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Présidentielle 2005 : Le candidat Emile Paré accuse

Accueil > Actualités > DOSSIERS > Présidentielle 2005 • • lundi 21 novembre 2005 à 08h37min

Sitôt les résultats officiels provisoires de l’élection présidentielle du 13
novembre dernier proclamés le vendredi 17 novembre, Emile Pargui Paré,
candidat de l’Alliance socialiste, a fait savoir sa réaction à chaud. C’était au
cours d’une conférence de presse convoquée dans l’après-midi du 17
novembre au siège de son parti, le Mouvement du peuple pour le
socialisme/Parti fédéral (MPS/PF).

Les urnes ont donné provisoirement leur verdict dans l’élection
présidentielle du 13 novembre. Chaque candidat y ayant pris part est situé au
moins temporairement sur son sort. C’est le cas de Emile Pargui Paré,
candidat à cette élection sous la bannière de l’Alliance socialiste qui réunit
son parti et celui de Me Benoît Lompo, le Parti socialiste unifié (PSU).

Celui
que l’on a surnommé le chat noir du Nayala a été classé 10e avec un score
de 0,87%. Un classement et un score que le candidat Paré ne reconnaît pas
parce que non seulement décrété par le pouvoir mais aussi étant les
résultats d’une fraude.

Dans une déclaration liminaire intitulée "Processus démocratique au Burkina
Faso : le retour à la case départ", Emile Paré a fait le rappel des différentes
élections organisées au Burkina depuis 1991 et qui, de son avis, ont été
marquées par des irrégularités, des fraudes orchestrées par le régime en
place. Concernant la présidentielle de 2005, le chat noir du Nayala a estimé
que les résultats sont la démonstration de la vraie face démocratique du
candidat sortant Blaise Compaoré et de son parti le CDP qui "décident
comme ils veulent du sort des hommes et partis politiques à chaque élection".

Après avoir qualifié l’élection présidentielle de comédie démocratique, il a
affirmé que les résultats étaient connus depuis plus d’un an. Emile Paré a
lancé une série d’accusations.
La première accusation est allée à l’endroit de Blaise Compaoré, du CDP et
de la mouvance présidentielle qui ne veulent pas d’une démocratie
véritablement pluraliste selon Emile Paré.

L’ADF/RDA de Me Gilbert
Ouédraogo a été la destinataire du coup de griffe du chat noir. Grief du Dr
Paré contre ce parti : avoir "poignardé l’opposition et fait reculer la démocratie
au Burkina en apportant son soutien au candidat du pouvoir". Quatrième cible
du président du MPF/PS, l’UNDD de Me Hermann Yaméogo qui a "lâché le
reste de l’opposition à la veille des élections alors qu’il était le chef de file de
ceux qui réclamaient trois candidatures dans la perspective d’un 2e tour
contre le candidat du pouvoir".

Emile Paré n’est pas content de l’opposition
dans son ensemble parce que celle-ci a "refusé et rejeté d’un revers de main
notre proposition d’une candidature unique pour cette élection présidentielle".

Autres cibles des flèches décochées par le Dr Paré : une certaine société
civile qui se rend complice du renforcement d’un pouvoir à vie de Blaise
Compaoré et la communauté internationale à travers ses observateurs qui "
n’ont jamais rien observé et qui ont toujours cautionné les élections fraudées
en Afrique en général".

Emile Paré va-t-il saisir le Conseil constitutionnel pour contester les résultats,
prouver que l’élection n’a pas été transparente ? A cette question de la
presse, le candidat de l’Alliance socialiste a répondu par la négative. Il dit se
contenter de donner une position politique sur les résultats et éviter de verser
dans un juridisme plat. Bien que n’ayant pas pu réaliser l’alternance
alternative par l’Alliance socialiste, Emile Paré et le président du comité
national de sa campagne, Léonard Koffi Palé, qui ont animé la conférence de
presse disent avoir atteint leur objectif qui est la présentation du programme
de société du parti.

Par Séni DABO
Le Pays

P.-S.

Voir notre dossier :
Présidentielle 2005

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