COTISATIONS APE : Où va l’argent ?

jeudi 15 décembre 2011 à 02h50min

L’inscription d’un enfant dans un établissement d’enseignement s’accompagne forcément de cotisations des parents d’élèves ou frais APE. Ces fonds doivent servir à l’amélioration du cadre et de l’environnement dans les écoles pour un épanouissement des élèves et de leurs enseignants. Mais les associations de parents d’élèves sont devenues un tremplin d’enrichissement pour certains individus. On assiste ainsi à une multitude de problèmes autour des APE : gestion opaque de fonds, non renouvellement de bureaux, complicité souvent malsaine avec l’Etat.

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« Cinq tableaux sur le mur, c’est tout ce que le bureau APE dirigé par Salif Kaboré a réalisé dans notre établissement ». Parole de Alfred Dabou, président de l’Association des élèves du secondaire de Ouagadougou (AESO) section lycée Philippe Zinda Kaboré. Ce bureau APE a fait plus de dix ans sans être renouvelé. En 2011, le bureau ne comptait que trois membres alors que l’arrêté portant création des APE en prévoit sept. Le pire est que M. Kaboré, président de l’association des parents d’élèves de cet établissement, n’avait plus son enfant dans ce lycée depuis belle lurette. Il aurait dû, de ce fait, perdre de facto son titre de membre actif si on s’en tient à l’article 10 du même arrêté. Mais pourquoi continuait-il à diriger le bureau ? Cette question reste sans réponse. Nous avons tenté de joindre M. Kaboré pour savoir la raison, en vain. Dans tous les cas, sa présence dans le bureau de l’APE pose problème.

Deuxième couac, c’est que la gestion des fonds n’a pas été saine. Aucun investissement sérieux n’a été réalisé au profit des élèves durant ses dix ans de gestion. Seul le parking était pris en charge après un mouvement de protestation des élèves en 2006. Même là, l’APE devait des arriérés au gérant. Ces derniers ont dû protester l’année dernière en refusant de garder les engins, d’où la perte d’une bicyclette. Les élèves, en colère, ont, cette fois, demandé le départ sine die du président de l’APE. Cette association dispose pourtant d’importants fonds. 3000 FCFA par élève. Or, l’établissement en compte plus de 5000. En dix ans, c’est donc un gros paquet de fric que ce bureau a géré avant d’être « chassé ». Aucun bilan sérieux n’a été fait ni aux parents ni aux élèves. Pire, il devait sept millions de francs à la caisse. Quelle utilisation a-t-il fait de cet argent ? La circulaire n°93-852/MESSRS/SG/DAAF du 17 décembre 1993 répartit les recettes des différents bureaux APE comme suit : 40% pour le fonctionnement de l’association, 40% au profit de l’établissement et 20% pour le fonctionnement de l’Union nationale des coordinations provinciales des associations des parents d’élèves du secondaire du Burkina (UNAPESB). Les sept millions réclamés au président de l’APE déchu n’ont visiblement pas suivi ce circuit officiel. Où sont donc passés les fonds ?

Au lycée professionnel régional du Centre, deuxième établissement dans lequel nous nous sommes rendus, la situation est presque similaire. Cet établissement est dépourvu de bureau APE depuis bien longtemps. Néanmoins, l’établissement continuait d’exiger aux élèves les frais APE qu’il encaissait. Et gare à celui qui bronche ! Tout laisse à croire qu’il s’agit d’une volonté manifeste d’escroquer de pauvres élèves. L’effectif de ce lycée avoisine 1000. Et chaque élève doit payer 5000 FCFA de cotisation représentant les frais APE. N’en pouvant plus, les élèves de cette école ont adopté une plateforme revendicative en avril dernier dans laquelle ils exigent, entre autres points, le renouvellement du bureau APE. Dans cette optique, ils ont demandé à rencontrer le bureau « fantôme » que le proviseur, Rasmané Ouédraogo, voulait faire passer pour un bureau réel. La rencontre n’a pu avoir lieu, puisque le bureau n’existait pas. Les élèves ont décidé de manifester leur mécontentement au ministère chargé des Enseignements secondaires et supérieure. Ils s’y sont rendus et ont exigé le remboursement de leur argent perçu durant toutes ces années passées sans bureau APE.

Ils ont en outre demandé la mise en place d’un bureau en bonne et due forme. La tension monte alors d’un cran. Et l’affaire explose ! Les responsables du ministère tentent de calmer la situation. Une rencontre se tient alors entre le directeur régional des enseignements secondaire, l’Union nationale des coordinations provinciales des associations des parents d’élèves du secondaire du Burkina (UNAPESB), le proviseur et ses collaborateurs d’une part, et les élèves d’autre part. On fait ainsi le point et on se rend compte que seuls quatre millions de francs CFA restaient dans la caisse, alors que les cotisations avaient été perçues pendant de nombreuses années et la somme perçue devait être, de ce fait, plus importante. Où est passé l’argent des élèves ? Mystère et boule de gomme.

Une sombre affaire

Aucune dépense sérieuse en faveur des élèves n’a pu être prouvée. Pendant que des individus sans scrupules jouissaient impunément du fruit du labeur de leurs parents, les élèves croupissaient dans un lot de problèmes qu’ils ne cessaient de dénoncer. Beaucoup n’arrivaient pas à assurer les frais de parking qui n’étaient pas pris en charge, malgré les différentes cotisations perçues par l’établissement. De plus, contrairement aux attentes des élèves, les meilleurs d’entre eux n’étaient pas récompensés en fin d’année. Au cours des discussions, les élèves ont obtenu la mise en place d’un bureau provisoire le 24 mai 2011. L’Inspection générale des établissements et des services secondaires a été en outre chargée de mener une enquête pour comprendre ce qui s’est passé. L’enquête serait, jusque-là, en cours. Pour l’heure, le flou demeure dans cette affaire et les parents d’élèves attendent fermement des explications.

De sources proches du bureau provisoire, le mécontentement des élèves est bien justifié. « Depuis 2005, en effet, le bureau APE a complètement disparu », confie un parent d’élève. Nous avons tenté de rencontrer le nouveau proviseur (le précédent a été remercié cette année), M. Marcelin kaboré. Ce dernier a affirmé qu’il ne pouvait nous accorder d’entretien sans autorisation de son directeur régional. Jusque-là, c’est le statu quo. Il reconnaît cependant, en filigrane, qu’il ya des problèmes, même s’il ajoute qu’il n’en maîtrise pas tous les contours.

Adhérer de gré ou de force…

Si beaucoup s’accordent à dire qu’il existe une certaine opacité dans la gestion des fonds APE, l’autre difficulté est que l’adhésion à cette association est plus ou moins contraignante. Les APE ont été créées sur arrêté interministériel n° 91-133/MEBAM/MESSRS/MAT. Mais l’alinéa 4 de l’article 3 pose problème. Il a un caractère contraignant. On peut convenir avec l’alinéa 3 que « les parents doivent contribuer à rendre l’éducation des enfants, aspiration fondamentale de notre peuple, réalisable ». Mais on n’est pas obligé de le faire dans un même cadre comme le stipule l’alinéa 4. Ensuite, l’interprétation de l’article 6 des statuts de l’UNAPESB, créée en 1993, pose la même problématique. Morceau choisi : « Sont membres de l’UNAPESB, tous les bureaux de coordination provinciale des APE du secondaire ». Ce qui laisse croire que dès qu’un bureau APE est créé au secondaire, il doit obligatoirement être affilié à l’UNAPESB. Et c’est cette réalité qui prévaut sur le terrain.

Or, les citoyens doivent s’unir sur la base de valeurs et d’idéaux partagés selon la libre association telle que définie dans les codes et lois du Burkina Faso, notamment le code public et administratif. Aucun arrêté, quoique interministériel, ne saurait supplanter la loi. Elle peut tout simplement la compléter. Pour tout dire, l’adhésion à une APE doit rester volontaire et libre. Enfin, à l’article 11 de l’arrêté faisant mention des ressources, on fait le constat suivant : il s’agit des cotisations et contributions annuelles des parents et non des élèves. Dans ce cas, on ne devrait pas payer la cotisation selon le nombre d’enfants. Il devrait plutôt s’agir d’une cotisation fixe. On ne devrait pas non plus mettre à la porte un enfant en se basant sur le fait que son père ne s’est pas acquitté de sa cotisation, l’enfant n’étant nullement concerné.

Arnaud Rodrigue TAGNAN (Stagiaire)


Que se passe-t-il au sein de l’UNAPESB ?

La crise au sein de l’Union nationale des coordinations provinciales des associations des parents d’élèves du secondaire du Burkina (UNAPESB) crève la réalité. L’actuel bureau existe depuis 2000, date de la dernière instance délibérative. Pourtant, ses propres statuts lui imposent le renouvellement de l’organe dirigeant tous les deux ans. Le ministère des Enseignements secondaire et supérieur a demandé un audit sur la gestion de cette Union. Mais jusque-là, rien de cela. Nous avons tenté, en vain, d’avoir un entretien avec le bureau de l’UNAPESB. En outre, jusqu’àu moment où nous bouclions cette édition, notre demande d’entretien avec le ministre des Enseignements secondaire et supérieur était restée sans suite. Nous avons appris, de sources concordantes, que le sujet dérange dans certains milieux. Affaire à suivre.

A.R. T


« L’organisation des APE est illégale »

Le Secrétaire général de la Fédération des syndicats nationaux des travailleurs de l’éducation et de la recherche (F-SYNTER), Mamadou Barro, fait ici une lecture critique sur le fonctionnement des APE.

« Les APE ont été mises en place par les autorités de façon systématique. Pour elles, les APE doivent jouer un rôle d’accompagnement de l’Etat dans ce qui lui est dévolu comme tâche dans le secteur de l’éducation. Sur le terrain, les APE sont devenues une excroissance de l’administration au lieu d’être simplement des structures d’accompagnement. Elles sont instrumentalisées par le pouvoir pour faciliter des prises de décisions fâcheuses dans le monde scolaire et pour réprimer élèves et enseignants. En 2000, durant la lutte des enseignants pour de meilleures conditions de vie et de travail, des APE ont pris des gourdins contre des enseignants à Banfora et à Tenkodogo. Ils ont aussi tenté d’organiser une marche contre les enseignants.

Au niveau du syndicat, nous disons que l’organisation des APE est illégale, car elle ne respecte pas la loi 10 ADP portant création des associations. Certes, une relecture de l’arrêté est en cours mais nous pensons que l’esprit de la loi doit prévaloir. Admettez aujourd’hui que l’UNAPESB est une camisole de force. Elle n’a plus tenu d’instance depuis l’an 2000 à la faveur de la crise. Aucune instance de renouvellement ou statutaire de discussion n’a eu lieu. Pendant ce temps, les cotisations sont toujours perçues dans les établissements ».

Propos recueillis par A. R. TAGNAN

Le Reporter

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Vos commentaires

  • Le 15 décembre 2011 à 08:10, par yoro
    En réponse à : COTISATIONS APE : Où va l’argent ?

    C’est parce que c’est le reporter que le Chef d’établissement a refusé d’accorder l’interview ; il lui suffisait d’un coup de fil au DR et c’était réglé ;
    Revenant aux APE, il faut dire que c’est un détournement officialisé dont sont victimes les parents d’élèves ;mais comme l’administration y trouve son compte, on peut circuler quoi ! il y a pas feu en la demeure. Pourtant il faut qu’il y ait le feu pour qu’on y réfléchisse sérieusement ;

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  • Le 15 décembre 2011 à 09:08, par win
    En réponse à : COTISATIONS APE : Où va l’argent ?

    Il y’a une école publique à Dassasgo où la cotisation APE a été détourné par la Directrice de l’école si bien que les enfants ne dispose plus d’eau dans la cours. Ils vont de cour en cour pour boire l’eau.

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  • Le 15 décembre 2011 à 10:14, par Sidpawalmdé
    En réponse à : COTISATIONS APE : Où va l’argent ?

    Je crois qu’il faut un Audit généralisé sur le fonctionnement des APE dans son ensemble sur tout le territoire. Il y a des APE surtout ceux des établissement privés qui fonctionnent bien avec un rapport annuel bien fait, élément justificatifs en sus.Il faut noter également le comportement complice des parents d’élèves dans son ensemble. Vous convoquez une réunion APE d’un établissement comme celui du Lycée Zinda, vous vous retrouvez avec moins de 300 parents (moins de 6% de l’effectif théorique). Cet état de fait ne permet pas la dénonciation de certains faits. Sion même les administrations abusent.

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    • Le 15 décembre 2011 à 13:21
      En réponse à : COTISATIONS APE : Où va l’argent ?

      Je pense comme monsieur Sidpawalmdé qu’un audit général des APE doit être fait pour mieux mesurer l’ampleur des détournements opérés par ces structures associatives. J’ai souvent l’impression que ces APE sont des cavernes d’Ali Baba pour les proviseurs et les présidents des parents d’élèves. Le reportage d’aujourd’hui m’en donne raison. Quand vous êtes un agent de l’Etat et que vous allez en contrôle, le Proviseur et/ou le Président APE vont vous faire tourner jusqu’à perdre tout votre latin. En général, les gardiens, certaines secrétaires, les bibliothécaires et les laborentins sont pris en charge sur le plan salarial par la cotisation APE mais rares sont les APE qui déclarent ce personnel à la CNSS, certains proviseurs se permettant de dire que les instructions viennent du ministère. Vraiment dommage ! Il en est de même de beaucoup de districts sanitaires où des audits avaient commencé mais qui apparemment n’ont pas concerné la totalité. Vivement que ces genres de reportage parviennent à toucher tous les secteurs. Ces reportages ont souvent plus d’effets que les audits initiés tous azimut par l’Etat lui-même. Du courage au jeune stagiaire et prudence à lui.

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  • Le 15 décembre 2011 à 10:24, par koponibé
    En réponse à : COTISATIONS APE : Où va l’argent ?

    Félicitation au jeune journaliste Arnaud. Ton article est plus que claire, maintenant que faire ? Quel recours disposent les parents d’élèves ? Tout en sachant que généralement c’est un groupe de mafieux qui gèrent les APE. Les ministère en charge de l’éducation doit jouer efficacement son rôle. Il faut instaurer la bonne gouvernance dans les APE.
    Je me suis toujours posé des questions dès lors que je constate dans les villages comme en ville des élèves chassés des classes pour non paiement de cotisation de Parent d’Elèves ? Je crois que seule la scolarité devrait être obligatoire et les autres éléments ne devront qu’être des accessoires au choix ou bien à la carte, en fonction des produits que fournissent les APE. Il faudra revoir les textes juridiques qui régissent les APE.

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  • Le 15 décembre 2011 à 13:14, par indigné
    En réponse à : COTISATIONS APE : Où va l’argent ?

    cotisation des parents d’élèves, une arnaque à ciel ouvert. Mes enfants sont dans un établissements privés situés au secteur 23 de Ouagadougou. Ce grand collège et respectable où règne la discipline et qui porte le nom du religion, quand vous partez pour les frais de scolarité, les frais APE font partie des premiers versements après les frais d’inscription. Il n’y a jamais de réunion ou de compte rendu.

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  • Le 15 décembre 2011 à 13:42
    En réponse à : COTISATIONS APE : Où va l’argent ?

    On attend de voir le renouvellement avorté du bureau APE du lycée de la jeunesse.

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  • Le 15 décembre 2011 à 16:05, par TOUSIDA
    En réponse à : COTISATIONS APE : Où va l’argent ?

    En année scolaire 2003-2004 j’ai participé à une AG de l’APE de l’école primaire privée NAKYEBZANGA au secteur 21 de Ouaga ou au du bilan financier la trésorière avait utilisé l’argent s’acheter 01 congélateur pour venir vendre de l’eau glacée en sachet aux memes élèves dont les parents s’étaient saignés pour cotiser.A la question comment elle allait rembourser,la réponse:c’est avec les recettes générées sur la vente de l’eau aux enfants.
    Chers parents le problème des APE ne datent pas d’aujourd’hui. C’est plutot L’"ASSOCIATION DES DETOURNEURS DES PARENTS D’ELEVES"(ADPE) et surtout des criminels de nos enfants car pour un parent qui n’est pas à jour de sa cotisation,son enfant est renvoyé de l’école devant ses camarades toute honte bu. Cette fois ci ouvrons L’OEIL et le bon

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    • Le 29 mars 2013 à 21:57, par Docteur ZODDIV
      En réponse à : COTISATIONS APE : Où va l’argent ?

      Merci au reporter
      Il touche du doigt un problème très serieux. Je pense que les premiers responsables ce sont les parents. Ils ’’remettent’’ leurs rejetons aux établissements et ne suivent plus rien, ni leurs rejetons, ni la gestion de leurs cotisations. Combien sommes nous parents à se présenter au censeur de l’établissement pour voir ce que fait mon enfant ? Combis seen sommes nous à prendre part aux AG des APE il faut signaler au passage que l’appelation APE n’est plus de mise mais on parle maintenant d’OPE. Come dit l’article si sur un effectif de 5000 élvèves on se retrouve avrc 6% de parents en AG, il va s’en dire que des gens dont les enfants ne sont plus élèves depuis des années se présentent à des postes de responasbilité. A ces AG lors de renouvellement de bureau, chacun trouve une excuse pour ne pas occuper de poste et aider son enfant. Alors des individus mal intentionnés sans enfants peuvent se présenter et devenir Président APE et déviner la suite.
      Si vous n’avez pas d’nefant scolarisé et que vous etez du bureau APE, votre instrumentalisation par le Gouvernement est facile, vous prendrez des gourdins pour empecher les enseignants de reclamer ce que l’on leur vole.
      Les directions et autres structures dites supérieures n’approchent les APE que pour les utiliser comme sapeurs pompiers quand ça ne va pas. Alors que se sont souvent leur incapacité, leur cupidité et leur obcurentisme qui déclenche les feux.
      Dans les campagnes la plupart des parents sont analphabetes, ils se contentent de payer ce qu’on leur reclame sans rien demander.
      Je pense que si les parents participent aux activités des OPE, ils pourront faire changer les textes en faveurs des élèves et des établissements. Car je ne peux pas comprendre la réparticition des fonds telle que décrite dans le reportage. Que font les structures dites supérieures avec les 20% des fonds. Lea APE n’ont jamais bénéficié d’une quelconque formation ou on dit de nos jours renforcement de capacité de la part de ces instances supérieures. Je ne comprend pas non plus pourquoi 40% des cotisations des parents iront au fonctionnement de l’établissement. Cela encourage la démission de l’état si c’est un établissement public. Or assurer l’éducation des enfants fait partie des rôles régalein de l’état.Quand les parents scolarisent leurs enfants dans des établissements privés, ils déchargent l’état d’un fardeau. Alors que l’état ne nous poignardent pas en couvrant et ne punissant pas les détourneurs de nos cotisations (les agents publics qui sont complices ou carément qui organisent ces rakets). Il faut dire que dans certains cas le chef d’établissement est d’office membre du BE de l’APE. Pour les "tablissements privés je comprend moins que 40% des cotisations participent au fonctionnement de l’établissement. Que se passe-t-il ? Voici un opérateur éconmique qui construit un établissement pour se faire du fric et se faire applaudire par le gouvernement qui le citera comme OP modèle mais moi qui scolarise mon enfant dans son établissement doit lui donner 40% de ma cotisation APE pour le fonctionnement de sa boite à sous. Je ne trouve pas de mots pour qualifier cet état de fait.
      Je lance un appel aux vrais parents pour que l’on travaille à barrer la route à l’instrumentalisation des APE par qui que se soit

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