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Révision exceptionnelle des listes électorales : Le bilan de l’Observatoire indépendant des élections (OIE)

Accueil > Actualités > DOSSIERS > Présidentielle 2005 • • mardi 16 août 2005 à 09h29min

Du 25 avril au 24 mai 2005, s’est déroulée sur toute l’étendue du territoire burkinabè la révision exceptionnelle des listes électorales, dans le cadre de la présidentielle de novembre prochain. Deux (02) mois après, l’Observatoire indépendant des élections (OIE) dresse un bilan malgré quelques insuffisances.

"L’OIE constate que l’opération de révision exceptionnelle des listes électorales s’est déroulée sans grand dommage. Malgré certaines imperfections constatées, l’on peut se satisfaire de cette opération, même s’il faut reconnaître que l’on peut mieux faire". C’est la conclusion à laquelle est parvenue l’OIE à l’issue de la révision exceptionnelle des listes électorales qui s’est déroulée du 25 avril au 24 mai 2005.

Pour parvenir à ce résultat, l’OIE, organisation de la société civile, a déployé sur l’ensemble du territoire national 288 observateurs, issus de la coordination nationale, de ses coordinations communales et des personnes ressources.

Les observateurs, munis chacun d’un questionnaire, dénommé fiche d’enquête ont sillonné des points de recensement retenus par la Commission électorale nationale indépendante (CENI), au niveau des communes et des arrondissements pour les villes de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso.

Au cours des trois sorties effectuées sur le terrain, (dont deux durant la période d’inscription et une dernière sortie pour constater l’affichage des listes conformément à la loi), les observateurs ont pu rencontrer les premiers responsables du recensement que sont les membres des Commissions électorales départementales indépendantes (CEDI) et Commissions électorales communales indépendantes (CECI).

De ces sorties et contacts, les observateurs de l’OIE, ont établi des constats qui méritent attention : l’absence quasi générale des représentants des partis politiques dans les lieux de recensement, le manque de sécurité des listes électorales, l’absence de certains agents recenseurs de leur lieu de travail aux heures d’ouverture, le non affichage des listes électorales conformément au décret de la CENI, le manque d’intérêt des populations à s’inscrire. A cela s’ajoute ce cas de tentative de fraude décelé par les observateurs de l’OIE dans un bureau de vote au secteur 13 de Ouagadougou où un des agents recenseurs a tenté l’inscription frauduleuse de 25 personnes non présentes physiquement.

Des insuffisances majeures

Dans leur travail sur le terrain, les observateurs de l’OIE ont relevé des insuffisances majeures rendant difficile l’opération de révision exceptionnelle.

Ainsi, les enquêteurs ont été unanimes à reconnaître que les différentes commissions (CEDI, CECI, CECIA) étaient dans le dénuement total. Parfois, il manquait le minimum nécessaire pour travailler (tables, chaises).

Au niveau des agents recenseurs, les observateurs de l’OIE, notent que "leur jeune âge, corroboré par leur relatif bas niveau d’instruction ou de formation ne leur permettaient pas de répondre à certaines questions ou de résister à certaines sollicitations, ce qui réduisait leur capacité opérationnelle".

Par ailleurs, les agents se plaignaient de leur rémunération qu’ils ont estimée modique au regard de l’importance et de l’énormité de leur tâche ont aussi relevé les observateurs de l’OIE. Pour leur part, (les observateurs), ils ont été confrontés à la difficile identification des bureaux de recensement.

Au regard de ces difficultés, l’OIE a émis des suggestions et recommandations : un réel engagement des partis politiques dans le travail de sensibilisation des populations à s’inscrire sur les listes électorales, un appui en matériels financiers à la société civile afin qu’elle puisse jouer pleinement son rôle en matière de sensibilisation, d’éducation, de formation et l’information, doter les bureaux de recensement de matériel adéquat et suffisant, régler de façon durable et consensuelle la prise en charge des agents recenseurs, etc.

Gabriel SAMA

Sidwaya

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