Carnet Santé : La gueule de bois

mercredi 17 août 2011 à 02h19min

La plupart du temps, le lendemain d’une soirée très arrosée, le réveil est difficile et même douloureux, la bouche est sèche et pâteuse, la soif est associée à des nausées, voire à des vomissements, des vertiges (d’autant que l’alcoolémie n’est pas encore revenue à zéro), et surtout, il existe un marteau piqueur dans la tête qui est prête
à exploser !! A quoi sont dus ces symptômes désagréables ?

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Le foie n’y est pour rien contrairement à une idée répandue, par contre, son rôle est majeur dans la détoxication de l’alcool et explique en partie la fatigue qui suit ces agapes.

C’est le métabolisme de l’alcool qui est en cause, en particulier sa dégradation en acétaldéhyde, une substance 30 fois plus toxique pour notre organisme que l’alcool. Son accumulation, par dépassement des capacités d’élimination, serait en partie responsable des maux de tête et des vomissements.
Ces symptômes désagréables sont d’autant plus graves que l’alcool consommé contient du méthanol dont la teneur varie en fonction du breuvage, dans l’ordre décroissant : brandy, vin rouge, rhum, vin blanc, gin et vodka.

Pour éliminer un toxique, le rein doit éliminer aussi de l’eau, ceci explique l’augmentation de la diurèse (le volume des urines) et la déshydratation (paradoxal, non ?) d’où soif et maux de tête.

Les nausées et vomissements sont favorisés par la gastrite alcoolique (effet toxique direct de l’alcool sur l’estomac).

La tolérance à l’alcool est de plus variable selon « l’entraînement », selon le poids du sujet, selon le sexe (la femme est 2 à 3 fois plus sensible), selon les races (60% des Asiatiques sont déficients en un enzyme, les rendant ainsi plus vulnérables).

Que faire pour traiter la gueule de bois ?

Il faut boire de l’eau en même temps ou après l’absorption d’alcool pour favoriser son élimination et éviter la déshydratation. La prise d’aliments concomitante ralentit l’absorption de l’alcool mais n’en diminue pas la quantité totale absorbée. Les maux de tête seront combattus avec du paracétamol, on évitera l’aspirine qui va aggraver la gastrite, voire favoriser un saignement oeso-gastrique, d’autre part l’aspirine interfère défavorablement au niveau enzymatique avec la dégradation de l’alcool. Les nausées et vomissements seront combattus avec les antiémétiques classiques telle la dompéridone.

L’acidité gastrique et les brûlures gastriques en résultant seront soulagées par un pansement gastrique ou un antiacide effervescent comme la ranitidine, complété éventuellement d’eau de Vichy ou de Badoit. Un antispasmodique (phloroglucinol) peut être utile en cas de douleurs abdominales.

La principale défense naturelle contre les toxiques étant le glutathion, on peut augmenter sa production avec la vitamine C (qui atténuera aussi la fatigue) et la N-acétylcystéine (fluidifiant bronchique en principe). Bien sûr on évitera la nouvelle prise d’alcool et les aliments un peu lourds ou gras, un petit bouillon de légumes ne nuira pas... On n’oubliera pas que l’alcool est éliminé à la vitesse de 0,1 à 0,15g/l par heure et que donc si on se couche à 3 H du matin avec un taux d’alcoolémie de 2 g/l, le taux résiduel à midi aura toutes les chances de se situer entre 0,6 et 1g/l d’où des complications possibles si on prend alors le volant en se croyant à jeun ! ! De même si on absorbe certains médicaments incompatibles avec l’alcool (anxiolytiques, hypnotiques, antibiotiques, etc...).
La prévention : L’abstinence certes, mais aussi une certaine modération évitera ce désagrément qu’est la gueule de bois qui vous fait jurer qu’on ne vous y reprendra pas (avant le prochain réveillon).

Les vrais bienfaits de la sieste

Pour le Dr Eric Mullens du laboratoire du sommeil à Albi, « la sieste est un moment de repos physiologique pour notre organisme. Chez les personnes qui manquent de sommeil, elle est indispensable pour rester en forme et efficace jusqu’au soir. » Une sieste de 10 à 20 minutes entre 13 et 15 heures permet d’abaisser le niveau des hormones liées au stress. Elle participe aussi à la récupération musculaire. Enfin, elle joue un rôle non négligeable dans la restructuration des neurones. De ce fait, elle améliore la mémoire et la concentration.

Contre les crampes, hydratez-vous !

Crampes nocturnes, crampes de chaleur, crampes d’effort… Chaque crampe est différente. Mais en tous les cas, elles se traduisent par une contraction involontaire, douloureuse, prolongée mais… heureusement transitoire d’un muscle.

Les crampes dites « de chaleur » sont parfois observées chez une personne en bonne forme physique mais… déshydratée. Car la déshydratation va non seulement augmenter « l’excitabilité » musculaire, mais aussi les déséquilibres ioniques (sodium, magnésium, potassium…) de l’organisme. Ils favorisent l’apparition des crampes. C’est pourquoi pour prévenir ce risque, il est recommandé au sportif de s’hydrater avant, pendant et après l’exercice.

Fréquentes chez le sportif donc, mais aussi chez le travailleur d’extérieur, les crampes durent en général quelques minutes. Pour les soulager, il suffit d’étirer immédiatement le muscle atteint.

Bon à savoir : les nageurs, cyclistes et autres amateurs de disciplines « portées » seront moins exposés que d’autres sportifs tels que les coureurs à pied, les tennismen ou les footballeurs. Ces derniers pratiquent en effet des sports qui imposent davantage de blocages à leurs muscles.

Le sucre, c’est le chouchou de la mémoire !

Le glucose, c’est le carburant du cerveau. Directement issu de la transformation des glucides de notre alimentation, le glucose transporté par le sang fournit l’énergie nécessaire aux muscles et au cerveau tout au long de la journée. De même que d’oxygène, le cerveau a besoin de glucose en permanence pour assurer des fonctions cérébrales complexes comme celles de la mémoire. Et, plus une tâche est longue et difficile, plus le cerveau en consomme !

Un véritable nutriment nécessaire, comme peuvent l’être des acides gras ou des vitamines dans d’autres circonstances. De nombreuses études ont en effet montré que le glucose améliore la mémoire à court terme, la rapidité de décision, le traitement de l’information et le rappel verbal. Pour s’en procurer, il est possible de simplement passer par le biais d’une alimentation riche en glucides simples présents dans le sucre et les fruits, et en glucides complexes que l’on retrouve dans le pain, les pâtes, le riz.

En pratique, pour être performant, démarrez par un petit déjeuner copieux et riche en glucides (pain, céréales, confiture, fruits…). Vous obtiendrez les meilleurs résultats de mémorisation et d’attention jusqu’à midi. Surtout ne pas sauter le repas de midi qui sera équilibré et léger, ni le dîner où vous privilégierez les glucides lents (pâtes, lentilles, haricots)

Boureima SANGA (Destination santé ; Médecine et santé)

Sidwaya

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