107e session de la Conférence internationale du travail : Le Burkina réaffirme sa foi au dialogue social et au tripartisme

mardi 5 juin 2018 à 10h55min

L’ambassadeur, représentant permanent du Burkina à Genève, SEM Dieudonné W. Désiré Sougouri, a livré, lundi, à la tribune de la 107e Conférence internationale du travail (CIT) qui se tient à Genève du 28 mai au 9 juin 2018, la contribution du pays aux grandes réflexions engagées autour des grands défis actuels et futurs qui interpellent le monde du travail.

107e session de la Conférence internationale du travail : Le Burkina réaffirme sa foi au dialogue social et au tripartisme

Au nombre des questions largement discutées au cours de cette session, figurent le dialogue social et le tripartisme. Et sur ces deux réalités incontournables dans la résolution des conflits sociaux, le Burkina Faso a affirmé son adhésion à l’appel du directeur général du Bureau international du travail (BIT), à un nouvel esprit pour relever les défis du monde du travail. « La discussion récurrente sur le dialogue social et le tripartisme nous offre l’occasion de réaffirmer et d’enrichir les valeurs qui fondent ces deux réalités. L’évolution du monde et des relations de travail en particulier nous commande une appropriation de ces valeurs pour garantir la paix, l’inclusion et la justice sociales qui sont des objectifs fondamentaux de la Constitution de l’OIT », a notamment déclaré SEM Dieudonné W. Désiré Sougouri.

L’initiative d’une réflexion commune lancée par le directeur général du BIT, rendue nécessaire par les mutations profondes que connaît le monde du travail doit, selon l’ambassadeur Sougouri, « nous permettre de comprendre et de répondre efficacement aux transformations du monde du travail afin de permettre à l’OIT de remplir son mandat de justice sociale ».

Et face aux inégalités sociales qui persistent à l’échelle mondiale, le Burkina Faso invite à imaginer des solutions pertinentes visant à renforcer le mandat de l’Organisation internationale du travail (OIT). Ces solutions devront lui permettre de relever ces défis, d’améliorer l’applicabilité des normes internationales du travail et de rendre plus effectifs les principes énoncés dans la déclaration de Philadelphie de 1944 », a précisé S. E. M. Dieudonné W. Désiré Sougouri.

L’autre question de cette grande réflexion commune visant à la réduction des inégalités sociales est celle du genre dans le monde du travail. La question de l’égalité hommes-femmes au travail est d’une importance cruciale pour le mandat de l’OIT.

« Après un constat sur la persistance des inégalités de genre et de l’exclusion sociale, les autorités politiques de mon pays ont pris des engagements forts en adoptant des lois et des politiques visant à garantir et à promouvoir l’égalité hommes-femmes. Ces engagements sont en phase avec cette recherche de solutions pertinentes à l’épanouissement de la femme », a affirmé l’ambassadeur Sougouri. Dans la même dynamique, le Burkina encourage à entreprendre « des actions énergiques pour renforcer nos dispositifs législatifs et règlementaires nous permettront de lutter efficacement contre toute forme de discrimination, de violence et de harcèlement au travail », ajoute l’ambassadeur.

Le Burkina a également plaidé pour l’élaboration de politiques et programmes fondés sur la quête d’une mondialisation équitable à travers une coopération efficace qui offre de nouvelles opportunités de promouvoir un développement équitable. Ce développement, a indiqué l’ambassadeur, doit être capable de générer davantage d’emplois et d’entreprises durables, respectueux des droits des travailleurs, de l’égalité entre hommes et femmes et protégeant les personnes défavorisées, à en croire l’ambassadeur Sougouri.

Pour lui, la construction d’un avenir qui profite à tous, ne se fera que d’une manière efficace et concertée et la pertinence et la légitimité de l’OIT qui célèbrera son centenaire en 2019, « seront évaluées à l’aune de notre capacité à trouver des moyens innovants pour relever les défis auxquels le monde du travail fait face ».

Mathieu Bonkoungou
Ambassade, Mission permanente du Burkina à Genève

Messages

  • Qui l’aura cru ? Enfin le Burkina commence à s’implanter solidement dans le monde des organismes internationaux avec des jeunes cadres dont l’objectif est de relever le défi. Fini des années 1960 a 2000 ou nos ministres de travail, santé, commerce, n’avaient aucune parole dans des rencontres comme celle-ci a Genève, nous étions a l’époque des conseillers technique au développement, et accompagnaient nos ministres dans ces réunions, et je peux vous dire qu’en voyant ce qui se passe de nos jours avec son exc. D. Sougouri avec son groupe, le Burkina avance et marque ses pas au milieu des organismes internationaux.

    Nos responsables syndicaux n’auront plus besoin d’écrire au BIT ou à l’OIT pour plus de confirmations des conventions pour faire chanter nos gouvernants, ils peuvent directement s’adresser au jeune ambassadeur qui en connaisse plus, et nous dit que ’’’’l’évolution du monde et des relations de travail en particulier nous commande une appropriation de ces valeurs pour garantir la paix, l’inclusion et la justice sociales qui sont des objectifs fondamentaux de la Constitution de l’OIT. Bravo son excellence D. Sougouri. Merci aussi de plaider pour notre pays en ce qui concerne l’élaboration de politiques et programmes fondés sur la quête d’une mondialisation équitable à travers une coopération efficace qui offre de nouvelles opportunités de promouvoir un développement équitable.

    La Suisse et notre diaspora dans ce pays l’on comprit depuis des années. Je me souviens des bonnes actions des suisses en collaboration avec les anciens immigrés comme le feu Henri Wandaogo l’homme a la pipe, et son ami Sibiri Georges Kaboré, ainsi que d’autres, qui ont été réalisées dans notre pays. Avec ces jeunes représentants comme son Exc. D. Sougouri, la diaspora Burkinabé en Suisse doit être fière. A mon ami et promo Kôrô Yamyélé, je pense que tu liras cette analyse, et rappelle-toi a notre temps à Genève sans aucune représentation Burkinabé que de se débrouiller avec nos compatriotes immigrés dans ce pays ? Henri Wandaogo l’homme à la pipe et au petit chapeau doit bien se reposer en paix dans sa tombe, en voyant ce qui se passe dans son pays d’accueil : car, avec Sibiri Georges Kaboré, ils étaient les premiers ambassadeurs bénévoles de notre pays dans le pays du chocolat et des billets de banque.

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