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Déclaration de politique générale : Avis divergents sur la teneur du message du Premier ministre

Accueil > Actualités > Politique • LEFASO.NET | Par Marcus Kouaman • mardi 19 février 2019 à 23h20min
Déclaration de politique générale : Avis divergents sur la teneur du message du Premier ministre

Nommé le 21 janvier 2019, le Premier ministre Christophe Dabiré était face à la représentation nationale ce lundi 18 février 2019 pour sa Déclaration de politique générale. Après avoir reçu le quitus des députés (84 voix pour, 19 voix contre, 23 abstention et un bulletin nul), le chef du gouvernement a été investi dans ses fonctions avec son gouvernement pour conduire le programme présidentiel. Que ce soit à l’hémicycle ou en dehors, les avis divergent quant à la teneur du message livré par Christophe Dabiré. Lisez !

« C’est à lui de nous montrer que nous n’avons pas eu tort », Aziz Diallo, député PDS/Metba

« C’était un discours empreint de sérénité, de motivation. Il traduit l’émotion et tout l’engagement du Premier ministre à œuvrer et à continuer à mettre en œuvre le programme du Président du Faso. C’est une obligation constitutionnelle et au-delà de ce fait, nous avons senti un Premier ministre qui est très engagé. Nous avons apprécié mais cela ne reste qu’un discours. Il a eu l’onction de l’Assemblée nationale donc c’est à lui de se mettre au travail avec tout son gouvernement et à nous montrer que nous n’avons pas eu tort de lui accorder notre confiance aujourd’hui »

« On peut aussi apprécier que l’accent soit mis sur la recherche de la cohésion sociale », Maïmouna Ouédraogo, groupe parlementaire CDP

« Nous avons apprécié sa Déclaration de politique générale, qui a eu 84 voix « pour ». Ce qui veut dire que nous y adhérons. Nous souhaitons qu’il puisse mettre en œuvre les grands axes qu’il a déclinés pour que nous puissions avoir un Burkina Faso de paix, de sécurité, de cohésion sociale et que les filles et fils du Burkina puissent se réconcilier entre eux pour le bonheur de notre pays. Il y a quand même une différence avec les discours passés, ne serait-ce que sur la forme (les années antérieures, on partait jusque tard dans la nuit ; ce qui n’a pas été le cas cette année). Dans le fond, on peut aussi apprécier que l’accent soit mis sur la recherche de la cohésion sociale, de la réconciliation et de l’unité des Burkinabè »

« Nous allons attendre de voir la suite », Siaka Coulibaly, analyste politique

« Je considère que le la Déclaration de politique générale a permis au Premier ministre de donner les grandes orientations de la politique qu’il est en train de mener pour remplir la mission qui lui a été confiée à sa nomination. On a pris ce discours comme une base d’évaluation. A partir de là on pourra suivre la politique du Premier ministre et voir à terme s’il est en train de suivre ce qu’il a dit mais également s’il obtient des résultats avec cela. Il a fait un diagnostic de la situation qui lui permet de proposer des politiques maintenant. Comme le document était beaucoup moins lourd et beaucoup plus succinct que de par le passé, il faut qu’il complète cela avec d’autres éléments de politique qui pourraient nous donner une idée d’ensemble de la manière dont il compte résoudre les problèmes. Nous allons attendre de voir la suite »

« Il faut que les choses bougent », Alexandre Sankara, député UNIR/PS

« Plus de 80 députés lui ont donné l’onction. Nous l’attendons maintenant sur le terrain. Il faut que les choses bougent. C’est ensemble, comme il l’a dit, c’est l’union sacré derrière le Premier ministre, derrière le gouvernement, avec le peuple entier pour faire bouger les choses. Nous attendons maintenant qu’il se mette à l’œuvre notamment sur le front sécuritaire afin que nous constations des améliorations sensibles »

« La prudence est de voir la personne à l’œuvre avant de la juger », Daouda Simboro, président du groupe parlementaire Renouveau démocratique (RD)

« Lorsqu’on confie des responsabilités à quelqu’un, la prudence est de voir la personne à l’œuvre avant de la juger. Je crois que le Président du Faso n’a pas choisi un Premier ministre qui est chargé de mettre en œuvre sa politique à tout hasard. C’est certainement sur des qualités. Quelque part c’est un choix accepté. On lui souhaite la santé, la force et la clairvoyance pour pouvoir dérouler sa feuille de route dans ce laps de temps qui nous sépare de la fin du mandat »

« Le Premier ministre n’est pas allé au fond de sa déclaration », Tahirou Barry, député PAREN

« C’est un peu un sentiment de regret. Le Premier ministre n’est pas allé au fond de sa déclaration. Nous n’avons pas noté de proposition concrètes. Nous n’avons pas noté de position forte pour donner à notre pays l’espoir qu’il faut. Mais nous tenons à féliciter le Premier ministre pour sa nomination et nous lui souhaitons bon vent »

« Quand on fait un bon diagnostic ,en principe on est sur la bonne voie », Ousséni Tamboura, député MPP

« Dans la feuille de route qu’il a déroulée, il a reconnu, je pense avec tous les Burkinabè que nous avons un défi sécuritaire à relever. La dégradation de la situation sécuritaire est constatée par tout le monde. Il y a énormément de victimes aussi bien dans les rangs des Forces de défense et de sécurité qu’au niveau des civils. Personne ne peut nier aujourd’hui que nous avons la fermeture d’écoles dans trois à quatre régions.

C’est déjà honnête de reconnaitre que les choses ne vont pas aussi bien. Nous avons beaucoup apprécié son diagnostic de l’effritement du tissu social. Il a parlé d’effritement, il a parlé de cohésion sociale. Le diagnostic me parait tout à fait juste. Vous savez quand on fait un bon diagnostic en principe on est sur la bonne voie pour aborder le terrain. Là-dessus nous avons donc dit que nous allons lui accorder la confiance du parlement afin de dérouler cette feuille de route et comme on dit on reconnait le bon maçon au pied du mur.[ Cliquez ici pour lire l’intégralité ]

Propos recueillis par Marcus Kouaman
(kmagju@gmail.com)
Lefaso.net

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