Assemblée nationale : Une session extraordinaire pour réviser le code électoral

LEFASO.NET | Par Moussa DIALLO • lundi 16 juillet 2018 à 22h40min

Après un mois de vacances, les députés de la 7e législature sont de retour à l’hémicycle. Sur demande du gouvernement, le président de l’Assemblée nationale a convoqué une session extraordinaire pour examiner neuf projets de loi. Au nombre des dossiers inscrits à l’ordre du jour, il y a, entre autres : la révision du code électoral, des ratifications d’ordonnances... La cérémonie officielle d’ouverture de ladite session a eu lieu le 16 juillet 2018. Dans son allocution, le président du parlement a invité l’ensemble des élus à transcender leurs divergences politiques et ambitions personnelles pour privilégier l’intérêt général.

Assemblée nationale : Une session extraordinaire pour réviser le code électoral

La première session extraordinaire de l’année 2018 s’est ouverte ce 16 juillet 2018, à Ouagadougou. Sur la base de l’article 88 de la Constitution, le Premier ministre avait adressé au président de l’Assemblée nationale une requête portant convocation d’une session extraordinaire.

Donnant suite à cette demande, Alassane Bala Sakandé a procédé à la convocation de la présente session extraordinaire dont la cérémonie officielle d’ouverture a eu lieu ce lundi 16 juillet 2018. Au cours des deux semaines que doit durer la session, neuf projets de loi seront examinés. Il s’agit, entre autres, de quatre projets de ratification d’ordonnances, ainsi que :

- le projet de loi portant composition, organisation, attributions et fonctionnement du Conseil d’Etat et procédure applicable devant lui ;

- le projet de loi portant modification de la loi n°004-2015/CNT du 3 mars 2015 portant prévention et répression de la corruption au Burkina Faso ;

- le projet de loi portant modification de la loi n°009-2009/AN du 14 avril 2009 portant statut de l’opposition politique au Burkina ;

- le projet de loi portant Code électoral ;

- le projet de loi portant sur le pilotage et la gestion du développement.

« Nous devons davantage transcender nos divergences politiques et nos ambitions personnelles pour privilégier l’intérêt général. Cet appel n’est point une exhortation à l’unanimisme béat, mais plutôt une invite au consensus salvateur », a lancé Alassane Bala Sakandé, dans son discours d’ouverture de la session.

La prochaine séance plénière est annoncée pour le lundi 23 juillet prochain.

Moussa Diallo
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 16 juillet à 18:25, par Le Duc du Yatenga Nouveau En réponse à : Assemblée nationale : Une session extraordinaire pour réviser le code électoral

    Transcender nos ambitions personnelles pour privilégier l’intérêt général : une des chansons les plus hypocrites à usage facile pour les apprentis politiciens depuis les indépendances formelles de 1960 ! Jamais de justice, de liberté, de regard en direction des populations meurtries par les différents maux créés et entretenus par ces mêmes législateurs. Nom d’un Duc, on verra bien ce à quoi cela va nous conduire : Prévention et répression de la corruption, Conseil d’Etat, et tralalala !!!

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  • Le 16 juillet à 20:41, par Substance Grise En réponse à : Assemblée nationale : Une session extraordinaire pour réviser le code électoral

    On a fini de s’enrichir et on veut faire semblant de lutter contre la corruption
    Combien de dossiers de crimes économiques dorment dans les tiroirs.
    Si on veut etre franc qu’on remonte sur les 20 ans passés seulement en faisant des audites.
    Vous ne savez pas que vous à faire à une jeunesse mature en avance qui vous regarde et attend si c’est ça le changement.
    L’Afrique est à la croisée des chemins et rien ne pourra arrêter le vraix changement necessaire à son developpement.
    Les hommes politiques et les fonctionnaires ne pourront pas continuer à nous exploiter comme ça.
    Oublions les blancs ;c’est vous les ennemis de l’Afrique.
    Thomas Sankara repose en paix.On prendra la releve loin de ces faux sankaristes qui utilisent ton nom pour s’enrichir.

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  • Le 17 juillet à 04:23, par MOREBALLA En réponse à : Assemblée nationale : Une session extraordinaire pour réviser le code électoral

    Il est très difficile de goûter au même moment le goût amer et le sucré à une égalité de sensualité dans le palais de la bouche. Forcément un prendra le dessus sur l’autre. Comment ne pas applaudir la nullité des actes de naissances et du livret familiale dans le processus de votation pour les élections de 2020 et de celles à venir ? Ces deux documents ont été longtemps décriés comme sources de fraudes électorales de 1958 à maintenant. Comment ne pas louer le courage politique de l’exécutif par l’abandon des documents admiratifs à polémique, dont le gros des élections se recrute par des électeurs ne disposant pas de CNIB ni de passeport. Toutes les officines politiques perdent le gros de l’électorat car celui-ci qui ne dispose pas de la CNIB et/ou du passeport. En voulant éviter des fraudes possibles par l’acceptation des cartes consulaires, le pouvoir en place se fait harakiri pour autant que l’équilibre des acteurs du vote se partage dans le milieu intellectuel, lettré et néo analphabète. Ces trois personnages dans l’esprit des élections au Burkina Faso donnent une contraction profonde de ce qu’ils sont dans l’animation de la campagne électorale et de la réalité du vote dans les urnes. Le Burkinabé de la diaspora jouit d’une maturité politique qui n’a rien à voir avec le contexte politique au plan national. La diaspora Burkinabé est assimilable au milieu semi lettré des Burkinabé de l’intérieur. Ils ne donneront pas leur vote au regard des yeux hilares de qui que ce soit, quelle que soit le qui, Ils se laisseront convaincre par la pertinence des programmes comme offre politique. 2020 nous dira si notre appréhension de la politique est erronée. Faites vos programmes politiques, tous les postes électifs sont à prendre !

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  • Le 17 juillet à 08:49, par Le Faso d’abord En réponse à : Assemblée nationale : Une session extraordinaire pour réviser le code électoral

    Si jamais vous vous hasardez à autoriser la CARTE CONSULAIRE comme un document de VOTE, la démocratie burkinabé sera foutue en l’air. Et la source de ce dégât sera en CÔTE D’IVOIRE. Dans ce pays qui regorge plus de Burkinabé de la diaspora, tout est possible là-ba. Il y’a là-ba des gens qui ont de multiple nationalités sans base légale. Là-ba il y’a des gens qui ont plusieurs actes de naissance. Là-ba, la corruption est presque légale. Là-ba, il y’a beaucoup de burkinabé analphabètes. Là-ba, logent ceux qui ont mis la démocratie burkinabé en branle. Là-ba, règnent actuellement les amis des ennemis de la démocratie burkinabè. ATTENTION, ATTENTION, ATTENTION.

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  • Le 23 juillet à 10:43, par ZSJY En réponse à : Assemblée nationale : Une session extraordinaire pour réviser le code électoral

    j’espère que cette course vers la nouvelle constitution n’est une astuce pour dire que le président pourrait se représenter encore deux années à partir de 2020
    Que la constitution le précise clairement que le même individu ne puisse pas se représenter à plus de deux fois quelque soit la forme de transmission : transition, constitution en mi-mandat,...

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