Nous sommes le  
LeFaso.net, l'actualité Burkinabé sur le net
Proverbe du Jour : «Peu importe le succès, il s’agit d’être grand, non de le paraître.» Romain Rolland, Ecrivain

Coup d’Etat du 30 septembre au Burkina : A Bobo-Dioulasso, des citoyens, inquiets, suivent l’évolution des événements

Accueil > Actualités > Politique • LEFASO.NET • samedi 1er octobre 2022 à 15h41min
Coup d’Etat du 30 septembre au Burkina : A Bobo-Dioulasso, des citoyens, inquiets, suivent l’évolution des événements

Au lendemain du coup d’Etat qui a conduit à la chute du LCL Paul-Henri Damiba, même si une certaine inquiétude subsiste au sein de la population, la vie semble suivre son cours dans les rues de Bobo-Dioulasso. En effet, dans les rues, les gens circulent normalement, les magasins et les marchés sont ouverts. Scotché sur des postes récepteurs ou sur les Smartphones, chacun fait de son mieux pour rester informé de la situation nationale du pays.

« Actuellement, nous suivons l’évolution de la situation. Il parait que ça tire à Ouagadougou ce matin, je préfère ne pas me prononcer maintenant. Tout ce que nous pouvons faire, c’est de prier pour que la paix revienne au Burkina Faso », c’est le souhait d’un commerçant à l’entrée koko donda du grand marché de Bobo-Dioulasso. Tout comme ce commerçant, elles sont nombreuses ces personnes qui refusent de se prononcer sur la situation actuelle du pays, « tant que les choses ne se seront pas calmées ». Certains qui nous avaient même accordé des interviews, nous rappelleront plus tard pour demander de surseoir à la publication.

« Actuellement, la situation est tendue du côté de la capitale et les nouvelles ne sont pas bonnes. Donc je préfère que vous attendiez d’abord pour la diffusion de mon interview », c’est l’essentiel du message que nous a livré au téléphone M. Sawadogo, l’un des acteurs de la marche du jeudi 29 septembre dernier, pour demander la démission du président Damiba. Ce dernier qui se réjouissait du départ de Paul-Henri Damiba, invite plutôt l’armée à privilégier le dialogue, afin d’éviter « un massacre » car, dit-il, le pays a plus besoin de l’union de ses fils et filles pour lutter contre le terrorisme, seule priorité.

Même scénario avec certains leaders d’OSC que nous avons tenté de joindre pour avoir les mots par rapport à la situation du pays. La majorité a décliné notre demande pour l’instant et d’autres souhaitent patienter d’abord au regard de l’évolution de la situation.

Au moment où nous tracions ces lignes, des jeunes bobolais commençaient à prendre d’assaut la place Tiéfo Amoro pour exiger le départ "définitif " du président Damiba. Cette manifestation fait suite à la récente déclaration du MPSR 2, ce samedi 2 octobre 2022. Dans cette déclaration, le président Damiba se serait retranché à la base française à Kamboisin pour préparer une contre-offensive. Pour les manifestants, "l’heure est grave".

Lefaso.net

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?
Ajoutez votre commentaire ici

Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

 LeFaso TV
 Articles de la même rubrique
Burkina/Justice : « Il y a un problème ; il n’y a que les civils qu’on poursuit » (dialogue politique)
Transition politique au Burkina Faso : Le chronogramme actualisé remis au Premier ministre
Gestion des aires protégées : L’ONG AGN et le ministère de l’environnement formalisent leur collaboration
Ministère de l’Agriculture : Le Conseil d’administration du secteur ministériel valide la programmation des activités 2023
Burkina :« Nous ne sommes ni dans une guerre ethnique ni dans une guerre religieuse, nous avons affaire à des bandits manipulés » (Eddie Komboïgo, CDP)
Burkina : « Ce pays-là a toujours su faire face à toutes les intimidations » (ambassadeur Mousbila Sankara)
Burkina Faso : Zéphirin Diabré porte plainte contre Ibrahim Maïga et plusieurs autres personnes pour diffamation
Réformes politiques au Burkina : « En démocratie, il est possible de restreindre le nombre de partis, mais de manière subtile », estime le Pr Abdoulaye Soma
Commune de Bobo-Dioulasso : Une session extraordinaire pour délibérer sur des projets de partenariats et des conventions
Arrondissement 3 de Bobo-Dioulasso : Après six mois d’exercice, le président de la délégation spéciale dresse un bilan « assez satisfaisant »
Politique au Burkina : Zephirin Diabré nie toute "liaison avec des contacts extérieurs"
Corruption au sein de l’armée : « A ce jour, aucun de ces fameux officiers milliardaires n’a été interpellé », fait observer Zéphirin Diabré
  Newsletter

Chaque matin, recevez gratuitement toute l'actualité du jour par mail. Inscrivez-vous à la newsletter



LeFaso.net
LeFaso.net © 2003-2021 LeFaso.net ne saurait être tenu responsable des contenus "articles" provenant des sites externes partenaires.
Droits de reproduction et de diffusion réservés