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Route Didyr-Toma : 12 mois de retard, 7 km de bitume sur 43 km

Publié le samedi 4 mai 2019 à 20h30min

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Route Didyr-Toma : 12 mois de retard, 7 km de bitume sur 43 km

Lancé le 15 décembre 2016 pour 15 mois de travaux, le chantier de la route Didyr-Toma devait s’achever en mars 2018. 12 mois après la fin annoncée des travaux, il n’en est rien. Certains ouvrages de franchissement importants sont même à leur démarrage. Et à la veille de la saison des pluies, il est à craindre que leur achèvement ne soit pas pour bientôt.

Il faut rappeler que le financement des travaux de la route Didyr-Tougan a été acquis en 2014 auprès de la BOAD. La banque ouest-africaine de développement s’est ainsi engagée à débloquer 29, 622 milliards de francs CFA, soit 90,5% du coût total du chantier.

Les travaux ont été effectivement lancés le 15 décembre 2016 par le Premier ministre Paul Kaba Thiéba pour une durée de 15 mois.

Une dizaine de km bitumés à partir de de Didyr

D’une longueur totale de 84 km, le chantier a été divisé en deux lots : le premier lot (Didyr-Toma), d’une longueur de 43 km a été attribué à la Compagnie sahélienne des entreprises (CSE) du Sénégal et le second, d’une longueur de 41 km (Toma-Tougan) à l’entreprise Oumarou Kanazoé (OK).

Les deux entreprises avaient quinze mois, saison pluvieuse comprise, pour achever les travaux. C’est dire que, mathématiquement, en mars 2018, les deux tronçons bitumés devraient être livrés.

Les fondations du pont de Koin à la date du 28 avril 2019

Mais plus de 12 mois après ce délai, il n’en est rien. A la date du 28 avril 2019, nous avons pu constater une dizaine de kilomètres de bitume sur le tronçon Didyr-Toma. Et le principal ouvrage de franchissement de ce tronçon, sur la rivière de Koin, est encore très loin d’être achevé.
A quand la fin des travaux ?

C. Paré
Lefaso.net

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Messages

  • Chaque fois que j’emprunte cette voie. Cela arrive souvent, je suis dévasté par l’incapacité de nos autorités à faire respecter les délais d’exécution par ces entreprises.
    Paul Kaba THIEBA qui est ressortissant de la région n’a pas été en mesure malgré l’autorité qu’il incarnait.
    Je pense qu’il convient de la part des populations du NAYALA d’entreprendre des actions fortes afin d’influer sur le cours des choses s’agissant de l’accélération des travaux de ce chantier.

  • il ya des moments meme sans avoir envie de parler il faut le faire a ouaga le tronchon route de l hopital en dit tres long pres de trois ans personne n est inquiete ainsi va le faso heureusement qu un mot a quite le dico des burkinabe:::::::EMERGENT

    • Sur le tronçon de l’hôpital le retard serait dû à l’ONEA, ONATEL, SONABEL qui devrait déplacer leur réseau. Ces prerequis ont pris du retard eu égard aux coûts importants de ces déplacements.

  • CSE c’est l’entreprise Sénégalaise égalise qui a réalisé la route Bobo Dédougou 176 km sans faute. Elle n’a pas mis clé sous le paillasson et continue à maintenir la dragée haute à nos entreprises sur les marchés ouverts de la sous région. Il est difficile de comprendre que cette entreprise qui fait l’essentiel de son chiffre d’affaire hors du Sénégal n’arrive pas à boucler un petit marché de 43 km. Dommage que l’article ne nous situe pas les responsabilités..

    • Le drame du Burkina de nos jours c est que tout le monde est devenu connaisseur et extremistes.Ce que les gens oublie c est que on ne peut pas resilier un contrat comme si on etait a zabr-raga.L etat a souvent sa responsabilité et les bailleurs aussi.Avec tout ca on fait comment.Individuellement nous sommes tous coupable,greve par si, greve par la et on veut crucifier l autre.

  • Quand des pères de familles ne pensent qu’aux bas-ventres et leurs progénitures, ça ne peux que donner ça. c’est de tel actes que l’impérialisme à besoin.
    Au moins, les révolutionnaires avaient compris cela.

  • Au Burkina, il y a toujours le problème des décaissements d’argent pour les grands travaux après le lancement politique. En plus de cela les retenues du ministère va du simple gardien au ministre, chacun veut sa part de gâteau. L’idéal sera de confier les routes à la région et les provinces. Comme ça se passe maintenant dans d’autres pays. Mais chez vous est encore mieux que la route de Sapaaga - Boulsa où la population ne savent plus quoi dire.
    Bon courage

  • Mon cher Paré, je te remercie pour avoir posé ce problème. Je suis toutefois resté sur ma faim car dans l’article, aucune précision n’a été donnée sur l’état d’avancement du deuxième tronçon (41 km).

    Que les populations apprennent à utiliser à bon escient leur bulletin de vote.

  • Bonjour, j’ai emprunté cette route également le 28/04 pour Tougan, mais j’avoue avoir été déçu par l’avancé des travaux. Avec 12 mois de retard, j’ai l’impression que c’est maintenant que les travaux ont été lancé, aucune communication de la part de nos responsables.

    Un appel à OK, respecter la mémoire du vieux mettez vous au sérieux pour faire un bon travail. Le vieux OK vous regarde.

  • Avec le ministère responsable de ces chantiers, il y a "anguille sous roche". Les démarrages des chantiers et les réceptions de ces derniers sont faits avec pompe et déclarations tonitruantes mais quand des chantiers sont en souffrance (comme celui de la route de l’hôpital à Ouaga et ceux de la route Didyr - Tougan) c’est silence radio malgré les recherches d’informations.
    C’est de manière voilée aussi claire que l’eau de roche que les entrepreneurs n’ont pas reçu les sommes dues pour faire les travaux sinon il n’y a pas de raison que le travail ne soit pas fait. Y aurait-il ségrégation pour les chantiers du côté des entrepreneurs ? Je ne pense pas, sinon le ministère aurait crier haut et fort pour se justifier. la balle doit être du côté du ministère qui refuse de données toutes informations et fait même du chantage ou de la corruption avec les entrepreneurs pour qu’elles gardent le silence.
    On va me dire que c’est un procès d’intention sans preuve : oui je suis d’accord tant que le mutisme persiste dans une gestion de type démocratique.
    Où sont nos députés qui devraient défendre le bien du peuple ? Le peuple veut des explications sur les chantiers en souffrance.

  • C’est désolant, mais ça va aller ! Il faut reconnaître que l’État a trop de problèmes à gérer : Éducation, Finance, Santé, etc. Encore une fois on se calme, ça va aller.

  • L’Autorité a foutu le camp chez nous.
    Etre responsable, ce n’est pas dire que je suis Naaba et basta.
    C’est donner des ordres et exiger des résultats.
    Du n’importe quoi seulement...
    Vraiment, tu nous manqueras tant SANKARA !!!

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