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Médias publics burkinabè : Plus d’une vingtaine d’agents réaffectés dans des communes rurales selon le SYNATIC

Accueil > Actualités > Multimédia • LEFASO.NET • lundi 19 octobre 2020 à 22h45min
Médias publics burkinabè : Plus d’une vingtaine d’agents réaffectés dans des communes rurales selon le SYNATIC

Le Syndicat autonome des travailleurs de l’information et de la culture (SYNATIC) a animé une conférence de presse, ce lundi 19 octobre 2020, pour dénoncer la crise au sein des médias publics. Plus d’une vingtaine d’agents ont été réaffectés dans des communes rurales.

L’affectation massive des agents des médias publics (RTB et Sidwaya) connaît un nouvel épisode. En plus de celle du 2 mars 2020 où 370 agents ont été versés au compte du ministère de la Communication pour irrégularité, une vingtaine vient d’être réaffectée dans des communes rurales. C’est l’information donnée par le Syndicat autonome des travailleurs de l’information et de la culture (SYNATIC) au cours d’une conférence de presse.

Pour la réintégration des agents affectés, Aboubacar Sanfo (à droite), promet qu’il n’y aura pas de concession

Selon le secrétaire général adjoint du SYNATIC, Aboubacar Sanfo, cette réaffectation s’est opérée le 2 octobre 2020, sans motifs valables, « encore au gré » des humeurs du ministre de la Communication, Remis Fulgance Dandjinou. « Ainsi, des journalistes, des ingénieurs de son, des cameramen, des monteurs vidéo en majorité, ont été mis à la disposition desdites communes alors que précédemment, ils avaient été affectés dans des directions régionales et centrales du département de la communication pour nécessité de service », a-t-il indiqué.

A en croire les conférenciers, ce mouvement n’est pas sans conséquences au sein des rédactions. Les effectifs sont réduits mais la mission régalienne est toujours d’actualité. « Des nombreuses tâches sont confiées aux stagiaires venant des écoles et autres institutions pendant que le personnel qualifié et aguerri est laissé au garage dans des directions des ressources humaines, des services d’archives et au niveau des communes rurales », a regretté Aboubacar Sanfo et ses camarades.

Rufin Paré (au milieu), secrétaire général de la section Sidwaya

« Liquider le SYNATIC »

« Vous demandez à un technicien d’aller dans une collectivité territoriale, c’est pour aller faire quoi ? » s’interrogé Rufin Paré, secrétaire général de la section Sidwaya. Pour lui, il est bien vrai que le premier motif d’un agent public est de servir l’État, mais pour le cas présent, il y a un problème de rationalisation qui se pose.
Pour Siriki Dramé, le secrétaire général du SYNATIC, l’objectif visé par ces affections par le ministre Dandjinou est de « liquider le SYNATIC ».

Chose, que les militants de ce syndicat préviennent, qui ne se produira pas, car c’est une remise en cause de la liberté de presse et de la liberté syndicale. C’est pour cette raison que le SYNDICAT a choisi la veille de la commémoration de la Journée nationale de la liberté de la presse (célébrée chaque 20 octobre) pour dénoncer, une fois de plus, la crise au sein des médias publics burkinabè.


Lire aussi : Médias publics : Le SYNATIC dénonce les agissements du ministre Remis Fulgance Dandjinou


« Toujours attaché à l’esprit d’un dialogue social fécond », le SYNATIC interpelle, « une fois de plus, les plus hautes autorités » afin qu’une solution soit trouvée au niveau de la crise qui fera bientôt cinq ans. « Cela passe par la réintégration de nos camarades expulsés des médias publics et la finalisation des négociations engagées depuis le 30 octobre 2019 autour du statut dérogatoire en faveur de ces médias », a brandi le SYNATIC.

Cryspin Masneang Laoundiki
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 19 octobre à 17:40, par Le Patriote "Le vrai" En réponse à : Médias publics burkinabè : Plus d’une vingtaine d’agents réaffectés dans des communes rurales selon le SYNATIC

    Donc finalement vous n’êtes plus un syndicat révolutionnaire de lutte de classe alors. Un vrai révolutionnaire n’a pas peur du maquis qui se trouve en brousse. Vous êtes plutôt un syndicat de petits bourgeois dans les salons feutrés avec lumière tamisée. Votre lutte est donc devenue réactionnaire pour s’asseoir en ville et parloter en longueur de journée. Vous ne méritez pas d’être écoutés par le ministre.

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  • Le 19 octobre à 20:26, par L’artiste En réponse à : Médias publics burkinabè : Plus d’une vingtaine d’agents réaffectés dans des communes rurales selon le SYNATIC

    Ça commence à être infantilisant ! On se demande si les communicateurs sont exclusivement recrutés pour servir dans les villes ? Si c’est cela, mieux vaut nous le dire tout simplement et l’opinion publique pourrait le Ministère de la Communication d’avoir affecté des agents dans des Communes Rurales ! Pour parler sérieusement, on se demande quels sont les objectifs de certains syndicats dans le Burkina actuel alors pendant 27 ans sous le régime de l’autre, ces mêmes syndicats étaient invisibles et inaudibles ! Pardon, laissez le peuple respirer ! À Monsieur Sidiki Drame, si c’est vrai que ce Monsieur est à la retraite, qu’il se retire en préservant sa dignité d’homme âgé sinon, les enfants vont le traîner dans leur boue !

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  • Le 20 octobre à 07:40, par Tagrou En réponse à : Médias publics burkinabè : Plus d’une vingtaine d’agents réaffectés dans des communes rurales selon le SYNATIC

    Comme le dirait mon ami Millogo de Bobo : "Synatic, que voulez-vous -tu" ?
    Ne pas affecter les agents ! Et pourquoi ?
    Quand on suit les prestations des média d’État, peut-on pensé un instant qu’ils regorgent de professionnels et de techniciens ?
    Admirez le beau et bon boulot que nous livrent certains organes de presse privés. Et ce, avec très peu de moyens.
    Et puis quoi encore !
    Que cela vous plaise ou non, vous n’êtes pas des supers hommes ou
    des supers fonctionnaires. Donc,vous serez affectés pian !

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  • Le 20 octobre à 08:58, par arsène bamogo En réponse à : Médias publics burkinabè : Plus d’une vingtaine d’agents réaffectés dans des communes rurales selon le SYNATIC

    A suivre la logique de ces messieurs, c’est comme si l’agent qui choisit de s’affecter et non son employeur qui est le ministère pour ne pas dire l’Etat. Quand des gens passent toute leur carrière à se prélasser en attendant la fin du mois pour aller toucher le produit de la sueur du contribuable pour ensuite crier à l’injustice, c’est quand même indécent. Qu’ils s’essaient sur le privé et ils verront bien que ce qu’ils touchent est immérité....

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  • Le 20 octobre à 09:34, par Sid ya NAABA En réponse à : Médias publics burkinabè : Plus d’une vingtaine d’agents réaffectés dans des communes rurales selon le SYNATIC

    Le problème de SYNATIC la est rès sérieux. Donc dans les collectivités territoriales il n’y a pas d’informations à traiter ou à donner ? Je ne vous ferai pas l’insulte en disant qu’il faut plus de sérieux mais je ne trouve pas autre mot. Même si nous sommes actuellement dans les villes, nous venons tous d’un village et individuellement pour chacun d’entre nous nous apportons notre soutien à nos parents restés au village. Pourquoi en tant que fonctionnaire on ne pourrait pas le faire ? Le milieu rural n’est-il pas le Burkina Faso ? Les journalistes qui y seront pourront en plus de traiter l’information pouvoir faire valoir leur modes vestimentaires car on sait que l’Etat à fait des efforts dans ce domaine.
    Aucun fonctionnaire n’est fait pour la ville. Mes chers membres du SYNATIC, rejoignez vos postes et mettez vos compétences à la disposition des masse populaires en tant que syndicat de lutte de classe. Travaillez y à l’éveille des consciences des ruraux que vous semblez dire qu’ils ne méritent pas que vous soyez à leur côtés. dans toute société humaine il y a des évolutions et si on y est plus très attaché on peut ne plus bien comprendre ces évolutions. La retraite est faite pour se reposer même si on a des compétences à revendre pour laisser la place aux plus jeunes afin qu’ils développent aussi leur compétences. Moi je félicite ceux qui utilisent les stagiaires pour les travaux car cela contribue à leur formation. Ne dit t-on pas que c’est en forgeant que l’on devient forgeron ?
    Ou bien les vieux qui accaparent toujours les syndicats ne veulent pas voir les jeunes évoluer au risque de perdre leur place ?
    Menons le combat qui vaille la peine surtout quand on est syndicat de lutte de classe.

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  • Le 20 octobre à 09:54, par Time Will Tell En réponse à : Médias publics burkinabè : Plus d’une vingtaine d’agents réaffectés dans des communes rurales selon le SYNATIC

    un peu de respect pour vous même. comment affecter un cameraman à la mairie d’une commune rurale ? c’est pour faire quoi ? un journaliste à la mairie de Logobou c’est pour faire quoi ? chaque métier a sa spécificité. donc vous allez applaudir aussi si on affecte des infirmiers dans les mairies ? l’infirmier c’est dans les CSPS et non dans les mairies. certainement beaucoup confondent mairie et commune et c’est ça le problème !
    Le burkinabè n’est pas du tout sincère ! vous trouvez normal ce que fait ce ministère parce que vous n’êtes pas concernés. Personne ne voit en cela la volonté de démanteler la RTB au profit des radios et télé privées dont ils sont eux même patrons.

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  • Le 20 octobre à 10:32, par songdo En réponse à : Médias publics burkinabè : Plus d’une vingtaine d’agents réaffectés dans des communes rurales selon le SYNATIC

    Mr Sidiki Dramé avec vos 60 ans de carrière ,il est temps de laisser la place aux jeunes.

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  • Le 20 octobre à 10:57, par Le Vigilent En réponse à : Médias publics burkinabè : Plus d’une vingtaine d’agents réaffectés dans des communes rurales selon le SYNATIC

    Monsieur @Time Will Tell,
    Un bon journaliste (pas le journaliste incompétent et paresseux à l’image de ceux qui ne savent que gueuler et animer des conférences de presse du SYNATIC) a bel et bien sa place dans une mairie rurale comme celle de Logobou. Un infirmier ou tout autre professionnnl de la santé ou d’un autre domaine peut également y trouver sa place. Comme la mauvaise foi est votre caractéristique essentielle, vous essayez de nous faire croire qu’un journaliste ou un infirmier affecté à une mairie, c’est pour rester toujours assis entre les quarte murs et non pas pour les besoins de toute la commune.
    Vous prêtez aux responsables du ministère de vouloir saboter les médias publics pour que prospères les médias privés qui seraient leur propriété. Vous voulez donc dire que les médias privés qui sont les mieux appréciés par le public sont tous propriété des motos puissants du ministère ? Ces médias brillent à cause du professionnalisme, du sens du devoir bien accompli etc des agents qui les animent.
    Retenez qu’il n’appartient pas à chaque agent de la fonction publique, syndique ou non, de choisir son lieu d’affectation pour l’imposer à la hiérarchie. Sachez que le contribuable burkinabé ne permettra jamais à ministre de gérer les effectifs de son départements au gré des humeurs des anarcho-syndicalistes.

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