Nous sommes le  
LeFaso.net, l'actualité Burkinabé sur le net
Proverbe du Jour : «Qui ose traverser les grands fleuves ne craint pas les petites rivières.» Proverbe Chinois

Passage du franc CFA à l’Eco : La non-dépréciation des réserves n’est plus une garantie

Accueil > Actualités > Economie • LEFASO.NET • dimanche 24 mai 2020 à 13h30min
Passage du franc CFA à l’Eco : La non-dépréciation des réserves n’est plus une garantie

Le gouvernement français a voté, le mercredi 20 mai 2020, en conseil des ministres, un projet de loi autorisant la modification du franc CFA de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA). Ce vote est consécutif au décret signé le 21 décembre en Côte d’Ivoire entre le gouvernement français et ceux de l’UMOA. Désormais, la devise de l’espace communautaire connaîtra des modifications, allant de sa dénomination à sa gestion politique. Une étude d’impact du ministère français de l’Economie et des Finances révèle les changements fondamentaux.

La coopération monétaire entre la France et l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA) repose sur un accord de coopération monétaire signé le 4 décembre 1973 par les ministres des Finances de l’UMOA et de la France, qui posait le cadre général de la coopération. Depuis 1994, trois principes régissent cet accord. Le franc CFA a une parité fixe avec l’euro (1 euro = 655,957 F CFA). Il y a la garantie de convertibilité illimitée de la monnaie, accordée par la France.

Cette garantie permet d’assurer le maintien de la fixité du taux de change, même en cas de choc sur la balance des paiements de la zone UEMOA. Enfin, le troisième principe est la centralisation des réserves de change. Les acteurs économiques ont l’obligation de convertir l’intégralité de leurs avoirs en CFA auprès de la Banque centrale de l’UMOA. Ces réserves sont mutualisées et centralisées par cette banque.

La banque dépose au moins 50% de ces disponibilités extérieures dans un compte d’opération ouvert au Trésor français. La France ne participe pas à la Conférence des chefs d’Etat et le conseil des ministres. En revanche, elle est représentée dans des instances techniques de gouvernance de la zone (Conseil d’administration et Comité de politique monétaire de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), Commission bancaire de l’UMOA).

De la révision des clauses de la coopération monétaire

En 2019, les autorités politiques de l’UMOA ont fait part de leur intention de réviser les dispositions qui environnent cette monnaie pour tenir compte des évolutions économiques de la zone. Cette révision visait la modernisation de l’Union monétaire, mais aussi son extension aux sept autres pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

En effet, depuis 1983, au sein de la CEDEAO, un processus de création d’une monnaie commune a été lancé. Les pays de l’UEMOA ont donc engagé les pourparlers avec la France, qui ont abouti à une proposition de réforme des instances et du fonctionnement de la coopération. Une convention de coopération a été signée entre le gouvernement français et les gouvernements des Etats membres de l’UMOA, le 21 décembre 2019, lors de la visite du président français en Côte d’Ivoire.

Quatre axes majeurs découlent de cette réforme commune. Il y a d’abord le changement de nom de la devise. Les autorités de l’UMOA ont émis le souhait de passer du « franc CFA » (XOF) à l’« Eco », en référence à l’acronyme ECOWAS, traduction anglaise de CEDEAO. Ensuite, il y a la suppression de l’obligation de centralisation des réserves de change sur le compte d’opération au Trésor français, le retrait de la France des instances de gouvernance de la zone et la mise en place concomitante de mécanismes ad hoc de dialogue et de suivi des risques (notamment reporting, échanges et rencontres techniques).

Le 20 mai dernier, le gouvernement français a adopté le projet de loi, autorisant la modification du franc CFA. Le rôle de la France évolue ainsi pour devenir celui d’un strict garant financier de la zone. La France ne disposera plus de droit de vote, sauf en cas de crise.

Quid des paramètres fondamentaux de la coopération ?

Les modifications n’ont pas concerné, de façon explicite, les paramètres fondamentaux de la coopération. Le régime de change demeure inchangé, avec un maintien de la parité fixe entre l’euro et la devise de l’Union. Il en est de même de la garantie illimitée et inconditionnelle de convertibilité assurée par la France.

Selon l’article 4 du projet de loi, une personnalité indépendante est nommée intuitu personae au Comité de politique monétaire (CPM) de la BCEAO par le conseil des ministres de l’UMOA, en concertation avec la France. Les articles 3, 5 et 7 supposent des échanges de lettres entre la France et la BCEAO, pour fixer les modalités des échanges d’information nécessaires pour permettre à la France de suivre l’évolution de son risque et la détermination par accord ad hoc des parties pour les réunions techniques de suivi, etc.

Quant à l’article 6, il prévoit la possibilité pour chacune des parties à l’accord de demander une réunion, lorsque les conditions le justifient, notamment en vue de prévenir ou de gérer une crise. En situation de crise sévère, l’article 8 prévoit que la France pourra désigner, à titre exceptionnel et pour la durée nécessaire à la gestion de la crise, un représentant au CPM.

Retombées de la nouvelle coopération

La France garantie la crédibilité de l’ancrage de la monnaie de l’Union sur l’euro. En effet, avec la parité et la garantie illimitée de convertibilité, si la BCEAO fait face à un manque de disponibilités pour couvrir ses engagements en devises, elle pourra se procurer les euros nécessaires auprès de la France.

La Banque centrale dispose désormais de la totalité de ses réserves. Elle pourra alors décider de leur allocation et de leur placement, avec, dans l’environnement de taux actuel, un impact probable sur la rémunération de ces avoirs. Sur le plan financier, la garantie de change dont bénéficiaient les sommes déposées par la BCEAO sur le compte d’opérations va disparaître.

En effet, dans la coopération monétaire de 1994, les dépôts obligatoires de la BCEAO bénéficient d’une garantie de non-dépréciation par rapport au panier de devises internationales constitutif du Droit de tirage spécial (DTS). A ce titre, en cas de dépréciation de l’euro par rapport aux monnaies internationales, la France compense financièrement la perte de valeur des dépôts sur le compte d’opérations.

La réforme prévue par l’accord sera mise en œuvre dans le courant de l’année 2020. L’accord a été signé par le ministre français de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, et par l’ensemble des ministres des Finances des Etats membres de l’UMOA. La ratification est en cours dans chacun de ces Etats. A ce stade, aucune notification officielle de ratification n’a été adressée à la France.

Etienne Lankoandé
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 24 mai à 19:29, par A qui la faute ? En réponse à : Passage du franc CFA à l’Eco : La non-dépréciation des réserves n’est plus une garantie

    Mais c’est normal, un divorce entraine une séparation des corps. Nous allons gérer notre monnaie donc les garanties tombent logiquement pour être remplacées par notre savoir faire, comme beaucoup de pays dans le monde. Si nous gérons bien et si notre zone est dynamique, nous aurons une monnaie forte ; si nous importons beaucoup plus et si nous gérons mal eh bien notre monnaie sera faible. En plus nous disposerons de la réserve de change pour dépenser comme nous voulons.
    Nous devons nous concentrer sur la communauté d’intérêt et de stratégie de développement de la CEDEAO plutôt que de parler du passé. C’est cet intérêt commun qui guidera notre monnaie.

    Répondre à ce message

  • Le 24 mai à 20:06, par Vérité indiscutable En réponse à : Passage du franc CFA à l’Eco : La non-dépréciation des réserves n’est plus une garantie

    Gare à nos autorités si elles ratifient cet accord sans demander l’avis de la population par Referendum. Novembre n’est plus loin en tout cas et on verra bien.
    Je me demande quand est-ce que nous cesserons vraiment de nous laisser infantiliser par cette france ?
    J’ai envie de vomir quand je vois le silence sans qualification de nos chefs d’Etats de l’UEMOA. Pourquoi attendre que la jeunesse consciente marche et se fasse sentir pour agir dignement sur la question de la monnaie ? Je regrette encore une fois SANKARA. Huit (08) garçons, présidents de nos pays, incapables de tenir tête à une petite france voleuse depuis les siècles.
    Chers chefs d’Etats, ne vendez pas à vil prix vos populations à la france. Que la france disparaisse de nos affaires financières. Tant qu’elle y trainera sa bosse, elle ne sera jamais en paix et vous non plus.
    Toute la population africaine doit vaille que vaille s’opposer à cette arnaque millénaire de domination où "La Vache du pauvre nourrit la femme et les enfants du riche"(dixit Thomas Sankara). La france ne connaît même pas la honte ; c’est à nous donc d’arracher par tous les moyens possibles notre propre autonomie.
    L’Afrique Libre ou la Mort, nous Vaincrons !

    Répondre à ce message

  • Le 24 mai à 20:14, par Quid En réponse à : Passage du franc CFA à l’Eco : La non-dépréciation des réserves n’est plus une garantie

    C’est de la merde tout ça.
    Premierement "la garantie de convertibilité illimitée de la monnaie" ne veut rien dire. Une monnaie ne peut pas etre convertible aujourd’hui et demain ne pas l’etre. Seule varie sa valeur de change donc la France ne garantie rien ; c’est juste un gros mot pour nous arnaquer.

    Deuxiement la devaluation tant anoncée du CFA se fera dans ce tour de passe passe de changement de nomdu CFA.

    Troisiemement il n’y a rien de changer c’est blanc bonnet bonnet blanc. La France contrairement aux autre pays Europeens est incapable de travailler a creer ds industires pour vivre, elle suce les pays d’Afrique et les DOM-TOM pour se maintenir a un rang mondial confortable. Comment font les Allemands, les Italiens et autres pour vivre de leur travaille ?
    Disons le tout net, Le soit disant pays de droit de l’homme dont se vante la France n’est plus ni moins le dernier pays esclavagiste de cette planete.

    Répondre à ce message

  • Le 25 mai à 06:41, par euroeco En réponse à : Passage du franc CFA à l’Eco : La non-dépréciation des réserves n’est plus une garantie

    Quid : "Une monnaie ne peut pas etre convertible aujourd’hui et demain ne pas l’être."
    .
    MDR. La convertibilité, c’est une signature sur un bout de papier.
    Si demain quelqu’un décide « je ne convertis pas » ce ne sera plus convertible. Aujourd’hui tu as un stock de céréales à « convertir » en Euros et tu en connais le prix, le lendemain l’Europe déclare qu’elle a assez de céréale, que personne n’en importe, et tu gardes tes céréales. Ca marche pareil avec les monnaies.
    .
    Ca s’est déjà passé des dizaines de fois avec les monnaies. Dépréciation de la peseta dans les années 90 et fin de la convertibilité de la livre sterling, fin de la convertibilité or dans les années 60, sans compter les guerres... On peut parler des sucres équatoriens vers le $. Un jour les Sucres étaient convertibles, le lendemain c’était du papier sans valeur.
    .
    Ca se passe généralement à minuit un dimanche durant une réunion entre 4 yeux entre responsables des finances histoire que personne ne puisse anticiper.
    .
    Et le lendemain à 8h ceux qui avaient des Euros les gardent, ceux qui avaient des Ecos les gardent.
    .
    Une monnaie est un bout de papier qui n’a en soi aucune valeur. Ce qui compte c’est la confiance que le vendeur et l’acheteur portent dans la monnaie. Si une partie refuse le papier de l’autre, c’est terminé... et ça arrive (très) souvent.
    .
    Et pour finir, certains espèrent vraiment que le plus de monde possible pense que cette convertibilité sera éternelle et intangible, c’est le B.A.BA de la spéculation à la baisse, et crois moi, certains sont entrain d’analyser avec une loupe les réactions dans ce journal pour savoir s’ils doivent (ou pas) acheter des Euros..

    Répondre à ce message

  • Le 25 mai à 06:44, par Saksida En réponse à : Passage du franc CFA à l’Eco : La non-dépréciation des réserves n’est plus une garantie

    Je me demande ce que recherche toujours la France dans cette affaire. Je pense qu’il faut rompre avec les anciennes habitudes. Ou la nouvelle monnaie n’a rien à voir avec l’Occident, ou il serait inutile de changer de devise. Que les dirigeants prennent leur responsabilité à mon avis. Merci.

    Répondre à ce message

  • Le 25 mai à 10:08, par Sidpassata Veritas En réponse à : Passage du franc CFA à l’Eco : La non-dépréciation des réserves n’est plus une garantie

    Ceci n’est pas vraiment une réforme du franc CFA. On peut, à la limite, y voir une étape avant une vraie réforme.

    1- Le changement de nom CFA pour Eco, est une vraie arnaque. Jugez-en vous-même : « Les autorités de l’UMOA ont émis le souhait de passer du « franc CFA » (XOF) à l’« Eco », en référence à l’acronyme ECOWAS, traduction anglaise de CEDEAO ». Si ce CFA "réformé" est la monnaie de l’UMOA, pourquoi porte-t-il un nom qui fait référence à la CEDEAO ? C’est encore un coup foireux de la France et de ses valets locaux ouest-africains pour faire échec à l’intégration sous-régionale qui a toujours fait peur à la France, parce que ses anciennes colonies lui échapperaient par là. Souvenons-nous, que le général De Gaule n’a jamais accepté l’idée de nos indépendance comme une autonomie, parce que la France a besoin de nos ressources. Raison pour laquelle elle n’a jamais voulue accorder l’indépendance nationale souveraine à l’AOF (Afrique Occidentale Française) mais elle a imposé que chaque micro-état de l’AOF accède individuellement à la souveraineté nationale (avec à sa tête un chef d’état privé de pouvoir réel, obligé de composer avec son maître français). Elle a tout fait, avec la complicité de certains chefs d’état, pour faire échec à la Fédération du Soudan, dans laquelle nos états voulaient se rassembler après leur accession à l’indépendance. C’est cette même logique qui opère ici pour empêcher ou au moins compliquer la création de la monnaie de l’intégration sous-régionale ECO de la CEDEAO. Malheureusement, ADO et les autres autorités silencieuses de l’UMOA se font complices de la France et leurs noms seront inscrits sur les pages noires de l’Histoire de l’Afrique.

    2- La France intervient trop dans le fonctionnement des institutions de gestion cette monnaie dite réformée pour qu’on puisse dire qu’il y a vraiment un changement de paradigme : C’est toujours la même monnaie créée par la France, gérée par elle et ceux pour qui elle l’a créée même si on a modifier légèrement le rôle des uns et des autres dans la gestion, et dont la convertibilité est toujours garantie par la France avec le même principe de parité fixe avec la monnaie de la république française. Politiquement, cette monnaie qui n’appartient pas au pays de l’UMOA n’est pas un gage de souveraineté puisqu’elle est toujours imposée à aux peuples sans consultation (sans référendum), par simple accord des chefs d’état, qui poursuivent la même complicité avec la France que leurs prédécesseurs, avec parfois une naïveté et peut-être une ignorance de bonne foi pour certains d’entre eux.

    finalement :
    - Il faut que les citoyens des pays de l’UMOA se fassent entendre, en réclamant à nos chef d’état de se prononcer clairement sur le projet de la monnaie commune de la CEDEAO, le vrai ECO.
    - Il faut aussi demander aux différents candidats aux élections présidentielles ou législatives dans nos pays (c’est ici le rôle de médias ; des OSC et des journalistes...) de dire quelle est la politique d’intégration monétaire qu’il ont dans leur programme politique pour l’Afrique de l’Ouest. Qu’est-ce qu’ils pensent de ce que devrait être un parlement Ouest-africain ?
    - Il nous faut aussi faire une résistance populaire pacifique contre l’arnaque qui se prépare, en refusant l’appellation de camouflage "eco" pour la monnaie de l’UMOA et en continuant à l’appeler "CFA" qui est son vrai nom, en attendant le vrai ECO de la CEDEAO qui n’a rien à voir avec la France et son cfa.

    "On ne développe pas un pays, c’est le pays (le peuple) qui se développe" Joseph Ki-Zerbo. "Personne ne viendra faire l’Afrique à notre place" Tiken Jah Fah Koly

    Répondre à ce message

    • Le 27 mai à 11:47, par onepunch burkinbilaman En réponse à : Passage du franc CFA à l’Eco : La non-dépréciation des réserves n’est plus une garantie

      Beaucoup de pseudo intellectuels mais tous très ignares des mécanismes monétaires. Beaucoup interviennent alors qu’ils ne savent pas c’est quoi une monnaie, quel est son rôle, comment elle est créée, quels son mécanisme de fonctionnement, encore moins qu’est ce que c’est que la garantie de convertibilité de la France ou son utilité. Prendre des positions aussi radicales sans connaissances sur le sujet c’est être désinformé. Les gens ne savent pas ce qui manque à notre système monétaire et en quoi un autre système sera meilleur. Ils ne savent pas si c’est un change fixe ils veulent ou c’est un change flottant. Ils ne savent pas s’ils veulent qu’on dévalue (puisque que d’autres disent que la monnaie est trop forte) ou si c’est la stabilité qu’on veut. Dans le même temps quand on veut changer les gens ont peur de la dévaluation et d’autres cherchent des euros pour éviter de perdre de l’argent. Il faut que les gens apprennent à être sérieux et conséquents.

      Répondre à ce message

  • Le 25 mai à 11:44, par Ouedrago En réponse à : Passage du franc CFA à l’Eco : La non-dépréciation des réserves n’est plus une garantie

    Oui je ne comprend pas pourquoi les responsable de l’Uemoa ne disent rien encore de cette affaire. Ou sont les president et ministre de finance. Ce traite doit passer par referendum. La population doit etre informer et choisir son avenir. L’Eco appartient a la CEDEAO et non a l’UMEOA.
    LA CIV et la France doit finir de prendre en otage le reste de pays.
    Monsieur le responsable du FASO on vous ecoute et regarde ce le BURKINA d’abord.
    Just note OR peut guarantir notre monnaie. 90 000 tonnes juste l’Annee derniere et on donne a des compagnie etrangere sans retombe economique.

    Répondre à ce message

  • Le 25 mai à 13:30, par Hussein En réponse à : Passage du franc CFA à l’Eco : La non-dépréciation des réserves n’est plus une garantie

    Pour moi la France aura encore trop à dire dans cette affaire de la monnaie commune africaine. On devrait tirer les enseignements des indépendances négociées et s’arracher cette fois-ci la souveraineté monétaire. L’ECO (Euro pour COns ou Euro des COns), ce n’est pas ce que veulent les peuples africains. Il ne devra même plus rien avoir à être négocié dans ce sens entre les pays Africains et la France. J’espère que les peuples africains se leveront bientôt contre tous ces vauriens présidents qui n’ont aucune dignité pour dire merde à la France (La Chilie a dit merde à l’armée francaise pour épouser la doctrine militaire prussienne : elle a aujourd’hui une armée bien formée et disciplinée pour défendre son territoire national. Donc on peut bien fonctionner sans la France) ! pour servir leurs peuples et la cause de l’Unité Africaine.

    Répondre à ce message

  • Le 25 mai à 13:42, par jeunedame seret En réponse à : Passage du franc CFA à l’Eco : La non-dépréciation des réserves n’est plus une garantie

    « Le 20 mai dernier, le gouvernement français a adopté le projet de loi, autorisant la modification du franc CFA. Le rôle de la France évolue ainsi pour devenir celui d’un strict garant financier de la zone. La France ne disposera plus de droit de vote, sauf en cas de crise.
    Quid des paramètres fondamentaux de la coopération ?

    Les modifications n’ont pas concerné, de façon explicite, les paramètres fondamentaux de la coopération. Le régime de change demeure inchangé, avec un maintien de la parité fixe entre l’euro et la devise de l’Union. Il en est de même de la garantie illimitée et inconditionnelle de convertibilité assurée par la France. La France garantie la crédibilité de l’ancrage de la monnaie de l’Union sur l’euro. En effet, avec la parité et la garantie illimitée de convertibilité, si la BCEAO fait face à un manque de disponibilités pour couvrir ses engagements en devises, elle pourra se procurer les euros nécessaires auprès de la France. » OHOOO ...Seigneur !!!
    Donc notre ECO = Emmanuel Ccommande Ouattara ! Tout simplement parce que l’Afrique a mis des lettrés analphabètes au pouvoir. Qui préfèrent rendre service à E. LARRON que de sauver leur patrimoine. À quand notre ressaisissement ?

    Répondre à ce message

  • Le 25 mai à 17:24, par Issouf kabore En réponse à : Passage du franc CFA à l’Eco : La non-dépréciation des réserves n’est plus une garantie

    Nous ne voulons pas une monnaie avec une parité fixe à leuro. En plus cette nouvelle monnaie doit être imprimée en Afrique. Les travailleurs dans cette imprimerie de l’eco doivent être des africains

    Répondre à ce message

  • Le 25 mai à 23:51, par Nick En réponse à : Passage du franc CFA à l’Eco : La non-dépréciation des réserves n’est plus une garantie

    Pas gtand chose a change : Cette parite avec l’Euro est a revoir. Aussi je ne comprends pas cette Phrase : " Les acteurs économiques ont l’obligation de convertir l’intégralité de leurs avoirs en CFA auprès de la Banque centrale de l’UMOA. Ces réserves sont mutualisées et centralisées par cette banque" Si quelqu’un peut m’explique ce cette phrase veut dire exactement

    Répondre à ce message

  • Le 26 mai à 03:52, par Bonkoungou En réponse à : Passage du franc CFA à l’Eco : La non-dépréciation des réserves n’est plus une garantie

    Bjr en point de vue nos dirigeants africains ne sont pas des illetrés. Notre monnait doit être fabriquer en afrique sans l’avis de la france.
    Sa c’est quelle histoire de france même depuis la colonisation jusqu’à là ,nos dirigeants ne sont meme pas capable de reagir clairement face aux occidentaux.
    Disons que nous ne sommes même pas d’abord indepentant si non pourquoi la france se mêlera de notre nouvelle monnait ’’eco’’.
    Que le seigneur nous procure de bonnes dirrigeant pour nous sauver de cette france qui ne vaut même pas mieux q’un Etat africain.

    Répondre à ce message

  • Le 26 mai à 06:27, par Adakalan En réponse à : Passage du franc CFA à l’Eco : La non-dépréciation des réserves n’est plus une garantie

    Dite moi ,est-ce qu’il y a un pays africain qui a sa bouche dans l’Euro ou le dollar ?
    Pourquoi les africains naissent et reste enfants jusqu’à la mort. Surtout la plupart des dirigeants.
    Cette histoire de CFA c’est de la merde je dis.
    Il est grand tant que les africains se prennent eux même au sérieux. Vous avez les conséquences de la d’évaluation du FCFA sur nos vie.Du moins pour nous autres pauvre. 1 Euro=655,957 FCFA. Ça c’est quelle sorcellerie que nous acceptions ? Dites moi 1 Euro= combien de dollars
    Même si je ne suis pas économiste , j’ai le bon sens et je subit les décisions de certains soit disant économiste de renom. Nous on mange pas ça.
    Je suis contre cette décision .je suus pour une monnaie autres que celle qui se presente.Un point deux traits

    Répondre à ce message

  • Le 26 mai à 11:46, par kwiliga En réponse à : Passage du franc CFA à l’Eco : La non-dépréciation des réserves n’est plus une garantie

    @tous les commentateurs précédents, à l’exception "d’euroeco", qui semble être le seul à savoir de quoi il parle.
    Messieurs Dames, vous parlez avec votre cœur, avec vos espoir, alors qu’ici, il s’agit d’économie et de monétarisation.
    Vos propos s’en trouvent donc totalement décalés.
    Essayez donc d’émettre quelque proposition un tant soit peu réalistes et réalisables en faisant preuve du pragmatisme nécessaire, inhérent à toute démarche économique de cette ampleur.
    Et là, pardonnez mon scepticisme, mais je doute fort que vous en soyez capables.
    Vos propos, bien que nobles et légitimes, me paraissent par trop empreints d’onirisme.
    Vous appelez au référendum, mais quand on voit le résultat de nos élections, que pourrait-on attendre d’une concertation nationale sur un sujet aussi pointu ?
    Vous chantez l’unité africaine, à l’heure ou notre région est polluée par les ethnicismes.
    Un peu de réalisme ne nous empêchera pas d’avancer vers le développement, et il y a ici un pas à franchir.
    Et puisque vous semblez aimer les citations, n’oubliez pas que : "un imbécile qui marche ira toujours plus loin que deux intellectuels assis".

    Répondre à ce message

    • Le 26 mai à 14:53, par jeunedame seret En réponse à : Passage du franc CFA à l’Eco : La non-dépréciation des réserves n’est plus une garantie

      Merci monsieur KWILGA ; mais il faut balayer chez soi. Je ne pense pas que tu aies mieux fait que les précédents internautes ; car tu n’as rien proposé. Donc, ne les blâme pas trop ; car tout le monde n’est pas économiste ; mais tout le monde est consommateur. Avec instruction et sentiments différents, mais aussi des réactions toujours utiles. Les économistes ne travaillent pas pour eux seuls ; mais aussi pour ceux qui utilisent la monnaie. Le problème n’est pas seulement économique, mais identitaire ; et les internautes sont tous affectés dans leurs personnalités par cet asservissement. Alors, pardonne leur ces réactions, si émotionnelles soient-elles, car c’est la diversité ; c’est la nécessité. Tous pour contre Emmanuel Larron, la France, son CFA, et tous pour notre indépendance monétaire, nous stimulons la réflexion des économistes.

      Répondre à ce message

    • Le 26 mai à 22:22, par Adakalan En réponse à : Passage du franc CFA à l’Eco : La non-dépréciation des réserves n’est plus une garantie

      Je suis d’accord avec ton commentaire ,mais tu n’a pas de leçon adonner aux internaute.

      Répondre à ce message

  • Le 26 mai à 20:25, par euroeco En réponse à : Passage du franc CFA à l’Eco : La non-dépréciation des réserves n’est plus une garantie

    @jeunedame seret

    Il n’y a pas si longtemps, les monnaies étaient convertibles en or, et on se fichait de fait de la politique monétaire puisque ce qui comptait était le poids de l’or (et de l’argent) contenu dans les pièces. Que l’on paie en $ en £ ou en F revenait au même : tout le monde accordait la même confiance au métal sonnant et trébuchant. Dans le pire des cas, on pouvait toujours en faire des bijoux.
    .
    Puis on est passé au papier, qui s’imprime plus facilement, trop facilement, et tout à coups certains ont pensé qu’il suffisait d’imprimer du papier pour être riche, et que celui qui imprime le papier est celui qui est riche.
    .
    Le papier reste du papier. Il a bien quelques usages directs (allumer un feu...) mais globalement un billet en éco, en euro ou de Monopoly se ressemblent beaucoup. Seule change la confiance qu’on accorde, à la fois les acheteurs comme les vendeurs. Autrement dit : « quel travail faut il fournir pour obtenir son repas » est la question la plus pertinente, mais elle a été subtilement détournée par « combien de morceaux de papier je gagne par heure »... mais le papier est en soi fort peu nutritif, et il faut absolument obtenir la confiance de l’épicier (ou l’exportateur étranger) pour manger.
    .
    On vous fait miroiter une incidence politique majeure par une indépendance de l’Euro. Permettez moi de douter que ça change grand chose. Dans le meilleur des cas, ça ne changera rien du tout : l’éco reste adossée à un panier de monnaies fortes, et est donc stable.
    .
    Dans le pire des cas, chez les plus riches et les mieux éduqués économiquement ça va inciter à la spéculation au détriment des autres, ce sont eux qui sont à la manœuvre, et il n’y a pas de doute qu’ils s’enrichiront. Quant aux autres, ils réaliseront fort tard qu’indirectement leur épicier (et surtout leur banquier) leur vend en Euro ou en Dollars, et qu’ils courent à contre sens sur un tapis roulant pour financer leur crédit en Éco...

    Répondre à ce message

  • Le 27 mai à 20:15, par Abib AZ En réponse à : Passage du franc CFA à l’Eco : La non-dépréciation des réserves n’est plus une garantie

    « Quand nous serons unis, ça va faire mal »a chanté Fakoly.Nous avons des experts,des atouts naturels et une jeunesse dynamique pour decoller.il est temps que l’AFRIQUE compte sur elle-même.Regardons les USA,en cas de crise economique,les Americains comptent sur qui ?personne !Item pour la chine.Que la rusée france se desengage.Nos chefs d’Etats doivent le comprendre.je loue leurs efforts.Ils seront maudits s’ils jouent une certaine complicité dans cette affaire avec la sanguinaire, meurtrière,vampire france qui a et continue d’eliminer nos vaillants héros pour maintenir ces millions d’ames dans la prison de la galère depuis des temps.je pleure SANKARA,KADHAFI...

    Répondre à ce message

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?
Ajoutez votre commentaire ici

Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

 Articles de la même rubrique
Economie : Le ministre Harouna Kaboré veut développer une « industrie locale » autour de la BRAKINA
Economies africaines : Le COVID-19 a inversé les prévisions de forte croissance, selon la Banque africaine de développement
Climat des affaires : Le Burkina veut améliorer son score
Impact économique du Coronavirus : 68% des femmes de Ouagadougou ont ressenti l’insécurité alimentaire dans leur famille
Développement des infrastructures numériques : Le programme budgétaire est à 47% au 30 juin 2020
Economie : Le Programme d’appui à la gestion publique et aux statistiques fait le bilan à mi-parcours de ses activités
eSintax : Une borne d’accès pour faciliter le paiement des taxes
Développement local : Le ministre de l’économie prend le pouls du PADEL dans le Sanmatenga
Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) : La 16é édition est annulée
Projet agricole CORAF-UEMOA : Les résultats satisfaisants avec un besoin de changement comportemental des populations, selon la conférence de presse récapitulative
Entrepreneuriat féminin : « Aujourd’hui, beaucoup de femmes ont des activités, mais cela reste informel », déclare Aminata Touré/ Sinka
Comptabilité des matières et gouvernance des biens publics : La DGAIE outille des collectivités territoriales à Bobo-Dioulasso
  Newsletter

Chaque matin, recevez gratuitement toute l'actualité du jour par mail. Inscrivez-vous à la newsletter



LeFaso.net
LeFaso.net © 2003-2020 LeFaso.net ne saurait être tenu responsable des contenus "articles" provenant des sites externes partenaires.
Droits de reproduction et de diffusion réservés