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Délestages au Burkina : Quand le ministre Bachir Ismaël Ouédraogo court plus vite que son ombre

Accueil > Actualités > DOSSIERS > Mines, mineurs, miniers, énergie • LEFASO.NET • mercredi 14 avril 2021 à 23h00min
Délestages au Burkina : Quand le ministre Bachir Ismaël Ouédraogo court plus vite que son ombre

En ce début du mois d’avril, le Burkina a renoué avec les délestages. On ne peut passer un seul jour sans coupure d’électricité. Les entreprises peinent à travailler. Les ménages font face à de fortes vagues de chaleur. Pour résorber la situation, le pays se tourne vers l’énergie solaire. Le soleil est tellement prometteur que le ministre en charge du secteur rêve de vendre l’électricité aux autres pays. C’est un beau rêve ! A la limite de la provocation pour ceux qui vivent actuellement le calvaire des délestages.

Les Burkinabè sont cuits, sinon « biscuits ». Le pays fait face actuellement à de fortes chaleurs. Les températures grimpent. Même à l’ombre, on s’étouffe. Parfois 45 degrés à l’ombre mais si on veut être cynique comme Coluche, on pourrait dire qu’on n’est pas obligé de rester à l’ombre !

Pour ne rien arranger, les délestages ont repris de plus belle. Après deux ans de stabilisation, la situation repart en vadrouille. Pour pallier le problème, l’énergie solaire est une alternative. Des centrales solaires sont en construction. L’espoir est permis. Sauf que depuis un moment, le ministre de l’Energie, Bachir Ismaël Ouédraogo, promet à tout vent que le Burkina va vendre de l’électricité.

L’idée est bonne. Sauf qu’à cette étape, ce discours est flatteur, trop flatteur, et même un peu horripilant pour ceux qui passent plusieurs heures sans le précieux jus. Les Mossé diront que le ministre veut manger la farine avant de boire l’eau. Il va donc vite en besogne. Et il risque de s’étouffer !

Le souhait des populations aujourd’hui est d’avoir de l’électricité. Une fois à la maison, les ménages veulent éviter les suffocations. Les entreprises veulent fonctionner correctement. Cela leur permettra de faire du profit. C’est cela qui est la réalité. Pour le moment, les consommateurs en ont cure de savoir qu’un jour le Burkina pourrait vendre de l’énergie à des pays voisins ; voisins dont nous dépendons aujourd’hui à plus de 50 % de nos besoins énergétiques !

Même là, c’est à croire que les autres pays n’ont pas de soleil. C’est à penser qu’eux ils ne font pas de projection sur l’avenir. Ces pays connaissent l’importance de l’énergie. Si certains nous en vendent aujourd’hui, c’est parce qu’ils ont eu une bonne vision dès le départ. Ils ont travaillé d’abord à disponibiliser l’énergie pour leurs propres besoins. Ils ont fait les investissements nécessaires. Ils ont exploité leurs atouts. Ils ne songeaient pas à voler au secours d’un autre pays. Pendant ce temps, le Burkina somnolait peut-être.

Il faut rêver grand. C’est bien. Mais le discours du ministre en cette période-ci résonne comme une injure à l’endroit des gens. Le président de l’Assemblée nationale l’a même relevé, qui l’a vertement recadré.

Le peuple souffre. Ce discours est beaucoup plus populiste que donneur d’espoir. Il faut travailler à résoudre les vrais problèmes. Un vieux de la cité des cuirs nous a enseigné un jour : Si tu ne vas pas fuir laisser ton ami, mieux vaut l’assister. Le ministre devrait s’en inspirer aussi.

Dimitri OUEDRAOGO
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 14 avril à 11:46, par grand En réponse à : Délestages au Burkina : Quand le ministre Bachir Ismaël Ouédraogo court plus vite que son ombre

    et pourtant il a raison. L’Energie solaire est une grande opportunité pour nous. Vous ne voyez pas le nombre de nouveaux abonnés qui a grimpé, vous ne voyez pas d’autres quartiers ayant le courant. Vous ne voyez pas cette chaleur importante, non c’est que le ministre court plus vite, non il a la vision, l’audace et c’est cela aussi la vie.

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  • Le 14 avril à 11:47, par Clair et net En réponse à : Délestages au Burkina : Quand le ministre Bachir Ismaël Ouédraogo court plus vite que son ombre

    C’est clair et net, Mr Dimitri OUEDRAOGO. J’allais dire que c’est "No Comment". On n’a pas le courant électrique pour nous sortir de cette "chaudeur" et lui, le ministre, il vient parler de vendre ce courant à l’étranger. C’est pas mieux de se taire en attendant les années où il y aura excedent d’électricité au Faso ? Grand merci à vous, Mr le journaliste.
    Signé : L’Etalon Enragé

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  • Le 14 avril à 12:13, par Expert En réponse à : Délestages au Burkina : Quand le ministre Bachir Ismaël Ouédraogo court plus vite que son ombre

    C’est vraiment du grand n’importe quoi. Exporter de l’électricité pour un pays dont le taux d’électrification national est d’à peine 20% ! On n’a même pas besoin d’être allé à l’école pour comprendre cette absurdité ! Les centrales solaires en cours de construction ne pourront même pas résorber le déficit énergétique à cause de leur faible rendement encore moins créer un excédent de production. Pire, pour profiter vraiment de ces centrales solaires, il eu fallu disposer d’un réseau fonctionnel, fiable ; ce qui n’est pas encore le cas aujourd’hui. A mon avis, ceux qui gèrent le M. Énergie sont vraiment des amateurs. Dommage !

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  • Le 14 avril à 12:41, par Tig-Re En réponse à : Délestages au Burkina : Quand le ministre Bachir Ismaël Ouédraogo court plus vite que son ombre

    Je pense que l’ambition du ministre est louable.
    Mais je pense qu’on devrait se pencher sur d’autre solution que la climatisation pour résoudre notre de problème de chaleur comme par exemple : les matériaux utilisés pour les constructions, la végétalisation des villes, la réductions de la circulations des véhicules ....

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  • Le 14 avril à 12:42, par zemosse En réponse à : Délestages au Burkina : Quand le ministre Bachir Ismaël Ouédraogo court plus vite que son ombre

    Et pourtant j’avais de l’estime pour ce ministre et puis patatras ! Avant de vendre de l’énergie aux autres, il faut penser aux siens d’abord. Le Ghana et la côte d’ivoire sont auto suffisant en énergie avant de penser au Burkina. Faisons de même : que le ministre Bachir fournisse de l’énergie à tous les burkinabe. Pour le moment, nous souffrons atrocement des délestages

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  • Le 14 avril à 12:43, par Bamogo Séverin En réponse à : Délestages au Burkina : Quand le ministre Bachir Ismaël Ouédraogo court plus vite que son ombre

    C’est très bien pensé écrit et dit .
    Le jour où l’on arrêtera de nous enfumer avec des discours pour être élus et positionnés dans le futur, ce sera là le début de la responsabilité de gérer les choses.

    Qui planifie et comment dans ce pays c’est là une vraie question.

    Nous sommes plus qu’hier au royaume de Doumbelane avec plusieurs Boukis et Leuks.....

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  • Le 14 avril à 12:46, par Ben Naba En réponse à : Délestages au Burkina : Quand le ministre Bachir Ismaël Ouédraogo court plus vite que son ombre

    Voila un Ministre qui cherche des points avec ces boss. Nous sommes entrain de souffrir dans nos business. Mes ami(e)s et moi sommes entrepreneurs et chaque annee nous sommes obliger de perdre des clients a cause de ces coupures sans fin. Souvent nous sommes obliger de faire travailler nos employes le weekend pour finir le travail que nos clients nous demande et tout ca c’est des heures supplementaires que nous payons. Mais que le Ministre parle de vendre quelque chose que nous on a meme pas pour nous meme, c’est une insulte. Que Dieu nous aide, c’est notre priere et c’est tout ce que l’on peut faire.

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  • Le 14 avril à 12:47, par MAKAIBOO En réponse à : Délestages au Burkina : Quand le ministre Bachir Ismaël Ouédraogo court plus vite que son ombre

    Cher jounaliste,
    arrêtez de vivre dans le présent et projeter vous un jours peu dans le futur ! Quand Jules Vernes prévoyait le tour du monde en 80 jours, on le prit jadis pour un fou. Aujourd’hui, en quelques heures, on boucle le tour du monde.

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  • Le 14 avril à 14:22, par Passakziri En réponse à : Délestages au Burkina : Quand le ministre Bachir Ismaël Ouédraogo court plus vite que son ombre

    Et pourtant la canicule n’a pas commencé en 2021 et ceux qui ont besoin de l’électricité pour gérer leurs problèmes de canicule sont les bourgeois du pays, la grande majorité ca ne Change pas leur cannicule , donc le ministre a bien Raison de projetter dans l’avenir, et j’ai trouvé ses propos justes. Il a fustigé le coût trop elévé de KWh au Burkina qui constitue un frein au developpement du pays parce que ca empêche l’installation de grande unsines vu la non fiabilité de fournissement et le coût trop élévé de l’electricité, toutes choses qui les pénaliseraient. C’est ce que j’ai compris dans les déclarations du ministre. En fait, la chaleur n’est pas sa priorité ( c#est un cas de force majeur ) , mais l’avenir du pays qui dépend aussi du developpement durable d’entreprises capables d’employer la main d’oeuvre . Dans le cas contraire vous pouvez distribuer gratuitement le courant au Faso, une bonne partie n’aura pas les moyens de s’offrir un ventilateur ou un frigo pour pallier à la chaleur. Mieux vaut tard que jamais et si le minstre de l’energie mise sincèrement sur les ressources dont nous disposons naturellement ( le soleil ) , nous n’allons peut-être pas exporter l’électricité mais nous en aurions assez pour nos propres besoins.
    D’ailleurs la mauvaise architecture avec des toits en tôles qui chauffent enormement n’est pas la meilleure idée dans nos contrée pour gérer la chaleur ; Donc cette affaire de chaleur c’est aussi gérable par adaptations de nos techniques architecturales à nos réalités. Sur ce plan nos ancêtres étaient trop en avance sur le temps , mais leurs descendants que nous sommes n’ont pas su capitaliser leurs acquis. A qui la faute ?

    Passakziri

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  • Le 14 avril à 14:24, par jeunedame seret En réponse à : Délestages au Burkina : Quand le ministre Bachir Ismaël Ouédraogo court plus vite que son ombre

    Monsieur le ministre, vous auriez raison si vous aviez gardé cette ambition pour vous même dans votre for intérieur. Ce n’est ni aux Burkinabè affligés assombris, ni en ces temps d’extrême incomplétude qu’il faut se vanter les rêves d’exploits. Il faut essayer les éliminatoires avant de publier vos rêves de la coupe. Dites d’abord que nous allons vivre 7 journées sans délestage et dormir 7 nuits sans noirceur.

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  • Le 14 avril à 15:20, par LUI En réponse à : Délestages au Burkina : Quand le ministre Bachir Ismaël Ouédraogo court plus vite que son ombre

    Si c’est par rapport à l’exploitation de l’électricité, le Nigeria en est champion suivi de la RCI pendant que la moitié de Lagos est dans le délestage.

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  • Le 14 avril à 15:41, par le Vigilant du Sahel En réponse à : Délestages au Burkina : Quand le ministre Bachir Ismaël Ouédraogo court plus vite que son ombre

    Le Ministre n’ a peut-être pas tord mais le problème du Burkina réside dans ses statistiques. Quand en 2021, on assiste à des coupures intempestives et qu’on vient parler de vendre l’électricité, c’est simplement un non sens. Supposons que dans 5 ans, nous ayons la capacité de résoudre les problèmes d’électricité que nous connaissons aujourd’hui, il va encore se poser le cas des demandeurs d’électricité qui ont augmenté entre temps. Avec les Sociétés immobilières qui inondent le Faso, je crains fort que beaucoup de sites restent sans éléctricité pendant longtemps. Il ne s’agit pas d’initier de petits projets par-ci et par-là, seul un véritable plan Marshall pourrait sauver le Burkina dans ce domaine.

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  • Le 14 avril à 17:46, par Madi En réponse à : Délestages au Burkina : Quand le ministre Bachir Ismaël Ouédraogo court plus vite que son ombre

    Pas étonnant de la part de Bachir !!dès alpha Yago mode Roch. C’est un commercial de l’énergie et non technicien.il parle de ce qu’il ignore mais bon on est au Faso. Son cv est clair, un doctorat commercial énergétique et non scientifique de l’énergie. Il peut passer son temps à amuser la galerie mais la réalité de cette problématique énergétique est plus complexe que cela. C’est dommage de voir des jeunes se fourvoyer en politique par la démagogie politique

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  • Le 14 avril à 19:04, par Sidpawalemde Sebgo En réponse à : Délestages au Burkina : Quand le ministre Bachir Ismaël Ouédraogo court plus vite que son ombre

    Hum... Cool, mes amis, cool...

    Dimitri Ouadraogo a raison mais le ministre aussi a raison. Et non ce n’est pas de la "foulosophie" !

    Dimitri a raison d’interpeller le ministre car de telles coupures sont inadmissibles après toutes les nouvelles capacités installées et tout les "vuvuzéla" lancés par les dirigeant sur leurs réalisations dans ce domaine. Sauf qu’une coupure ne signifie pas toujours manque de puissance installée mais peut être due à une panne petite ou grande.

    Pour l’exportation de l’énergie solaire, c’est vraiment une possibilité. En effet, la particularité de l’énergie solaire est qu’elle est "temporaire". Le Burkina peut donc disposer d’installations solaires produisant plus que ce qu’elle peut consommer dans la journée, et être en manque dans la nuit. Un système d’échange pourrait donc être établi :

    Le jour, le Burkina exporte de l’énergie solaire à faible coût, et la nuit nous importons de l’énergie à faible coût de nos voisins plus avantagés en énergie hydroélectrique propre et moins chère.

    Cela pourrait permettre de réduire vraiment le prix de l’électricité, condition indispensable à un démarrage industriel et économique réel. Sinon, l’autre alternative serait de déclasser toutes nos vieilles centrales thermiques au DDO pour de nouvelles. On parle d’environs 100 milliards, sans compter le délai d’exécution.

    Or, avec les PPP, plusieurs opérateurs sont déjà en train de construire à leurs frais des centrales solaires pour vendre leur production à la SONABEL. A moins d’investir dans des équipements de stockage onéreux, on risque donc bien de se retrouver avec plus d’électricité que nous n’en consommons dans la journée, pour être toujours en manque la nuit !

    Donc deux choix de raison : exporter la journée et importer la nuit OU exporter la journée et être indépendants la nuit en investissant dans de nouvelles centrales thermiques.

    Le jackpot ? Trouver des partenaires en PPP qui vont nous construire 100 MW de nouvelles centrales thermiques moins gourmandes que les vieilles !

    N.B. : La plupart des coupures sont semble-t-il dues à des pannes, ce qui met en évidence nos lacunes en matière d’entretien et de prévention, ainsi que notre peu d’efficacité en temps de réparation. Le ministre devrait vraiment en toucher deux mots à son DG SONABEL...

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  • Le 14 avril à 19:13, par Sacksida En réponse à : Délestages au Burkina : Quand le ministre Bachir Ismaël Ouédraogo court plus vite que son ombre

    Ce jeune Ministre a raison de rever, il a fallu des reveurs hier pour que l’avion soit une realite. L’on ne fait pas de transformations economique sans une dose de reves. Ayons le courage de tourner le dos aux petites ambitions et de scruter un avenir vraiment plus attrayant et promoteur. C’est possible dans le temps, il faut le croire et y travailler serieusement. Salut.

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  • Le 14 avril à 19:46, par Merci Bachir En réponse à : Délestages au Burkina : Quand le ministre Bachir Ismaël Ouédraogo court plus vite que son ombre

    En tout cas on n’a bien suivi le populisme dans l’assemblée de Monsieur Bachir . Il faut laisser les gens te critiquer et défend ton poste. C’est ça qui marche dans ce pays.
    Seulement dire que pendant la chaleur les gens sont sur leurs nerfs de sorte qu’une seconde est perçue comme une éternité c’est Faux. Les gens regardent leurs investissements. Tu vois le poisson se conserve frais, la boucherie au frais, les produits laitiers...
    Vous voulez le frais pour vous reposer et nous on veut frais pour nos activités.

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  • Le 15 avril à 07:54, par warzat En réponse à : Délestages au Burkina : Quand le ministre Bachir Ismaël Ouédraogo court plus vite que son ombre

    Au frère ministre, on peut dire ceci’’ c’est bien mais s’est pas arrivé’’. Il peut lui être suggéré de travailler comme les premiers responsables de nos FDS. Sans bruit et laisser les résultats parler pour vous. Une sœur dioulaphone de Bobo m’a dit ceci : ’’la bonne chose se vend d’elle même’’. La traduction en langue dioula est meilleure. Donc cher frère ’’let your job talk for you’’. You are on the best and good way. Et sur 10 actes posés, si 9 sont bons et le dixième est médiocre, nous tes frères humains, imparfaits par essence, nous retiendrons le médiocre pour angoisser. Fraternellement.

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  • Le 15 avril à 08:30, par Rénato En réponse à : Délestages au Burkina : Quand le ministre Bachir Ismaël Ouédraogo court plus vite que son ombre

    Monsieur le Journaliste, c’est vous qui marchez moins vite que votre ombre, et qui manquez d’ambition. Le Ministre a-t-il dit qu’il vendrait l’électricité en 2021 aux pays voisins ? Pensez-vous que ceux qui nous vendent l’électricité aujourd’hui, contrairement à vos affirmations gratuites ont couvert totalement le besoin de leur pays ? L’Éthiopie a entrepris, si ce n’est fini, la construction d’un barrage hydro-électrique pharaonique. C’était un rêve, mais c’est devenu une réalité. Laissez le Ministre avoir de l’ambition pour le Burkina en matière d’énergie électrique. Autant vous n’y croyez pas et c’est votre droit, moi j’y crois. J’adore ceux qui ont de l’ambition.

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  • Le 15 avril à 08:52, par Kaeser En réponse à : Délestages au Burkina : Quand le ministre Bachir Ismaël Ouédraogo court plus vite que son ombre

    C’est certes de l’audace et une bonne vision, mais en attendant ce sont nos ménages et entreprises qui souffrent. Il faut plutôt parer au plus urgent avant de commencer à projeter la vente d’électricité. Qu’il nous fournisse ce dont on a besoin, et s’il en reste, qu’il le vende s’il veut.

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  • Le 15 avril à 09:16, par Kaeser En réponse à : Délestages au Burkina : Quand le ministre Bachir Ismaël Ouédraogo court plus vite que son ombre

    C’est certes de l’audace et une bonne vision, mais en attendant ce sont nos ménages et entreprises qui souffrent. Il faut plutôt parer au plus urgent avant de commencer à projeter la vente d’électricité. Qu’il nous fournisse ce dont on a besoin, et s’il en reste, qu’il le vende s’il veut.

    Répondre à ce message

  • Le 15 avril à 20:33, par Stalinsky En réponse à : Délestages au Burkina : Quand le ministre Bachir Ismaël Ouédraogo court plus vite que son ombre

    J’ai toujours dénoncé la situation énergétique du Burkina Faso. On ne peut pas développer un pays en dépendant à 40%et aujourd’hui à 60% de pays étrangers. C’est vraiment une ineptie politique et une politique de petits bourgeois en mal d’enrichissement personnel. Sous la révolution démocratique et populaire inachevée nous avions optée pour une interconnexion avec les voisins mais parallèlement installer des groupes électriques dans les grandes villes et développer l’hydro-électricité selon le plan Léniniste de développement d’un pays. D’où le barrage hydroélectrique de Kompienga, de Bagré Il restait le barrage hydro-électrique de Noumbiel dont la puissance est de 220 GWatts/heure. Le Ministre Idani Oumarou qui était le Directeur de la SONABEL avait en charge ce dossier. Malheureusement Blaise Compaoré a stoppé ce projet en faisant tuer Sankara. En 1986, Rawlings avait donné son accord pour la réalisation de ce projet. Depuis le retour aux affaires des contre-révolutionnaires on ne parle plus de ce projet jusqu’à ce jour. On a développé notre dépendance vis a vis de la C.I et du Ghana et on programme la dépendance vis a vis du Nigeria à 200 milliards de F CFA. Le problème par rapport aux projets solaires que l’on nous miroite c’est que l’on ne nous dit pas à quel pourcentage intervient le Burkina ? Quel est la part du bénéfice du Burkina. Somme nous seulement une plateforme pour la réalisation de bénéfices d’autres puissances ? Même cela se paie. Et ce qu’il faut savoir c’est que l’accumulation de l’énergies se fait dans des batteries au Lithium fabriquées actuellement en Chine. Si on est intelligent on évalue la quantité de Lithium que nous avons au Sud-Ouest et on s’entend avec la Chine pour la production de ces batteries et on forme des ingénieurs dans ce sens. C’est en cela que l’on devient un pays engagé dans la voie de développement. Donc réaliser le Barrage hydroélectrique de Noumbiel et être un centre de productions de batteries au lithium ou autres pour toute la sous région ou de l’Afrique, pour le solaire

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