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Processus électoraux en Afrique : Les organes de gestion des élections de l’Afrique sub-saharienne renforcent leurs compétences

Accueil > Actualités > Politique • Lefaso.net • mercredi 7 décembre 2022 à 15h34min
Processus électoraux en Afrique : Les organes de gestion des élections de l’Afrique sub-saharienne renforcent leurs compétences

La Commission électorale nationale indépendante (CENI) du Burkina Faso et ses partenaires organisent du 7 au 9 décembre 2022, un séminaire sous-régional sur les processus électoraux en Afrique sub-saharienne dans un contexte de crise sécuritaire. Un cadre de partage d’expériences entre les organismes de gestion des élections en Afrique de l’Ouest et de l’Afrique centrale. La cérémonie officielle d’ouverture a été présidée ce mercredi 7 décembre 2022 à Ouagadougou par le ministre de l’administration territoriale, de la décentralisation et de la sécurité, le colonel Boukaré Zoungrana, représentant le président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré. C’était en présence du président de l’Assemblée législative de transition, Ousmane Bougouma.

Plusieurs pays de l’Afrique sub-saharienne organisent bientôt des élections dans un contexte marqué par des défis sécuritaires qui prévalent dans le Sahel depuis près de dix ans. Cette nouvelle donne impacte les régimes politiques et les processus électoraux en Afrique. Les Organes de gestion des élections (OGE) de ces pays doivent donc se réinventer pour s’adapter à la nouvelle situation. C’est fort de ce constat que cette rencontre de réflexion sous-régionale a été organisée. Elle est placée sous le thème « Processus électoraux et crise sécuritaire en Afrique sub-saharienne : résilience des organes de gestion des élections ».

Selon Elysée Ouédraogo, président de la CENI du Burkina Faso, l’objectif de ce séminaire est d’offrir un cadre d’échanges entre les organes de gestion des élections de l’Afrique de l’Ouest et du Centre pour leur permettre de trouver des leviers de résilience des processus électoraux qu’ils conduisent dans un contexte de défi sécuritaire en vue de contribuer à terme à la consolidation démocratique.

Elysée Ouédraogo, président de la CENI du Burkina Faso

De façon spécifique, il s’agit entre autres, de partager les expériences de plusieurs OGE dans l’organisation des élections dans un contexte sécuritaire difficile, analyser les dispositifs de sécurisation du processus électoral en tenant compte du défi sécuritaire, examiner les dispositifs de mise en œuvre du droit de vote des personnes déplacées internes par les différents Etats touchés par l’insécurité.

Ce séminaire permettra aussi d’examiner les modes opératoires des OGE pour la mise en œuvre du cycle électoral dans le contexte d’insécurité : cadre juridique, planification, formation et éducation, révision des listes électorales, candidatures, campagne électorale, opérations de vote, vérification des résultats, post élection. C’est l’occasion d’analyser l’impact du contexte sécuritaire sur le rôle et les responsabilités des autres acteurs du processus électoral (partis politiques, juridictions électorales, parlements, organisations de la société civile, médias) et trouver les moyens d’adaptation de ces rôles pour une contribution plus efficace.

Les participants à ce séminaire

Représentant le chef de l’Etat à cette cérémonie, le colonel Boukaré Zoungrana, ministre de l’administration territoriale, de la décentralisation et de la sécurité, a réaffirmé à l’endroit de tous les acteurs et des partenaires, l’engagement du gouvernement burkinabè à mettre tout en œuvre pour le retour à un ordre constitutionnel normal. « Nous allons jouer notre partition en engageant toutes nos forces pour assurer la restauration de la sécurité et créer les conditions favorables pour la tenue d’élections libres, transparentes et inclusives telles que l’ont voulu les forces vives lors des assises nationales », rassure-t-il.

Tout en soutenant l’organisation de ce séminaire, le ministre Boukaré Zoungrana invite les acteurs politiques et de la société civile, à jouer aussi leur partition, en accompagnant la dynamique de mobilisation pour le retour de la sécurité et en contribuant aux réformes politiques nécessaires.

Le colonel Boukaré Zoungrana, ministre de l’administration territoriale, de la décentralisation et de la sécurité du Burkina Faso

Plus de 150 participants issus des organes de gestion des élections du Bénin, du Burkina Faso, de la Centrafrique, du Mali, du Niger, du Nigéria, de la République Démocratique du Congo, du Sénégal et du Togo, des partis politiques, des organisations de la société civile, des experts électoraux venus de divers pays de l’Afrique sub-saharienne et des partenaires techniques et financiers prennent part à ce séminaire de trois jours.

Dr Ousmane Bougouma, président de l’ALT

En rappel, ce séminaire est organisé par la CENI du Burkina Faso avec l’appui technique et financier du PNUD au Burkina Faso à travers le Projet d’appui aux processus électoraux (PAPE), de la Fondation internationale pour les systèmes électoraux (IFES), de l’International IDEA et du Réseau des compétences électorales francophones (RECEF).

Mamadou ZONGO
Lefaso.net

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