la région Ile-de-France et qui a porté sur 30 communes de cette région, exposées à des niveaux variés de bruits, montre que l’exposition au bruit est associée à un risque plus élevé d’hypertension artérielle chez les hommes, d’hospitalisation et d’arrêt de travail chez les femmes, à des états anxieux et à une consommation augmentée de médicaments chez les deux sexes.

La différence est forte chez les hommes de 40 à 69 ans, concernant la tension artérielle (la prise de médicament est 5,6 fois plus fréquente quand le domicile est survolé par des avions passant à moins de 1 000 mètres). Au-delà de l’homme, la pollution sonore perturbe également l’équilibre écologique de l’environnement. Les baleines et dauphins sont notamment menacés par la pollution sonore sous-marine. Elle peut provoquer des modifications de comportements et dans certains cas, l’échouage et la mort de certains cétacés. Une équipe de chercheurs américains a constaté que les bruits industriels repoussent les espèces animales des zones environnantes.

Et lorsque les pollinisateurs fuient la pollution sonore, c’est toute une biodiversité qui est perturbée… Le bruit affecte, par exemple, le comportement et la répartition des oiseaux et autres vertébrés. Le paysage de plantes et d’arbres s’en trouve, de facto, bouleversé. L’homme et l’écosystème, d’une manière générale, ont besoin d’un environnement propre et calme pour s’épanouir. Cet environnement doit donc être quotidiennement entretenu afin de le garder dans les conditions requises.

Raphaël KAFANDO

Sidwaya

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