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Côte d’Ivoire-Burkina : Les experts ouvrent les travaux du neuvième Traité d’amitié et de coopération

Accueil > Actualités > Diplomatie - Coopération • LEFASO.NET • dimanche 25 juillet 2021 à 22h45min
Côte d’Ivoire-Burkina : Les experts ouvrent les travaux du neuvième Traité d’amitié et de coopération

Après le rendez-vous manqué de 2020, dû à la pandémie du COVID-19, le Traité d’Amitié et de Coopération entre le Burkina et la Côte d’Ivoire renoue avec ses assises. Cette année, c’est la capitale économique ivoirienne, Abidjan, qui accueille, du 24 au 27 juillet 2021, la IXème Conférence au Sommet du Traité qui va revisiter des questions relatives à la fraternité, au vivre-ensemble entre les deux peuples et au développement.

C’est par les travaux des experts des deux pays qu’a démarré le TAC IX. Cette étape, préparatoire du Conseil conjoint de gouvernement (27 juillet), va durer deux jours. Elle sera suivie, le 26 juillet, de la réunion conjointe des ministres des affaires étrangères.

Les projets dans le cadre du TAC sont nombreux et brassent plusieurs secteurs. Il s’agit des volets relatifs à l’autoroute Yamoussoukro-Ouagadougou, la réhabilitation du chemin de fer Abidjan-Ouagadougou-Kaya et son prolongement jusqu’à Tambao. Les projets, ce sont aussi l’énergie électrique et les hydrocarbures ; le renforcement des capacités énergétiques ; la matérialisation des frontières, le transport aérien, l’Education, la migration ; le commerce ; le transit ; le transport sur le corridor Abidjan-Ouagadougou ; la fluidité routière sur le corridor Abidjan-Ouagadougou ; la lutte contre la traite transfrontalière des enfants ainsi que des questions spécifiques, relativement notamment à la post-évacuation du mont Péko, la coopération dans le domaine de la sécurité et de lutte contre le terrorisme.

Les deux délégations vont donc examiner les points à l’ordre du jour, aux fins de parvenir à des résultats à même de faciliter l’adoption, par les autorités, d’orientations politiques adaptées et de décisions appropriées devant contribuer au renforcement de la mise en œuvre effective des projets et programmes du TAC.

« Certes, la coopération entre la République de Côte d’Ivoire et le Burkina Faso a engrangé de nombreux acquis Mais, certains évènements malheureux comme les récentes attaques terroristes au nord du Burkina Faso ainsi que les difficultés à la COVID-19 viennent nous rappeler qu’il demeure de multiples défis à relever. Il s’agit entre autres sur le plan politique, sécuritaire, sanitaire, économique, énergétique et environnemental », a, à l’ouverture des travaux, expliqué le directeur général de la Coopération bilatérale du ministère des Affaires étrangères, de la coopération, de l’Intégration africaine et des Burkinabè de l’Extérieur, l’ambassadeur Olivia Rouamba.

« Notre commune volonté de bâtir une coopération bilatérale fructueuse, est en parfaite harmonie avec les aspirations profondes et légitimes des peuples ivoirien et burkinabé qui suivent avec beaucoup d’intérêt chacune de nos rencontres dans le cadre du TAC », a, pour sa part, situé le directeur général des relations bilatérales du ministère d’Etat, ministère des Affaires étrangères, de l’intégration africaine et de la diaspora de la République de Côte d’Ivoire, Maes Ennio. De ce fait, poursuit-il, les experts se doivent de tout mettre en œuvre pour aboutir à des recommandations pertinentes.

De g.à d. : L’ambassadeur du Burkina en Côte d’Ivoire, Mahamadou Zongo ; les co-présidents Olivia Rouamba et Maes Ennio ; l’ambassadeur de Côte d’Ivoire au Burkina, Kapiélétien Soro.

Les travaux des experts se déroulent en commissions et en plénière. Quatre commissions ont été mises en place. Il s’agit de la commission Politique, diplomatie, intégration, défense, sécurité, coopération administrative et frontalière, justice ; celle traitant des matières relatives à la fluidité du trafic, la libre circulation des personnes et des Biens, aux transports, infrastructures routière, ferroviaire et aérienne, au commerce, à l’industrie, l’énergie, au pétrole et aux mines.

La commission 3 est relative à l’agriculture, au foncier rural, à l’environnement, à la production animale et aux ressources halieutiques, aux eaux et forêts, aux postes, aux communications et aux technologies de l’information et de la communication, à l’urbanisme et Habitat. Quant à la quatrième commission, elle porte sur l’enseignement, la recherche scientifique, la solidarité, l’emploi, la Fonction publique, la modernisation de l’Administration, la jeunesse, la santé, les sports, la Famille, la Femme et les enfants, les affaires sociales et culturelles.

Le dernier TAC, juillet 2019 , avait, sous la houlette des présidents Roch Kaboré et Alassane Ouattara, consacré la signature de nouveaux accords dans les domaines des frontières, des mines et géologie, de la protection des enfants et adopté un nouveau format qui était prévu pour entrer en vigueur après la tenue du prochain TAC à Yamoussoukro en juillet 2020 (édition annulée).

Pour rappel, le Traité d’amitié et de coopération (TAC) entre la République de Côte d’Ivoire et le Burkina Faso a été signé le 29 juillet 2008 à Ouagadougou par les présidents Blaise Compaoré et Laurent Gbagbo. Il a pour objectifs-clés d’instaurer un cadre permanent de concertation entre les deux pays ; mettre en place un partenariat dynamique pour garantir la stabilité et la prospérité des deux pays ; consolider les relations privilégiées de fraternité et de coopération dans les grands domaines d’intérêt commun notamment culturel et artistique ; stimuler le processus d’intégration sous-régionale et promouvoir le bien-être des peuples burkinabè et ivoirien.

Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 24 juillet à 22:57, par TANGA En réponse à : Côte d’Ivoire-Burkina : Les experts ouvrent les travaux du neuvième Traité d’amitié et de coopération

    De quelle amitié voulez-vous parler
    Depuis quand vous avez vu ça ? Demandez aux routiers et autres voyageurs et pour finir, demandez aux Burkinabè vivants en côté d’Ivoire. Il faut être un dur pour côtoyer des gens qui vous insultent tout le temps.
    Si ces rencontres étaient avec le Ghana maintenant on était tous loin.

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  • Le 25 juillet à 09:40, par Papa En réponse à : Côte d’Ivoire-Burkina : Les experts ouvrent les travaux du neuvième Traité d’amitié et de coopération

    La coopération Cote-d’Ivoire/Burkina est une très bonne chose si réellement les textes étaient respectés surtout la libre circulation. Une fois j’ai fais un voyage en Côte-d’Ivoire, je vous assure que c’est un vrai calvaire que d’effectuer un voyage dans ce pays , nos compatriotes sont traités comme des animaux et dépouillési de ce qui leurs reste comme argent .Moi personnellement je n’ai pas été victime mais ce que j’ai vu est vraiment triste et scandaleux.

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  • Le 26 juillet à 06:27, par Kiswendsida En réponse à : Côte d’Ivoire-Burkina : Les experts ouvrent les travaux du neuvième Traité d’amitié et de coopération

    Les ivoiriens vous insultent parce que vous allez chez eux !
    Les burkinabé n’ont absolument rien à envier aux ivoiriens, bien au contraire : Qu’est ce que la côte d’ivoire a pu construire sans l’aide des burkinabè et autres ressortissants de la sous-région ? Donc fierté ivoirienne égale fierté très mal placée !!
    Si la corruption n’avait pas gangréné toutes les sphères de la société burkinabè on en serait plus là à faire des réunions bidon pour braire depuis dès décennies sur les mêmes sujets(autoroute, chemin de fer...) !

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  • Le 26 juillet à 07:24, par warzat En réponse à : Côte d’Ivoire-Burkina : Les experts ouvrent les travaux du neuvième Traité d’amitié et de coopération

    Il n’y a rien a tiré dans ce deal typiquement formaliste franco-français d’anciennes colonies et ce pour des siècles et des siècles. On ira de réunion en réunion pour rien au profit des peuples en particulier celui du Burkina. Rencontrons nous et partageons des frais de mission. That’s all.

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  • Le 26 juillet à 09:46, par Oeil En réponse à : Côte d’Ivoire-Burkina : Les experts ouvrent les travaux du neuvième Traité d’amitié et de coopération

    Personnellement, je ne vois aucune importance à ces bruits chaque année pour le TAC. Soyons plus concrets SVP.
    Arrêtons les longs textes et les discours et allons sur le terrains pour voir.
    Quel bilans positifs tangibles et palpables les populations des 02 pays ont ressenti ?

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  • Le 26 juillet à 12:30, par Ka En réponse à : Côte d’Ivoire-Burkina : Les experts ouvrent les travaux du neuvième Traité d’amitié et de coopération

    Merci à Lefaso.net de nous apporter le résumer de ce TAC très constructif pour les deux nations qui ne font en réalité qu’un.

    Saluons avec fierté les projets dans le cadre du TAC dont on dit ici ’’’’’’sont nombreux et brassent plusieurs secteurs. Il s’agit des volets relatifs à l’autoroute Yamoussoukro-Ouagadougou, la réhabilitation du chemin de fer Abidjan-Ouagadougou-Kaya et son prolongement jusqu’à Tambao. Les projets, ce sont aussi l’énergie électrique et les hydrocarbures ; le renforcement des capacités énergétiques ; la matérialisation des frontières, le transport aérien, l’Education, la migration ; le commerce ; le transit ; le transport sur le corridor Abidjan-Ouagadougou ; la fluidité routière sur le corridor Abidjan-Ouagadougou ; la lutte contre la traite transfrontalière des enfants ainsi que des questions spécifiques, relativement notamment à la post-évacuation du mont Péko, la coopération dans le domaine de la sécurité et de lutte contre le terrorisme.’’’’’’’’

    Et mon souhait en lisant cela, est que ce traité ne doit pas être une base de copinage pour organiser des projets de détourneurs de fonds, mais forger les sillions du développement pour les deux pays.

    ’’’’’’’Pour moi, je dis bravo pour cette initiative, et ce qui compte, c’est que les décideurs des deux camps aient le courage d’aller jusqu’au bout de leurs promesses.’’’’’’’’

    Au début de la création de ce TAC, inviter en tant qu’observateur, je disais à l’époque, que "pour aller à l’émergence véritable des deux pays, il est indispensable voire incontournable, que nous maintenions le cap sur la lancée du moment pendant encore les 20 prochaines années à venir." Traduction en français facile : l’émergence promise au premier congrès du TAC n’arrive pas.

    Ma proposition à l’époque en tant que conseiller au développement était que les deux pays ne soient pas gourmands et laisser les jeunes Burkinabé ou Ivoiriens comme esclaves dans les champs de café ou cacao, mais des deux côtés, donner du travail à cette jeunesse en réduisant la corruption et le pillage des caisses de nos Etats... faire bénéficier une partie des grands contrats des deux Etats et des gros marchés aux entreprises locales (PME et PMI,) afin que la croissance de nos deux pays soit plus inclusive, en touchant le plus grand nombre.

    A l’époque on sentait déjà la porte grandement ouverte du continent aux Chinois avec des contrats bons marchés d’exploitation de nos ressources ou infrastructures, dont des experts concluaient qu’avec ceux-ci, la Chine voudrait recolonisé notre continent.

    De nos jours on voit que "la Chine n’entend surtout pas gérer l’Afrique à la place des Africains", elle préfère laisser les Africains se vautrer dans leurs errements et leur mauvaise gouvernance pour qu’ils continuent à stagner dans leur sous-développement et leur gouvernance, en se laissant exploiter complaisamment jusqu’à la moelle et piller sans vergogne leurs matières premières et ressources naturelles, pire qu’aucun colonisateur n’a jamais osé le faire, sauf la famille Bolloré qui joue l’autruche pour tout volé à sa façon.

    Ce qui ne regarde que Ka, ’’pour que la forte croissance actuelle des deux pays soit plus "inclusive" et nous conduise vers l’émergence, il faudrait favoriser les PME des deux pays dans les grands chantiers des Etat (autoroutes, mines, énergie, barrages...) qui sont octroyés aux multinationales, françaises, chinoises... Dans les autres pays émergents tels que l’Ethiopie, le Kenya que je connais bien, l’Afrique du sud, la Turquie, le Brésil..., ces pays ont des clauses de "préférence nationale", qui obligent les multinationales qui ont les gros contrats de l’Etat à sous-traiter de 35% à 50% de ces contrats d’Etat avec les PME locales.

    Mais au Burkina, nos PME manquent des contrats avec des avantages comme pour Bolloré ou les Chinois, et sont ainsi étouffées financièrement, et beaucoup font faillite. le "Contenu local" est le développement du tissu industriel local et des compétences locales en faisant participer nos PME aux activités industrielles dans les secteurs des hydrocarbures, des mines, de l’industrie forestière, des BTP, des services...Ce sont les retombées directes dans l’économie nationale attendues de ces activités, en plus du paiement des taxes, et des revenus ou royalties perçus par l’Etat qui feront de nos deux pays, des pays émergents.

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  • Le 26 juillet à 12:30, par Wendmi En réponse à : Côte d’Ivoire-Burkina : Les experts ouvrent les travaux du neuvième Traité d’amitié et de coopération

    Depuis la chute du régime Compaoré, j’ai l’impression le TAC est devenu une sorte de relation dans laquelle c’est le Burkina qui force l’amour de la Côte d’Ivoire. Il est bien vrai dans l’espace CEDEAO, la RCI a un poids inestimable sur le plan économique, mais je pense qu’il faut que le Burkina imagine des scenarii mêmes pessimistes avec une forte réduction des échanges avec ce pays. Cela est possible en définissant des politiques ambitieuses axées sur le long terme et en diversifiant les relations avec les autres pays limitrophes.

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