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Province du Sanguié : Un citoyen s’insurge contre le bannissement de 6 personnes dans le village de Pouni pour raison de sorcellerie

Accueil > Actualités > Opinions • Témoignage • mardi 4 août 2020 à 19h00min
Province du Sanguié : Un citoyen s’insurge contre le bannissement de 6 personnes dans le village de Pouni pour raison de sorcellerie

Enseignant à la retraite, Bali Nébié à travers cette réflexion déplore le manque de cohésion sociale qui prévaut dans le village de Pouni, le chef-lieu d’un département de la province du Sanguié. Pour lui, le manque d’union dans le village ne permet pas le vivre ensemble de la population.

Je suis originaire de Pouni, le chef-lieu d’un département de la province du Sanguié. J’aime beaucoup mon village. J’y suis né, et j’y ai grandi. Depuis quelques années, des pratiques contraires à nos traditions sont en vigueur dans notre village. Elles constituent un obstacle majeur au développement de notre département. On dit que le linge sale se lave en famille. Mais si on constate qu’en dépit des efforts fournis il n’y a aucune amélioration, ou pis, que le linge s’encrasse davantage, il devient impérieux de rechercher d’autres moyens ailleurs pour venir à bout de la crasse.

Dans la tradition nouna, un individu acquiert un fétiche soit pour satisfaire ses ambitions personnelles, soit pour protéger sa famille. Il arrive qu’un notable, très généreux et soucieux du bien-être de toute la communauté, s’engage à acquérir un fétiche pour protéger tout le village. Le fétiche appartient alors à la communauté entière.

C’est le cas de notre village par rapport l’acquisition d’un fétiche appelé Koalè. L’acquisition d’un fétiche est toujours exigeante parce que la personne détentrice du précieux sésame vend ses secrets c’est-à-dire, les principes qui déterminent la puissance de son fétiche. Le prix à payer sera donc fonction du niveau d’initiation que souhaite atteindre le postulant. Si ce dernier veut juste le fétiche pour protéger sa famille il sera initié au secret correspondant.

Par contre, s’il désire protéger sa famille et devenir à son tour vendeur, le niveau d’initiation est alors plus élevé. Dans tous les cas, une fois le marché conclu, le détenteur du fétiche a l’obligation de communiquer à l’acquéreur toutes les « recettes » correspondantes à son choix, nécessaires au bon fonctionnement du fétiche. L’acheteur devient alors autonome. Aucune personne sensée ne peut acquérir un fétiche pour détruire sa famille ou son village. Aucune personne sensée ne peut acquérir un fétiche pour rendre sa communauté esclave d’une autre. Pourtant, c’est ce drame que vit notre village depuis quelques années.

Il y a environ un siècle, les autorités de notre village ont acquis auprès des autorités coutumières de Kassou un fétiche appelé Koalè pour protéger notre communauté. A cet effet, Pouni a été parrainé par un autre village appelé Sily dans la province de la Sissili. Par la suite, le parrain, de façon ingénieuse, transforma son filleul en village vassal. Pouni fut mis alors en coupe réglée par Sily : de façon périodique, les dignitaires du Koalè de Sily envoient de fortes délégations pour séjourner à Pouni afin de « renforcer » la puissance du fétiche de leur filleul.

Ces délégations se conduisaient alors comme si elles étaient en territoire conquis. Jusqu’en 2000, à l’occasion des visites de ces « bienfaiteurs », les autorités coutumières de Pouni exigeaient des salariés originaires dudit village, des contributions financières pour soi-disant bénéficier des faveurs du fétiche. Mais en réalité, c’était pour satisfaire les lubies de la horde des envahisseurs. Cette escroquerie prit fin suite aux protestations de certains contribuables. Pendant leur séjour, ces prédateurs en prenaient à leur aise avec les populations et dictaient leur loi.

La dernière expédition sur Pouni organisée par les rapaces de Sily, date du samedi 18 juillet 2020. Une bande d’escrocs de la pire espèce s’abattit sur notre village comme des fourmis magnans à la recherche de nourriture pendant une période de soudure. Cinquante (50) hommes et femmes se sont octroyés des vacances « d’hivernage » à Pouni aux frais des pauvres paysans.

Pour se distraire, ils soumettaient à un examen minutieux la vie de chaque habitant de Pouni par rapport à son degré d’allégeance au fétiche, l’enjeu de cette évaluation étant le droit de continuer de vivre ou non à Pouni. Ainsi, le dimanche 26 juillet 2020, le verdict tomba : six (6) « ajournés » dont trois femmes. L’ajournement de ces personnes s’est traduit par leur bannissement du village séance tenante à la barbe des autorités administratives, communales et politiques qui ne veulent pas « s’immiscer dans des affaires des villageois ».

Ainsi, ces citoyens sont condamnés à une mort sociale et pour les autorités locales, il s’agit d’une « affaire de villageois ». Nul ne doute que bannir un agriculteur de son village au début des travaux champêtres revienne objectivement à asphyxier sa famille afin de la réduire à la mendicité. Parmi les bannis, figure un pauvre vieux inoffensif devenu malvoyant et donc dépendant.

Et qu’est-ce que lui reprochent les dignitaires du fétiche ? « Il gâte la concession ! » Et comment gâte-t-il la concession ? « Il gâte la concession ! ». Tout le monde a alors compris qu’on reproche au vieux de « manger » seul sa pension. C’est ainsi que le puissant Koalè de Pouni « protège » aujourd’hui la communauté. Et ce sont les dignitaires de Sily qui ont la lourde charge de les superviser dans cette noble tâche. Pauvres de nous !

Les autorités administratives se cachent toujours derrière l’argumentaire d’une absence de plainte de la part des victimes pour justifier leur inertie. Pourtant, elles connaissent parfaitement le climat de terreur que font régner les dignitaires du koalè de Pouni sur les populations. Ces dignitaires ont inoculé la peur à la communauté et utilisent cette peur pour régner en véritables potentats. Ils ont pris en otage tous les membres de la communauté.

Ainsi les parents de ces derniers vivant hors du village, sont pris au piège : « Rappelle-toi que nous détenons entre nos mains ton parent au village ! » semblent dire les dignitaires du Koalè à travers leur sourire malicieux. Des méthodes dignes de grands mafieux. Ils pensent avoir encore de beaux jours devant eux, mais Ils se trompent grandement. L’éveil est en marche et la jeunesse mobilisée leur donnera la réplique appropriée.

Durant ces trois dernières années, les malfrats de Sily et leurs sbires de Pouni ont humilié puis banni une vingtaine de pauvres personnes du village pour « sorcellerie ». Quelles étaient les preuves de leurs allégations ? Des déclarations incohérentes et délirantes de personnes traumatisées par eux. Des parodies de procès sont organisées à ces occasions par les dignitaires du koalè qui se réfugient derrière les escrocs de Sily pour régler leur compte avec tous ceux qui ont le malheur d’être dans leur collimateur. Ces pratiques n’ont aucun rapport avec nos coutumes. Elles relèvent plutôt de traditions mafieuses et comme telles, elles doivent être combattues avec la dernière énergie.

Le Koalè de Pouni n’est plus rien d’autre qu’un instrument de vengeance, de règlement de compte et d’escroquerie entre les mains de quelques individus. La stratégie mise en œuvre par ces individus cyniques est simple : ils créent au sein de chaque grande famille des conflits permanents en accusant arbitrairement certains de ses membres d’avoir tué par sorcellerie d’autres.

Ainsi ils parviennent à dresser les uns contre les autres les membres de chaque grande famille. Dans ces conditions, la cohésion sociale est-elle réalisable à Pouni ? Nous sommes loin du compte et même très loin. Pouni sombre chaque jour dans la misère et la désolation. Si nous voulons poser les bases d’un développement durable, il faudra que ces pratiques rétrogrades et mesquines prennent fin immédiatement.

Le comportement des adeptes du koalè de Sily à l’égard de notre village est une insulte à l’intelligence de tous les ressortissants de Pouni. Ne soyons pas dupes ! Les sanctions prononcées contre les six personnes la semaine dernière sont en réalité des avertissements donnés à tous ceux qui osent exprimer leur approbation par rapport aux idées développées au cours des deux conférences que j’ai eu le plaisir et l’honneur d’animer.

A Kassou et à Sily, les adeptes du koalè se comptent aujourd’hui en réalité du bout des doigts. Pour mobiliser des gens pour une expédition sur Pouni, il n’y a qu’à évoquer les conditions d’accueil réservées aux délégations. Ces rescapés du Koalè de Sily et de Kassou, qui sont les derniers à croire à un prétendu pouvoir magique de leur fétiche, nous prennent, nous de Pouni, pour de véritables gogos c’est-à-dire des « nez-percés ».

Ayons un peu de dignité à Pouni quand même ! Nous ne pouvons-nous laisser traiter comme des esclaves par un autre village sous aucun prétexte. Avant l’avènement du Koalè à Pouni, nous avions nos divinités (Tia, Siou , Yaali etc .) qui assuraient notre protection. Nos arrière-grands-parents ont vécu dans la dignité et dans l’honneur. S’ils ont acquis ce fétiche, ce n’était certainement pas pour assujettir leur communauté à une autre et encore moins pour la détruire. Ayons la décence de respecter au moins leur mémoire.

Bali Nébié
Enseignant à la retraite
Portable : 66.15.86.55
Mail : bedoa@gmx.fr

Vos commentaires

  • Le 5 août à 18:01, par bombiri En réponse à : Province du Sanguié : Un citoyen s’insurge contre le bannissement de 6 personnes dans le village de Pouni pour raison de sorcellerie

    Tonton, vous etes enseignant et vous avez pu survivre dans un village qui semble sortir de l’époque de la piere taillé ? Aïfo ! Et vous dites qu’il existe des services de l’administration publique dans ce village ? Que font ces fonctionnaires alors ? J’imagine qu’il n’existe pas de police dans ce village, sinon, elle ne peut rester indifférente à un drame pareil. Bannir 6 paysans en pleine saison des pluies est un crime abominable d’autant plus terrible que le motif avancé est la sorcellerie. Incroyable ! Comme preuve, c’est bien dérisoire et meme ridicule. On ne se croirait vraiment pas au XXI è siècle. Et avec une telle mentalité, j’imagine que les gens de ce village veulent vivre notre époque avec des telephones portables, internet etc. Que Dieun nous vienne en aide !
    bombiri

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  • Le 6 août à 00:25, par Kabacomatique En réponse à : Province du Sanguié : Un citoyen s’insurge contre le bannissement de 6 personnes dans le village de Pouni pour raison de sorcellerie

    Vraiment, nos parents gourounsi notamment de Pouni, de Sily et de Kassou n’ont même pas encore vu que nous sommes dans le 21ème siècle depuis 20 ans déjà !
    Quelle est cette affaire ridiculissime de fétiche sous-couvert d’escroquerie apparemment, d’intimidation, de bannissement de pauvres gens soit disant sorciers...???
    Papa Bali Nébié, c’est un film d’horreurs que vous nous relatez ou c’est vraiment la réalité ???
    Que ceux de Pouni se laissent berner par les autres depuis des lustres pour une histoire de fétiche soit disant protecteur, c’est leur problème car "l’esclave" qui se complait dans sa condition d’esclave sans réagir pour se libérer, ne mérite pas que l’on s’attarde sur son sort, dit-on.
    Les administrations en place vont laisser détruire la vie des gens parce que c’est affaire de fétiche, affaire de villageois, affaire de coutumes et que sais-je encore ?
    Sapristi, mais que font ces administrations régaliennes dans une région, un département, une commune si ce n’est entre autres, protéger les personnes et les biens au nom de l’Etat de droit et non pas trembler à l’évocation du nom d’un fétiche.
    Nous autres africains, au 21ème siècle, n’avons toujours pas conscience qu’au delà des fétiches, wacks, gris-gris, tralali et tralala, le plus grand protecteur, c’est le créateur de toutes choses. Chacun l’appellera comme il voudra.
    Je ne parle pas ici des religions importées en Afrique qui sont elles aussi de vrais poisons pour nos sociétés surtout lorsqu’elles incitent à la tuerie pour intimider et pour s’imposer dans la terreur. Je parle tout simplement du créateur de toutes choses qui est en nous et que nous pouvons invoquer intimement en dehors des tapages du fait religieux ou de certaines traditions obsolètes et retrogrades.

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  • Le 6 août à 10:08, par salif En réponse à : Province du Sanguié : Un citoyen s’insurge contre le bannissement de 6 personnes dans le village de Pouni pour raison de sorcellerie

    M.NEBIE, vous avez tous nos encouragements. Continuez la conscientisation des jeunes pour délivrer le village de ces croyances obscurantistes.
    Vous avez bien analysé la situation. En effet tout part de la peur inoculée au départ aux pauvres populations par ces soit disant propriétaires du fétiche. La suite devient alors toute simple, ils déroulent leur scénario sans aucune forme de résistance de qui que ce soit.
    Bon courage et bonne chance à vous. Vous menez le bon combat.

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  • Le 6 août à 15:34, par Le sage En réponse à : Province du Sanguié : Un citoyen s’insurge contre le bannissement de 6 personnes dans le village de Pouni pour raison de sorcellerie

    Il est inadmissible que ce genre de pratiques perdurent toujours à l’intérieur de nos villages au 21 ième siècle.Cela me révolte profondément.Sommes nous réellement dans un Etat de droit ? Que "c’est une affaire de villageaois".Sont t’il des Burkinabè oui ou non ? Les autorités doivent se saisir de cette affaire afin que ces 6 paysans soient rétablis dans leurs droits, et puissent réintégrer leur village dans les plus brefs délais.

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  • Le 6 août à 15:44, par Le sage En réponse à : Province du Sanguié : Un citoyen s’insurge contre le bannissement de 6 personnes dans le village de Pouni pour raison de sorcellerie

    Il est inadmissible que ce genre de pratiques perdurent toujours à l’intérieur de nos villages au 21 ième siècle.Cela me révolte profondément.Sommes nous dans un Etat de droit ?
    Que "c’est une affaire de villageois".Sont t’ils des Burkinabè oui ou non ?
    Les autorités doivent se saisir de cette affaire pour que ces 6 paysans soient rétablis dans leurs droits, et puissent réintégrer définitivement leur village dans les plus brefs délais.

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  • Le 6 août à 23:00, par Gninè En réponse à : Province du Sanguié : Un citoyen s’insurge contre le bannissement de 6 personnes dans le village de Pouni pour raison de sorcellerie

    Ca c’est l’horreur du siècle. Comment peut- on vider tout un village de ces bras valides au moment ou les autres se battent pour développer les leurs ? On nous a toujours dit qu’une seule main ne peut pas ramasser la farine et ceux de Pouni n’ont pas compris cela.?
    C’est donc la terreur à Pouni ?
    Au moment où notre pays traverse des moments difficiles ou nous avons besoin des uns et des autres pour combattre les fléaux tels que le terrorisme et en plein Covid-19 des gens trouvent moyen bannir leurs parents ? Quelle époque ?
    Que disent donc les intellectuels, les notables de Pouni ? Le débat est ouvert. Il n’y a pas de honte. Dites nous quelque chose donc.
    Que fait l’administration à Pouni. Faites des investgations sur cette situation au plus vite et reintegrer les personnes bannies afin qu’elles puissent retrouver leur dignité et sauver leurs champs.
    Sinon les gens de Pouni ne pourront plus donner des lecons de morale. Tout le Burkina vous regarde et tout le monde entier aussi. Regler cette affaire au vite afin que la paix revienne a Pouni.
    Puisse le Tout Puissant assiste Pouni et changer les coeurs des gens de Pouni.

    Gninè

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  • Le 7 août à 08:20, par Bali En réponse à : Province du Sanguié : Un citoyen s’insurge contre le bannissement de 6 personnes dans le village de Pouni pour raison de sorcellerie

    Chers internautes,Vous êtes en ce moment une trentaine à m’exprimer par mail votre indignation face à ce drame que vivent les populations de Pouni et je vous en remercie. J’aurais plutôt souhaiter que vous partagiez vos sentiments sur les réseaux sociaux avec les autres internautes. Croyez moi, ce qui est dit dans l’article est nettement en deçà du drame que vivent les populations de Pouni. Dans le village, sont représentées les structures de base de l’Etat (administration générale, brigade de gendarmerie, commissariat de police etc.) mais rien n’y fait. On a l’impression que l’administration et la communauté villageoise sont deux entités complètement indépendantes l’une de l’autre et qu’aucune des deux n’a de compte à rendre à l’autre. La sortie du fétiche n’est nullement discrète. Les gens qui le portent se baladent dans le village accompagnés de jeunes qui font du tapage. Les procès en sorcellerie suivis des bannissement se font en public. Les autorités administratives ne peuvent donc dire qu’elles ne sont au courant de rien. Sous le nez de l’Autorité, d’honnêtes citoyens sont humiliés, déshonorés, livrés à la vindicte populaire et bannis de leur communauté. L’Autorité ne « voit » rien parce que c’est une histoire de coutumes alors qu’elle n’est pas à Pouni pour des histoires de coutumes. C’est aussi simple que ça. Comment dans un état de droit il puisse exister des « juridictions » parallèles ? Dans notre pays, les coutumes, sont elles au dessus de nos lois ? Je suis d’accord avec vous chers internautes. Il est grand temps que l’Autorité de l’Etat s’affirme dans ce village : les personnes bannies doivent réintégrer leur foyer immédiatement et les coupables doivent être punis à la mesure de leur forfait. Encore merci chers internautes pour vos messages de soutien

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  • Le 7 août à 10:38, par Chef Boussanga En réponse à : Province du Sanguié : Un citoyen s’insurge contre le bannissement de 6 personnes dans le village de Pouni pour raison de sorcellerie

    Quelle honte pour un village qui a donné un PM à ce beau pays, un Pm qui a bien travaillé malgré les limites humaines qui sont les siennes. Le MBDHP et HRW devraient se saisir de cette affaire car c’est une négation des droits élémentaires des hommes.
    De quoi sont accusés ces pauvres bannis et quelles sont les preuves apportées par les accusateurs ?
    Le village de Pouni est-il une république dans la république ?
    Tous les citoyens épris de justice devraient se mobiliser afin que cessent ces pratiques barbares qui relèvent d’un autre âge ( en tout cas pas du 21 ème siècle ).
    A ma connaissance, Pouni regorge de pas mal de lettrés (je ne dirai pas intellectuels) qui devraient porter ce combat afin que cessent ces exactions à l’encontre des pauvres populations. Le commissaire Gué Zila Joseph, le docteur Gué Béli Etienne, le docteur Max Jonas Gué .... sont interpellés.
    Non à l’obscurantisme !!!

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  • Le 7 août à 21:42, par Tantine En réponse à : Province du Sanguié : Un citoyen s’insurge contre le bannissement de 6 personnes dans le village de Pouni pour raison de sorcellerie

    Bonjour Monsieur NEBIÉ
    La réflexion (contre le bannissement de six personnes dans le village de Pouni) est une source d’introspection pour tous les fils et filles de Pouni .C.est surtout un déclic à la jeunesse de sortir de L’OMERTA pour combattre et anéantir cette pratique .
    Durant toutes ces années vous êtes restés trés constant dans cette lutte pour la défense de la dignité humaine .
    Merci à vous professeur pour le temps consenti à la rédaction de cet article..

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  • Le 9 août à 14:40, par Bimbiri En réponse à : Province du Sanguié : Un citoyen s’insurge contre le bannissement de 6 personnes dans le village de Pouni pour raison de sorcellerie

    Ishimilaye ! les gens de Pouni devraient se faire tout petit : obscurantisme, fetichisme, occulytisme dans votre village. Un bon fetiche protege ses enfants, chez vous c’est le contraire vos enfants sont bannis. Tant que vos pratiques retrogrades ne cesseront pas, votre village ne se developpera jamais. Vous m’avez meme pas un bon marche digne de ce nom. Contunier seulement votre reveil sera douloureux. Quiconque ne doit jamais utiliser un pouvoir quelconque pour se venger ! C’est une loi universelle. Sachez que personne ne vous respectera si vous meme ne vous respectez. Quelle village, personne ne vous envie a l’heure actuelle. Vous faites pitie !

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  • Le 9 août à 20:25, par Toguyeni Harouna En réponse à : Province du Sanguié : Un citoyen s’insurge contre le bannissement de 6 personnes dans le village de Pouni pour raison de sorcellerie

    Bonsoir mon cher.
    C’est incroyable, qu’en ce 21ème siècle des individus puissent encore bannir des citoyens de leur village en utilisant des soi-disant fétiches au vu et au su de l’autorité politique et administrative du village.
    Ce que je ne comprends pas, encore plus, c’est le silence des grands cadres ressortissants de Pouni.
    J’en connais quelques uns qui ont occupé de hautes responsabilité.
    Je crois savoir que LAT vient de Pouni
    Pourquoi laissent ils faire alors qu’ils ont la possibilité d’actionner la machine administrative ?
    Sont ils des adeptes de ces croyances ?
    Je crois savoir qu’il y a des structures au niveau du ministère de l’action sociale qui œuvrent à la protection des femmes vulnérables. Ont elles été saisies et sont-elles restées silencieuses ?
    On dirait que Pouni est une sorte d’enclave imperméable aux idées nouvelles
    Tu as du boulot. Ne lâche pas !
    Soutien

    total

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  • Le 10 août à 22:49, par Elouss En réponse à : Province du Sanguié : Un citoyen s’insurge contre le bannissement de 6 personnes dans le village de Pouni pour raison de sorcellerie

    Bonjour Mr Nebié,
    Merci pour votre article et pour ce combat contre l’obscurantisme moyenageux ! Ces pratiques doivent prendre fin, maintenant !
    Il faudra peut être que des ressortissants de pouni déposent une plainte contre ces malfaiteurs.
    J’appelle tous les militants des droits humains à projeter une marche sur Pouni afin d’exiger la réintégration des 6 personnes dans leurs foyers respectifs.

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