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Burkina : Troisième et dernier jour du procès Dabo Boukary, course contre la montre !

Publié le mercredi 21 septembre 2022 à 14h25min

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Burkina : Troisième et dernier jour du procès Dabo Boukary, course contre la montre !

L’audience de jugement du dossier Dabo Boukary a repris ce matin, mercredi, 21 septembre 2022, après la suspension hier, quelques minutes avant minuit. Elle se poursuit avec le passage des témoins, dont la liste reste longue. Pourtant, c’est le dernier jour consacré à ce dossier, d’où la course contre la montre.

La pression du temps se lit et pour certains avocats, c’est aussi cela les assises criminelles. « On est habitué. Dans la plupart des cas, nous allons jusqu’à 3h du matin », explique un des avocats.

Selon le chronogramme communiqué le premier jour, le procès Dabo Boukary doit prendre fin ce mercredi 21 septembre 2022 pour faire place, dès demain, jeudi, 22 septembre, à l’affaire Ousmane Guiro (du nom de l’ancien directeur général de la Douane.

En attendant, l’audience de jugement du dossier Dabo Boukary (procès dans lequel l’État est cité comme civilement responsable) se poursuit avec les témoins, au titre desquels, l’enseignant-chercheur, Salif Yonaba, spécialiste de droit public, à la retraite depuis 2018.

Il s’est dit étonné des propos de Salif Diallo, qui a allégué qu’ils étaient ensemble, le jour des évènements, à l’Université de Ouagadougou.

"J’ai entendu dire que le jour des événements, j’étais sous un arbre avec Salif Diallo. Quand j’ai appris ça, j’étais sidéré. Ce jour-là, je n’étais pas sur le campus, car on nous avait dit dans notre mouvement syndical qu’en cas de troubles, de quitter le campus, parce que le plus souvent, il y a des dérapages. Je n’étais même pas sur le campus, et je ne connaissais pas Salif Diallo à l’époque. En 1990, je ne l’avais jamais vu, j’entendais seulement parler de lui (Salif Diallo). La personne qui a été vue avec Salif Diallo n’était pas moi", a balayé Salif Yonaba.

En tout cas, ils sont de nombreux citoyens mobilisés dans la salle d’audience du TGI/Ouaga II, dans la perspective du verdict.

Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 21 septembre 2022 à 15:15, par Ka En réponse à : Burkina : Troisième et dernier jour du procès Dabo Boukary, course contre la montre !

    ’’’’’’’’’’’’’’’’A’’’’’’’’’’’’’’’’’’ caca, tu dis dans une des analyses de ce procès : ’’Etant donné que c’est lui le bouc émissaire du régime Compaoré. Au Burkina ce n’est pas bon de perdre le pouvoir deh !’’

    Caca, justement les assassins comme Blaise Compaoré et toutes ou tous qui refusent de dire la vérité, comme Blaise Compaoré comptable de tous les assassinats sous la Révolution suivi du front populaire en passant par le CDP, celui qui a toujours fait pression aux juges pour qu’ils envoient sous terre ceux dont ils craignent comme Sankara Thomas, Henri Zongo, J.B Lengani le juge Nébié et autres, cet introverti avec son complice Diendéré n’ont jamais voulu quitté le pouvoir sous peine d’être rattrapé par la justice comme de nos jours. Même en voulant tripatouiller les articles de loi pour s’éterniser au pouvoir, ‘’’’’’Chacun récolte ce qu’il a semé caca.’’’’’’’’

    Ici caca, la justice fait son travail pour que le droit soit dit pour Dabo Boukary. Alors pas de pitié pour ton bouc émissaire Gilbert Diendéré qui a fait trembler tout un pays durant 30 ans.

    Souviens-toi de ce que je ne cesse de répéter dans ce forum : ‘’Le combat pour la justice est celui le plus difficile à mener car, on ne se bat pour personne en particulier, mais pour que la JUSTICE soit pour TOUS (sans exception).’’’ Je profite dire ‘’’Chapeau’’’ au président Roch Kaboré d’avoir permis l’indépendance de la justice au Faso, surtout promis que tous les dossiers des crimes impunis et bloqués durant 30 ans par Blaise Compaoré et son complice Gilbert Diendéré seront jugés et que le droit sera dit.

    Malgré que les dirigeants africains reprochent en « deux-poids, deux mesures » une cour « néocolonialiste », la CPI est la première et la seule juridiction permanente et universelle, contrairement à d’autres cours mises en place pour juger des crimes particuliers, comme le tribunal de Nuremberg ou le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY). Blaise Compaoré et Gilbert Diendéré, qui mets tout sur les morts, méritent la CPI.

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