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Projet de recensement fiscal : Les agents recenseurs ne sont pas d’accord avec la rémunération fixée

Accueil > Actualités > Economie • LEFASO.NET | Par Edouard K. Samboe • mercredi 28 novembre 2018 à 12h24min
Projet de recensement fiscal : Les agents recenseurs ne sont pas d’accord avec la rémunération fixée

Dans le cadre du projet de recensement fiscal 2018 initié par la Direction générale des impôts (DGI), le cabinet IBG a été retenu pour la mise en œuvre dudit projet. Pour ce faire, ce cabinet privé a procédé au recrutement de plusieurs enquêteurs et des modalités salariales ont été définies. Jugeant la rémunération insuffisante, les enquêteurs ont sollicité la clémence et la diligence du cabinet afin que soit revu à la hausse le traitement salarial. Contre toute attente, les enquêteurs reçoivent une correspondance fixant à 6 000 F CFA le salaire journalier. Ce mardi 27 novembre 2018, ils ont exprimé leur mécontentement devant les locaux de la DGI, à Ouagadougou.

Pour la réalisation du projet de recensement fiscal, la Direction générale des impôts (DGI) a saisi le cabinet IBG, spécialisé dans les enquêtes et recensements. Ce cabinet, à son tour, a procédé au recrutement de consultants. Ces consultants ont pour mission de participer au recensement général des contribuables, à la maîtrise d’ouvrage informatique, à la définition d’une architecture et d’une stratégie d’intégration des systèmes et à la relecture du Code général des impôts.
Le groupe de manifestants est composé essentiellement d’étudiants dont le niveau minimum est le DEUG II.

Lors d’une séance d’information et de prise de contact le jeudi 22 novembre 2018 à l’ENAREF, le cabinet IBG avait écouté les doléances posées par les recenseurs concernant « la méthodologie de travail, les consignes de sécurité (…), le contrat de travail ».

A cette rencontre, les recenseurs ont demandé que soit revu à la hausse le traitement salarial. Mais à leur grande surprise, la direction générale d’IBG a fixé les conditions comme suit : « Salaires fixés à la journée : 6 000 F CFA pour chaque jour de travail définis comme suit : 5 500 F CFA pour la prime journalière et 500 F CFA pour le carburant journalier ». Pourtant, les agents recenseurs s’attendaient à « 15 000 ou 20 000 F CFA », selon le leader du groupe. Ils ont donc décidé de saisir l’administration de la DGI.

Malheureusement, le directeur général des impôts était absent. Ils se sont retrouvés face au directeur des ressources humaines, Justin Yonli. Les manifestants n’ont pas caché leur intention d’abandonner le travail, si la rémunération devait rester telle. Pour Justin Yonli, ce recrutement est nouveau pour lui. « Je viens d’être informé par ma fille qu’il y a un recrutement en l’espèce », a-t-il laissé entendre. Toutefois, il a pris acte de leurs revendications et entend transmettre les doléances au directeur général parti en voyage.

En attendant, les enquêteurs entendent poursuivre les négociations pour l’amélioration de leurs conditions de travail.

Edouard K. Samboe
samboeedouard@gmail.com
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 28 novembre 2018 à 13:09, par Diaspora En réponse à : Projet de recensement fiscal : Les agents recenseurs ne sont pas d’accord avec la rémunération fixée

    Sur quelle base les recrutés réclament-ils ?
    Il faudra que le cabinet et la dgi gèrent cette histoire en toute responsabilité. Faut pas faire croire aux jeunes que c’est la dictature du nombre partout. Ici c’est une affaire de marché, si ça ne te convient pas tu laisse tomber. Il faut réorganiser le recrutement avec des conditions assez stricte pour que seuls les vrais travailleurs postulent

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    • Le 28 novembre 2018 à 15:21, par Ouedraogo Ousmane En réponse à : Projet de recensement fiscal : Les agents recenseurs ne sont pas d’accord avec la rémunération fixée

      Cher ami il faut que tu sache que ce genre de travail si c’est a ouaga le minimum c’est 5000f et en province c’est 15000f (+ minimum 2000fr comme frais de carburant +2000fr minimum comme entretien de la moto de travail par jour )et çe prime que tu sois a ouaga ou en province tu doit recevoir ce prix entre parenthèses.partout c’est cette somme de base minimum qu’il faut payé les enquêteurs ce qui ont déjà fait le travail savent le risque de santé,sécurité etc qu’il ya dans ce travail,ils savent pourquoi ils revendiquent.merci pour ta compréhension.

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  • Le 28 novembre 2018 à 14:26, par Voltaïque indigné En réponse à : Projet de recensement fiscal : Les agents recenseurs ne sont pas d’accord avec la rémunération fixée

    Article pas claire. Les recruts n’ont pas affaire à la DGI mais au Cabinet IDG qui est un prestataire de service. C’est au niveau de ce cabinet qu’ils doivent se plaindre au lieu d’aller perturber la DGI. 20.000 de salaire journalier soit environ 400.000 par mois pour un pays pauvre qui reçoit plus d’un milliard de don par jour c’est vraiment .......

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  • Le 28 novembre 2018 à 17:14, par Kouda En réponse à : Projet de recensement fiscal : Les agents recenseurs ne sont pas d’accord avec la rémunération fixée

    C’est très bien fait pour le cabinet IBG et pour les agents recenseurs recrutés. Au Burkina Faso, il est extrêmement rare de voir figurer dans une offre d’emploi le montant de la rémunération, une pratique pourtant courante sous d’autres cieux. Il aurait suffit que le cabinet dise dans son offre de recrutement à combien de francs chacun sera rémunéré et on aurait évité cette situation. Celui ou celle qui accepte l’offre ne peut pas réclamer un autre montant après.
    C’est toujours la même rengaine. Quand les postulants s’enquièrent des conditons de rémunération, les employeurs leur répondent : on verra ça après. ça va aller.
    Et les candidats au recrutement se contentent de ces paroles vagues qui ne signifient rien concrètement.
    ça me rappelle cette histoire d’enrollement biométrique à l’approche d’une élection quand les personnes recrutées et formées ont cru qu’elles pouvaient faire pression (chantage ?) sur la CENI pour avoir une revalorisation de rémunération. Mal leur en prit. Elles furent purement et simplement toutes remerciées.
    Des gens qui baclent le travail car ils sont sur plusieurs enquêtes à la fois, mais ont le culot de réclamer plus d’argent.
    Des cabinets qui se croient le nombril du monde et qui pensent se sucrer excessivement sur le dos de ceux qui font réellement le travail.

    Comme nous aimons patauger dans la médiocrité, la roublardise et le "faux-typisme", continuons seulement...

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  • Le 28 novembre 2018 à 18:00, par anonimat En réponse à : Projet de recensement fiscal : Les agents recenseurs ne sont pas d’accord avec la rémunération fixée

    Salut à toutes et à tous !!
    Je suis retenu concernant ce projet d’enquête fiscal, mais pour ceux qui le savent ils ont exigé un bac +2 et une experience dans le domaine, donc ils ont afaire à des pro. Et pour ceux qui savent une enquête c’est pas moins de 25 000f cfa par jour et aucne enquête ne s’est effectué à 5 500f le jour dans ce pays !
    Vu le profil de cette enquête et les rumeurs que nous entendons cette enquête est de taille pour 5 500f et ils ne sont pas incapable de nous payer dans les normes.... je souligne qu’il s’agit d’enquête fiscal. vous savez ce que ça veut dire
    En resumé ils nous ont aussi demandé de soigner nos tenu vestimentaire avant d’aller sur le terrain, imaginons pour quelqu’un qui est au centre et qui doit se déplacer un carburant de 1000f ne pourra pas assurer ce déplacement, une bonne tenu complète coûte combien ??
    Je pense bien que c’est une injure de la part de IBG, et même si la plupart d’entre nous sont des chômeurs ils en manque pas parmis nous qui ont de quoi survenir à leurs besoins. Et moi étant chômeur je me vendrai jamais à un service sous traitant à 110 000f le moi, j’ai mes petits gombo qui me rapportent mieux que ça.
    Ce n’est pas que nous ne voulons pas servir notre nation mais nous disons tous simplement non à l’exploitation humaine et nous refusons que des individus s’enrichissent de notre sueur.

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  • Le 3 décembre 2018 à 15:43, par tonde la taba En réponse à : Projet de recensement fiscal : Les agents recenseurs ne sont pas d’accord avec la rémunération fixée

    j’ai aussi ma petite expérience dans le domaine et pour ce que j’ai eu à vivre le termes du contrats sont dits dès les premiers jours. Si toute fois des gens sont insatisfaits ils quittent la salle. Aussi, le contrat n’engage que le cabinet et les enquêteurs et chaque consultant a sa grille salariale qu’il ne faut généraliser chez tous les consultants.

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