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Quelle tarification au coût de développement pour l’électricité au Burkina-Faso ?

Accueil > Actualités > DOSSIERS > Électrification au Burkina • Point de vue • mercredi 3 juin 2015 à 14h50min
Quelle tarification au coût de développement pour l’électricité au Burkina-Faso ?

Dans le débat actuel sur le déficit dans la fourniture de l’électricité au Burkina, les mots les plus récurrents s’articulent autour de la tarification de l’électricité. D’une part, la nationale d’électricité qui dit vendre à perte par apport à son coût moyen de production et d’autre part les consommateurs qui se disent victimes d’un coût de vente trop cher. Cet écrit vise à donner les objectifs d’une tarification d’électricité, les coûts à couvrir par les tarifs et les fonctions que devraient avoir les tarifs d’un service public comme la SONABEL.

La tarification idéale de l’électricité répond à deux objectifs : d’une part fournir les recettes qui permettent de financer le fonctionnement du système de production et d’acheminement et d’autre part envoyer des signaux de prix permettant l’optimisation du système. Or, l’électricité est caractérisée par la grande variabilité de la demande au cours du temps et la quasi-impossibilité de son stockage. Toute la chaîne de production, de transport et de distribution doit être conçue pour satisfaire en temps réel une demande connaissant d’amples fluctuations. Il est aisément concevable que le coût de la fourniture d’un kilowattheure soit alors très dépendant de la période (année, mois, jour, pointe ou creux de la demande) pendant laquelle il est appelé.

Au niveau de la production, pour satisfaire la demande d’électricité, il existe une grande variété de moyens de production dont les caractéristiques technico-économiques sont très variables, depuis les moyens de base, pour lesquels les investissements sont élevés et les coûts proportionnels à l’énergie produite très faibles, jusqu’aux moyens de pointe sensiblement plus légers en capital, mais pour lesquels le combustible est un poste important du prix de revient (le cas de la SONABEL). La forme de la demande d’électricité, qui détermine la composition optimale du parc de production, a donc une incidence majeure sur les coûts de production.

Au niveau de la consommation, de nombreux clients sont sensibles aux modulations de prix. Ainsi, l’offre de prix bas lorsque les coûts sont bas et des prix élevés lorsque les coûts sont hauts, peuvent les inciter à modifier leurs habitudes de consommation en adéquation avec les coûts engendrés par cette consommation. La tarification n’a toutefois pas pour but d’agir a priori sur la courbe de charge en distordant artificiellement les prix, mais de refléter le coût des kilowattheures consommés.
Par conséquent, les principes qui guident la construction tarifaire de l’électricité doivent être :
-  le reflet des coûts engagés par les comportements de consommation des clients ;
-  la présence de subvention des institutions publiques (s’il y a lieu) ;
-  l’efficacité économique et énergétique, à court et long terme ;
-  l’égalité de traitement des consommateurs ;
-  la péréquation géographique.
À l’ensemble de ces contraintes précédentes, s’ajoutent deux principes permettant la mise en pratique des tarifs :
-  les tarifs doivent représenter un ensemble viable techniquement et économiquement, c’est-à-dire être compatibles avec les possibilités technico-économiques de la chaîne de comptage, des systèmes d’informations, de la facturation, etc. ;
-  les tarifs doivent être suffisamment simples et stables dans le temps pour que les signaux de prix adressés aux consommateurs soient compréhensibles et fiables afin de leur fournir une bonne incitation à consommer au mieux.

Les coûts à couvrir par les tarifs
Les tarifs forment les recettes qui sont censées couvrir des coûts générés par :
-  l’acheminement (transport et distribution) : c’est-à-dire les coûts afférents au transport et à la distribution de l’électricité, plus un certain nombre d’interventions, comme par exemple la relève ;
-  la commercialisation et la gestion de la clientèle ; c’est-à-dire les coûts générés par l’information au public et la gestion du contrat, par la promotion de l’efficacité énergétique ou les certificats d’économie d’énergie, etc. ;
-  les coûts de production : coûts de combustible, de fonctionnement et d’investissement-démantèlement des centrales de production d’électricité.

Pour un profil de consommation donné, les coûts de production peuvent être aussi décomposés principalement en :
-  ruban : coût d’une fourniture constante toute l’année, il est indépendant du profil ;
-  facteur de forme : coût de la forme spécifique moyenne du profil de consommation sous-jacent, il peut être positif si la majorité de la consommation du profil se place pendant les heures les plus chères (chaleur, heures pleines) ou négatif si la majorité de la consommation du profil se place pendant les heures les moins chères (froid, heures creuses) ;
-  aléa climatique : ceci mesure la corrélation entre la déformation du profil de consommation et celle des coûts du fait des aléas de température. Ces différentes composantes s’additionnent. La « contribution au service public de l’électricité », les taxes locales sur l’électricité et la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) sont payées en sus par le consommateur d’électricité.

Les tarifs d’un service public comme la SONABEL ont donc deux fonctions essentielles :
-  assurer des recettes pour couvrir au moins les charges actuelles et permettre le financement des activités futures, c’est-à-dire assurer le devenir de l’entreprise ;
-  orienter la demande dans un sens favorable pour la collectivité.

D’un point de vue théorique, la probabilité est faible pour que la deuxième fonction, assurée par la vente au coût marginal de long terme, soit compatible avec la première, assurée par le niveau comptable. Cependant, il est possible d’assurer leur coïncidence avec un travail sur la structure tarifaire qui permet de garder l’efficacité du signal prix. En pratique, cela se fait par un recalage homothétique.

Un autre point important est le sens à donner au terme « orienter au mieux ». En effet, dans le cadre d’analyse économique retenu, l’optimum global est obtenu lorsque les tarifs sont construits sur les coûts marginaux de développement, en les rendant intelligibles pour la clientèle dans un langage simple et opératoire. Il ne s’agit nullement de rechercher pour lui-même l’aplatissement de la courbe de charge, mais de révéler à la clientèle le vrai coût de sa demande suivant les périodes de l’année, ce qui permet à la clientèle de choisir en fonction de ses propres critères.

Mais, pour qu’une telle démarche soit efficace, il faut au préalable que le producteur d’électricité ait déterminé la trajectoire optimale pour la gestion du service public et décide de s’y conformer. Cela signifie que la prévision de demande d’électricité doit correspondre aux hypothèses tarifaires, que les programmes d’investissement de production, de transport et de distribution optimaux soient déterminés à partir de ces prévisions de demande, et qu’enfin le producteur ait l’ambition et les moyens de réaliser ce programme.

Cet ensemble de conditions assure la cohérence de l’édifice. Cette cohérence est rassurante au plan théorique : elle traduit l’aboutissement des réflexions économiques pour la gestion d’un service public, certes dans un cadre d’hypothèses qui simplifient la réalité (puisque ne sont prises en compte ni les indivisibilités des équipements, ni les situations de régression, ni la non-optimalité du système économique environnant, ni l’incertitude radicale de l’avenir) mais qui ont pu être généralisées. Elle est également satisfaisante d’un point de vue pratique puisqu’elle garantit la qualité des résultats. L’enchaînement de toutes les réflexions stratégiques assure que les différentes interactions ont bien été prises en compte, à leur bon niveau.

L’aplanissement de la courbe de charge et la baisse quasi-continue des prix de l’électricité (hormis pendant une période de fort investissement) est un indicateur de l’efficacité du signal tarifaire et de la gestion du monopôle public et donc la cohérence entre théorie et pratique de la tarification et de la gestion du monopôle public de l’électricité.

Alidou KOUTOU
M.Sc.A. Génie Électrique
Doctorant Génie-Électrique

Vos commentaires

  • Le 3 juin 2015 à 14:55, par Raogo En réponse à : Quelle tarification au coût de développement pour l’électricité au Burkina-Faso ?

    La libéralisation pure et simple du secteur de production et de vente peu a elle seul cher monsieur le doctorant être aussi une alternative pour une libre concurrence d’une offre de prix compétitif aux bénéfices des consommateurs toute catégories que nous sommes.

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  • Le 3 juin 2015 à 15:00, par Raogo En réponse à : Quelle tarification au coût de développement pour l’électricité au Burkina-Faso ?

    Et ou vont les les flux financiers générer par :
    la redevance fixe mensuelle versées
    La prime fixe
    La taxe de développement de l électrification
    La pénalité verser pour retard de paiement
    Les bénéfices naguère générer
    Si l Etat est incapable qu’il se désengage de ce secteur d’activité

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  • Le 3 juin 2015 à 15:54, par Renato En réponse à : Quelle tarification au coût de développement pour l’électricité au Burkina-Faso ?

    C’est quel charabia ça ? M. KOUTOU, ne nous récitez pas les théories plates de vos cours. Dites-nous en langage simple ce qu’il faut pour résoudre le problème de la tarification de l’électricité. Mieux vaut se faire comprendre par tous, que d’aligner un verbiage incompréhensible par tous.

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  • Le 3 juin 2015 à 16:13, par Somda En réponse à : Quelle tarification au coût de développement pour l’électricité au Burkina-Faso ?

    Merci Mr Alidou pour votre analyse technique de la question de tarification de l’électricité au Burkina Faso. Loin de moi l’idée de remettre en cause une analyse technique aussi approfondie comme la votre. Cependant j’aimerais qu’on tienne compte de la bonne/mauvaise gouvernance lorsqu’on aborde la question du prix de l’électricité et de la gestion professionnelle et durable de la SONABEL.
    Voyez-vous, je suis surpris ce dernier temps par le discours qu’on veut nous faire avaler pouvant justifier du jour au lendemain une augmentation du prix du KWh qui déjà est l’un des plus chers au monde, toute proportion gardée. Par un discourt savant l’on veut nous faire croire que la SONABEL fonctionne à perte sans pouvoir nous apporter les preuves écrites ne serait-ce qu’en publiant les derniers rapports financiers audités de cette entreprise publique qu’est la SONABEL.
    De mon point de vu, en tant qu’entreprise publique ou para-publique, la SONABEL a l’obligation de publier (mettre sur la place publique) ses rapports financiers et le contribuable à le droit de savoir comment cette entreprise est gérée, le citoyen Burkinabé a droit à l’information, surtout à l’information financière sur les toutes entreprises d’états du Burkina Faso en général et de la SONABEL en particulier. Lorsqu’on dit entreprise publique ou para-publique, on parle d’entreprise fonctionnant avec des fonds publics et qui parle de fonds publics parle de l’argent du contribuable.
    Malheureusement, au Burkina qu’est qu’on constate ? On remarque que c’es l’opacité totale dans la gestion des entreprises publiques et para-étatiques. Le contribuable et le citoyen n’a droit à aucune information (financière fiable).
    Que déjà toutes ces entreprises publiques ou para-étatiques commencent par publier leurs rapports financiers audités et vous verrez que le déficit dont il est souvent question n’en n’est rien ; ou du moins que si dificit il y a, ce n’est que la conséquence d’une gestion cavalière de ces entreprises soit par le pouvoir en place (membres du gouvernement) soit par un clan de mafieux comme ce fut le clan François avec bon nombres d’entreprises étatiques et para-étatiques comme la SONABHY, la SOFITEX, la CNSS, la CARFO, la SONABEL et j’en passe !
    Pour la cas particulier de la SONABEL tout le monde se souvient des investissements de complaisances réalisées durant ces dix dernières années avec l’ex DG et Ex-Sinistres de l’énergie (le fameux Salif KABORE) ! Que n’a-t-on pas vu avec ce dernier : achat hors procédures de générateurs qui n’ont jamais fonctionnés, mission recommandée en Boing pour aller chercher une pièce de rechange en Allemagne en passant des opérations de démantèlement de certaines centrales secondaires installées en provinces. A ce propos qui sait où sont passés les centrales thermiques de Diébougou, Gaoua, Boromo, etc, après qu’elles aient été démantelées ?
    Qui nous dit également que la SONABEL ne gère pas des créances irrécouvrables et que ces créances irrécouvrables ne sont pas le fait d’entreprises écrans du clan Compaoré ou des ardoises de factures laissées par les anciens dignitaires du régime Compaoré ?

    Je pari que si les états financiers audités de la SONABEL étaient publiés n’importe quel apprenti en analyse financière situerait d’où vient les déficit de la SONABEL et je suis sure et certain que le prix de l’électricité est de loin d’être la cause du/des ce déficit(s) chroniques enregistrés par la SONABEL.

    En conclusion j’aimerais surtout que vous prenez en compte dans votre analyse la mauvaise/bonne gouvernance dans la question de facturation et de la viabilité d’une entreprise comme la SONABEL.

    Avec toutes mes Considérations.

    Sanbé Yannick SOMDA
    Economiste, analyste financier

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  • Le 3 juin 2015 à 16:22, par HAROUNA En réponse à : Quelle tarification au coût de développement pour L’eau potable ?

    l’eau est une denrée rare plus difficile à avoir que le courant , plus vitale que l’electricité
    qui aux yeux de nos populations demeure un luxe .
    de nos jours la politique à detronné les objectifs de ces 2 structures qui au depart etaient ensemble eau electricité . au moment de la separation les autorités de l’epoque n’ont accompané aucune de ces structures qui etaient laissés à elles memes
    VOLTELEC et SNE , cependant voltelec est restéé sous la tutelle de l’ETAT et SNE privatiséé si bien SNE travaillait uniquement sur des centres un rentable et OUAGA , KOUDOUGOU , BOBO couvraient le manque à gagner , on a jamais pensé que demain sera dure juste pour le proprietaire un peu pour le regime , creation des societés au tour de la SNE , neanmoins elle tait meilleurs à la VOLTELEC , l’electricité etait pour le bourgois de l’epoque , la mine d’ors du gouvernement qui travaillait les yeux fermés le BURKINA va rester comme il est . les politiciens n’avaient au programme l’eau et l’electricite , l’eau etait à lhydraulique l’electricité non specifié . de nos jours les DG , des socités d’ETATS , au lieu de
    penser comment servir le peuple , pensent plustot comment rester longtemps , si non comment l’onea au lieu de voir comment faire en sorte que nos populations puissent avoir l’eau par un programme rigoureux et precis , donnent des vehicules et des vivres dans les provinces , nous pensons que chacun a sa mission , la SONABEL les cadres sont des dans les beaux restaurants et hotels de Ouaga avec des vehicules de luxes frappés du sigle SONABEL pendant que les usagers soufres . nous pensons que de choses doivent etre revu pour ces structures , les partenaires sociaux de ces 2 structures doivent taper le poing sur la table , car vous luttez pour vos interets , mais vous etes les representants de nos populations pauvres et surtout non scolarisées à 80%
    que DIEU benisse le BURKINA FASO

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  • Le 3 juin 2015 à 16:27, par boukare neya En réponse à : Quelle tarification au coût de développement pour l’électricité au Burkina-Faso ?

    Merci pour l’éclairage. Un peu rébarbatif pour un profane, mais plein d’enseignements. merci et courage pour la thèse.

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  • Le 3 juin 2015 à 16:42, par podrbem En réponse à : Quelle tarification au coût de développement pour l’électricité au Burkina-Faso ?

    la solution est pourtant toute simple.la SONABEL doit imperativement revoir à la baisse les avantages servis à ses employés.figurez-vous qu’à la SONABEL même les manœuvres et les gardiens roulent sur de l’argent.il semble que les agents de la sonabel ne paient pas courant.Si une entreprise est en difficulté,ce sont les employés qui doivent consentir prémierement le sacrifice.pas les usagers.

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  • Le 3 juin 2015 à 16:45, par Deux doctorats. En réponse à : Quelle tarification au coût de développement pour l’électricité au Burkina-Faso ?

    Tout ca c est du blabla, c est pas ca qui nous intéresse. On ne peut même pas produire 200 mégawatts et on nous pompe l air a longueur de journée ;la sonabel, la sonabel la sonabête oui.....Incompétents ; on est dans un pays ou le soleil vous crève la peau et on nous parle de cout de production. Tu peux déchirer ton doctorat.

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  • Le 3 juin 2015 à 17:15, par fox En réponse à : Quelle tarification au coût de développement pour l’électricité au Burkina-Faso ?

    Nous ne voulons pas de copier-coller. Parce qu’en RCI, à compter de ce 01 juin le coût de l’électricité doit connaitre une augmentation et donc pourquoi ne pas en faire autant au Burkina Faso. Non, non et non !!!!!

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  • Le 3 juin 2015 à 17:28 En réponse à : Quelle tarification au coût de développement pour l’électricité au Burkina-Faso ?

    Nous vous voyons venir ! Hier c’était un Ouédraogo Souleymane (ingénieur-statisticien-économiste) qui nous parlait de tarification. Aujourdhui c’est vous (doctorant génie électrique) qui nous parlez aussi de tarification. Demain ce sera peut-être le tour d’un expert-machiniste ou quelqu’un de ce genre. Tout cela c’est pour nous préparer à une hausse du tarif. Vous avez débuté votre plan par les délestages sauvages justifiés par un déficit financier imaginaire comme pression sur les clients pour les faire avaler facilement la hausse que vous préparez. Vous n’aurez aucun rond de plus. En tout cas moi je paie le kwh plus cher que votre coût de production. Votre kwh est à 138FCFA et je paie par mois 138,685FCFA par kwh consommé (redevance + prime fixe + tranches + timbre quittance/nbre de kwh consommés dans le mois). J’ai même exclu TSDAAE , TDE et les pénalités. Votre déficit, s’il existe réellement, provient d’une mauvaise gestion mais pas de l’Etat et surtout pas des clients. Vous devriez nous refiler le kwh à 125Fcfa et l’Etat se chargera de la différence soit 13Fcfa. Mais par des chemins détournés (redevance, prime fixe……) vous récupérez ces 13Fcfa et même plus. C’est dans votre boîte qu’il faut chercher là où sont partis vos 50 milliard mais pas ailleurs !!!!!

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  • Le 3 juin 2015 à 18:27, par enervé En réponse à : Quelle tarification au coût de développement pour l’électricité au Burkina-Faso ?

    Bonjour, tout a fait d’accord avec n°2 = "Dites-nous en langage simple ce qu’il faut pour résoudre le problème de la tarification de l’électricité." et laissez vos cours théoriques.
    De plus j’ajouterai un aspect = la qualité du service vendu doit etre proportionnelle au prix de vente. Tu ne peux pas vendre du mauvais à un prix élevé, alors je dis que la sonabel nous donne d’abord satisfaction au niveau du servi vendu.
    J’évoque ici le cas de la zone1 vers zigla-zigla yaar qui ne dispose pas de courant depuis le vendredi passé à 17h00. Vous vous imaginer ca ? Pas la peine. Les services de la sonabel dassasgo ont été saisi. ils ont fait le déplacement mais rien n’a été résolu au niveau du transformateur = toujours pas de jus. C’est kel service ca ? incompetence, affairisme, clientelisme, etc. Repparer nous ca et on verra le reste.
    Reparez nous cette panne, tout noss produits perissables sont entrain de se gater, les soudeurs et les chargeurs de batteries, les vendeurs de poissons sont au chomage etc.

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  • Le 3 juin 2015 à 18:36, par boukare neya En réponse à : Quelle tarification au coût de développement pour l’électricité au Burkina-Faso ?

    Que les guichetières de la SONABEL commencent déjà par être plus sympas et plus humaines. ça ne tuera personne et ça consolera un tant soit peu de vos tarifs prohibitifs

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  • Le 3 juin 2015 à 19:41, par WEND-DAABO En réponse à : Quelle tarification au coût de développement pour l’électricité au Burkina-Faso ?

    Salut, je n’ai pas bien compris le charabia de Mr Koutou, moi c’est plutôt pour appuyer les propos de l’internaute n° sur le cas particulier de la zone 1 vers zigla-zigla yaar. Je loge là-bas et depuis le vendredi soir on ne dispose pas de courant, nous dormons dans le noir total et les tacherons (soudeurs, vendeur de poisson, moulin, etc.) ne peuvent plus travailler.
    En effet on a appelé la sonabel dassasgo, mais le chef d’agence est tellement hautain et irrespectueux et je qualifie ses agents d’incompétents et d’affairistes ce qui fait que jusqu’à présent rien n’a été réparé.
    J’en appelle au balaie citoyen de jeter un coup d’œil à ce problème et au directeur de la sonabel de voir le cas du chef d’agence sonabel dassasgo. Car ces faits ternissent la bonne réputation de la sonabel. 7 jours sans courant de manière continu c’est trop. Au moins intégré nous dans le délestage.

    Répondre à ce message

  • Le 3 juin 2015 à 20:30, par YIRMOAGA En réponse à : Quelle tarification au coût de développement pour l’électricité au Burkina-Faso ?

    Les guichetières, toutes des voleuses de monnaie ? Comment tenir une caisse sans avoir des jetons ? Le trésor est là pour satisfaire les tenancières de caisse ? 100f par là, 50f par-ci et 25f de côté, faites la somme avec 200 clients seulement dans la journée ? Personne n’en parle et ainsi les gens se forment dans la délinquance ? Je parle pas des gros délinquants dans la location des véhicules, les avantages dans le payement de leur consommation 10/cent seulement pendant qu’ils ont des indemnités etc etc ? Vivement qu’on privatise, chose que les travailleurs vont contester, mais nous consommateurs souhaitons ?

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  • Le 3 juin 2015 à 20:45, par Hamavo tuina En réponse à : Quelle tarification au coût de développement pour l’électricité au Burkina-Faso ?

    sincèrement , il faut qu’on se dise la vérité. blaise, francois et salif kaboré ont succé la sonabel. qu’on aille retirer leur sang pour sauver la sonabel.( ils ont suffisamment d’argent qui peut faire tripler , voir quadrupler la production énergétique ) au burkina. de grace ne cherchons pas des poux sur des cranes rasés.

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  • Le 4 juin 2015 à 08:22, par Manou En réponse à : Quelle tarification au coût de développement pour l’électricité au Burkina-Faso ?

    "l’efficacité économique et énergétique, à court et long terme"
    Voici un terme que les grosses entreprises ne mettent en oeuvre, un audit énergétique est nécessaire pour toute les unités de production industrielle car il y des pertes d’énergie que les entreprises paye à la SONABEL.
    prenons un exemple des factures d’électricité de nos ministères, pourquoi ne pas installer des outils de contrôle de la consommation ? il y a des interrupteurs horaires qui pourront être misent en application pour gérer la climatisation (arrêt automatique de la climatisation pendant les heures de pause et les week-end). et l’installation de système solaire sur toute la surface des toits pour produire leur propre d’énergie (ex : l’union européenne ne dépend plus de la sonabel). Il faut revoir l’organigramme général de la sonabel ou pourquoi pas privatisé ?

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  • Le 4 juin 2015 à 10:10, par SANOU Dramane En réponse à : Quelle tarification au coût de développement pour l’électricité au Burkina-Faso ?

    Pour faire face à la consommation d’énergie électrique grandissante , la seule alternative me parait être l’utilisation de l’énergie nucléaire. Une augmentation des tarifs d’électricité risque de freiner cet effort de croissance constaté dans le secteur de l’économie de nos états. Il revient donc à nos décideurs d’avoir du courage pour disposer d’un système d’offre communautaire en énergie électrique capable de soutenir l’embelli des taux de croissance de nos différents pays. Une centrale nucléaire communautaire en est l’alternative.

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  • Le 4 juin 2015 à 12:13, par Le génie En réponse à : Quelle tarification au coût de développement pour l’électricité au Burkina-Faso ?

    Certains commentaires sont vraiment nuls et non constructifs, guidés par des visées revanchardes. Il s’agit surtout du numéro 8 qui conclut que Koutou doit déchirer son doctorat. Quelle jalousie morbide. Ton niveau actuel est le reflet de ce que tu es.
    Monsieur Somda internaute 4 en revanche est assez constructif même s’il a besoin de plus d’informations pour nourrir sa réflexion. Je vous dis que la SONABEL a été audités par l’ASCE et la cours des comptes , Ces deux structures peuvent publier leurs résultats et vous verrez qu’on ne peut rien reprocher à Saif Kaboré. Je n’ai aucun intérêt à le défendre mais je dis ce qui est vrai.
    Le fameux groupe dont Somda parle est fonctionnel depuis le 27 mars 2013 et lui même peut aller constater qu’après ce groupe il y a 6 autres qui ont été installés et ils produisent ensemble 90 MW à Komsilga. Le gouvernement de la transition a visité cette centrale le 21 janvier après le Conseil des ministres tenu à Komsilga.
    Et puis Saif Kaboré n’a jamais envoyé quelqu’un de Ouagadougou pour acheter une pièce en Allemagne. Celui qui a ramené la pièce était déjà en mission en FRANCE.

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  • Le 4 juin 2015 à 17:28, par charles En réponse à : Quelle tarification au coût de développement pour l’électricité au Burkina-Faso ?

    Merci Internaute n°18 pour ces éclaircissements à ce jaloux et aigri , ce monsieur Somda. Au lieu de faire des affirmations gratuites tu ferais mieux d’aller prendre les informations à la source. De toutes façons les gens de votre espèce on en a vu beaucoup. Ils sont nombreux.

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  • Le 5 juin 2015 à 02:50, par Kinda En réponse à : Quelle tarification au coût de développement pour l’électricité au Burkina-Faso ?

    Mon cher je voudrais vous rappeler que Tertus Zongo alors Premier ministre et économiste de son état a osé dire devant l’assemblé nationale que pour sortir le Burkina de l’obscurité il fallait dépenser près de 19 milliards pour payer un groupe électrogène de je ne sais combien de quoi en puissance.Vous étiez Où pour lui faire comprendre que ce n’était pas une bonne options .Si le groupe électrogène était vraiment viable combien devons nous dépenser pour son entretien et en carburant ? Je pense que si vous avez un peu de dignité actuellement, vous devez nous aider à chercher des solutions en nous tournant vers le solaire ou autres sources d’énergie au lieu de nous étaler du verbiage dont on ne comprend rien.

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  • Le 16 septembre 2015 à 15:13, par Dougoutigui En réponse à : Quelle tarification au coût de développement pour l’électricité au Burkina-Faso ?

    Trop de débats et peu de résultats durable. que feront nous de notre soleil ? A quant la fin des délestages et autres ? que font nos techniciens et soit disant technocrates. quant mettront-ils leurs diplômes en valeur ?. Plus de cinquante ans d’indépendance mais toujours esclave de nos idées. Si vous voulez, augmenter le coût du kilowatt à 500 FCFA et vous fairez le choix entre la galère du peuple et la galère de la SONABEL Car pour ceux qui ne le savent pas encore, la vraie cause de l’insurrection populaire au Burkina Faso reste et demeure ; la pauvreté et la galère dont le peuple ne pouvait plus supporter. en d’autres terme le peuple Burkinabè n’en pouvait plus parce mourir vaut mieux que vivre dans cette galère d’où le courage des 30 et 31 octobre. En conclusion, avant de prendre toute décision ; la question première qu’il y’a lieu de se poser est de savoir a qui profite cette mesure. A bon entendeur salue.

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